dimanche 6 janvier 2008

SKETCH....LA YOSBANAH.

‘...LA YOSBANAH...!'

(LA SAUCISSE)

LA PKAILA est un ragout d’épinards de couleur noire, cuisiné avec une saucisse faite maison, un morceau de viande plus tout le reste…

Dans ma boutique, je téléphone à ma mère….

-Allô…! Maman… ?

-Qui c’éééee…. ?

-C’est Bèbért…. !

-Yèjjiz… ! ( Mon estimé... !)

-C’est pour te remercier…..elle était formidable ta pkaila…!'

-Ahhhh…!Sahà ou fârhà….ourrass ouldi…tu ne peux pas savoir comme cela me fait plaisir…Rabbi mè yechouikch….lèymardék…..ça me réconforte….’

(‘ Avec santé et joie…sur ta tête mon fils…………..Que D.ieu te garde tes enfants…..que tu ne tombes pas malade…….’)

-Mais …..ne te fâche pas hein… ! Tu ne l’aurai pas trop laisser sur le feu… ?

-Tchèdééééth…. ?

(‘Brûléééééééé……. ? (Légèrement)

-Excuse-moi maman …je ne voulais pas…. !'

-Yèrranni kbar fél jebènnééééh….léééé…..oufiiiiiit….ômôk météééééèt…..oullit r’krâââ ou méchrouuuun… !.Sérvitèk pkailé mèchdoudéééh… ? ouayâlla Hayiè….. !

(‘Que je sois une tombe dans un cimetière…nooooon… !..je suis finiiiiii…ta mère est morrrrrte…je suis devenue de la merde dans de l’eau chaude…je t’ai servi une pkailè brûlée… ?..pauvre Hayié… !)

-Maman, ce n’est pas grave…! Pourquoi toutes ces malédictions….C’était très bon….ne te maudis pas pour une ratée… !

-Ratééé.. ? Yomri mché slatah…kobarrâ yallikôm….je l’ai ratée… ? .Jdah ta Franssa oullit…bijémè zetelah chwiyè mé…Eye .. ! je me rappelle….chemit hajjè mah roukâh ou mè hèmentch réchmi…. !

(‘………..Ma vie est partie en salade….Que je parte en sacrifice pour vous…..une mule de France je suis devenue…pourtant j’ai ajouté un peu d’eau…Oui……..j’ai senti quelque chose de brûlée mais je n’ai pas cru mon nez….’)

-Maman… ! D’habitude tu mets un morceau de Yosbanah…… ?

-Yosbanaaaaah…. ? Nchit èl yosbanah… ?.kènéth fi oustaaaah….ourass ouldi

kiffèch pkaila bléch yosbanaaah.. ? yâtini yasbannah…amin…Non. Non…je te dis ta mère a perdu…

(Sauccisse….. ? J’ai oublié la saucisse…. ? Elle était dedans …sur ta tête mon fils… ! Comment une pkaila sans saucisse… ? Qu’il m ‘arrive une saucisse… ! Amen………..)

-La yosbanah… ?

-Non….la tête… Elle a dû fondre dans le ragoût.. !

-Quoi…ta tête… ?

-Assez toi….? je suis énervée et tu fais de l’esprit…. ? Bon ..je vais t’apporter un morceau… !

-Non…maman .. ! surtout pas ….j’ai tout mangé….tu as mis du sel…. ?

Mèchouchéééééh… ? Yèranni bléch mèlh… ! alors dis-moi que je me suis trompé de plat… ? .je mange mechouch (fade) à cause de ma tension….Elkit tarf èl lhâm èl minou…. ?

(Fadeeeeee….. ?……..Que je sois sans sel..….

…………..fade……………………………..tu as trouvé le morceau de viande au moins….. ?

-Oui……..un peu dur….. !’

-Charèfffff….. ? Yèranni chèrfèh… !.chnouè èl pkailè ta farh èlli byatèlék…Ah non…. ? Mchit ma élli mchéw….depuis qu’ils m’ont envoyé la feuille de la Sécu…! J’ai perdu la boule….Dis moi…Bèbért.. ? C’est quoi ce mot ‘l’Indu’…

(‘ Duuure….. ? Que je sois dur…. ! C’est quoi cette pkailé de fête que je t’ai envoyée……..partie avec les morts…..’)

MOI…-Ah…. !.Indu … ? ça veut dire pris indument , en plus….que tu dois rembourser..

maman… ? Le tuperrware de dessert que tu m’as envoyé….les fraises…. ? .tu ne t’ai pas trompé..? .

-Quoi encore… ?

-C' était des petites tomates…. ! ‘Des cerisettes’

-Ceriseeettes…. ? Ouallièh nèstak ou naydèm……j’ai des bouffèes de chaleurs…

(‘………………………………..Pauvre de moi que je critique et plains……’)

-Ce n'est pas important maman…. !

-Dis- moi… toi...? Je t’envoie à manger et tu trouves à redire….yè kbih…. !

…………mal èduqué..)

-Tu sais maman….Pour l’indu… ? C’est 5 millions que tu dois rembourser… ?

-………………(‘Silence’)

-Allô.. ? Allô… Maman… ?

Elle a dû s’évanouir la pauvre, ma mère. Je vous tiendrai compte de la suite…..paroles d’Albert…

-

REFLEXIONS....BRIC A BRAC.

BRIC A BRAC...



La curiosité des maitres et des maitresses à l’époque portait parfois à nous questionner sur la fonction de nos parents...La voisinage aussi n’était pas en reste. Certes moins puisque tout le monde se connaissait mais il arrivait que ....


Madame Alexia ma maitresse des premiers cours...

‘....Albert... ! Que fais votre père ... !
‘...Il est marbrier, Madame.... !’

30 plus tard,

Un ami questionne mon père...

‘...Deidou, que font tes enfants.... ? Dit avec fierté.
‘...Toba... Mta el chnen... !’( Dentistes) Sauf moi et mon frère Max. Des ratés d’occasion.

Suivez moi....

‘...Lucas.... ? Que fait votre papa dans la vie... ?’
‘...Il est tondeur de chiens, Madame... !’

30 ans plus tard....Le papa fier de son adulte.

‘....Mon fils... ? Il est dans la pétrochimie, il dirige la chimie dans le pétrole... !’

‘...Santini, votre papa travaille... ?’

‘..Il est berger au pays Corse Madame... ! Et le soir il met une cagoule, il dit souvent à ma mère lorsqu’il va en réunion avec ses copains dans la montagne‘...C’est pour ne pas avoir froid aux yeux... !’
‘...Je vois... !’

30 ans plus tard....

‘....Mon fils... ? Il est chef de nos moutons dans la montagne avec bcp de respect, I

‘...Moche.... ? Votre papa, fait quel métier.... ?’
‘...Il est plombier, Madame, il répare les tuyaux et les fuites... !’

30 ans plus tard...A Belleville...

‘...Mon fils... ? Avant il était compliqué aujourd’hui, il a une très bonne situation, tiens voilà sa photo, hein... ? Ici avec ses amis, je le vois une fois tous les six mois, il a trop de boulot, c’est normal lorsqu’on est normalien... ! Sa femme, elle est aussi normalienne, tout est normal chez eux et pour ne pas déranger leur normalité, on va les voir une fois par an à Versailles... !Dés fois, une fois tous les deux ans, lorsqu’ils partent en vacances en fin d’année au ski... ! Mais on se téléphone, souvent, je lui laisse bcp de messages sur son répondeur et lorsqu’il me rappelle, il dit qu’il est très occupé...Normal, il est normalien, ye Breitou... !’

Le jeune Hamou...

‘....Votre papa, il travaille.... ?’
‘...Il est employé sur la chaine Peugeot depuis 35 ans, Madame... !’

15 ans plus tard....

‘...Mon fils... ? Hamou, Ma challah, il i commercial dans la citi des 4 ‘rih’(vents)... ! Un très bon poste, mon ami...Breitou ! Il vend di Coqs et des Cannes à bis (c’est un bon produit qui rapporte kil mi dit) ses amis se nourrissent d’un peu d’herbes... ! Le soir, i fi des match de foot, et crois mois ils ‘chouttent’ bien dans li parking d’en face. Il va avoir une promotion, bientôt directeur des ventes. Le soir quand il rentre, il i cassè, harassé, i tient pas debout, alors Ourida ma femme, elle li masse les pieds à cause des piqures de moustique qu’il y a sur le terrain... ! Tiens, rigarde si ki la direction lui a offert, zouz poste de tili plasmacenta, nouvelle génération, en hamdoulla, la viritè, je ni travaille plous dipuis q’il travaille... ! Ma fille Ouarda, elle i sécritraire depuis 12 ans dans une grosse boite, avant elle travailli sur place, mi depuis deux ans, son patron lui a offert un gros camion, alors elle dimarche sur les autoroutes les bons clients, en hamdoulla, je suis bien... !’

‘...Mamadou, votre papa... !’
‘...Il est travaille à la Mairie, derrière un gros camion vert, le soir, il se plaint toujours de la fatigue mais comme il dit ‘...Sans diplôme, tu es dans la poubelle à vider les bacs... !’

30 ans plus tard...

‘...Mon fils Mamadou ??? Il travaille à Barbes, il vend des portables tombés du camion... ! Albert...! Comment les portables peuvent tomber du camion... ? Nous, si on fait tomber une feuille crasseuse, le contrôleur il nous donne une mise à pieds... ! Dés fois, je l’imagine, à genoux sur l’autoroute, avec tous les risques, ramasser les portables, ce que je crains un jour c’est que la facture soit trop lourde et qu’il ne peut pas payer... !!’

RECIT....MONSIEUR ALPHONSE TIBI

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'...Joue violon la tristesse...!!!!


Le récit que je vous narre est en partie vrai.

Je l'ai entendu hier lors d'un diner chez ma sœur.

J'ai eu mal au cœur à mesure que ce monsieur me le narrait.

Les noms ont été remplacés. Je m’appelle Alphonse Tibi.


Je suis né à Tunis, rue de Bordeaux. Ancien Directeur de la SMC (Ste Marseillaise de Crédit).

J’ai 64 ans aujourd’hui, à la retraite. A Paris. Célibataire. Je vis dans un bel appartement du coté du 17 ième. Oui, célibataire alors que j’aurai pu me marier, il y 40 ans avec Chantal, une très jolie fille de 18 ans...Ma secrétaire.

Je suis l’aîné d’une famille qui compte 6 frères, 2 filles et 4 garçons.

A l’époque ma sœur Tilda avait 25 ans, pas mariée. Aujourd’hui encore, elle ne s’est pas mariée d’ailleurs nous sommes tous célibataires, des esseulés, qui vivons chacun pour soi... !

A l‘époque, ll ne fallait pas que je me marie avant que ma sœur Tilda ne se marie, s’était comme cela dans notre famille. La coutume.
Ils sont venus des prétendants pour elle, mais papa a pensé que la dot était trop lourde alors que mon pauvre papa z’al, était patron de son Usine de Métallurgie à Mégrine. Et puis maman trouvait que ses jeunes filles ne répondaient pas aux critères de la famille.
Elles n’étaient pas à leur goût. Alors, nous avons attendu que le bon goût arrive.
Il n’est jamais venu et nous avons depuis, mes frères et moi, un goût amère dans la bouche qui dure depuis ce temps là... ! Dans ma solitude, je pense à cette phrase de ma grand-mère Frtina paternelle qui nous disait’...Bech teqlou ouled’qom fi krouch’qom... !’ (Vous allez bouffer vos enfants dans vos ventres... !’) Que nous ne connaitrons jamais le bonheur et la joie du mariage ni celui de procréer. Une allusion prémonitoire qui fait de nous aujourd’hui, des êtres sans joie malgré notre fortune. ‘’’’’’’’’’’’’’’’’’’’’’’’’’’’’’’’’ .....Maman est bien morte depuis et nous nous sommes dis qu’il fallait briser cette coutume mais hélas, nous n’avions pas eu le courage, ni la force de le faire parce que nous avions les paroles de notre maman qui nous ordonnait, sur son lit de mort,...Tilda lejjem tyaréch qbol men’qom... !’(Il faut que votre sœur se mari avant vous.. !’) Une phrase dans nos oreilles qui revenaient sans cesse comme un boomerang.

Comme un boomerang.

( Il essuie ses larmes.)

Une promesse c’est comme un contrat, dans notre famille.
On respectait les contrats, alors nous l’avons respecté du début jusqu’à la fin. cE contrat qui faisait de nous des hommes et des femmes, nous les TIBI, des solitaires malheureux.
Tristes à mourir.

Pas un cri d’enfant chez moi, pas une couche à changer, rien pas même un chat ou chien de compagnie parce que maman disait que les animaux étaient porteurs de maladie.
Oui, nous sommes malades aujourd’hui mais pas des animaux mais de cette bêtise de nos parents qui nous ont verrouillés le bonheur... La joie de tenir dans nos bras les enfants que nous n’avons pas...! A cause de Tilda qui est aujourd’hui très malade... !’

On ne va même pas dans les fêtes, nous n’avons ni cousins, ni proches.
Célibataires endurcis mais en plus sans aucune attache. Hélas.

vendredi 4 janvier 2008

SKETCH....R.M.I

R.M.I.

Renseignement sans Mauvaise Intention.


'Allô ...! Tata...?’.

‘Qui c’est ..?.....Bébert ....!’

‘Oui tata ... !C’est moi !’

‘Comment vas-tu ... Yà ouldi ......!’(Mon fils)

‘Bien tata ....Et toi...!’

.’Euf....Qif chàd babAAAa...Elli tah mei qoim!’ (Comme la chance de mon père qui est tombèe sans se relever... !)

‘Qu’est- ce qu’il t’arrive ......?’

‘On m’a coupé le R.M.I...’

‘Tant que c’est çà ...c’est pas grave, ils auraient pu te couper l’eau ou le gaz, cela aurait plus grave.

‘Tu te rends compte aprés 18 ans ......! Cà me fait de la peine’.

‘Il fallait bien que cela arrive un jour ...Avec le trou de la Sécu ....ils font des enquêtes maintenant ....!’

‘Yakhir .....C’est de ma faute si la Sécu est trouée.....je crois qu’on m’a vendu (dénoncer)....!’

‘ Tu soupçonnes quelqu’un... ?’

‘Qu’est ce je sais moi......j’ai tellement de jaloux et d’ennemis....!’ Qui sait d’après toi...?’

‘...Peut être le mari de ...!’

‘Mais il n’est pas au courant de ton R.M.I ‘

‘Si c’est pas lui ce doit être la femme de...’

‘ Mais elle est morte depuis longtemps … !’

‘Ah ..! Ouais..... Elle ne me l’a pas dit....!’

’Mais si elle est morte, elle ne pouvait pas te le dire, tata.. ; !’

‘Mèchquinà ...Je l’accuse pour rien ....C’est alors le fils......’

(La pauvre)

‘Mais il est parti en Israël depuis 15 ans ........’

‘Ouallia ...echbini.... je ne suis au courant de rien....’

(Pauvre de moi ......comment se fait il que.....)

‘Alors finalement ....c’est qui..... ?.’

‘Je pense à ...J’ai eu un problème avec son père, il y a longtemps à la Goulette ... ! ’

‘Mais c’est de l’histoire ancienne ...Il ne peut pas te tenir rancune à ce point ...Et puis aujourd’hui ....Il est très religieux .....loubAAA....’

‘Eye ....ijjini ....Ménèm héddoù ..... ! Elli khéffou mè rabbi..... .’

‘(Oui….assez de ceux là…..ces religieux… ! ’)

‘Ma tante ... ! Tu divagues ...c’est pas bien de parler d’eux comme ça ‘

‘ Ah ...... ! Tu le défends ... ? Qendil chidi marhéz ...iddaoui kèn yàl barrani ‘.

“...... ..La veilleuse de Sidi Mahrez (saint) qui ne guérit que les étrangers

‘Bon...! Qu’est ce que tu vas faire maintenant.... ?’

‘Je vais aller squatter l’assistante sociale .....Yérrââ kbar...Ensuite je vais aller voir les juifs....Bélyafià ...ensuite je vais écrire au maire et je vais prendre rendez vous avec la députée...Yeqseff chbibetà.....avec le français que j’ai.....” “......................................................................Quelle soit une tombe................................ sans espoir.................................que son âge soit raccourci......)

‘Qu’est ce que tu vas leur dire ?”

‘Tèwa nébqilèm ...Je n’ai pas teint mes cheveux exprès ...Je vais aller les voir avec mes cheveux blancs ...Une veuve sans mari ...Tu ne crois pas qu’ils auront pitié de moi .....Hein....à 80 ans .....’

(Je vais aller leur pleurer .....)

‘Mais tatà ......avant de te couper le R.M.I ....Ils ont dû faire une enquête...Non .. ?’

‘Une enquête .......el hahjani alliem......Va voir qui prend le R.M.I ....Ma copine Marcelle .....Elle a trois ballass à Neuilly ....où qellà dèb mélfouk èlloutà ......Téch’âaâl kif èl far mtà sidi bouchaid ...Kôl yom tèmchi ........tèt’ khllà fi juan ...Yà méjèlli.....

( ...............................que je m’endeuille pour eux.........

............................................................immeubles...............elle est toute remplie de bijoux de haut en bas ........elle brille comme le phare de Sidi –Bou- Said................chaque année elle vas en villégiature à Juan.....ma chance ......)’

‘Mais ma tante ....toi tu es........’

‘Qu’est ce que tu vas me dire .........bèch tahchèdni........voilà élli yàri termay .............’

( ....................................................tu vas m’envier .........

celui qui découvre ses fesses.........)(celui qui se dévoile sous entendus a la famille)

‘Surtout que les tiennes sont fripées... !’

‘Yé kbih......”

(Mal élevé)

Elle a raccroché sur mon nez.

J’adore ma tante.

SKETCH....CASINO....AVEC MAMAN...

'...CASINO...'

Durant ses vacances d’été, ma maman s’est trouvée quelques dames de bonne compagnie à Juan les Pins. Ce quatuor de dames rassi au-dessus de tous soupçons , joue presque tous les soirs aux bandits manchots…Un genre de divertissement que ma dulcinée de mère ne pratique pas. Bon, pour ne pas paraitre mesquine, elle les a suivies un soir contre son gré. Elle s’enhardit donc et…..je rentre un soir et la trouve assise, vers les deux heures du matin au bord du lit...Un mouchoir à la main taché de rimmel….

-’Qu’est -ce qu’est ce tu as… ?’

-Rien….. !

-Comment rien mais tu pleures…. ! Tu as reperdu mon père… ?’

-Lèh…..s’il était là d’ailleurs je n’aurai pas de problème…’

-Oui….c’est lui qui en aurait eu…. ! ..on ne peut pas savoir la cause de tes pleurs…. ?’

-J’ étais au casino… ! mââ éqèl jmayà…( avec la bande)

-Eh bien… ! Tu t’es défoulés…. !’

-Mon portefeuille…. il s’est défoulé….plutôt… !’

-Tu as perdu….. ?’

-Oui…. !’

-Tu te rattraperas demain….’

-Enéh mèjèl en hat saqi ghè'dik…. ! Chez ces bandits … ! Ces voleurs… !’

(‘MoiIII, je recommencerai à mettre mes pieds là-bas…)

-Combien as-tu perdu…. ?’

-Beaucoup… !

-Quoi beaucoup… ? 1000 FRS….2000 FRS…. ?

-20 francs…. !’

-C’est ça l’affaire…..20 frs… tiens…et dors …. !

-Non…100 frs…alors… !

Intérêts compris… !

jeudi 3 janvier 2008

AU THEATRE CE SOIR....MON REVEILLON

MON REVEILLON 2007/2008.

Paris le 3/01/2007.

Et oui, j’ai encore réveillonné cette année.

Dans un grand palace si grand que je ne voyais ni la fin ni le début.

Un très joli ensemble du coté de Vaux –Le-Cresson avec grand jardin, fontaines illuminées comme moi je suis illuminé par tant de conneries, beaucoup d’arbres surtout 2 au Mètre carré, si collés que j’avais l’impression de voir des ‘Siamonis’. (Jeux de mots Siméoni)

Bon écoutez, cela me fait chier de mentir à mon age.

Je veux bien affabuler mais quand même, il y a une limite à ne pas franchir, que vont dire Ichtir Michka, El Greco, Portalis, lorsqu’ils me lisent. Quel crédit vraiment ais-je... ? A leurs yeux... ? Hein, tout cela n ‘est pas sérieux, je suis sur qu’ils pensent que je ne suis pas net...

N’est ce pas les amis ... ? J’n’suis pas net hein. ?????

Bon, ce n’est pas dans un palace, palace avoué est à demi pardonné, c’est dans une annexe d’une synagogue du coté de Vaux-Le-Cresson. Dans un lieu sacré, on a réveillonné. Une tradition chrétienne. Je n’ai rien contre les traditions mais quand même... !!!

En fait, il ne paye pas la salle, il est membre mon bof . C’est tjs cela d’économisé.

Donc mon beau frère a profité de la fin de l’année pour nous offrir un réveillon. 30 ans de mariage. Une salle toute simple.

Un DJ tout simple, des murs tous simples, des tables toutes simples mais ce qui n’était pas simple, c’était de trouver une place assise parce que je suis arrivé vers les 22 heures alors que les cousins et cousines, étaient sur place depuis une semaine. Madame Zidka, une juive polonaise marié à un cousin de la famille de la ‘trentenaire’, a même accouché sur place pour ne pas rater ce réveillon, elle a appelle sa fille Chlomite.

Donc, je me suis retrouvé assis derrière une colonne. Grandeur nature.

A peine entré, il m’a fallu un temps pour prendre la mesure de l’atmosphère.

Un épais brouillard, la fumée des cigarettes m’empêchaient de distinguer les membres de la smala, je tendais ma joue sans savoir qui m’embrassait, et qui j’embrassais, une orgie de bises qui m’ont laisse des traces écarlates sur les joues, les rouge à lèvres et tous les parfums de marques allant du POISON, NINA RICCI, TRESOR, HABIT ROUGE etc... La colonne a eut droit à aussi à une bise....De ma part.

Une chaleur que je ne vous raconte pas. A faire fondre, un sommet neigeux de l’Antarctique.

J’ai bisé Madame Marie Safar alias Marguarita à cause qu’elle adore cette pizza qu’elle a découverte il y 50 ans lorsqu’elle habitait à la rue Ramponneau.

A la Goulette, on l’appelait Merie tel’bechbel él chechéri (Marie qui porte le sef sari, grand voile que porte les femmes musulmanes au pays, de moins en moins aujourd’hui) pour la bonne raison qu’il ne fallait pas qu’elle soit découverte lorsqu’elle avait rendez vous avec ses amants; une façon de passer inaperçue aux yeux de la belle ‘pégresse’ goulettoise. Qui l’aurait traitée de KAHBAAAA... A l’époque. Elle pèse aujourd’hui la bagatelle de 135 kilos. Mariée depuis, honorablement, avec Monsieur Galula alias Murdoch à Paris (un fan des journaux). Au pays, il portait le nom de Mridekh, kilo bou rtal (un kilo, cinq cent grammes) parce qu’il volait dans le poids lorsqu’il pesait sa viande. Joliment retraité, il fume le cigare. Après le Hallouze de Tunis. Plus de 8 enfants, tous bien mariés et papi de 19 petits enfants.

Dans un coin de la salle, Houita de la Goulette qui a retrouvée son nom d’origine à Paris sous le nom de Madame Solal alias Sole Moi à Aubervilliers. Elle adore chanter donc ses amis l’on dénommée Sole Mio. Madame Soleil aurait été plus court et plus francisé.

Mariée, il a 28 ans à Asnières avec Chleimou dit Bouqlou( l’araignée) parce qu’il avait des doigts en forme de pattes velues d’araignées. Bijoutier très apprécié, il vendait du cuivre rafraîchi pour de l’or à ses clients qui lui faisaient confiance sauf qu’un jour, la douane est tombée dessus. Il s’est fait bien cuivré. Il a pu redresser la barre et s’est mis dans l’argent pur.

Le fric lui a sourit sauf que les flics lui sont aussi tombés dessus parce qu’il y ajoutait de l’alu dans ses chefs d’œuvre. Un vrai de vrai dans la métallurgie avariée. Ce qui ne l’a pas empêché d’avoir une jolie cassette. Aujourd’hui reconverti dans la retraite, il a retrouvé e chemin de l’honnêteté à 88 ans.

Par contre Madame Giami de Sens, n’ayant pas perdu tous ses sens, est restée célibataire.

Bahla Naphtalina (la naphtaline) à la Hara, les jeunes prétendants au mariage à l’époque furent tous déconcertés par son haleine. Elle rotait toutes les deux minutes, la naphtaline. Une maladie, has vechallom, qui aujourd’hui encore n’a pas trouvé remède.

La pauvre dame était presque mise à l’écart, isolée dans un recoin de la salle. Dans une table ronde non accompagnée de chaises.

Donc, je réussis à m’installer et comme je suis un grand observateur, j’ai préféré prendre des notes dans ma tête. Sans photos. Que je soumets à votre haute appréciation dont je connais la probité et l’intégralité.

La chaleur était si étouffante que la vielle Madame Galula, prit le plateau presque vide qui se trouvait devant elle, pour s’éventer. Et voilà que ses coups brusques firent décoller des petites miettes de viande qui allèrent s’incruster sur la tête de sa belle fille qui, outragée, lança un ‘...

Hachqom smalla, ( mon D ieu, il pleut de la viande... !’ Et d’ordonner à sa belle mère d’arrêter son ventilateur. La même bélle mère qui recommence en fin de soirée mais avec un plateau de gâteaux orientaux, des lambeaux de ‘ manicottes’ allèrent coiffer Miriam, la femme de mon beau-frère qui fêtait ses 30 ans de mariage. Tout le monde a cru à une nouvelle coiffure. Les débris de gâteaux étaient si bien emmêlés dans son chignon, que la pauvre fille eut une crise de nerfs. Pour faire passer l’incident aux yeux des autres, une manœuvre de diversion, le DJ annonça ‘LES GYPSIIIIIIIIIII..... KING...’

Musique.

LES GYPSIES KING...BAILAAA...BAILAAA....§§§§

Madame Henriette dure d’oreille crut entendre Jeps (chaux en judéo) elle se leva et demanda au DJ s’il pouvait lui commander deux sacs de Jeps... ! Chez Kings.

Ce dernier la regarda et ne comprenant pas très bien l’arabe, fit le tour de sa console pour la faire danser. Faire danser une vieille de 72 ans, sur un air de BAILA BAILA, il faut être pas net.

Dés les premiers pas, la vieille sentie son cœur battre à mille à l’heure. Trois minutes, plus tard, on n’était pas loin d’appeler les pompiers, car la vieille dame présentait des signes d’essoufflement avec UUUUUUUn long sifflet sorti de son gosier. Le drame fut évité de justesse.

Elle disait dans son état d’arythmie ‘...TAKITARIE....TAKITARIE... ! Personne n’avait rien compris. Bref, elle se leva plus tard, rétablie mais mal en point.

J’étais donc juste devant ce couple Monsieur Jarmon, Esther qui ne s’arrêtait pas de manger.

Et Madame Henriette sa belle-mère.

Voilà que son fils (je surprends la conversation) chuchote

‘...Ye Esther, tu as remarqué que Gribjou, ne fait que se gratter les jambes depuis qu’elle est assise... ?’

‘...La pauvre, elle a de LA RIZIPELLE... !’

‘...Mais pourquoi elle mange tant de Riz, elle aussi... !’

‘...Ne t’inquiète pas pour elle, elle revient de PATAGONIE... ! Deux semaines là bas...!’

‘...Mechkina... !’(la pauvre) Lance la belle-mère.

‘...Pourquoi Mechqina... ?’ La belle fille.

‘...En plus deux semaines dans l’AGONIE... !’

‘....Sa fille est BOULIMIQUE... !’ Monsieur Jarmon.

‘....Elle a mit un petit anneau à part les douze ‘mded’lin’ ( qui pendent) en chair qu’elle porte au ventre... !’

‘...Tu veux dire un CERCEAU....Oui... ! Je ne comprends pas comment on peut être aussi goinfre... !’

‘...Et alors chnouè elli safa pour l’Agonisante.... ?’ La vieille (Et comment cela s’est terminé pour l‘agonisante... ?’

‘...Elle est retournée en PATAGONIE... !’ Mémé.

‘...Meskina.... !’ (La pauvre.) La mémé.

Simon un ancien goulettois, qui squattait le coin du foie groie, a fait fortune dans les tapis.

Il avait ouvert une grande boutique au SENTIER avec l’argent de son beau-frère qui, lui faisant confiance lui a tout bouffé. Le pauvre homme est mort d’une Qatra

(Apoplexie) dés qu’il a mit les orteils à Paris, croyant trouver ses millions en banque.

Il a été gruge par cet escroc.

Au commencement, pour se faire connaître Simon a recruté des commerciaux.

Qui sillonnaient tout le pays. Il leur avait expliqué, pour attirer la future clientèle, que ses tapis étaient VOLANTS. Mais voilà que peu de temps après, la DIRECTION DES FRAUDES fait une virée chez lui pour PUBLICITE MENSENGERE....Car l’un de ses commerciaux, voulant placer BESSIF ( par force) ses tapis, disait ‘...VOLES AU LIEU DE VOLANTS... !’ Une mauvaise interprétation qui valu un séjour de 24 heures au patron. Plus un contrôle de la DOUANE.

Finalement, je me suis lassé et vers l’ une heure du mat, ma fille me sauve de ce calvaire bruyant où régnait cacophonie et conneries.

J’ai embrassé mille fois mon lit, heureux de le retrouver.

Gilbert Montagne.

Sous les SUNLIGHTS ....

dimanche 30 décembre 2007

AU THEATRE CE SOIR...LE JOUR DE L'O.V.N.I

AU THÉÂTRE CE SOIR.


Récit véridique.

Enfin un peu.

La vérité si je ments ne s’use que si l’on sert.


LE JOUR DE L O.V.N.I.

Année 1955.

Ce grand évènement est vrai, d’ailleurs aucun témoin oculaire de l’époque ne peut attester de la véracité de ce que j’ai vu cet après-midi là vers les 11 heures 45, car la plupart d’entre eux sont soit morts soit amnésiques.

Je suis donc le seul témoin de cette aventure qui peut vous rapporter avec détails cet épisode qui a marqué une journée de vacance nabeulienne.

Je m’en souviens encore avec une précision d’horloger suisse. Je sais que cela n’est pas une référence mais je ne vois pas quel autre nippon peut être aussi précis qu’une festina qui s’ennoblit en cachette.

Voilà, c’était arrivé par un dimanche ensoleillé.

Etendu sur le sable doré de cette belle cité balnéaire NABEUL, fort connue pour son art plastic, celle de l’argile, je kifais un instant de farniente.

La terre glaise, l’argile entre des mains nabeuliennes c’est comme sertir d’une pierre en diamant une très jolie BLAGUE entre les mains d’un juif de Anvers. Qui ne sont pas du tout à l’envers mais qui par devers font des miracles tant cette habilité dans ce domaine est reconnue par tous les professionnels de la haute joaillerie.

Le diamant est passion chez lui comme est passion ma fonction de marabout.

J’étais donc allongé sur la grève rêvant aux mouettes qui planaient au dessus de mes délires.

Quelques vaguelettes audacieuses venaient lécher mes deux plantes de pieds.

Osant même sans pudeur, batifoler entre mes orteils. Me procurant une jouissance immense par ce bain bienfaisant.

Au loin quelques barques lançaient leurs filets avec adresse. Les nabeuliens, tout comme les goulettois, sont d’excellents pécheurs en eaux troubles mais un peu moins que nous.

Bref, une petite fille posa son ombre sur mon corps.

J’ai tout de suite pensé à une éclipse solaire mais une éclipse qui ne s’annonce par les journaux de l’époque n’est pas une éclipse. J’ouvre les yeux et je vois cette petite fille me dire

‘...Monsieur, il y a la bas quelque chose qui danse... !’

Je m’assois sur mes fesses, abritant par mes mains mes yeux, des rayons du soleil qui m'aveuglaient. Je suivais le doigt de l’enfant qui pointait l’horizon. Elle avait raison.

Mais son geste ne pas passa inaperçu puisqu’une voix lança un...

‘...YE JMA YAAAAA..... !CHOUFFOU GHEDIQA....’

( Et l’assemblée regardait là bas... !’)

Tous les regards se dirigèrent vers la chose qui allait et venait très haut dans le ciel bleu azur à une vitesse hallucinante, par moment immobile. En plus elle brillait de mille éclats.

En un clin d’œil, la plage se retrouve envahit au point que je me suis retrouvé presque piétiné par une foule effervescente dont les yeux étaient, sans égard pour ma personne, fixés vers l’apparition.

Je me levais avec difficulté, essayant de retrouver tant bien que mal mon équilibre tout en récupérant mes affaires; pantalon, chemises, culottes, serviettes, socquettes et souliers tâtonnant le sable.

Je récupère ma culotte et une seule chaussette, les autres étant perdus.

Me voilà donc soulevé, debout et balloté par cette marée humaine où jeunes et vieux se bousculaient. Muette pendant un court instant, un membre de cette smala lança à haute voix....

‘...YE LOULED..... ? CHNOUEEEE ZEMAAAAAA .... ?’

( O les amis, qu’est ce que c’est.... ?’)

Milles têtes pivotèrent. Pour voir l’énergumène, connu pour être l’idiot du village du nom de Breitou.

‘..ECH’ BIKOMMMMM...YAD.... ?’

(Qu’avez-vous enfin... !’(Sous-entendu à me regarder comme cela... ?)

Puis une vieille dame arabe, égrenant sa seb’ha (chapelet) dans sa main, lui répondit...

‘...Rabi seb’hanou... !’

(Le Bon D ieu... !’)

Fartass,( le chauve) un autre imbécile osa un..

‘...Rabi méchi ou jeyi eqe, ye mimti.... ! Mouch mââ’qoul... !’

( D ieu qui se déplace à cette vitesse bonne mère, ce n’est pas sérieux... !)

Un ivrogne, tenant encore sa bouteille de vin frelattè, et titubant lance quant à lui...

‘...SAROUEL OMI HNIFAAAAAA....HIC... !’ Yatikom asbaAAAA….!’


Image Googles;

(..C’est le caleçon de MAMAN HNIFA…. ! Hic.... ! Qu’il vous arrive une queue... ! (Sous entendu que vous soyez tous enculés.... !). Franchement.

Un policier arabe en tenue, travaillant avec les français colonialistes de l’époque, debout et pieds nus, ne l’entendit pas de cette oreille...

‘...Ah, yatinna ASBAAAA.... ? (Ah, bon que nous soyons tous enculés.. !) Bon, allez sors d’ici, tu es indigne de voir un spectacle comme celui là... !’ Il écopa de deux baffes sur place, et il fut emmenotté à cause de ce mot de ASBA.

On passa aux choses sérieuses. Un homme instruit,SI NADOUR, sorti ses longues vues et se fit l’interprète de ce qu’il voyait...

‘...C’est un phénomène AAAAstronomique... !’

Le mot astronomique réveilla des craintes parmi la populace indigène analphabète car ce mot au sens figuré leur échappait, certains comprirent Astrologiques, d’autres , des français BCBG à plusieurs centaines de mètres le déformèrent en prononçant Gastronomique quant à ceux du village voisin de OUED TFI’CHIKH( Oued de la Moquerie) ils n’osèrent le répéter croyant avoir entendu MTA ENIQUE ( Pour la Baise)

Bref, tous les mots en IQUE passèrent. De bouches en bouches.

Breitou plus avisé s’approcha de l’astronome de SI NADOUR (jumelles)

‘...Je pense que ce mot est trop scientifique pour eux, dis leur que c’est un O.V.N.I... !’

‘...UN QUOI..... ?’

‘...UN OBJET VOLANT NON IDENTIFIE.... !’

‘...HAJE ELLI TIR MEGHIR ME NARFOU CHNOUEEEEEE.... ?’

‘...Yes, ils comprendront.... !’

Il se saisit d’un porte voix, visa un monticule, et là il lança comme le ferait un MUEZEN....Du haut de sa mosquée....

‘...HAAAAAJE ELLI TIR MEGHIR ME NARFOU CHNOUEEEEEEEEE.... !’

Un silence s’abattit comme une chape de plomb sur cette bande de zougoulous qui resta un instant pétrifiée...Puis, comme une très haute vague d’abord figée durant dix minutes, avant la catastrophe, quelques uns prirent la poudre d’escampette...Suivie par une masse en chair en os bravant la chaleur, suant, écrasant tout sur son passage, vêtements, chaises longues, parasols, paniers de glibettes (pépites) autres, elle alla réfugier dans la grotte dite de SI GORFA. Un long boyau souterrain construit autrefois dans la montagne de SIDI KHLEF par les allemands. Et qui sert aujourd’hui d’abri pour les amoureux en mal de studio.

En dix minutes, la plage se retrouva déserte. Tandis que l’O.V.N.I continuait à tournoyer sans interruption au-dessus de la mer bleue.

Rentre tata Ichtir et sa nièce Michka dans la plage.

‘...Mais c’est bizarre, il n’y personne...TATA... ?’

‘...Ils sont tous entrain de faire la sieste sûrement... !’

‘...A MIDI.... ? ‘

Là, ils aperçoivent Breitou et le physicien SI NADOUR.

‘...Qu’est ce qui se passe SI NADOUUUUUUr... ?’ Lance Ichtir.

‘...UN O.V.N.I.... ! Tiens regarde.... !’

TATA ICHTIR se saisit des lunettes MICROSCOSPIQUES, s’attarde un long moment sur la visée et là elle en déduit que c’est....

‘....BABOUSSSSSSSS...EL BLED..... !’ Crie t’elle heureuse par sa trouvaille.

Tout NABEUL fut soulagé par la nouvelle. Qu’une queue de ville vole n’est pas bien grave.

Ce qui est bien grave c’est qu’un con comme moi puisse raconter n’importe quoi à des gens aussi intelligents que vous êtes.

Tandis que sa nièce plus cartésienne conclut à un CERF VOLANT.



Image Googles.



mardi 25 décembre 2007

AU THEATRE CE SOIR.....MARIAGE NABEULIEN.

AU THEATRE CE SOIR.

Pièce en un acte.

Paris le 24/12/2007.

Voici le message que vous pouvez lire dans les COMMENTAIRES ...


'....Bonsoir Breïtou, yatik chkhanè, kteltni bil dahk.


Je viens prendre mon quart d'heure de détente et de rire avec toi.
Dis moi yaïche oueldi pourquoi tu vas pas voir Drucker qu'il te nomme à la place de Bénichou, avec lui le dimanche, tu as un avenir assuré, je te le jure.


Yé braïtou, choft TATA Nouché, son fils Maïnou il voulait se marier avec une fille de Nabeul, une kouyé, elle pleure toute la journée tata Nouché en disant ‘... Oueldi djéjé, akel mi ghaier had, hedhi toflé kouyé yesser alih, ouh alé omo, kifech naamel.


Il va falloir réunir tous les gozbar de la ville de Nabeul pour élucider le problème de tata Nouché ,car son fils el akel Nanou, il veut épouser Maïné la fille de Titine El Merkhoufa .

‘....Ya rabi que peut -on faire c'est un grand dilemne.... ! Essaie de voir Brëitou si dans ton théâtre on peut le résoudre.


Merci nemchi kobara alik aouénhé ta ta nouché.


ICHTIR

Un petit mot sur le Samssar, ou la Semssara.

L’entremetteur, le marieur, avait une place dans la vie des juifs tunisiens à une certaine époque. Les unions étaient le plus souvent de raison.

Rares étaient les unions d’amour.

Le Semssar était donc rétribué à la commission. Bonne ou modeste, elle dépendait souvent du montant de la dot. Si l’affaire foire, il était quitte pour le déplacement.

Si plus tard, l’union se révèle être une mauvaise affaire parce que le Semssar vanta l’une ou l’autre partie faussement, il était quitte pour qqs malédictions.

Du genre ‘ ...Yatic abta ye Moumou... !’(.’...Qu’il t’arrive une apoplexie Moumou... !) Yatic gloubouet...Ye Tita... !’( ‘... Des métastases pour toi yè Tita... !’) ‘.. Yatic minigite ye Mridékh.. ! ( ‘...Qu’il t’arrive une méningite.... !’) Ou bien ‘…I jibouéq fi san’douq…!’ ( ‘...Qu’on l’apporte dans une cercueil... !’) Je ne sais pas si c’est avec une bière à la main ou pas... !’

Eloquent.

Mais il n’en mourrait jamais sur le coup, même qu’il s’éteignait comme une fleur dans son lit, entouré de tous ses proches à un age avancé.

Le métier de Semssar était aussi multi-fonctionnel, puisque il se chargeait aussi de locations de maisons et autres arrangements. Il pouvait aussi être prêteur sur gages si sa position d’honnête homme était reconnue.

Il faut savoir que les protagonistes, les deux parties, avant de conclure une Ketouba, se renseignaient sur les bonnes mœurs des familles. Elles se référaient aussi au bon voisinage qui souvent mentait sur tel ou tel prétendant, ou prétendante, de peur de représailles, scandale ou malédictions.

Le marieur, Semssar, passage obligé avant, va rentrer en action avec tout son professionnalisme pour établir les futures modalités afin qu’aucun doute ne subsiste plus tard. Et le doute avait toujours une bonne place mais lorsqu’il s’agit d’argent, il s’envole.

Ainsi était la coutume au début du siècle dernier et même au beau milieu du siècle passé.

MARIAGE NABEULIEN.

Dans les principaux rôles.

La famille du fils Maïnou

-La papa CHOUCHOU dit BARBAR ‘ Joseph le (baragouineur) .....Albert.

-La femme NOUCHE dit ACH’OUE (La soupe) ...............................Ischtir.

-Le fils Maïnou........................53 ans........................................................Jano.

LA FAMILLE DE LA JEUNE FILLE. Maïna.

-Le papa coiffeur DEDE dit TAMBOURINA (petit tambourin) ........Jacquot.

-La maman TITINE dit MERKHOUFA( La molle)................................Michka.

-La fille Maïna.........................43 ans......................................................Danielle.

Breitou grand Goj’bar.

Breitou, Grand Gojbar (Notable très respecté chez les juifs tunisiens, un peu comme le Cheikh de quartier qui dénouait certains litiges de voisinage, qui ne sent pas le Kosbor ( Coriandre ) mais le Zar ( eau de fleur d’oranger) comme le Zar ( chance) de la famille Nouchè, elli thab t’yârech ouldè Maïnou (Celle qui veut marier son fils Maïnou, 53 ans) célibataire endurcie mais gentil, aimable, poli, de bonne situation surtout, puisqu’il est ‘retourneur de briks à l’œuf’ dans la grande Maqla (poêle à frire) chez son oncle Didekh , marchand de beignets fort connu sur la place de Nabeul.

Didekh El AMBAR’ (L’Ambre) tient son échoppe depuis plus de 75 ans. A Nabeul.

Mais avant d’être patron de sa gargote, il était employé chez son grand-père CHLOUMOU dit H’néyéch (petit serpent). A cause de sa langue de vipère.

Il avait le meilleur coup de ‘CHEFFOUT’ (longue aiguille en fer, un peu plus longue qu’une aiguille à tricoter, faisant office de pic) de la région et même du monde pour retourner la feuille de brik à l’oeuf. UN VRAI AS DE PIC.

Il a, un jour, réussit l’exploit de retourner sa veste lorsque des policiers français lui ont demandé de témoigner sur un affaire délictueuse.

Son grand-père, Chouilem se rendit fort célèbre dans les années 1889. Il emporta le grand concours annuel de la confection du plus grand CERCLE EN PATE NAVIGUANT SUR L’EAU. C’est à lui que Nabeul doit le GRAND PAQUEBOT BAMBOLONI (En France CHICHIS) 33 mètres de diamètre. Le seul paquebot en pâte sucrée qui fit le tour du monde en 365 jours.

Sa piscine, installée au centre du navire, était très prisée par les voyageurs venus du monde entier pour GOÛTER calme, sérénité et surtout rencontres coquines.

Une anecdote célèbre.

BELEBOU, un modeste mais beau et gentil garçon se promenant sur le pont en pâte par bâbord, vit une jeune demoiselle très belle de prénom OUARDA Bent (fille de) Yasmina, âgée de 16 ans, enjamber le parapet du bastingage en farine. Sans paniquer, le jeune Belebou s’approcha d’elle et réussit à la dissuader de sauter grâce à ses mots mielleux. Ce fut le début d’une romance amoureuse à l’eau de ROSE. Ils se marièrent à la première escale. Emouvant non... ?

Les cabines étaient installées dans le creux de la pâte tandis que les premières classes se trouvaient à l’intérieur, dans les aspérités avec hublots donnant sur la mer bleue.

On déplora un seul incident, qui ne fit ni blessés ni dégâts. Le grand car-farine, tomba en panne un jour de juillet en PLAINE MARE NOSTRUM, par manque de carburant, de la Khmira. L’amidon. Plus de peur que de mal. Donc ce ferry pâteux, encore en exercice, vous pouvez l’admirer dans la BAIE de SINGES, a toujours ses marques de Noblesse.

Fort de sa médaille Beylicale, IFTIKHAR EL BALOUT, il fit les beaux jours de la QUEEN MARY VICTORIA, qui, avant de regagner son pays demanda qu’on lui prélève (l’impôt) un morceau de cette pâte. Royauté oblige. D’où le prénom de son petit -fils PATE...RSON comte de HAS ZABOUR.

L’église anglicane ne reconnaissant pas les PATER on ajouta à son prénom...

PATER...MARCONI....Voilà. L’honneur de la royauté fut sauf comme furent saines et saintes mes couilles molles qui rétrécissent à vue d’œil.

Donc Breitou fort connu dans la communauté juive Nabeulienne, pour ce genre de rapprochement, va mettre en ‘œuf re’ sa diplomatie pour aider les deux familles. CHOUCHOU dit BARBAR ‘ Joseph le (baragouineur) et sa femme NOUCHE ACH’OUE

(La soupe) d’une part avec la famille DEDE dit TAMBOURINA (petit tambourin) et sa femme TITINE EL MERKHOUFA( La molle)

Leur fils MAÏNOU dit Aslouq (vermisseau) émit à 53 ans le souhait d’épouser femme.

Les parents déconcertés par ce vœu, trouvant que leur insolent de fils a encore le temps de se marier, (comprenez leur désarroi par là, bonnes gens, la petite solde mensuelle allait foutre le camp, le découragèrent du moins au début MAIS devant la volonté, l’obstination et la ténacité de leur fils, ils changèrent d’avis. Préférant s’en remettre à D ieu. Et au MEKTOUB.

La destinée


Maïna est une fille de maison. Bonne couturière et cuisinière. Agée de 45 ans, elle n’a jamais quittée le logis familial sans être accompagnée par son frère HAIM dit TARBAQA( Victor dit le Tong). Une fille au profil ingrat qui ressemble plus à une poire qu’à une pomme. (Se référer à la stature de Madame Sarfati, qui elle aussi était nabeulienne). Dedé père est coiffeur de son état pour l’Itame (les orphelins) pour la bonne raison qu’un orphelin ne peut jamais se plaindre puisque personne ne répond pour lui quelque que soit la qualité de la coupe. L’itim ne peut rien dire. La nature, parfois, est vache.

Breitou va rentrer en scène pour rapprocher les points de vue et surtout négocier la dot.

‘ ...Ye Breitou, enti ta refna.... !’ Dedé. (‘ Tu nous connais...’)

‘...Et comment, des gens d’honneur, une famille pure, la vérité... ! Je n’ai rien à dire... !’

‘...Mellè qollom elli taleb, el hénè, zouz byout m’ââm’rin (Rapporte leur que je veux pour mon fils deux chambres entièrement meublées), ou 2500 frs (francs d’autrefois) (somme considérable pour l’époque. Deidou a mit la barre très haute sachant qu’il n’obtiendrait pas même le dixième de sa prétention pour son fils.)

‘...C’est tout... ?’

‘...Brekhè... !’ Oui, c’est tout... !’ Nouchè.

‘...Ichtéel el l’yanin Maïnou....’ ( Il mérite les yeux votre fils, sous entendu que vos prétentions sont convenables.) Mnih ââ’tiouni arboun ???’ ( Bon, donnez moi un acompte.. !)

‘..Yaraq fél saboun....’ ( Que tu sois dans le savon.. !)

Breitou part voir l’autre famille.

‘....Talbou.... !’ Breitou. (Ils ont exigé... !)

‘...Zouz fi âineyem... !’ Titine, la maman (Deux doigts dans leur yeux)

‘...Yakhir benti mlouha iye.... !’ (Ma fille n’est pas abandonnée à ce que nous sachions) Titine.

‘...Vous avez raison, après tout ouldem (leur fils) abet mél qerch Jupiter... ! ( Il est né du ventre de Jupiter). Breitou.

Les tractations se poursuivent tard dans la nuit et au petit matin, Breitou satisfait de ce qu’il a obtenu, deux abonnements annuels pour une année de coupe gratuite pour le papa du garçon et de son fils , plus deux eaux de toilette HOMME DE DAR NABEUL( une mesquinerie) un abonnement annuel rasage et parfumage sans toilettage pour la papa, le fils étant imberbe, heureusement sinon le mariage aurait foire, deux jarres d’huile premier choix, trois hallebs en argile de HAMAMET, deux oreillers bourrés de plumes de pies venant de la ferme de SIDI MANSOUR, 8 bougies. Une misère de chez MERE Misère.

‘...Mnih ââ’tiouni arboun ???’ ( Bon, donnez moi un acompte.. !)

‘..Yaraq mé tchi’ouf’ch el dlam....’ ( Que tu sois pas dans l’obscurité.. !)

Et comme l’a rapporté Breitou aux parents du garçon ‘...Aâlla qad sormom... !’

(...A la hauteur de leur cul.. !)

Maïnou, amoureux fou de Maïna alors qu’il ne l’a jamais vue, et ne voulant rien entendre, OBLIGEA sa famille à se plier aux offres misérables de la partie adverse pour sauver son idylle .

Arrive le jour de l’entrevue.

La famille du garçon va rendre visite à la famille de la jeune fille pour sceller leur future union.

Ils sont bien accueillis.

On sert le café. Les tasses sont posées sur la petite table basse.

Tout le monde boit le breuvage sauf Maïnou qui attend.

Enfin, la maman de la jeune fille ose un...

‘...Tu ne bois pas le café Maïnou... Mon cher futur gendre....????’

‘...KIFFECH THAB EN HARQOU....B' ZEBIIIIII... !’

‘ ...Comment veux tu que je remue le sucre....! Avec ma BITTTTTTTTe…!’

Le mariage se fit puisque jamais au grand jamais une queue dites de cette façon n'a annulé une union sacrée.

samedi 22 décembre 2007

AU THEATRE CE SOIR...VENT'HOUSE.

AU THÉÂTRE CE SOIR.

Paris le 21/12/2007.

Précisions pour le lecteur.

Les mots et les phrases utilisées dans mes récits ou écrits sont du judéo-arabe.

Ils sont traduits au fur et à mesure de mes narrations.

Une vieille langue utilisée par les juifs d’Afrique du Nord et qui n’a presque plus court aujourd’hui.

Michka dans le rôle de H’lilmé.

Ischtir dans le rôle de la prise de vent fél jneb el shih. La patronne.

Breitou , le voisin.

Prise de vue Danielle.

Dialogues Albert.

Décor Michka.

Sons et lumières Michkanette.

Dans...

VENT’HOUSE.

Breitou rentre et s’adresse au public...

‘...Bonsoir, ce soir, comme presque tous les soirs, je me tords les méninges pour trouver de la matière. Abreuvez mon imaginaire de nouvelles idées afin de pouvoir inventer des délires.

Oui, le délire s’invente, se crée comme on crée une histoire drôle, juste pour en rigoler.

Il y a bien longtemps, qen ye meqen, vivait du coté de Nabeul, un bon monsieur du nom de Breitou. Sa voisine de palier, Ischtir une femme de bien, une juive bien sûre, généreuse à souhait, dar el khè tbay el left, la maison du désert qui vend des navets, tombe malade; un mauvais vent dans ses flancs.

Sur les conseils de son voisin, elle décide de guérir ses maux d’Éole, rih fél jnèb el shih, par de la médecine arabe et douce.

H’lilmè, petite patte c’est son nom traduit en français, est sa domestique depuis 15 ans, mariée à un notable juif du nom de A’âdéch, lentilles.

A eux deux, le couple faisait le plat et même que Ischtir se plaignait souvent, en disant qu’elle ne cuisinait pas les H’lalèm’S, pâtes et lentilles, parce qu’elle en était rassasiée lorsqu’elle les voyait.

Bref, une économie fort appréciable d’un met connu pour bourrer le ventre par les temps froids. Surtout lorsqu’à cette époque, on ne péter pas la graisse financièrement.

Heureusement qu’elle ne se fusse pas prénommée H’missa, (pois chiche) la bonne, sinon elle serait restée encore célibataire. On ne connaît pas de H’missou dans la région nabeulienne.

Ch’alinè, qu’importe, donc Ischtir, malade comme je ne vous le dis pas, demande à sa domestique de lui poser des ventouses...

‘...Ye H’lilmè, esdalleq louken, tre’qeb’li qemcha m’raïet... ?’ ( Oh, Petite pâte, que penses tu si tu me posais une poignée de ventouses... ? Sur mon dos... ?’

‘...Bien sûr, ye léla, ech’khass, téoue tchouf el bard yif’ssa et t’koun lébéss... !’

‘...Et comment, tu verras comment le vent partira et tu te lèveras guérie... !’)

‘...Je sens comme une tornade qui mugit dans mes flancs, je n’en peux plus... ! Rien qu’en y pensant j’en ai froid dans le dos... !’

‘...Alors teoueEEE... ? A’ândeq bard oule rih fél e’jnéb... ?’ ( Alors quoi maintenant... ?Tu as un froid ou du vent dans tes côtes... ?’)

(Au lecteur.

A l’époque les bronchites, et certains maux physiques se soignaient par des onguents, ou des préparations dites ‘arabes’ de campagne. Le rebouteur avait une grande place dans cette médecine.)

Les ventouses sorties et nettoyées de leur toile d’araignées, huit en tout sont prêtes.

La bonne H’lilma, va procéder à la pose des ventouses salvatrices et suceuses de vent mauvais.

Tout un art.

‘...Aye, hdart ye Ischtir ???

‘...Alors es tu prêtes.... ?’

Hischtir à moitié dévêtue, s’allonge sur le ventre, prête à recevoir ses petits contenants chauffés par une petite mèche introduite délicatement à l’intérieur. Avec pour mission première, d’être collées délicatement sur le dos de la patiente et cela dans le seul but d’aspirer le sale vent qui stagne dans les côtes de notre douce Ischtir.

H’lilma avec beaucoup de doigté, introduit la première petite mèche allumée dans le pot en verre, tout en prenant bien soin de ne pas brûler la chaire de l’honorable dame.

Les 8 ventouses sont posées.

H’lilma, une fois l’opération accomplie, laisse les instruments de torture faire leur oeuvre. En générale une opération qui dure pas plus de cinq minutes.

En attendant, soui’grou fi foma, saq ââla saq, (une cigarette coincée entre ses lèvres, une jambe sur l’autre) elle écoute notre grand et célèbre chanteur national Ali Riahi qui passe à la radio. Les dix minutes sont passées.

‘...Ye H’lilma, q’ââda nech’ma tgrher’ouid... !’

( Oh H’lilma, j’entends comme des grésillements.... ?’

H’lima est absorbée dans sa lecture, si plongée par son ‘...Nous deux..’ et sa musique, qu’elle n’entend pas la plainte de sa patronne.

Les ventouses chauffent tandis que L’Ischtir, toujours allongée et en mauvaise posture, sent comme du brûlé venant de son dos. Et voilà qu’une ventouse, chauffée à blanc, se détache de sa rampe de lancement, part comme une fusée et sort par la fenêtre dans un sifflement qui ressemble à un tir de missile pour atterrit sur la route NABEUL-HAMAMET causant un carambolage de charrettes à dos d’ânes.

La seconde part comme un éclair et va se loger dans le plafond emportant ce dernier et sur son passage l’antique lustre médiévale datant des Omeyyades ...Un chef d’œuvre ...H’lilma prise de panique se jette sous le lit tandis que la malheureuse Ischtir en mauvaise posture hurle ...

....‘...MEN’YOUUUUUUU’NIIIIII..... ! SauveEEEEEz moiIIIIII.. !’

La 3ième ventouse va atterrir chez l’épicier d’en face Aâm Attar, qui, par le souffle du projectile chauffé à blanc, voit sa boutique partir en couilles....SACS DE FARINE, etc....Tout son stock brûle.

‘...H’lilmEEEE.... ! C’est un vent d’alcyon ... !’ Hurle Ischtir, tjs allongée et se couvrant la tête avec un oreiller.

‘...Je t’ai dis de ne pas le faire rentrer Sion, il porte la poisse... !’ Lance H’lilmé de là où elle est...

La 5ième ventouse, part à une vitesse hallucinante, emportant elle aussi sur son passage la grande Gargoulette séculaire de la place à Nabeul. La place se trouve étêtée par son plus beau joyau en poterie.

La 6 ième prend la direction de la mer et là, tous les nabeuliens pris de panique, entendent un grand roulement sourd et muet.

La ventouse chauffée et rougie par le feu, à Mille degrés, plonge dans l’eau marine et claire. Elle soulève une vague si gigantesque que de mémoire bénit de Nabeulien, elle restera comme la plus grande BOURACHQA que la ville ait connue.

Du jamais vu dans les annales Nabeuliennes. La vague, telle un tsunami avant l’heure, emporte tout sur son passage. Une panique générale s’installe et prend nos amis par devers. Ils ne devront leur survie qu’à la vitesse de leurs sprints sur les hautes montagnes des alentours. On releva, par le suite, deux petits chiots en mauvaise posture sur le macadam, Harissa et Blanquita.

Tandis qu’Ischtir allongée sur son ventre, et surtout incapable d’arrêter ses ventouses, implore le ciel pour que tout finisse sans trop de dégâts, H’lilme en bas s’évanouie par la peur.

La 7 iém petit pot super incandescent va droit vers le ciel. C’est le premier spoutnik tunisien mis sur orbite et qui fonctionne avec mèche de coton.

Il tourne depuis et aujourd’hui encore. Il porte le nom de IschtirSpace, du nom de sa bienfaitrice.

Le 8 ième verre enfin, le dernier, fais choux blanc, fechia, à la grande satisfaction de Hishtir qui, débarrassée de ses mortelles ventouses, se rend compte que son dos ressemble à un cratère fumant.

Elle se lève péniblement mais avec courage Elle réveille la domestique complètement dans les vaps. Deux gifles ont suffi à mettre d’aplomb H’lilmé qui ne s’est rendue compte de rien.

‘..OUIIINIIIII... ? ‘ Où suis-je lance t’elle à sa patronne mal en point, mais qui réplique par un ‘...KHLAT OU DJELLET...BOURACHKAAAAA... ! El mraïet... ! KHALLITEM yesser fouq dari... !’ (C’est une catastrophe nationale, tu les as laissées trop longtemps sur mon dos tes ventouses... !)

Khemjou( Elles ont pourries)

‘...Tu vois Ischtir, nous n’en serions pas là si tu avais pris des ANTIBIOTIQUES.... !’

‘...MAIS LES ANTIBIOTIQUES, ye Bima, (âne) ce n’est pas AUTOMATIQUE... !’

‘...Oui, c’est du TMENIQ... !’

Puis s’adressant à Breitou...Son voisin...

‘...Ye’khed fiq él haq oul mqama, ye Breitou... !’ (Que la justice et sa suite te juges O Breitou ( Sous entendu que tu sois puni’) Nabeul kolla hayerta ...Yatic ...El khir !( Tu as mis Nabeul, sens dessus sens dessous... Qu’il t’arrive...Du bien !’)

Moi....

‘...Ischtir, enfin, laisses moi délirer...Tu ne vas quand même pas te fâcher... ! Et j’espère ne pas m’être mis à DOS, une honorable citoyenne nabeulienne comme toi... ! MTA NEA POLICE LES BAINS... !’