lundi 10 mars 2008
CHAPITRES 9° ET FIN.
Le lendemain à 16 heures, Monsieur Hattab sonne à la porte des Atlan.
‘…Bonjour Madame … !’
‘…Rentrez, je vous attendais, il est dans son lit, je lui ai dis que vous passerez le voir. Il a été surpris.. !’
‘…Bon, conduisez-moi à lui… !’
Madame Atlan le conduit dans sa chambre.
‘…Bonjour Jérémie… !’
‘…Bonjour Monsieur Hattab… !’
‘…Alors vous avez bonne mine ce que je vois.. !’
‘…Grâce à A chem, oui… !’
‘…Laissez-moi avec lui ...! Madame Atlan… !’
Il reprend...
‘…Bien, tout d’abord, tous vos amis vous passent le bonjour… !’
‘…Aucun d’eux n’est venu me voir… !’
‘…Cela ne veut pas dire qu’ils ne demandent pas après vous.. ! La pensée remplace la présence certaines fois, vous savez...? Et puis lorsqu’on est fatigué en générale, on évite de montrer sa méforme… !’
‘…Si vous me le dites, je le crois… !’
‘…Bon, j’ai appris pour l’incident qui s’est passe, il y a quelques jours et qui vous a mis dans cet état... !
Vous savez les enfants ne sont pas matures des fois et pensent que tout peut se dire sans réfléchir. Et que tout peut aussi se donner sans conséquence… ! C’est de votre âge… ! Le rêve surtout.
On rêve plus souvent lorsqu’on est enfant qu’adulte... ! Tu sais pourquoi…. ?
‘…Non… !’
‘...Parce que Le rêve est fait pour vous, la réalité est pour nous, les adultes. Nous avons eu nos parts de rêves, certains se sont accomplis d’autres pas mais dans tous les cas, il ne faut jamais désespérer même si un rêve ne s’accomplit pas… !‘…A chem fait bien les choses mais vois- tu, il y a autre chose que tu ignores pour ton age... ! La transmission de la pensée. Tu es bien jeune pour comprendre cela. Il suffit de penser très fort à quelque chose et cette chose se réalise par quelqu’un d’autre. En somme, tes pensées voyagent et en chemin, elles ont été captées par une autre ou deux personnes très proches de toi ? Qui a part A chem, t’aime aussi fort sur terre… !’
‘…Mon père et ma mère... !’
‘…Voilà … !’
‘…Vous penser que… !’
‘…Je ne pense rien, je déduis que certains évènements ne trouvent pas une explication rationnelle… !’
Lorsqu’on fait une demande au Rav, ce dernier écoute, prend note, médite puis fait sa prière afin que D ieu l’entende... ! Il est ce qu’on appelle un intermédiaire… ! Moise, dans notre bible est un de nos plus grands prophètes et il était écouté par D ieu et lui obéissait … ! Les exemples abondent dans la torah de rêves qui ont été déchiffrés par nos grands érudits mais eux seuls peuvent le faire sans se tromper… ! Pas nous qui sommes seulement des serviteurs de la torah… ! C’est trop complexe… !’
Vous vous êtes confiés à Monsieur Shass n’est ce pas… ?’
‘…Oui… !’
‘…Au sujet de certains témoignages… ! De quoi s’agit t’il… !’
‘…Vous …. ! Je peux vous le dire à vous… ?’
‘…Tu peux tout me dire… !’
‘…Ben moi, je n'ai pas rêve lorsque A chem m’a envoyé mes cadeaux… ! Tenez…. ! Regardez sous mon lit… !’
Le dirlo se baisse.
‘…Tirez la boite en carton et juste derrière il y a deux cadeaux de A chem… !’
Le directeur s’exécute. Il retire la boite en carton et prend possession de ce qui se trouve derrière.
‘…Oui, c’est cela, regardez Monsieur Hattab…. !’
Il ouvre les deux paquets devant son directeur.
‘… En effet, je les trouve très beaux ces deux cadeaux… !’
‘…J’attends un vélo…. ! Ca tarde à venir mais je sais que je l’aurai… !’
‘…Jérémie, tes parents sont des gens merveilleux, mais ils ne peuvent se substituer à A chem… !’
‘…Vous voulez dire que… !’
‘…Les parents sont un peu comme A chem sur terre sauf que A chem nous protège d’en haut pour que rien ne nous arrive en bas… ! Ils ont fait ces deux rêves magnifiques et tes cadeaux ont apparu dans leurs songes et ... !’
Jérémie se met à pleurer…
‘…Je pleure de joie Monsieur Le Directeur.. !’
‘...Tu as donc compris combien leur amour est grand pour toi et qu’ils font tout pour que tu sois heureux... !’
Jérémie se lève et descend en compagnie de son dirlo.
‘…Papa, Maman, j’ai tout compris… !’
Il va les embrasser.
Le dirlo…
‘…Va dans le couloir, il y a quelque chose pour toi… !’
Jérémie tombe sur son vélo tout terrain…
‘…Tu vois, j’ai fais le même rêve que toi autrefois et D ieu me donne l’occasion de l’accomplir pour la bonne cause… !’
‘...Merci Monsieur Hattab… !’
Barkhenou achem ellok ehnou…Continuez….
mardi 26 février 2008
7° et 8° '...JEREMIE OU L'ENFANT QUI PARLE.....
Jérémie se lève et retourne en classe sous l’œil intrigué de son instituteur.
Il se sent mal pendant le cours et demande à rentrer.
Son maître lui demande la raison et là Jérémie sent qu’il va s’évanouir.
Il prend appuie sur le bord de son pupitre.
Le prof s’en rend compte et le conduit à l’infirmerie.
Il passe d’abord par le bureau du directeur Monsieur Hattab.
A l’infirmerie on le fait allonger.
Jérémie après un quart d’heure de repos se sent mieux et demande à rentrer.
Entre temps, M. Shass a tout raconté à son directeur qui, perplexe va demander à rencontrer les parents du jeune garçon.
Jérémie rentre chez lui.
Il se sent mal.
Il est repris de nausées.
Ses parents s’en aperçoivent.
‘…Qu’est ce que tu as mon fils… ? Demande Rachel, la maman.
‘…Ils se sont moqués tous de moi. Ils ne veulent pas croire que A chem… !’
‘…Quoi A chem…!’
Il se tait. Se rappelant son devoir de réserve.
‘…Parles moi… ! Je suis ta mère… !’
Devant son mutisme et son état général, elle lui prescrit le docteur de famille
Mr. Gilbert Ganouna.
Deux heures plus tard ce dernier est à son chevet.
Il l’ausculte attentivement.
Ne trouve rien mais devine que l’enfant semble avoir une déprime.
Il en parle à ses clients dans le vestibule à l’écart du jeune garçon.
‘…Je ne trouve rien de méchant, mais apparemment c’est le moral qui ne va pas.
Il refuse de me parler comme s’il voulait s’enfermer dans son silence.
Le mieux est de le faire ausculter par un psychologue... !’
‘…IL EST FOU MON FIIIIIIIILS….. ?’ S’écrit sa maman..
‘…Mais pas du tout, enfin, il traverse une déprime, et le psy découvrira la cause de son mal.. ! Ils sont faits pour cela madame Atlan enfin… ! Si tous les déprimés étaient fous la moitié du monde serait dans les hôpitaux… !Allez calmer vous… !Voilà en attendant donnez-lui ces médicaments, ça va le calmer un peu.. !’
Le médecin prend congé de la famille.
Les parents se regardent l’air inquiet. Jugeant que l’état de leur fils prête à soucis.
D’autant plus que Jérémie refuse de manger.
Devant ce fait, il ne tarde pas à prendre rendez-vous avec un psy.
Monsieur Ossana André.
Le téléphone sonne chez la famille Atlan.
C’est le directeur qui vient aux nouvelles, suite à l’absence de la veille du jeune garçon.
‘…Bonjour Madame, Rachel… ! C’est au sujet de Jérémie… ! Il est malade.. ?
‘…Oui, le médecin lui a prescrit une semaine de repos… !’
‘…C’est grave ????’
‘…Il déprime… !’
‘…Venez me voir s’il vous plait même cette après midi, je vous attends, j’ai quelque chose à vous raconter au sujet de Jérémie… !’
‘…C’est important… ?’
‘…Je pense que oui, sa déprime vient d’un incident et puis il y a des choses que l’on m’a rapporté et qui me paraissent anormales… !’
‘…Bien, je m’habille et je serai près de vous dans trois heures.. !’
‘…A toute à l’ heure… ! Merci… !’
A Suivre...
8°
Comme convenu Madame Atlan est devant le directeur d’école de son fils.
‘…Asseyez-vous Madame.. ! Soupçonnez-vous quelque chose dans le comportement de votre fils depuis quelques jours ???’
‘…C’est à dire que … ! Voilà il s’est mit dans la tête que D ieu lui offre tout ce qui lui demande, il écrit des lettres à A chem et je suis tombée par hasard sur la première missive et pour ne pas le décevoir mon mari a usé d’un stratagème qui nous met aujourd’hui dans une belle situation… ! Mon mari a prit la place de A chem on lui offrant toutes ces demandes… !’
‘…Donc, dans sa tête, il est convaincu que c’est A chem qui pourvoi à cela… ?’
‘…Demandes et tu obtiendras… !’
‘…Je comprends, c’est logique pour lui mais pourquoi n’avez vous pas pris le temps de lui expliquer que cette demande n’est que spirituelle et non matérielle ????
‘…Comment voulez-vous qu’un enfant de cet age, puérile et innocent, puisse faire une différence entre ces deux antagonismes… !’
‘…Bon écoutez, vous allez décommander votre psy et je vais vous aider, en agissant avec méthode envers lui.
Ne vous faites pas de souci, il sait que je l’aime bien… ! Repartez et dites-lui que je viendrai demain le voir. Qu’à t’il demandé dans son dernier écrit … ?’
‘…Nous n’en savons rien justement.. !’
‘…Bien, ce n’est pas grave mais sachez que lorsqu’un enfant fait parfois de telles demandes le meilleur endroit pour qu’elles soient honorées c’est de les intercaler entre les pages d’un livre de torah, j’ai usé de cela autrefois…Alors cherchez et tenez-moi au courant.. ! Au revoir… !’
Rachel sort du bureau du directeur rasséréné. Mise en confiance, elle retourne à la maison et monte dans la chambre de son fils qui dort. Elle tombe sur le livre des téhèlims et là découvre avec joie le précieux billet complété.
Elle ressort et s’empresse de téléphoner sur-le-champ à Monsieur Hattab de sa teneur.
‘…Il veut un vélo… !’
‘…Exactement… !’
‘…Qu’à cela ne tienne… ! Je vais réfléchir… ! Bonne soirée… !’
Sans perdre de temps, le dirlo se met à réfléchir sur le moyen de satisfaire le jeune garçon.
Deux jours plus tard, il téléphone à madame Atlan.
‘…Comment va t’il Madame Atlan… !’
‘…Mieux, il commence à manger et il jette de temps en temps un coup d’œil avant de s’endormir sous le lit ; sa cache de cadeaux avec l’espoir de trouver son vélo… !’
‘…Bon, serait t’il possible de venir lui rendre une visite de courtoisie demain … ?’
‘…Oui bien sur, a l’heure qui vous convient.. !’
‘…Disons 16 heures… !’
A Suivre...
vendredi 22 février 2008
CHAPITRE 6° JEREMIE OU L ENFANT QUI....
‘…Tu m’as l’air fâché… ?’
‘…Liliane met en doute la présence de D ieu… !’
‘…Son père est louba pourtant... !’
‘…Elle m’a traitée de nigaud et de naïf, nous avons rompu nos liens d’amitié ce matin… ! Elle me parle de parabole… !’
‘…Soit plus clair… !’
‘…Pourquoi met t’elle en doute notre maxime ‘...Demande et D ieu y pourvoira… ?’
‘…Chacun est libre de penser comme il veut… ! On y croit ou pas mais dans son cas, je trouve que sa façon de penser est un peu légère… ! Il n’y a rien à expliquer.. !’
‘…Vous y croyez-vous, papa et toi à cette certitude… ?’
‘…Oui, nous n’avons aucun doute là dessus… !’
‘…Je suis convaincu de cette présence… !’
‘….Comment en es-tu arrivé à cette conclusion… ?’
‘…J’ai eu des signes, des preuves … !’
‘…Je peux les connaître ou les voir… ?’
‘…Non, pas pour le moment… !’
‘…Tu me caches un secret… ?’
‘…Pas du tout… ! J’attends autre chose pour être sur de ce que j’avance... !’
‘…Je n’insiste pas… ! Conclue la maman.
Elle descend les escaliers et va rejoindre son mari qui est assis au salon.
‘…Et alors... ?’
‘…Il croit dur comme fer… ! Liliane l’a traitée de nigaud et il a coupé court sa relation amicale avec elle… !’
‘…Toute la yeshiva va être mise au courant... ! Laissons les choses en l’état… !’
Plus tard dans la cour de récrée, Bernard son ami de quartier s’adresse à Jérémie, d’un air moqueur.
‘…Alors Jérémie, il parait que tu es en relation directe avec A chem.. ??’
‘…Je vois que Liliane a fait passer son info… !’
‘…Tu as eu des signes, des preuves, des gâteaux sans doute, ou peut être des billets de ciné… !’
Il est entouré par d’autres amis de son age qui le tournent en dérision.
Les railleries fusent de toutes parts au point que Jérémie se sauve pour aller s’abriter sous le préau.
Il est mal à l’aise par la trahison de sa meilleure confidente.
Il remet sa collation dans sa poche.
Il n’a plus faim. Il sent qu’il va vomir. Il vomit et commence à pleurer en solitaire.
M. Schass, son instituteur a tout vu.
Il va vers lui...
‘…Qu’est ce qui t’arrive Jérémie… ? Tu es malade… ? Pourquoi pleures-tu ? ?
Il sanglote.
‘…Tu ne veux rien me dire….. ?’
Il lève la tête vers son maître.
‘…J’ai été pris à parti par mes camarades… !’
‘…Mais pourquoi, ils t’aiment bien je pense... !’
‘…C’est une affaire de A chem, qui n’est pas à leur goût... !’
‘…Expliques toi… ?’
‘…J’ai eu des témoignages personnels de la présence de A chem… !’
‘…Tu veux dire qu’il s’est manifesté à toi…. ? Et comment… !’
‘…Il m’a offert deux présents et j’attends le troisième… !’
‘…Tu peux me les montrer demain… ?’
‘…Je vais réfléchir… !’
‘…Bon faisons comme cela et cesse de te morfondre… !’
A suivre ....
dimanche 17 février 2008
JEREMIE L ENFANT QUI PARLE ET ......
Jérémie pendant la récréation se confie à sa meilleure amie de deux ans son aîné.
Liliane Assous.
‘…Liliane, tu es ma meilleure confidente n’est ce pas et cela depuis toujours… ?’
‘…Tu en doutes… ?’
‘…Si je te confiais un secret serais-tu capable de le garder… ?’
‘…Et comment… !’
‘…La dernière fois, pourtant tu m’as trahie… !’
‘…J’étais trop jeune pour garder un secret mais cette fois là, je suis devenue une grande fille.. !’
‘…Jure … ?’
‘…Juré et promis… !’
‘…Crache… !’
‘…Je crache… !’
‘…Voilà… ! J’ai la preuve de l’existence de D ieu… !’
‘…Ah bon… ? Tu avais des doutes… ?’
‘…Non, mais là j’ai des signes prometteurs… ! Des preuves.. !’
‘…Expliques toi enfin, tu deviens fatigant.. ! As-tu entendu sa voix… ?’
‘…Mieux… !’
‘…Comment cela mieux… ?’
‘…Je lui ai demande deux choses et j’attends la troisième.. !’
‘…Tu veux dire que A chem a honore tes demandes… ? Tu le prends pour le père Noël… ?’
‘…Mieux le père tout court, celui qui donne lorsqu’on demande.. !’
‘…Et que t’a t’il offert ??’
‘…Une paire de souliers et une chemise de son choix, et là j’attends d’un moment à l’autre un vélo tout terrain… !’
‘…Rien que cela, mais tu rêves mon garçon, tu as un problème grave-toi, va te faire soigner, ton cas est inquiétant… !’
‘…Pourquoi dis-tu cela ???’
‘…Parce que D ieu ne peut pas t’offrir tout ce tu demandes… !’
‘…Mais tu oublies la formule ‘…Demande et D ieu y pourvoira.. !’
‘…Mais ce n’est qu’une parabole Jérémie… !’
‘…Quoi, une parabole, je ne te comprends pas.. ?’
‘…Cela veut dire une image, il faut essayer de comprendre ce qu’il y a derrière cette formule… Enfin… !’
‘…Mais je te dis que je les ai eus mes cadeaux… ! Je le lui ai demande par écrit… !’
‘…Tu demandes par la prière mais cela ne se matérialise en aucun cas, cela veut dire que si tu pries et que tu fais un vœu, D ieu va t’aider grâce à ta foi à obtenir disons la guérison d’un proche ou d’un ami … !’
‘…Et les cadeaux alors… ?’
‘…Demandes à ton papa… ! Il doit avoir la clef de l’énigme.. !’
‘…Je ne demande rien à mon père et tu es vraiment dégueulasse en me détournant de ce que je crois fermement.. !’
‘…Nigaud que tu es…. ! Naïf… ! Cesse de rêver imbécile.. !’
‘…Je ne te permets pas de me parler sur ce ton et de mettre en doute les promesses de A chem.. !’
‘…Ahahaah… ! Bon, j’ai autre chose à faire que d’écouter les boniments d’un demeuré... !’
Jérémie est écœuré par ce qu’il vient d’entendre de la part de sa meilleure amie.
Il sent monter en lui une sourde colère et va s’asseoir sur une marche d’escaliers.
Il est plein de rage. Il se met à pleurer.
Les paroles de son amie résonnent dans ses oreilles.
Il décide d’aller la revoir.
‘…Je pense que tu es jalouse et je préfère que tu ne me causes plus.. !’
‘…Nigaud que tu es... !’
Le soir, il rentre chez lui l’air contrit.
Il ne dîne pas et va directement dans sa chambre à la grande surprise de ses parents inquiets par ce comportement.
Sa maman va le rejoindre.
A suivre.
dimanche 3 février 2008
CHAPITRE 4° JEREMIE OU L ENFANT QUI.....
Le lendemain matin, Rachel, sa maman, découvre le nouveau billet mais inachevé.
Prise de panique, elle appelle sur le champ son mari.
‘…David… ? Euh…. ! Euh...!’ Elle est essoufflée.
‘…Quoi parle, qu’est qu’il y a, tu me fais peur… !’
‘…Il a demande quelque chose d’autre … !’
‘…Quoi.. ???’
‘…Justement, il n’y a rien d’écrit… !’
‘…Alors s’il n’y a rien d’écrit, pourquoi s’angoisser….. ! D ieu pour l’instant lui a donne ce qu’il a jugé bon de lui offrir… !’
‘…Mais tu ne comprends rien, sans doute qu’il a dû le lui demander par la pensée…. ?’
‘…Tu penses à quoi toi ????’
‘…Mais je ne suis pas A chem moi, pour lire dans ses pensées enfin, c’est à toi de deviner.. !’
‘….A moi… ? Mais depuis quand suis-je D ieu moi Hein… ? Tout cela est ridicule, je vais lui en parler pour que tout cela cesse… !’
‘…Non, il en sera choque ok ??? Et comment lui expliquer les précédents cadeaux… ?
Tu veux lui dire que c’est toi qui subvient à tout cela et que nous sommes entrain de l’induire en erreur ???’
‘…Attends ce soir lorsque je rentrerai….. ! On verra plus clair… ! Reprends tes esprits.. !’
Elle reprend ses esprits et raccroche faisant encore une fois confiance à son époux.
Le soir arrive.
‘…Ne lui dis rien pour l’instant, la nuit porte conseil… !’ Dit Rachel en s’adressant à son mari.
Rien ne se produit deux semaines après la demande du vélo décrit d’une façon ‘parabolique’.
La famille respire pensant sans doute que leur fils a prit conscience du refus de D ieu a assouvir une nouvelle fois son caprice.
Jérémie laisse passer une autre semaine et comme il est un enfant à ne pas rester sur un échec et se décourager facilement par un refus fusse t’il de A chem, il reprend sa missive là où il s’est arrête les trois précédentes semaines.
Il a l’intention pour mieux appuyer sa demande orale de la faire par écrit puisque cette méthode paye.
‘…A chem, je pense que ma demande orale ne t’es pas parvenue, donc je récidive par écrit… !Tu auras tout le loisir à mieux l’apprécier …
Il complète donc à écrire sa missive inachevée en se faisant plus précis.
‘…A chem, je se sais comment te remercier des bienfaits que tu m’envoies.
Je n’en espérais pas tant. Sans paraître gourmand, je voudrais que tu m’offres un vélo tout terrain si possible à ta convenance…. ! Selon ton désir… ! J’ai pensé que t’entretenir de vives voix serait plus convenable de ma part… ! Merci….A chem… !’
Mais au lieu de placer la lettre à son endroit habituel, il l’intercale entre les pages de son livre de torah qu’il place dans un endroit secret. Il pense que sa missive n’en sera que mieux imprégnée par les saintes écritures.
Rachel après le départ de son époux et de son fils, se précipite comme elle le fait depuis un mois, dans la chambre de son fils avec l’espoir de trouver le petit mot achevé.
Décontenancée, elle ne le trouve pas.
Elle risque de s’évanouir.
‘…DAVID…. ! DAVID…. ! Je vais mouRRIRRRRRRRRRRRRRRRRR...! LA TOUT DE SUITE…. !’
‘…Attends que j’arrive au moins ce soir… !’
‘…Y’ à plus de billet…!’
‘…Et bien tu vois, il se rétracte … ! C’est une bonne nouvelle… !’
‘…Non, il a du s’apercevoir que l’on les lisait… ! Ou alors, il a caché quelque part… !’
‘…Pas du tout… ! Pas du tout... !’
‘…Je vais fouiller toute la chambre jusqu’à ce que je tombe dessus… !’
‘…Fouille et en même temps cherche-moi, mes bretelles… !’
‘…Je ne suis pas dans tes bretelles ok… ?’
Elle met à exécution ce qu’elle a décidé de faire.
La chambre est mise sens dessus sens dessous.
Mais elle se rend bien vite compte de sa déconvenue.
Lasse, elle abandonne.
Elle remet de l’ordre.
A suivre…
lundi 28 janvier 2008
CHAPITRE 3 ...DE JEREMIE OU L'ENFANT QUI....
3°
L’époux se tait sans rien dire.
Il raccroche.
Il met sa veste et sort de son travail de pâtissier.
Dans le métro, il réalise que les paroles de sa femme sont logiques.
Voir même justes. Il se trouve enferme dans une nasse.
Il hésite à satisfaire la demande de son fils. Un doute l’habite et il se trouve partagé entre le désir d’assouvir et celui de ne rien faire. Mais s’il ne répond pas à ce caprice d’enfant, tout ce qu’il aura construit s’affalera comme château de cartes. Mettant en jeu la promesse de D ieu.
‘…Demande et tu obtiendras... !’
Il décide d’intercéder une nouvelle fois au souhait de son grand garçon avec à l’esprit qu’il se calmera.
Trois jours plus tard, Jérémie est au comble de sa joie, il trouve son paquet sur son lit avec à l’intérieur sa fameuse chemise. Il n’en croit pas ses yeux. Il referme la porte à clef pour apprécier cette offrande. Il ni a plus de doute A chem existe bien.
Il cache son bien ‘ Achemien’ sous le lit en prenant toujours soin de le couvrir.
Au déjeuner.
‘…Papa… ! Je n’ai plus aucun doute... !’
‘…Sur quoi mon fils… ?’
‘…Sur ce que vous m’avez enseigné depuis toujours… !’
‘…Expliques toi Jérémie… !’
‘…Que D ieu existe bien et qu’il nous comble de ses bienfaits... !’
‘…Tu avais des doutes auparavant... !’
‘…Hass ve challom… !Non... ! Seulement une appréhension mais là j’ai des preuves à présent… !’
‘…Des preuves… ?’
‘…Des signes… !’
‘…Tu peux me les montrer… ?’
‘…C’est dans mes rêves… !’
‘…Ah... ! Ce n’est pas du concret alors... ?’
‘…Que des rêves... !’
‘…Je souhaite qu’ils s’accomplissent..!’
‘…Oui qu’ils s’accomplissent… !Mon fils ... !’ Intervient RACHEL, la maman.
Le sujet prend fin au dessert.
Dans sa chambre Jérémie se fend en remerciements envers D ieu pour ses deux offrandes.
Mais il ne compte pas s’arrêter là. Si D ieu peut tout, pourquoi ne se substituerait t’il pas au père Noël… ? Ce personnage de légende inventé par les païens alors que A chem est réel, omniprésent et surtout à l’écoute de tout un chacun, à n’importe quel moment de la journée, à toute heure.
Cette fois ci, il compte profiter de l’occasion qui lui est offerte. Il va demander un vélo tout terrain afin de soulager son papa de cette lourde tache d’accompagnement en métro.
Il pourra ainsi se rendre à sa yechiva par ses propres moyens, comme un grand garçon.
Après sa douche du soir et ses prières, il s’enferme dans sa chambre. Il vérifie l’encre de son stylo afin de ne pas être pris de court et surtout interrompre le dialogue avec son créateur.
Il commence à écrire…
‘…A chem, je se sais comment te remercier des bienfaits que tu m’envoies.
Je n’en espérais pas tant. Sans paraître gourmand, je voudrais que...!’
Et là il s’arrête.
‘..Et si je lui demandais verbalement ma demande sans passer par l’écrit.
Ce serait plus poli et plus direct. D ieu m’entendra… !’
Il cache cependant ce début d’écriture sous le matelas près des autres deux plis.
Il le reprendra si nécessaire, si les mots venaient à lui manquer.
‘..Achem… ! Je te prie de m’excuser si je m’adresse à toi directement et oralement sans passer par les lettres. Je ne veux pas paraître exigeant à tes yeux.
Je te demande pardon d’avance. Peux-tu m’offrir quelque chose qui ressemble à deux roues avec un guidon et deux pédales, tout terrain afin d’épargner à mon papa la lourde tache d’accompagnement matinal à mon école. C’est une mitsvat que je te demande et pas autre chose…. ! Merci Achem… ! Que D ieu te bénisse, surtout ton nom.... !’
Il ferme les yeux pour mieux se concentrer sur sa requête.
Il s’endort, satisfait.
A suivre…
dimanche 27 janvier 2008
AU THEATRE CE SOIR...JEREMIE OU....
Paris le 14/01/2006.
RACHEL ATLAN………. La maman..
JEREMIE ATLAN……….Le fils. 6 ans.
LILAINE ASSOUS………Une amie de lycée. 8 ans.
LUCIEN SHASS………….Son instituteur.
ANDRE HATTAB…………Le Directeur de
GILBERT GANOUNA……Le médecin de famille.
BERNARD AZOULAY……L’autre ami de classe de Jérémie. 7 ans.
‘….Demande et tu obtiendras…. !’
Jérémie Atlan est un jeune garçon de 6 ans.
Intelligent mais naïf.
Il est fils unique.
Ses parents juifs tunisiens, traditionalistes, très versés dans les saintes écritures, lui ont enseigné et inculqué que sans la présence de D ieu rien ne peut être accompli.
Il a retenu cette recommandation depuis son berceau.
‘…Demande et D ieu y pourvoira… !’
Un vœu pieux sans trop grande résonance chez ceux qui prient peu et demandent beaucoup. Sans être récompensé . D’où leur scepticisme et le doute d’un grand nombre qui ignorent cependant les bienfaits du Seigneur , même minimes. Mais justifient une quelconque récompense reçue par le fait du hasard.
Jérémie s’imprègne donc de cette expression au point qu’un soir, alors qu’il est allongé sur son lit, il décide de mettre à exécution cette maxime.
Il écrit sur une feuille quadrillée vierge ceci…
‘…Achem… ! Mes parents disent souvent que tu accomplis des miracles… ! Ils y croit fermement et je ne peux mettre en doute leur parole… ! Moi aussi… ! Depuis un certain temps, je rêve d’avoir un présent de ta part.. ! Je ne peux rien leur demander au vu de leur situation modeste et je ne peux aussi te contraindre à m’offrir un présent de mon choix. Je te laisse libre de choisir , A chem sans te forcer ce que tu juges convenable pour moi… ! Merci… !’
Il plie sa feuille en quatre et la met sous son matelas près de son livre de psaumes.
Satisfait par sa requête, il s’endort paisiblement…
Le lendemain matin, comme à son habitude, son papa DAVID l’accompagne à pieds à sa yeshiva.
Sa maman RACHEL restée à la maison, vaque à son ménage.
Elle rentre dans la chambre de son fils pour aérer et changer les draps. Elle retourne le matelas et là, elle tombe par hasard sur ce papier plié en quatre. Elle lit.
Elle est surprise par le contenu. Elle retient ces quelques mots.
A midi, David, son époux rentre de son travail pour déjeuner.
-‘….Tiens…. ! Lis… !’
Elle lui tend la feuille de papier. Il en prend connaissance.
‘…S’il commence à croire que le père Noël est D ieu, nous ne sortirons pas de l’auberge…. !’
‘…Nous lui tenons tellement ce langage qu’il a fini par se convaincre qu’A chem offre tout… ! Il suffit de le lui demander pour obtenir… ! Que vas-tu faire…. ?’
‘…Doutes tu qu’il ne puisse pas tout faire…. ?’
‘…Pas du tout… ! Je pense seulement que si son souhait n’est pas accompli, il va douter et il en déduira que nous lui mentons… !’
‘…Réfléchir à cette situation imprévue…. ! Je vais lui acheter une babiole … !’
‘…Que tu mettras sous la cheminée que nous n’avons pas… ?’
‘…Dans sa chambre… ! En espérant que son caprice sera le dernier… !’
A suivre..
2°
Quelques jours plus tard, Jérémie rentre après les cours dans sa chambre. Et là il tombe sur une boite toute neuve posée sur sa commode.
Il l’ouvre avec précaution et découvre une belle paire de basket.
Il est ahuri par ce divin cadeau. Il l’essaye. Elle est à sa mesure.
‘…En plus mon D ieu, tu connais ma pointure… !’
Il se fend en remerciements..
Il referme l’offrande et prend soin de cacher son bien de D ieu sous son lit, derrière un carton, à l’abri du regard de sa maman au cas où…
Il en conclut que D ieu donne lorsqu’on lui en fait la demande.
Au petit déjeuner, il ne souffle mot à ses parents.
L’enfant s’est bien gardé de dévoiler ce qu’il a reçu la veille.
Ce sera son secret entre A chem et lui.
Puis réfléchissant en cours de chemin, il reconnaît que le fait de dissimuler de telles choses vis à vis de ses parents serait mal vu par A chem. Comment réagiront t’ils s’ils apprenaient que A chem lui a offert un cadeau… ? Il décide de leur en parler le soir.
Il ne veut pas paraître menteur surtout car supposons que sa maman tombe sur cette paire de chaussures, que va t’il avancer comme motif… ?
Mais sa conviction est faite D ieu existe bien et pourvoit si on demande.
Il est satisfait par cela, ses parents ne mentent pas sur ce point.
Le soir, chez lui, il rentre dans sa chambre et fait ses prières reportant à demain ce qu’il avait l’intention de dévoiler. Il jette un coup d’œil par dessous son lit avant de s’endormir afin de s’assurer que son présent est toujours là et qu’il n’a pas rêvé.
Une semaine se passe et les parents pris d’un doute les jours précédents sont rassurés ; leur fils s’est contenté d’un cadeau providentiel.
Tout semble rentrer dans l’ordre. Hélas, ils se trompent.
Deux semaines s’écoulent et Jérémie réécrit à la lumière de sa lampe de chevet une autre missive….
‘…A chem, sans vouloir abuser de ta grande générosité, te serait t’il possible de m’offrir…. !’
Là, son stylo ne marque plus. Il pense que D ieu trouve sa nouvelle demande abusive.
Il constate que l’encre de son bic stylo est épuisée.
Fort de ce constat, il reprend un autre bic pour continuer sa missive . Il est convaincu que ce n’est pas A chem qui l’a freiné dans sa démarche.
La pointe de son nouveau stylo repart et voilà notre jeune garçon satisfait.
Il continue…
‘…Une belle chemise… ! C’est bientôt la fête des garçons… ! Je ne te donne pas mes mensurations, tu les connais déjà… ! Toda raba.. !’
Il s’empresse de la mettre sous son matelas à côté de la première missive. Il s’endort.
Même scénario que les trois semaines auparavant.
Sa maman découvre le nouveau pli. Elle respire profondément sur le coup de la nouvelle découverte. Prise de panique, elle téléphone à son mari…
‘…David… ? Il demande une chemise, cette fois ci à Achem… ?’
‘…Calme toi…. ! Calme toi… ! Je trouverai une solution à ce problème… !’
‘…Bientôt si cela continue, il va demander une voiture et que sais-je encore.. ?’
‘…Il n’est pas en age de conduire enfin… ! Donc pour la voiture, on verra plus tard.. !
‘…Il va trouver autre chose… ! Ca va tourner au cauchemar, cette histoire… !’
‘…Tu exagères comme d’habitude, tu dramatises tout. Il connaît nos limites… !’
‘…Mais enfin, il écrit à D ieu pas à nous… ! A chem ne connaît pas les limites, imagine un instant qu’il ne pourvoit plus à ses souhaits, qu’allons nous lui rétorquer, s’il nous pose la question…. ?’
‘…On verra, on va réfléchir à la question… !’
‘…En attendant tu fais quoi… ?’
‘…Assouvir sa demande… !’
‘…Je divague… !’
‘… Il faut lui en parler en lui présentant la chose avec des paraboles… !’
‘…Des paraboles… ? A son age… ? Il ne comprendra rien, et si tu lui avoues que c’est toi qui lui offre ses caprices, nous passerions pour des menteurs et il en fera un chagrin, tu veux le rendre fou mon FIIIIIIILS…. ?’
‘…D ieu m’inspirera… !’
‘…Toi tu t’inspires et notre fils respire tout le bien de D ieu… !’
A suivre…
dimanche 6 janvier 2008
AU THEATRE CE SOIR....LA FAMILLE TUPPERWARE.
COMMENTAIRES DE ICHTIR.
Tu ne connais pas la dernière? non, figure toi que le cousin Sidney est à los Angeles pour voir sa fille, il est avec Annette sa femme et notre cousine. Le problème qui se pose c'est que Sidney qui aime beaucoup la famille et les différents plats que Simone(la maman de Michka) ma belle soeur prépare, ne sait comment faire pour récupérer toutes les choses qu'il a ratées pendant son séjour. Gâteaux, Mloukhia, Zlabia, poupées de sucre de Rass El Am de Nabeul, bkaîla, nikitouche, mhamas.
Il a juste été invité là bas chez la soeur de Paul Guez, c'est rien, car à Paris il va chez la cousine Désirée goûter toutes les bonnes choses qu'elle ramène de Tunisie, chez Simone, il aime beaucoup lui rendre visite, c'est très gentil à lui et les amis et la famille. Michkine, c'est vraiment un devoir qui lui incombe, c'est le goûteur!!!
Alors avec la famille réunie, on se demande si on peut faire une réunion tupperware, ramasser ce que chacun aurait pu lui faire goûter et les congeler pour les lui servir à son retour? qu'en penses-tu...? Car c'est un problème, non c'est un homme il n'est pas enceinte, mais on ne sait jamais si ça le rend malade , une crise de foie anticipée....
5 janvier 2008 08:09
Ma chère Ichtir, belle tante de mon ami..... Voilà, tes DESIR....Sont comme des bonbons qu’on offre à un gamin, que je suis. Je suis né bébé et je vieillis bébé.
La vieillesse me fait peur donc je l’ausculte et l’occulte.
Désiré j’adore être bercé. Merci.
Ma chère Ichtir, je t’informe déjà que maman, fait ce qu’on appelle aussi des réserves de ragoûts qu’elle met dans des ces fameux TUPPERWARE. Emet. Qu’elle met dans ses étagères du congélateur. Maman cuisine pour toute la semaine car elle se dit ‘...Aâlle mi oueti...OU ICHTI !’ C'est-à-dire au cas, ou un imprévu arrive, sous entendu, un invité improbable qui a envie.
Je vais donc y mettre mes tripes qui ne sont pas congelés.
Déjà pour me retrouver dans toute ta belle famille, il m’a fallu trois jours pour essayer de décortiquer cet imbroglio.
Présente...
Sydney de Melbourne.
Annette la femme de Sydney de Melbourne.
Michka miss LA GRANDE BLEUE.
Tata Ichtir la tante de Michka.
Simone la maman de Michka et belle sœur de Ichtir.
Danielle la belle sœur de Ichtir.
Monsieur Jaquemin le mari de Michka.
Dans
Un coup de fil...
‘...AlloOOO tata .... ?’
Grésillements...
Kcrchcchchchchchchch....
‘...Tata QUIIIII.... ?’
‘...ICHTIR.... !’
‘...Voilà, c’est mieux, Sydney ye ouldi, tu m’appelles d’oùùùùù.... ?’
‘...De la cité des Anges.... !’
‘...Ah tu as fais pousser des ailes alors.... ?’
‘...Aux mollets, tantine... !’ ...Je rentre demain soir avec ma famille, alors tu sais ce que j’aime le plusSS..... ?’
‘...Bien sur mon fils, arrive vite, ils t’attendent bien frais et dispos, tout ce que tu aimes est dans la banquise aligné comme des soldats de plomb.... !’
‘..Krrkrkrkrkrcchchch... !’
‘...Du plomb..... ? Pourquoi du plomb.... ?’
‘...Des soldats de plomb je te dis...’
‘...Pourquoi les soldats, Paris est sous le couvre feu... ?’
‘...Krchcchchchchchchchch... !’
‘....Non les ILS t’attendent bien frais et dispos comme des SOLDATS DE PLOMB... !’
Sydney envers sa femme...
‘....Annette, il y a des l’armée à Paris... !’
‘...Passe la moi, je vais essayer d’en savoir plus... !’
‘...TANTINE..... ? Qu’est ce qui se passe à Paris.... ?’
‘...Mes Ils sont comme des soldats de plomb dans la banquise... !’
‘...Ah ok, j’ai compris... !’
‘...Elle dit que les soldats de plomb sont dans la banquise mais pas à Paris... !’
‘...Ouf, je me suis senti mal... ! MERCI TANTINE A DEMAIN.... !’
Il raccroche.
Le lendemain vers les 18 heures, Sydney de Melbourne, parce qu’il est éleveur de kangourous en Australie, débarque avec sa femme Arlette et ses trois enfants.
Tata Ichtir, leur a fait une surprise. Elle est là cachée derrière une grosse colonne avec un présent dans les bras, comme Aznavour. Elle les voit sortir et va vers eux à leur insu...
‘...COUCOUUUUUUUUUUUUUUUUUUUU....?’ Et elle lui fait un croc en jambe, un geste de bienvenu, mche it lebekh, (il s’étale) qui l’envoie sur sa valise roulante, Sydney fait du surf...Sous le regard ahuri des touristes...
‘...TATAAAAAAAAAAAAAA.... ! Quelle drôle de surprise...!’
Embrassades générales.
Direction Versailles chez Tata Ichtir.
‘....Tata, qu’est que tu portes dans tes mains... ?’
‘...Un petite boite sotie de la banquise mais tu ne l’ouvriras que chez moi, où tout le monde t’attend... ! On fait une partie surprise TUPPERWAR, rien que pour toi... !’
‘...Mais dis moi ce qu’il a dedans, dans la petite banquise, j’en ai l’eau à la bouche... !’
‘...Enfin, Sydney, ne fais pas le gamin, soit patient et ne te montre pas impatient... !’
Enfin, ils arrivent.
Toute la famille fait une ovation au directeur générale des kangourous.
‘...Ah le voilà notre Sydney, l’homme aux poches d’Australie... !’ Michka.
‘...Quand même, tu aurais pu trouver autre chose... ! Jacquemin.
‘...Je parlais de ses poches aux yeux... !’
‘...Vous avez sûrement dormi peu n’est ce pas... ?’ Danielle.
‘...Oui, le temps de la traversée dans les airs fut pénible.. !’
‘...Pas aussi dure que celle d’une traversée dans le désert... ! Sur dos de chameau... !’ Simone.
‘...Là mes enfants nous allons goûter aux joie de la banquise, je vous ai préparé des petits rectangles genre igloo –esquimaux faits maison de mets dont vous vous en souviendrez, toute votre vie... ! Allons ne perdons pas de temps, Sydney, toi tu t’assois prés de Annette, Michka près de ton mari, Simone ijja bahdeya( près de moi) Danielle pas de chichi assis toi sur le banc..ise... ! Ahahah.... ! Je plaisante... !’
‘...Toujours ce froid entre nous... !’
‘...Je rigole, enfin, allez viens près de moi, tu seras au chaud... !’
Elle rentre dans la cuisine et sort avec un GORBA...(Une vessie).
‘...Devinez quoi ???? ‘
‘...On attend ta merveille... !’ Jacquemin.
‘...GORBA NIKI TOUCHE...VOUS POUVEZ TOUCHER SANS....NI.... !’(Vessie de ragoût de haricots) Congelée... ! Goûtez moi cela... !’
Elle attend un peu ouvre le bouchon et voilà que des petits grêlons en forme de pépites de pâte coulent sur les plats...
‘...Pas plus de 8 chacun parce qu’il y a la suite après..
‘...Comme c’est bon tata... !’ Lance Sydney en fin connaisseur alors que les autres convives ont du mal à ‘fourchetter’ les pépites en glaçons.
Michka ‘...Ca au moins c’est du solide bien frais... !’
Jacquemin....’...Du béton congelé, oui... ! Je sens déjà comme des billes qui s’entrechoquent dans mon ventre... !’
‘...C’est bizarre, c’est la première fois que je goûte à ce met sans pareil, t n’as pas une miche de pain, j’ai une envie mortelle de lécher le plat... !’ Danielle.
Un petit nikitouche en forme de glaçon glisse à terre. Et voilà toute la famille à quatre pas à chercher la pépite jaunâtre.... !
‘...JE L’AI....FIN DE LA PARTIE DE HOCKEY SUR GLACE... !’
La NIKI TOUCHE servie, Tata sort avec une lanterne après la vessie de glace.
‘...C’est juste pour vous éclairez, et j’apporte le second plat.... !’
Elle revient avec dans les bras, un grand plateau sur lequel repose...
‘...OREILLER DE MLOUKIYA....DES COTES ARMORICAINES...’Fondu à la glace norvégienne.... !’
Elle ouvre le tabou( bouchon) Et là rien ne coule...
Elle remue et enfin un filet verdâtre apparaît et coule lentement.
‘...Prenez votre mal en patience, dix minutes pour une petite coulée mais ca vaut le coup d’être patient... !’
Dix minutes pour deux centimètres de neige noire aussi dure que le béton.
‘...Un fleuve bien tranquille....Qui coule en prenant son temps...’ Jacquemin.
‘...Comme la vie... !’ Michka.
‘...Drôle d’oreiller... !’ Lui.
Danielle....’...Chtit( j’ai envie) un croûton de pain pour faire passer cette belle fondue ankylosée... !’
‘...T’es pas enceinte au moins... !’ Simone.
‘...A 63 ans, je ne vois comment je pourrais l’être... !’
La Mloukhiye( le fameux plat noire) est passée dans les estomacs avec beaucoup de peine.
On passe aux gateaux....
Ichtir sort avec deux TUPPERWAR..Et annonce...
‘...COULIS DE FARINE EN SERPENTINS CUIT A LA MODE ISLANDAISE... !’
Des manicots gélifies tout simplement...
‘...Ce coulis va me donner des torticolis... !’ Jacquemin.
‘...Koul et ensuite dis nous ce que tu en penses... !’ Ichtir.
‘...Ah quel régal, j’en redemande, oui, j’en redemande... ! Puis-je mettre dessus de la poudre vanillée... ? Pour relever la texture... !’ Sydney.
‘...Passez lui le sucre en Glace... !’ Simone.
Ichtir annonce...
‘...PETITS OVAUX FOURRES AUX DATTES ET A LA PATTE D’AMANDE... !’
Makrouds dans notre langue barbare.
‘...Tu nous prends pour des OISEAUX ICHTIR...’ Jacquemin.
Arrive enfin ...
‘...COLLIMACONS LIES A LA MODE BRETOU...
‘...Dans toutes les sauces, celui là... !’ Jacquemin.
‘...Michka, n’oublies pas qu’il était maçon avec d’être en colis... !’
Sydney se lèche les babines. Des morceaux de Colli...Gelés pendent à sa moustache.
Zlebia.
‘...Tu as des stalagmites, mon cher Sydney... ! ‘Simone.
‘...Mmmememe.... ! Même si je les avait au bout du nez, je les mangerai, c’est du pur art culinaire... !’
‘...Ce n’est pas un hasard... !’ Jacquemin.
Arrive le champagne.
‘...CHAMPAGNE DE AIN BOUFARTASS.... !’
‘...Enfin quelque chose de chaud... ! Bien de chez nous... !’ Michka.
‘...Ça m’a tout l’air surtout qu’au vu de la bouteille, elle nous laisse espérer une chaude coulée de larve bien froide...!’ Jacquemin.
‘...J’aurai tant aimé tremper un biscuit.... ! Avec...’ !’ Danielle.
‘...Tu peux toujours le bercer dans tes illusions... !’ Ichtir.
Enfin tous les TUPPERWARES sont passes et tout le monde s’est régalé par ces mets d’une froideur à vous casser les dents et par une température extérieure de -10.
Arrive la surprise.
‘...Sydney, nous voilà enfin arrivés à ton cadeau de bienvenu... !’
‘...Tiens.... !’
Sydney ouvre délicatement le tupperware et là il voit..
‘...SABOTS DE KANGOUROU EN FORME DE BOUCLES D OREILLES... !’
Lui dans une envolée lyrique...
‘...JE PEUX LES SAUPOUDRER AVEC UN PEU DE ANNETTE.... !’
‘....Quel humour... !’ Annette sa femme.
‘...Ecoutez Breitou, avec vos salades vous perturbez l’équilibre de notre famille.
Vos histoires à la sauce goulettoise vous les mettez au....FRAIZER.... !’ Jacquemin.
‘...Je me sens tout glacé... ! Comme du papier...Monsieur... !’
NB.Pour la famille ZARBOUYI( les rats).. ! Ce sera un autre sketch... !
SKETCH....LA YOSBANAH.
‘...
(
Dans ma boutique, je téléphone à ma mère….
-Allô…! Maman… ?
-Qui c’éééee…. ?
-C’est Bèbért…. !
-Yèjjiz… ! ( Mon estimé... !)
-C’est pour te remercier…..elle était formidable ta pkaila…!'
-Ahhhh…!Sahà ou fârhà….ourrass ouldi…tu ne peux pas savoir comme cela me fait plaisir…Rabbi mè yechouikch….lèymardék…..ça me réconforte….’
(‘ Avec santé et joie…sur ta tête mon fils…………..Que D.ieu te garde tes enfants…..que tu ne tombes pas malade…….’)
-Mais …..ne te fâche pas hein… ! Tu ne l’aurai pas trop laisser sur le feu… ?
-Tchèdééééth…. ?
(‘Brûléééééééé……. ? (Légèrement)
-Excuse-moi maman …je ne voulais pas…. !'
-Yèrranni kbar fél jebènnééééh….léééé…..oufiiiiiit….ômôk météééééèt…..oullit r’krâââ ou méchrouuuun… !.Sérvitèk pkailé mèchdoudéééh… ? ouayâlla Hayiè….. !
(‘Que je sois une tombe dans un cimetière…nooooon… !..je suis finiiiiii…ta mère est morrrrrte…je suis devenue de la merde dans de l’eau chaude…je t’ai servi une pkailè brûlée… ?..pauvre Hayié… !)
-Maman, ce n’est pas grave…! Pourquoi toutes ces malédictions….C’était très bon….ne te maudis pas pour une ratée… !
-Ratééé.. ? Yomri mché slatah…kobarrâ yallikôm….je l’ai ratée… ? .Jdah ta Franssa oullit…bijémè zetelah chwiyè mé…Eye .. ! je me rappelle….chemit hajjè mah roukâh ou mè hèmentch réchmi…. !
(‘………..Ma vie est partie en salade….Que je parte en sacrifice pour vous…..une mule de France je suis devenue…pourtant j’ai ajouté un peu d’eau…Oui……..j’ai senti quelque chose de brûlée mais je n’ai pas cru mon nez….’)
-Maman… ! D’habitude tu mets un morceau de Yosbanah…… ?
-Yosbanaaaaah…. ? Nchit èl yosbanah… ?.kènéth fi oustaaaah….ourass ouldi
kiffèch pkaila bléch yosbanaaah.. ? yâtini yasbannah…amin…Non. Non…je te dis ta mère a perdu…
(Sauccisse….. ? J’ai oublié la saucisse…. ? Elle était dedans …sur ta tête mon fils… ! Comment une pkaila sans saucisse… ? Qu’il m ‘arrive une saucisse… ! Amen………..)
-La yosbanah… ?
-Non….la tête… Elle a dû fondre dans le ragoût.. !
-Quoi…ta tête… ?
-Assez toi….? je suis énervée et tu fais de l’esprit…. ? Bon ..je vais t’apporter un morceau… !
-Non…maman .. ! surtout pas ….j’ai tout mangé….tu as mis du sel…. ?
Mèchouchéééééh… ? Yèranni bléch mèlh… ! alors dis-moi que je me suis trompé de plat… ? .je mange mechouch (fade) à cause de ma tension….Elkit tarf èl lhâm èl minou…. ?
(Fadeeeeee….. ?……..Que je sois sans sel..….
…………..fade……………………………..tu as trouvé le morceau de viande au moins….. ?
-Oui……..un peu dur….. !’
-Charèfffff….. ? Yèranni chèrfèh… !.chnouè èl pkailè ta farh èlli byatèlék…Ah non…. ? Mchit ma élli mchéw….depuis qu’ils m’ont envoyé la feuille de
(‘ Duuure….. ? Que je sois dur…. ! C’est quoi cette pkailé de fête que je t’ai envoyée……..partie avec les morts…..’)
MOI…-Ah…. !.Indu … ? ça veut dire pris indument , en plus….que tu dois rembourser..
maman… ? Le tuperrware de dessert que tu m’as envoyé….les fraises…. ? .tu ne t’ai pas trompé..? .
-Quoi encore… ?
-C' était des petites tomates…. ! ‘Des cerisettes’
-Ceriseeettes…. ? Ouallièh nèstak ou naydèm……j’ai des bouffèes de chaleurs…
(‘………………………………..Pauvre de moi que je critique et plains……’)
-Ce n'est pas important maman…. !
-Dis- moi… toi...? Je t’envoie à manger et tu trouves à redire….yè kbih…. !
…………mal èduqué..)
-Tu sais maman….Pour l’indu… ? C’est 5 millions que tu dois rembourser… ?
-………………(‘Silence’)
-Allô.. ? Allô… Maman… ?
Elle a dû s’évanouir la pauvre, ma mère. Je vous tiendrai compte de la suite…..paroles d’Albert…
-
REFLEXIONS....BRIC A BRAC.
La curiosité des maitres et des maitresses à l’époque portait parfois à nous questionner sur la fonction de nos parents...La voisinage aussi n’était pas en reste. Certes moins puisque tout le monde se connaissait mais il arrivait que ....
Madame Alexia ma maitresse des premiers cours...
‘....Albert... ! Que fais votre père ... !
‘...Il est marbrier, Madame.... !’
30 plus tard,
Un ami questionne mon père...
‘...Deidou, que font tes enfants.... ? Dit avec fierté.
‘...Toba... Mta el chnen... !’( Dentistes) Sauf moi et mon frère Max. Des ratés d’occasion.
Suivez moi....
‘...Lucas.... ? Que fait votre papa dans la vie... ?’
‘...Il est tondeur de chiens, Madame... !’
30 ans plus tard....Le papa fier de son adulte.
‘....Mon fils... ? Il est dans la pétrochimie, il dirige la chimie dans le pétrole... !’
‘...Santini, votre papa travaille... ?’
‘..Il est berger au pays Corse Madame... ! Et le soir il met une cagoule, il dit souvent à ma mère lorsqu’il va en réunion avec ses copains dans la montagne‘...C’est pour ne pas avoir froid aux yeux... !’
‘...Je vois... !’
30 ans plus tard....
‘....Mon fils... ? Il est chef de nos moutons dans la montagne avec bcp de respect, I
‘...Moche.... ? Votre papa, fait quel métier.... ?’
‘...Il est plombier, Madame, il répare les tuyaux et les fuites... !’
30 ans plus tard...A Belleville...
‘...Mon fils... ? Avant il était compliqué aujourd’hui, il a une très bonne situation, tiens voilà sa photo, hein... ? Ici avec ses amis, je le vois une fois tous les six mois, il a trop de boulot, c’est normal lorsqu’on est normalien... ! Sa femme, elle est aussi normalienne, tout est normal chez eux et pour ne pas déranger leur normalité, on va les voir une fois par an à Versailles... !Dés fois, une fois tous les deux ans, lorsqu’ils partent en vacances en fin d’année au ski... ! Mais on se téléphone, souvent, je lui laisse bcp de messages sur son répondeur et lorsqu’il me rappelle, il dit qu’il est très occupé...Normal, il est normalien, ye Breitou... !’
Le jeune Hamou...
‘....Votre papa, il travaille.... ?’
‘...Il est employé sur la chaine Peugeot depuis 35 ans, Madame... !’
15 ans plus tard....
‘...Mon fils... ? Hamou, Ma challah, il i commercial dans la citi des 4 ‘rih’(vents)... ! Un très bon poste, mon ami...Breitou ! Il vend di Coqs et des Cannes à bis (c’est un bon produit qui rapporte kil mi dit) ses amis se nourrissent d’un peu d’herbes... ! Le soir, i fi des match de foot, et crois mois ils ‘chouttent’ bien dans li parking d’en face. Il va avoir une promotion, bientôt directeur des ventes. Le soir quand il rentre, il i cassè, harassé, i tient pas debout, alors Ourida ma femme, elle li masse les pieds à cause des piqures de moustique qu’il y a sur le terrain... ! Tiens, rigarde si ki la direction lui a offert, zouz poste de tili plasmacenta, nouvelle génération, en hamdoulla, la viritè, je ni travaille plous dipuis q’il travaille... ! Ma fille Ouarda, elle i sécritraire depuis 12 ans dans une grosse boite, avant elle travailli sur place, mi depuis deux ans, son patron lui a offert un gros camion, alors elle dimarche sur les autoroutes les bons clients, en hamdoulla, je suis bien... !’
‘...Mamadou, votre papa... !’
‘...Il est travaille à la Mairie, derrière un gros camion vert, le soir, il se plaint toujours de la fatigue mais comme il dit ‘...Sans diplôme, tu es dans la poubelle à vider les bacs... !’
30 ans plus tard...
‘...Mon fils Mamadou ??? Il travaille à Barbes, il vend des portables tombés du camion... ! Albert...! Comment les portables peuvent tomber du camion... ? Nous, si on fait tomber une feuille crasseuse, le contrôleur il nous donne une mise à pieds... ! Dés fois, je l’imagine, à genoux sur l’autoroute, avec tous les risques, ramasser les portables, ce que je crains un jour c’est que la facture soit trop lourde et qu’il ne peut pas payer... !!’
RECIT....MONSIEUR ALPHONSE TIBI
'...Joue violon la tristesse...!!!!
Le récit que je vous narre est en partie vrai.
Je l'ai entendu hier lors d'un diner chez ma sœur.
J'ai eu mal au cœur à mesure que ce monsieur me le narrait.
Je suis né à Tunis, rue de Bordeaux. Ancien Directeur de la SMC (Ste Marseillaise de Crédit).
J’ai 64 ans aujourd’hui, à la retraite. A Paris. Célibataire. Je vis dans un bel appartement du coté du 17 ième. Oui, célibataire alors que j’aurai pu me marier, il y 40 ans avec Chantal, une très jolie fille de 18 ans...Ma secrétaire.
Je suis l’aîné d’une famille qui compte 6 frères, 2 filles et 4 garçons.
A l’époque ma sœur Tilda avait 25 ans, pas mariée. Aujourd’hui encore, elle ne s’est pas mariée d’ailleurs nous sommes tous célibataires, des esseulés, qui vivons chacun pour soi... !
A l‘époque, ll ne fallait pas que je me marie avant que ma sœur Tilda ne se marie, s’était comme cela dans notre famille. La coutume.
Ils sont venus des prétendants pour elle, mais papa a pensé que la dot était trop lourde alors que mon pauvre papa z’al, était patron de son Usine de Métallurgie à Mégrine. Et puis maman trouvait que ses jeunes filles ne répondaient pas aux critères de la famille.
Elles n’étaient pas à leur goût. Alors, nous avons attendu que le bon goût arrive.
Il n’est jamais venu et nous avons depuis, mes frères et moi, un goût amère dans la bouche qui dure depuis ce temps là... ! Dans ma solitude, je pense à cette phrase de ma grand-mère Frtina paternelle qui nous disait’...Bech teqlou ouled’qom fi krouch’qom... !’ (Vous allez bouffer vos enfants dans vos ventres... !’) Que nous ne connaitrons jamais le bonheur et la joie du mariage ni celui de procréer. Une allusion prémonitoire qui fait de nous aujourd’hui, des êtres sans joie malgré notre fortune. ‘’’’’’’’’’’’’’’’’’’’’’’’’’’’’’’’’ .....Maman est bien morte depuis et nous nous sommes dis qu’il fallait briser cette coutume mais hélas, nous n’avions pas eu le courage, ni la force de le faire parce que nous avions les paroles de notre maman qui nous ordonnait, sur son lit de mort,...Tilda lejjem tyaréch qbol men’qom... !’(Il faut que votre sœur se mari avant vous.. !’) Une phrase dans nos oreilles qui revenaient sans cesse comme un boomerang.
Comme un boomerang.
( Il essuie ses larmes.)
Une promesse c’est comme un contrat, dans notre famille.
On respectait les contrats, alors nous l’avons respecté du début jusqu’à la fin. cE contrat qui faisait de nous des hommes et des femmes, nous les TIBI, des solitaires malheureux.
Tristes à mourir.
Pas un cri d’enfant chez moi, pas une couche à changer, rien pas même un chat ou chien de compagnie parce que maman disait que les animaux étaient porteurs de maladie.
Oui, nous sommes malades aujourd’hui mais pas des animaux mais de cette bêtise de nos parents qui nous ont verrouillés le bonheur... La joie de tenir dans nos bras les enfants que nous n’avons pas...! A cause de Tilda qui est aujourd’hui très malade... !’
On ne va même pas dans les fêtes, nous n’avons ni cousins, ni proches.
Célibataires endurcis mais en plus sans aucune attache. Hélas.
vendredi 4 janvier 2008
SKETCH....R.M.I
R.M.I.
Renseignement sans Mauvaise Intention.
'Allô ...! Tata...?’.
‘Qui c’est ..?.....Bébert ....!’
‘Oui tata ... !C’est moi !’
‘Comment vas-tu ... Yà ouldi ......!’(Mon fils)
‘Bien tata ....Et toi...!’
.’Euf....Qif chàd babAAAa...Elli tah mei qoim!’ (Comme la chance de mon père qui est tombèe sans se relever... !)
‘Qu’est- ce qu’il t’arrive ......?’
‘On m’a coupé le R.M.I...’
‘Tant que c’est çà ...c’est pas grave, ils auraient pu te couper l’eau ou le gaz, cela aurait plus grave.
‘Tu te rends compte aprés 18 ans ......! Cà me fait de la peine’.
‘Il fallait bien que cela arrive un jour ...Avec le trou de
‘Yakhir .....C’est de ma faute si
‘ Tu soupçonnes quelqu’un... ?’
‘Qu’est ce je sais moi......j’ai tellement de jaloux et d’ennemis....!’ Qui sait d’après toi...?’
‘...Peut être le mari de ...!’
‘Mais il n’est pas au courant de ton R.M.I ‘
‘Si c’est pas lui ce doit être la femme de...’
‘ Mais elle est morte depuis longtemps … !’
‘Ah ..! Ouais..... Elle ne me l’a pas dit....!’
’Mais si elle est morte, elle ne pouvait pas te le dire, tata.. ; !’
‘Mèchquinà ...Je l’accuse pour rien ....C’est alors le fils......’
(La pauvre)
‘Mais il est parti en Israël depuis 15 ans ........’
‘Ouallia ...echbini.... je ne suis au courant de rien....’
(Pauvre de moi ......comment se fait il que.....)
‘Alors finalement ....c’est qui..... ?.’
‘Je pense à ...J’ai eu un problème avec son père, il y a longtemps à
‘Mais c’est de l’histoire ancienne ...Il ne peut pas te tenir rancune à ce point ...Et puis aujourd’hui ....Il est très religieux .....loubAAA....’
‘Eye ....ijjini ....Ménèm héddoù ..... ! Elli khéffou mè rabbi..... .’
‘(Oui….assez de ceux là…..ces religieux… ! ’)
‘Ma tante ... ! Tu divagues ...c’est pas bien de parler d’eux comme ça ‘
‘ Ah ...... ! Tu le défends ... ? Qendil chidi marhéz ...iddaoui kèn yàl barrani ‘.
“...... ..La veilleuse de Sidi Mahrez (saint) qui ne guérit que les étrangers
‘Bon...! Qu’est ce que tu vas faire maintenant.... ?’
‘Je vais aller squatter l’assistante sociale .....Yérrââ kbar...Ensuite je vais aller voir les juifs....Bélyafià ...ensuite je vais écrire au maire et je vais prendre rendez vous avec la députée...Yeqseff chbibetà.....avec le français que j’ai.....” “......................................................................Quelle soit une tombe................................ sans espoir.................................que son âge soit raccourci......)
‘Qu’est ce que tu vas leur dire ?”
‘Tèwa nébqilèm ...Je n’ai pas teint mes cheveux exprès ...Je vais aller les voir avec mes cheveux blancs ...Une veuve sans mari ...Tu ne crois pas qu’ils auront pitié de moi .....Hein....à 80 ans .....’
(Je vais aller leur pleurer .....)
‘Mais tatà ......avant de te couper le R.M.I ....Ils ont dû faire une enquête...Non .. ?’
‘Une enquête .......el hahjani alliem......Va voir qui prend le R.M.I ....Ma copine Marcelle .....Elle a trois ballass à Neuilly ....où qellà dèb mélfouk èlloutà ......Téch’âaâl kif èl far mtà sidi bouchaid ...Kôl yom tèmchi ........tèt’ khllà fi juan ...Yà méjèlli.....
( ...............................que je m’endeuille pour eux.........
............................................................immeubles...............elle est toute remplie de bijoux de haut en bas ........elle brille comme le phare de Sidi –Bou- Said................chaque année elle vas en villégiature à Juan.....ma chance ......)’
‘Mais ma tante ....toi tu es........’
‘Qu’est ce que tu vas me dire .........bèch tahchèdni........voilà élli yàri termay .............’
( ....................................................tu vas m’envier .........
celui qui découvre ses fesses.........)(celui qui se dévoile sous entendus a la famille)
‘Surtout que les tiennes sont fripées... !’
‘Yé kbih......”
(Mal élevé)
Elle a raccroché sur mon nez.
J’adore ma tante.
