lundi 10 mars 2008
CHAPITRES 9° ET FIN.
Le lendemain à 16 heures, Monsieur Hattab sonne à la porte des Atlan.
‘…Bonjour Madame … !’
‘…Rentrez, je vous attendais, il est dans son lit, je lui ai dis que vous passerez le voir. Il a été surpris.. !’
‘…Bon, conduisez-moi à lui… !’
Madame Atlan le conduit dans sa chambre.
‘…Bonjour Jérémie… !’
‘…Bonjour Monsieur Hattab… !’
‘…Alors vous avez bonne mine ce que je vois.. !’
‘…Grâce à A chem, oui… !’
‘…Laissez-moi avec lui ...! Madame Atlan… !’
Il reprend...
‘…Bien, tout d’abord, tous vos amis vous passent le bonjour… !’
‘…Aucun d’eux n’est venu me voir… !’
‘…Cela ne veut pas dire qu’ils ne demandent pas après vous.. ! La pensée remplace la présence certaines fois, vous savez...? Et puis lorsqu’on est fatigué en générale, on évite de montrer sa méforme… !’
‘…Si vous me le dites, je le crois… !’
‘…Bon, j’ai appris pour l’incident qui s’est passe, il y a quelques jours et qui vous a mis dans cet état... !
Vous savez les enfants ne sont pas matures des fois et pensent que tout peut se dire sans réfléchir. Et que tout peut aussi se donner sans conséquence… ! C’est de votre âge… ! Le rêve surtout.
On rêve plus souvent lorsqu’on est enfant qu’adulte... ! Tu sais pourquoi…. ?
‘…Non… !’
‘...Parce que Le rêve est fait pour vous, la réalité est pour nous, les adultes. Nous avons eu nos parts de rêves, certains se sont accomplis d’autres pas mais dans tous les cas, il ne faut jamais désespérer même si un rêve ne s’accomplit pas… !‘…A chem fait bien les choses mais vois- tu, il y a autre chose que tu ignores pour ton age... ! La transmission de la pensée. Tu es bien jeune pour comprendre cela. Il suffit de penser très fort à quelque chose et cette chose se réalise par quelqu’un d’autre. En somme, tes pensées voyagent et en chemin, elles ont été captées par une autre ou deux personnes très proches de toi ? Qui a part A chem, t’aime aussi fort sur terre… !’
‘…Mon père et ma mère... !’
‘…Voilà … !’
‘…Vous penser que… !’
‘…Je ne pense rien, je déduis que certains évènements ne trouvent pas une explication rationnelle… !’
Lorsqu’on fait une demande au Rav, ce dernier écoute, prend note, médite puis fait sa prière afin que D ieu l’entende... ! Il est ce qu’on appelle un intermédiaire… ! Moise, dans notre bible est un de nos plus grands prophètes et il était écouté par D ieu et lui obéissait … ! Les exemples abondent dans la torah de rêves qui ont été déchiffrés par nos grands érudits mais eux seuls peuvent le faire sans se tromper… ! Pas nous qui sommes seulement des serviteurs de la torah… ! C’est trop complexe… !’
Vous vous êtes confiés à Monsieur Shass n’est ce pas… ?’
‘…Oui… !’
‘…Au sujet de certains témoignages… ! De quoi s’agit t’il… !’
‘…Vous …. ! Je peux vous le dire à vous… ?’
‘…Tu peux tout me dire… !’
‘…Ben moi, je n'ai pas rêve lorsque A chem m’a envoyé mes cadeaux… ! Tenez…. ! Regardez sous mon lit… !’
Le dirlo se baisse.
‘…Tirez la boite en carton et juste derrière il y a deux cadeaux de A chem… !’
Le directeur s’exécute. Il retire la boite en carton et prend possession de ce qui se trouve derrière.
‘…Oui, c’est cela, regardez Monsieur Hattab…. !’
Il ouvre les deux paquets devant son directeur.
‘… En effet, je les trouve très beaux ces deux cadeaux… !’
‘…J’attends un vélo…. ! Ca tarde à venir mais je sais que je l’aurai… !’
‘…Jérémie, tes parents sont des gens merveilleux, mais ils ne peuvent se substituer à A chem… !’
‘…Vous voulez dire que… !’
‘…Les parents sont un peu comme A chem sur terre sauf que A chem nous protège d’en haut pour que rien ne nous arrive en bas… ! Ils ont fait ces deux rêves magnifiques et tes cadeaux ont apparu dans leurs songes et ... !’
Jérémie se met à pleurer…
‘…Je pleure de joie Monsieur Le Directeur.. !’
‘...Tu as donc compris combien leur amour est grand pour toi et qu’ils font tout pour que tu sois heureux... !’
Jérémie se lève et descend en compagnie de son dirlo.
‘…Papa, Maman, j’ai tout compris… !’
Il va les embrasser.
Le dirlo…
‘…Va dans le couloir, il y a quelque chose pour toi… !’
Jérémie tombe sur son vélo tout terrain…
‘…Tu vois, j’ai fais le même rêve que toi autrefois et D ieu me donne l’occasion de l’accomplir pour la bonne cause… !’
‘...Merci Monsieur Hattab… !’
Barkhenou achem ellok ehnou…Continuez….
vendredi 22 février 2008
CHAPITRE 6° JEREMIE OU L ENFANT QUI....
‘…Tu m’as l’air fâché… ?’
‘…Liliane met en doute la présence de D ieu… !’
‘…Son père est louba pourtant... !’
‘…Elle m’a traitée de nigaud et de naïf, nous avons rompu nos liens d’amitié ce matin… ! Elle me parle de parabole… !’
‘…Soit plus clair… !’
‘…Pourquoi met t’elle en doute notre maxime ‘...Demande et D ieu y pourvoira… ?’
‘…Chacun est libre de penser comme il veut… ! On y croit ou pas mais dans son cas, je trouve que sa façon de penser est un peu légère… ! Il n’y a rien à expliquer.. !’
‘…Vous y croyez-vous, papa et toi à cette certitude… ?’
‘…Oui, nous n’avons aucun doute là dessus… !’
‘…Je suis convaincu de cette présence… !’
‘….Comment en es-tu arrivé à cette conclusion… ?’
‘…J’ai eu des signes, des preuves … !’
‘…Je peux les connaître ou les voir… ?’
‘…Non, pas pour le moment… !’
‘…Tu me caches un secret… ?’
‘…Pas du tout… ! J’attends autre chose pour être sur de ce que j’avance... !’
‘…Je n’insiste pas… ! Conclue la maman.
Elle descend les escaliers et va rejoindre son mari qui est assis au salon.
‘…Et alors... ?’
‘…Il croit dur comme fer… ! Liliane l’a traitée de nigaud et il a coupé court sa relation amicale avec elle… !’
‘…Toute la yeshiva va être mise au courant... ! Laissons les choses en l’état… !’
Plus tard dans la cour de récrée, Bernard son ami de quartier s’adresse à Jérémie, d’un air moqueur.
‘…Alors Jérémie, il parait que tu es en relation directe avec A chem.. ??’
‘…Je vois que Liliane a fait passer son info… !’
‘…Tu as eu des signes, des preuves, des gâteaux sans doute, ou peut être des billets de ciné… !’
Il est entouré par d’autres amis de son age qui le tournent en dérision.
Les railleries fusent de toutes parts au point que Jérémie se sauve pour aller s’abriter sous le préau.
Il est mal à l’aise par la trahison de sa meilleure confidente.
Il remet sa collation dans sa poche.
Il n’a plus faim. Il sent qu’il va vomir. Il vomit et commence à pleurer en solitaire.
M. Schass, son instituteur a tout vu.
Il va vers lui...
‘…Qu’est ce qui t’arrive Jérémie… ? Tu es malade… ? Pourquoi pleures-tu ? ?
Il sanglote.
‘…Tu ne veux rien me dire….. ?’
Il lève la tête vers son maître.
‘…J’ai été pris à parti par mes camarades… !’
‘…Mais pourquoi, ils t’aiment bien je pense... !’
‘…C’est une affaire de A chem, qui n’est pas à leur goût... !’
‘…Expliques toi… ?’
‘…J’ai eu des témoignages personnels de la présence de A chem… !’
‘…Tu veux dire qu’il s’est manifesté à toi…. ? Et comment… !’
‘…Il m’a offert deux présents et j’attends le troisième… !’
‘…Tu peux me les montrer demain… ?’
‘…Je vais réfléchir… !’
‘…Bon faisons comme cela et cesse de te morfondre… !’
A suivre ....
dimanche 3 février 2008
CHAPITRE 4° JEREMIE OU L ENFANT QUI.....
Le lendemain matin, Rachel, sa maman, découvre le nouveau billet mais inachevé.
Prise de panique, elle appelle sur le champ son mari.
‘…David… ? Euh…. ! Euh...!’ Elle est essoufflée.
‘…Quoi parle, qu’est qu’il y a, tu me fais peur… !’
‘…Il a demande quelque chose d’autre … !’
‘…Quoi.. ???’
‘…Justement, il n’y a rien d’écrit… !’
‘…Alors s’il n’y a rien d’écrit, pourquoi s’angoisser….. ! D ieu pour l’instant lui a donne ce qu’il a jugé bon de lui offrir… !’
‘…Mais tu ne comprends rien, sans doute qu’il a dû le lui demander par la pensée…. ?’
‘…Tu penses à quoi toi ????’
‘…Mais je ne suis pas A chem moi, pour lire dans ses pensées enfin, c’est à toi de deviner.. !’
‘….A moi… ? Mais depuis quand suis-je D ieu moi Hein… ? Tout cela est ridicule, je vais lui en parler pour que tout cela cesse… !’
‘…Non, il en sera choque ok ??? Et comment lui expliquer les précédents cadeaux… ?
Tu veux lui dire que c’est toi qui subvient à tout cela et que nous sommes entrain de l’induire en erreur ???’
‘…Attends ce soir lorsque je rentrerai….. ! On verra plus clair… ! Reprends tes esprits.. !’
Elle reprend ses esprits et raccroche faisant encore une fois confiance à son époux.
Le soir arrive.
‘…Ne lui dis rien pour l’instant, la nuit porte conseil… !’ Dit Rachel en s’adressant à son mari.
Rien ne se produit deux semaines après la demande du vélo décrit d’une façon ‘parabolique’.
La famille respire pensant sans doute que leur fils a prit conscience du refus de D ieu a assouvir une nouvelle fois son caprice.
Jérémie laisse passer une autre semaine et comme il est un enfant à ne pas rester sur un échec et se décourager facilement par un refus fusse t’il de A chem, il reprend sa missive là où il s’est arrête les trois précédentes semaines.
Il a l’intention pour mieux appuyer sa demande orale de la faire par écrit puisque cette méthode paye.
‘…A chem, je pense que ma demande orale ne t’es pas parvenue, donc je récidive par écrit… !Tu auras tout le loisir à mieux l’apprécier …
Il complète donc à écrire sa missive inachevée en se faisant plus précis.
‘…A chem, je se sais comment te remercier des bienfaits que tu m’envoies.
Je n’en espérais pas tant. Sans paraître gourmand, je voudrais que tu m’offres un vélo tout terrain si possible à ta convenance…. ! Selon ton désir… ! J’ai pensé que t’entretenir de vives voix serait plus convenable de ma part… ! Merci….A chem… !’
Mais au lieu de placer la lettre à son endroit habituel, il l’intercale entre les pages de son livre de torah qu’il place dans un endroit secret. Il pense que sa missive n’en sera que mieux imprégnée par les saintes écritures.
Rachel après le départ de son époux et de son fils, se précipite comme elle le fait depuis un mois, dans la chambre de son fils avec l’espoir de trouver le petit mot achevé.
Décontenancée, elle ne le trouve pas.
Elle risque de s’évanouir.
‘…DAVID…. ! DAVID…. ! Je vais mouRRIRRRRRRRRRRRRRRRRR...! LA TOUT DE SUITE…. !’
‘…Attends que j’arrive au moins ce soir… !’
‘…Y’ à plus de billet…!’
‘…Et bien tu vois, il se rétracte … ! C’est une bonne nouvelle… !’
‘…Non, il a du s’apercevoir que l’on les lisait… ! Ou alors, il a caché quelque part… !’
‘…Pas du tout… ! Pas du tout... !’
‘…Je vais fouiller toute la chambre jusqu’à ce que je tombe dessus… !’
‘…Fouille et en même temps cherche-moi, mes bretelles… !’
‘…Je ne suis pas dans tes bretelles ok… ?’
Elle met à exécution ce qu’elle a décidé de faire.
La chambre est mise sens dessus sens dessous.
Mais elle se rend bien vite compte de sa déconvenue.
Lasse, elle abandonne.
Elle remet de l’ordre.
A suivre…
lundi 28 janvier 2008
CHAPITRE 3 ...DE JEREMIE OU L'ENFANT QUI....
3°
L’époux se tait sans rien dire.
Il raccroche.
Il met sa veste et sort de son travail de pâtissier.
Dans le métro, il réalise que les paroles de sa femme sont logiques.
Voir même justes. Il se trouve enferme dans une nasse.
Il hésite à satisfaire la demande de son fils. Un doute l’habite et il se trouve partagé entre le désir d’assouvir et celui de ne rien faire. Mais s’il ne répond pas à ce caprice d’enfant, tout ce qu’il aura construit s’affalera comme château de cartes. Mettant en jeu la promesse de D ieu.
‘…Demande et tu obtiendras... !’
Il décide d’intercéder une nouvelle fois au souhait de son grand garçon avec à l’esprit qu’il se calmera.
Trois jours plus tard, Jérémie est au comble de sa joie, il trouve son paquet sur son lit avec à l’intérieur sa fameuse chemise. Il n’en croit pas ses yeux. Il referme la porte à clef pour apprécier cette offrande. Il ni a plus de doute A chem existe bien.
Il cache son bien ‘ Achemien’ sous le lit en prenant toujours soin de le couvrir.
Au déjeuner.
‘…Papa… ! Je n’ai plus aucun doute... !’
‘…Sur quoi mon fils… ?’
‘…Sur ce que vous m’avez enseigné depuis toujours… !’
‘…Expliques toi Jérémie… !’
‘…Que D ieu existe bien et qu’il nous comble de ses bienfaits... !’
‘…Tu avais des doutes auparavant... !’
‘…Hass ve challom… !Non... ! Seulement une appréhension mais là j’ai des preuves à présent… !’
‘…Des preuves… ?’
‘…Des signes… !’
‘…Tu peux me les montrer… ?’
‘…C’est dans mes rêves… !’
‘…Ah... ! Ce n’est pas du concret alors... ?’
‘…Que des rêves... !’
‘…Je souhaite qu’ils s’accomplissent..!’
‘…Oui qu’ils s’accomplissent… !Mon fils ... !’ Intervient RACHEL, la maman.
Le sujet prend fin au dessert.
Dans sa chambre Jérémie se fend en remerciements envers D ieu pour ses deux offrandes.
Mais il ne compte pas s’arrêter là. Si D ieu peut tout, pourquoi ne se substituerait t’il pas au père Noël… ? Ce personnage de légende inventé par les païens alors que A chem est réel, omniprésent et surtout à l’écoute de tout un chacun, à n’importe quel moment de la journée, à toute heure.
Cette fois ci, il compte profiter de l’occasion qui lui est offerte. Il va demander un vélo tout terrain afin de soulager son papa de cette lourde tache d’accompagnement en métro.
Il pourra ainsi se rendre à sa yechiva par ses propres moyens, comme un grand garçon.
Après sa douche du soir et ses prières, il s’enferme dans sa chambre. Il vérifie l’encre de son stylo afin de ne pas être pris de court et surtout interrompre le dialogue avec son créateur.
Il commence à écrire…
‘…A chem, je se sais comment te remercier des bienfaits que tu m’envoies.
Je n’en espérais pas tant. Sans paraître gourmand, je voudrais que...!’
Et là il s’arrête.
‘..Et si je lui demandais verbalement ma demande sans passer par l’écrit.
Ce serait plus poli et plus direct. D ieu m’entendra… !’
Il cache cependant ce début d’écriture sous le matelas près des autres deux plis.
Il le reprendra si nécessaire, si les mots venaient à lui manquer.
‘..Achem… ! Je te prie de m’excuser si je m’adresse à toi directement et oralement sans passer par les lettres. Je ne veux pas paraître exigeant à tes yeux.
Je te demande pardon d’avance. Peux-tu m’offrir quelque chose qui ressemble à deux roues avec un guidon et deux pédales, tout terrain afin d’épargner à mon papa la lourde tache d’accompagnement matinal à mon école. C’est une mitsvat que je te demande et pas autre chose…. ! Merci Achem… ! Que D ieu te bénisse, surtout ton nom.... !’
Il ferme les yeux pour mieux se concentrer sur sa requête.
Il s’endort, satisfait.
A suivre…
samedi 22 décembre 2007
AU THEATRE CE SOIR...VENT'HOUSE.
AU THÉÂTRE CE SOIR.
Paris le 21/12/2007.
Précisions pour le lecteur.
Les mots et les phrases utilisées dans mes récits ou écrits sont du judéo-arabe.
Ils sont traduits au fur et à mesure de mes narrations.
Une vieille langue utilisée par les juifs d’Afrique du Nord et qui n’a presque plus court aujourd’hui.
Michka dans le rôle de H’lilmé.
Ischtir dans le rôle de la prise de vent fél jneb el shih. La patronne.
Breitou , le voisin.
Prise de vue Danielle.
Dialogues Albert.
Décor Michka.
Sons et lumières Michkanette.
Dans...
VENT’HOUSE.
Breitou rentre et s’adresse au public...
‘...Bonsoir, ce soir, comme presque tous les soirs, je me tords les méninges pour trouver de la matière. Abreuvez mon imaginaire de nouvelles idées afin de pouvoir inventer des délires.
Oui, le délire s’invente, se crée comme on crée une histoire drôle, juste pour en rigoler.
Il y a bien longtemps, qen ye meqen, vivait du coté de Nabeul, un bon monsieur du nom de Breitou. Sa voisine de palier, Ischtir une femme de bien, une juive bien sûre, généreuse à souhait, dar el khè tbay el left, la maison du désert qui vend des navets, tombe malade; un mauvais vent dans ses flancs.
Sur les conseils de son voisin, elle décide de guérir ses maux d’Éole, rih fél jnèb el shih, par de la médecine arabe et douce.
H’lilmè, petite patte c’est son nom traduit en français, est sa domestique depuis 15 ans, mariée à un notable juif du nom de A’âdéch, lentilles.
A eux deux, le couple faisait le plat et même que Ischtir se plaignait souvent, en disant qu’elle ne cuisinait pas les H’lalèm’S, pâtes et lentilles, parce qu’elle en était rassasiée lorsqu’elle les voyait.
Bref, une économie fort appréciable d’un met connu pour bourrer le ventre par les temps froids. Surtout lorsqu’à cette époque, on ne péter pas la graisse financièrement.
Heureusement qu’elle ne se fusse pas prénommée H’missa, (pois chiche) la bonne, sinon elle serait restée encore célibataire. On ne connaît pas de H’missou dans la région nabeulienne.
Ch’alinè, qu’importe, donc Ischtir, malade comme je ne vous le dis pas, demande à sa domestique de lui poser des ventouses...
‘...Ye H’lilmè, esdalleq louken, tre’qeb’li qemcha m’raïet... ?’ ( Oh, Petite pâte, que penses tu si tu me posais une poignée de ventouses... ? Sur mon dos... ?’
‘...Bien sûr, ye léla, ech’khass, téoue tchouf el bard yif’ssa et t’koun lébéss... !’
‘...Et comment, tu verras comment le vent partira et tu te lèveras guérie... !’)
‘...Je sens comme une tornade qui mugit dans mes flancs, je n’en peux plus... ! Rien qu’en y pensant j’en ai froid dans le dos... !’
‘...Alors teoueEEE... ? A’ândeq bard oule rih fél e’jnéb... ?’ ( Alors quoi maintenant... ?Tu as un froid ou du vent dans tes côtes... ?’)
(Au lecteur.
A l’époque les bronchites, et certains maux physiques se soignaient par des onguents, ou des préparations dites ‘arabes’ de campagne. Le rebouteur avait une grande place dans cette médecine.)
Les ventouses sorties et nettoyées de leur toile d’araignées, huit en tout sont prêtes.
La bonne H’lilma, va procéder à la pose des ventouses salvatrices et suceuses de vent mauvais.
Tout un art.
‘...Aye, hdart ye Ischtir ???
‘...Alors es tu prêtes.... ?’
Hischtir à moitié dévêtue, s’allonge sur le ventre, prête à recevoir ses petits contenants chauffés par une petite mèche introduite délicatement à l’intérieur. Avec pour mission première, d’être collées délicatement sur le dos de la patiente et cela dans le seul but d’aspirer le sale vent qui stagne dans les côtes de notre douce Ischtir.
H’lilma avec beaucoup de doigté, introduit la première petite mèche allumée dans le pot en verre, tout en prenant bien soin de ne pas brûler la chaire de l’honorable dame.
Les 8 ventouses sont posées.
H’lilma, une fois l’opération accomplie, laisse les instruments de torture faire leur oeuvre. En générale une opération qui dure pas plus de cinq minutes.
En attendant, soui’grou fi foma, saq ââla saq, (une cigarette coincée entre ses lèvres, une jambe sur l’autre) elle écoute notre grand et célèbre chanteur national Ali Riahi qui passe à la radio. Les dix minutes sont passées.
‘...Ye H’lilma, q’ââda nech’ma tgrher’ouid... !’
( Oh H’lilma, j’entends comme des grésillements.... ?’
H’lima est absorbée dans sa lecture, si plongée par son ‘...Nous deux..’ et sa musique, qu’elle n’entend pas la plainte de sa patronne.
Les ventouses chauffent tandis que L’Ischtir, toujours allongée et en mauvaise posture, sent comme du brûlé venant de son dos. Et voilà qu’une ventouse, chauffée à blanc, se détache de sa rampe de lancement, part comme une fusée et sort par la fenêtre dans un sifflement qui ressemble à un tir de missile pour atterrit sur la route NABEUL-HAMAMET causant un carambolage de charrettes à dos d’ânes.
La seconde part comme un éclair et va se loger dans le plafond emportant ce dernier et sur son passage l’antique lustre médiévale datant des Omeyyades ...Un chef d’œuvre ...H’lilma prise de panique se jette sous le lit tandis que la malheureuse Ischtir en mauvaise posture hurle ...
....‘...MEN’YOUUUUUUU’NIIIIII..... ! SauveEEEEEz moiIIIIII.. !’
La 3ième ventouse va atterrir chez l’épicier d’en face Aâm Attar, qui, par le souffle du projectile chauffé à blanc, voit sa boutique partir en couilles....SACS DE FARINE, etc....Tout son stock brûle.
‘...H’lilmEEEE.... ! C’est un vent d’alcyon ... !’ Hurle Ischtir, tjs allongée et se couvrant la tête avec un oreiller.
‘...Je t’ai dis de ne pas le faire rentrer Sion, il porte la poisse... !’ Lance H’lilmé de là où elle est...
La 5ième ventouse, part à une vitesse hallucinante, emportant elle aussi sur son passage la grande Gargoulette séculaire de la place à Nabeul. La place se trouve étêtée par son plus beau joyau en poterie.
La 6 ième prend la direction de la mer et là, tous les nabeuliens pris de panique, entendent un grand roulement sourd et muet.
La ventouse chauffée et rougie par le feu, à Mille degrés, plonge dans l’eau marine et claire. Elle soulève une vague si gigantesque que de mémoire bénit de Nabeulien, elle restera comme la plus grande BOURACHQA que la ville ait connue.
Du jamais vu dans les annales Nabeuliennes. La vague, telle un tsunami avant l’heure, emporte tout sur son passage. Une panique générale s’installe et prend nos amis par devers. Ils ne devront leur survie qu’à la vitesse de leurs sprints sur les hautes montagnes des alentours. On releva, par le suite, deux petits chiots en mauvaise posture sur le macadam, Harissa et Blanquita.
Tandis qu’Ischtir allongée sur son ventre, et surtout incapable d’arrêter ses ventouses, implore le ciel pour que tout finisse sans trop de dégâts, H’lilme en bas s’évanouie par la peur.
La 7 iém petit pot super incandescent va droit vers le ciel. C’est le premier spoutnik tunisien mis sur orbite et qui fonctionne avec mèche de coton.
Il tourne depuis et aujourd’hui encore. Il porte le nom de IschtirSpace, du nom de sa bienfaitrice.
Le 8 ième verre enfin, le dernier, fais choux blanc, fechia, à la grande satisfaction de Hishtir qui, débarrassée de ses mortelles ventouses, se rend compte que son dos ressemble à un cratère fumant.
Elle se lève péniblement mais avec courage Elle réveille la domestique complètement dans les vaps. Deux gifles ont suffi à mettre d’aplomb H’lilmé qui ne s’est rendue compte de rien.
‘..OUIIINIIIII... ? ‘ Où suis-je lance t’elle à sa patronne mal en point, mais qui réplique par un ‘...KHLAT OU DJELLET...BOURACHKAAAAA... ! El mraïet... ! KHALLITEM yesser fouq dari... !’ (C’est une catastrophe nationale, tu les as laissées trop longtemps sur mon dos tes ventouses... !)
Khemjou( Elles ont pourries)
‘...Tu vois Ischtir, nous n’en serions pas là si tu avais pris des ANTIBIOTIQUES.... !’
‘...MAIS LES ANTIBIOTIQUES, ye Bima, (âne) ce n’est pas AUTOMATIQUE... !’
‘...Oui, c’est du TMENIQ... !’
Puis s’adressant à Breitou...Son voisin...
‘...Ye’khed fiq él haq oul mqama, ye Breitou... !’ (Que la justice et sa suite te juges O Breitou ( Sous entendu que tu sois puni’) Nabeul kolla hayerta ...Yatic ...El khir !( Tu as mis Nabeul, sens dessus sens dessous... Qu’il t’arrive...Du bien !’)
Moi....
‘...Ischtir, enfin, laisses moi délirer...Tu ne vas quand même pas te fâcher... ! Et j’espère ne pas m’être mis à DOS, une honorable citoyenne nabeulienne comme toi... ! MTA NEA POLICE LES BAINS... !’
jeudi 20 décembre 2007
SKETCH....LES GRATTAGES....!
SKETCH.
Paris le 20/12/2007.
LES GRATTAGES DE MA BELLE SŒUR DANIELLE.
‘...Ma belle sœur Danielle qui habitait à Tunis rue des Djerbiens (houmet jrèbè) juste à côté de clément el atar qui vendait des verres à liqueur d'huile pour les indigents, c'est la nièce de Zorro Sabagh, elle allait en vacances, après avoir épousé mon frère Serge (paix en son âme), le bourge de Nabeul , à
‘...Allo Danielle... ?’ Ischtir
‘...OuiIII...... ! C’est quiIII... ?’ Danielle.
‘...Comment c’est qui... ? Tu ne reconnais plus ma voix... ?’
‘...Tu mues dés fois, Ischtir... !’
‘...Je mues ... ? Bon on verra cela après, dis moi au sujet de tes grattages... ?’
Pourquoi tu ne joues pas au millionnaire.... ?’
‘...Je joues au millionnaire, tu te fous de moi là... ?’
‘...Je rigole, Danielle, bon, je vais être sérieuse, je connais un ami, vraiment un pote qui peut soulager tes grattages culinaires, un artiste je te dis, même Michka ne parle que de lui, il l’a soulagé de beaucoup de choses... !’
‘...Je vois, tu veux parler de ce farfelu qui te fais rire, je te croyais plus discrète voilà que tout l’univers sait à présent que je me gratte, ce n’est pas une maladie le grattage culinaire, lejjem j’ai mangé une pourriture, et ça va passer... !’
‘...Trois ans que tu grattes au point que ton ventre s’est transformé en cavité, y’a qu’a te voir en string à Juan les Youpins... ! Où est passée ta petite bedaine qui faisait ton charme et ta fierté hein ???? As-tu oublié que tu as charmé ton mari avec cela... ?Tu avais un profil de miss là tu ressembles à une hneuqe... !’ ( hanoucah.)
‘...Tu as toujours les bons mots pour moi... !’
‘...Qui aime bien châtie bien... !’
‘...Ecoutes, je n’ai pas confiance voilà... !’
‘...Il est marabout, rebouteur, exorciste, coiffeur, magicien, il a tout pour plaire... !’
‘...Yekhir tu me fais l’éloge d’un type que je connais pas, que veux tu que je fasse de lui, hein... ? Tu es devenue semassara toi pour conseiller les gens... !’
‘...Ourass Danielle fait lui confiance et tu verras comment tu ne gratteras plus, c’est fini... !’
‘...Qu’est ce que tu me proposes alors... ?’
‘...Attends qu’il accepte d’abord, comme c’est facile, rajel qui est très occupé, il va se mettre à me donner un médicament comme celà, il faut que je prenne rendez vous avec lui... !’
‘...A en plus, avec rendez vous, écoutes, toi je te connais, tu es une grande farceuse, et je te soupçonnes de vouloir me tourner en bourrique... !’
‘...Danielle, sur ma vie, que je ne plaisante pas, si ce n’est les bonnes relations que j’ai avec lui, jamais il décrochera le téléphone, c’est lui qui m’a guéri de mes maux de tête, tu ne te rappelles pas, appelle Michka et tu verras ce qu’elle va te dire... !’
‘...Ok, je tente le tout pour le tout au point où j’en suis... !’
‘...AllOOOOO....Monsieur Breitou, c’est Ischtir... !’
‘...Ah Ischtir, chtitèq tu sais depuis tes migraines, comment vont t’elles... ?’
‘...Je ne m’en rappelle plus depuis que tu m’as soulagé, vraiment tu as le main verte... !’
‘...Allaish, j’ai planté des choux oulle des tomates dans ton jardin... !’
‘...Tu as fais mieux, menat’ni de ces cassements tête... !’
‘...Rabi Mââk, bon que me vaut l’honneur de ton coup de fil... ?’
‘...Ma belle sœur, se plaint de ‘ démangeaisons culinaires... ? Thoq... !’
‘...Comme si elle avait des ‘berghoutTTTTs... ?’(Tiques de chien)
‘...Pire, des morpions.... ! As-tu un médicament miracle pour elle, dwe arbi... ?’
‘...Bien sur, prends note.... ! Zbib el kharoub avec un peu d’huile de palme, deux gouttes de jus de coco frais, un peu de cacao tiédi, et tu ajoutes une larme d’huile d’argan, une larme pas plus, et elle mélange le tout dans une casserole...Qu’elle laisse mijoter... ! Durant trente minutes, ensuite elle se l’étale sur le ventre comme un cataplasme... !
Une heure plus tard, fini le démangeaisons, résultat assuré, je tiens cette recette de ma grand-mère Meiha z’al... ! Tu as tout noté... ?’
‘...Oui, bien sur, merci je vais la rappeller, tu ne sais pas quelle mistva tu fais Breitou, vraiment leï nehiq sans toi haqni baqi avec mes concombres et céleri... !’
‘...Allo Danielle, je suis morte pour l’avoir au bout de fil, j’entendais même la queue de clients au bout du fil, si ce n’est pas qu’il me considère comme une vraie de vraie de sa famille, jamais il me donnerait ces conseils... ! Alors note s’il te plait la recette dwe marabi mta Nabeul... ! Ou bien si tu veux ‘...Kandil chidi Mahrej i dewi qen el barani... !’ ( La veilleuse du saint Marabi qui soigne que les étrangers sous entendus pas les membres de sa famille.) ...Voilà note... !’
Danielle note.
Une semaine plus tard....On frappe à la porte de Ischtir...
‘...Bonjour.... !’ Ischtir ouvre à une inconnue en foulard de lunettes noires.
‘...Bonjour... !’
‘...Que puis je faire pour vous Madame... ?’
‘...Que puis je faire pour vous Madame.... ? Tu ne me reconnais plus hein... ?’
‘...DANIELLEEEEE.....El douni yemchi qobarra ââliq qu’est ce qui t’arrives... ?’
( Que le mal t’épargne.)
‘...La recette de ton ami Breitou... !’
‘...Elle t’a fait quoi... ?’
‘...Tiens regarde ... !’
Elle enlève son foulard et ôte ses lunettes.... !’
‘...HAJJJJJJJJJJJJJJJJJ VECHALLOM TU AS ATTRAPE
‘...Pire, NON SEULEMENT JE GRATTE TOUTES LES TRENTE SECONDES MAIS TOUTE
‘...Tu as au moins mijen el chréneEEE.... ?’
‘...ENCORE UNE RECETTE DE CE FARFELUUUUUU... ?CA SUFFIT AVES TES ZBIBBBBB....’
jeudi 13 décembre 2007
SKETCH....HARA QUI RIT.
SKETCH.
Paris le 12/12/2007.
Moi Tata Ishtir et Michka.
HARA QUI RIT.
Le rideau s’ouvre sur un salon
Vous le connaissez déjà et comme je n’ai pas les moyens de relooker l’agencement je fais avec du vieillot.
Donc voilà, Michka ma sœur peint tandis que je feuillette, assis sur mon grand canapé, un magazine PLAY BOY.... !
‘...Olllalaaaaaa.... ! Claudia Chiffon en déshabillée, dommage qu’elle le garde... !
Et l’autre mon D ieu les nichons mais ce n’est pas possible, elle a du les siliconer à SILI ...CONNE Vallée mais regardez moi ce postérieur sur ce poster, il y a de quoi chavirer zut sur ce matelas de fesses, ce n’est pas possible, je rêve... ! Tiens, je la croyais plus maigre que cela
CONFIDENCES SUR L’OREILLER..... ? MichkaAAAAA.... ! Pardon tu peints... ! Donc voilà, je crois qu’on a sonné à la porte, je vais voir et surtout reste assise trois jours à peindre et je ne vois rien que du blanc... !’.
Breitou se léve...
‘...AHHHHHHHHHHHH Omi IshtirinAAAA.... ! Comment vas-tu ma chère amie... ! Et ce voyage fi ZARWOUUUU.... ?’
‘...Justement, laisse moi m’asseoir un peu, nei’khe... !’
‘...Thab tarf boulou ou touissa limounada... ?’
(Tu veux un peu de gateau et de citronnade... ?)
‘... MichouUUUU..... ? Mi...IIIII...CHOUUUUUUUU.... !’
‘...MIIIIII...CHOUUUUUUUUUUUUUUUUU.... ! Lajjem elle peint... !’
‘...Yezzi mél peinture, viens que je te montre ce que j’ai apporté.... !’
‘...MICHOUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUU.... ! Ta Tata t’a apportée des cadeaux de WARZOUUUUUUUUUUUUUUU.... !’
‘...Je suis occupée, j’ai mon blanc qui donne sur le gris.... ! Je dois le remanier... !’
‘...Ca fait trois jours qu’elle essaye son blanc, et à chaque fois, il sort gris... !’
‘..Hatlou un peu de Plambeau...’ (Blanc beau, poudre blanche que l’on rajoute dans la peinture pour les murs pour l’éclaircir). Ishtir.
‘...Ischtir, nous sommes en France ici, c’est fini le temps du PLOMBEAU.... !’ On a du surfacaire... !’ Breitou.
‘...Alors mets du surfacaire.... ?’
‘...Tu nous as apporté quoi Ischtir... ?
‘....Hara zlebia.... !’ ( Quatre gateaux orientaux).
‘...HARA JLEBIAAAAA..... !’
‘…Hara Makrouds….!’
‘…HARA MAKROUDS…..!’
‘…Hara Kake….!’
‘…HARAAAAAAA KAAAAAA…KE….!’
‘…Hara manicottis….!’ ( Gâteaux orientaux tout entortilles comme moi.)
‘...HARA MANICOTTISSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSS...TISSS.... !’
‘...Hara rouh el bey... !’ ( Gâteaux orientaux à base de sucre)
‘...HARA ROUHHHHHHH...EL BEY... !’
‘...Hara guizatta….! ((Gâteaux orientaux à base de pâtes d’amandes)
On entend la voix de Michka...
‘...ET MOI JE VAIS ME FAIRE HARA QUI RIT... !!’
SKETCH....JE SUIS....!!!
Sketch.
Paris le 20/06/2007.
Je suis ‘mara-aphro-cosméteur…! MARA QOM...BLECHI KHLEF...!’
Je ne le cache pas je suis ‘ cosméteur, un peu marabout et conseiller dans les aphrodisiaques… ! Cela s’entend… ! Une trilogie adaptée à ma stature qui me donne bcp de plaisir tant la diversité dans mes relations atteint le summum de la connerie.
J’dechire. Je suis plein de hip hop. Branche et je joins le kif lorsque je suis dans ma boutique.
Plus ressort que moi y’a pas et j’ai un témoin à charge. Grave de chez grave cela fait tendance un peu fashion sur les bords. Dope là ma chère Michka, le YOYO s’instruit de tout avec toi. Normal
La jeunesse te sied comme un gant.
Je jongle entre les crèmes éclaircissants, l’encens et le sexe.
Je saute d’un article à l’autre avec bcp d’aisance cela est un trait de mon caractère, sans jamais être pris à défaut.
Le défaut je ne connais pas, sans doute parce que j’en ai pas ou peu.
Sans défaut je serai parfait, oui parfait mais D ieu merci ce n’est pas le cas.
Seul le créateur l’est.
Avez-vous entendu parler de COUPS DE FEU… ?
Oui, sûrement car des coups de feu, j’en ai, là où je travaille.
Par moment.
Je suis pris d’assaut par ces coups de feu et il faut les gérer.
En évitant d’être dépassé par les événements.
Les coups de feu n’ont pas d’heure.
Ils peuvent survenir à n’importe quel moment de la journée à Barbes.
Et je dois être prêt à les affronter avec toute mon énergie.
Il faut être rapide, vigilant, disponible et avoir les mots adaptés pour maîtriser une situation de coups de feu. La prendre en main avant que ces derniers vous bousillent.
Par instant, j’ai l’impression de laisser ma peau.
‘…Et toi là bas, tu ne peux tenir la queue comme tout le monde…. ? Attends ton tour… !
Oui madame une crème de KARATE… ? Ok, quelle dan… ?’-‘ Dannez moi celle qui a le couvercle marron… !’-‘ Monsieur… ! C’est pourquoi…. ? –‘ Des mèches… ? –‘Ok, tenez 1 € 50… ! Ahhhh, ce n est pas ce que vous voulez, c’est des veilleuses, il fallait me le préciser enfin… !’ -‘ Oui, Mademoiselle ?? ‘…Deux € de préservatifs ??? Tiens voilà tes 12 capotes …. ! Deux € de gel…. ? Tiens voilà douze lubrifiants…. ! Quoi…. ? Encore deux € de condoms …???? Mais il faut me demander tout cela en même temps…’ -‘For my sister no for me… ! -‘Ok suivant… ! Un petit chinois… ? Qui deviendra grand… ! Tiens 10 €…. !’
-‘Mademoiselle s’il vous plait ne rentrez pas, je vous sers… ! Vous ne voyez pas de loin…. ? Attendez je vous apporte une longue vue… ! Pardon, vous voulez voir de plus près la postiche…. ? BintouUUUU….. ! Prête lui l’escabeau… ! Attendez je vais vous aider (Elle est en minijupe )’- ‘ Non merci, je vais me débrouillez toute seule… !’- ‘Dommage, je voulais vous aider avec bon cœur… ! Vous rendre moins pénible l’ascension …’- ‘ Jeune homme … ?’ -‘ Je souhaiterai avoir, si possible la gamme … !’ - ‘Tiens en voilà un qui parle bien… !’ ‘ …La gamme de… !’ Do ré mi fa sol la si…’ -‘ Non pas du tout… ! La gamme de FAIR AND WHITE… !’ ‘Merci…’ ‘ -Madame ….Vous voulez GiGi… ? L’amOROSOOOOO…. ! Ahhhhh GG, ok pas de problème parce que le GiGi est interdit… ! - ‘ Hello ou are you… ?’ -‘ Fine…’ -‘ I want two paquets capotes yellow…. !’ I have white sister…’- ‘ No, is not good, se cassè trop vite…!’ -‘…Il ne faut pas prendre de gros calibres sister…! Medium bite, small katssou… ! Sinon toi avoir bcp babys plus tard de toutes les couleurs… !’- ‘Tank you… !’ ….’-’ Khelti Khnife, ech haleq… ?’-‘ Aâtini bigen essoued ( donne moi de la teinture Bigen de couleur noire) ‘ –‘…Khoud 4 €.. !’ -‘ ..Hou zed el soum… ? (Il a augmenté le prix… ?’) -‘..Pas du tout, cela fait 5 ans que tu payes le même prix … !’
La dame du KARATE revient…
‘…Pardon monsieur, je ne lis pas KARATE sur la boite… ?’
‘…Sûrement une erreur d’orthographe madame… !’
‘…C’est une commission et je dois me faire rembourser…. !’
‘…Madame, le KARATE est un art martiale, sans doute que votre amie a mal prononcé… !’
‘…Ah je ne crois pas dans ce cas, donnez moi une crème d’art martial au KARATE… !’
De quoi devenir dingue, je vous dis. Je prends un feutre et je lui écris ‘…CREME KARATE… !’
‘…Mais vous l’écrivez devant moi là… ?’
‘…Vous avez une autre solution… ?’
‘…Remboursez moi… !’
‘…Madame c’est votre tour… ! Une poudre compacte Bronze de chez Carole… ?’ Ooo…OOO Carole let me see yoUUUUUU funk…§§§§§§…’ ‘ Ye Lella, ye LellaAAAAAA, alors quoi, tu te sers toi-même le héné…. ? Il faut me le demander… !’ ‘ Aândeq hénè tounsiAAAAAA…. ?’ (As-tu du héné tunisien) ‘ ‘…Lé, ( Non) MASRIAAAA…. !’ (Egyptienne) ‘ HouUUU, lé tounsiAAAAa en hab… !’ ‘ Min thab en jibélèq… ?( D’où veut tu que je te l’apporte… ?’) Mel dar baba ??? (De chez mon père… ?)
Rentre mon client bègue qui m’a suivi depuis Belleville.
Je suis le seul à le comprendre.
‘…JeeEEE…… ! Veuxxxx….. ! GELLLLLLL….. !’
‘…COCOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOO…!’
Je le sers vite fait. Les clients ne rouspètent pas.
Contre toute attente, rentre avec son téléphone portable collé aux oreilles, Anifa.
Un homo tune d’une quarantaine d’années : un très bon client qui ne lésine pas sur les achats ; perruques, godes, gels anales, préservatifs… !
Elle se fraye un passage d’entre la queue.
Anifa semble très énervée et elle ne mâche pas ses mots avec une ou un ami( e).
‘…Bonjour Anifa… !’ Moi.
Rien, elle est survoltée. Elle se place au fond du magasin….Elle est remontée...
‘…Louquen je t’avais laissée là bas dans ton bled perdu, ye KHAMJA ( pourrie) tu serais dans la merde à présent mais conne comme je suis je t’ai hébergée, nourrie, habillée, SALOPE et tu me fais un coup pareil… ! YE KAHBA( pute) …. ! Tu oses me piquer mon chériIIII…. ? Ecoute, tu me dois mille cinq euros et tu vas me les rendre ok ??? Sinon, tu sais ce qui t’attend…. ! Y’a pas de Mââlich( cela ne fait rien) Ye mass’rha ( sale) Moi, j’ai encore ma fierté mais toi tu n’as rien, et en plus tu me critiques avec Zouzou, allaischHHH…. ? Tu là menaces parce qu’elle m’a rapportée ta relation avec lui, TFOU…TFOUUUUU ( Elle crache dans son combiné) Ourass sidi Laqnich, que je te ferai ta fête, attends un peu…. ! Tahmess fiyè, ourayaAAAAA… ! ( Tu médis derrière moi)… ! YE MESS’BOUKHA…!’(Entachée.)
Je vais la voir…
‘….Anifa, je t’en prie baisse un peu ta voix, les clients t’entendent… !’
‘...Je n’ai rien à foutre de tes clients Albert … !’
Elle s’adresse à eux en hurlant.
‘…Qu’est ce que VOUS AVEZ…….VOUS… ?’
Mes clients détournent la tête, l’autre continue…
‘…Je vais venir te voir maintenant et prépare toi si tu es une femme, teoue tchoOOOOuf… !’
Elle sort enfin tjs en se frayant un passage d’entre la queue.
‘…Qu’est ce qu’elle à Albert … ?’ Une cliente.
‘…Elle est enceinte et elle veut avorter… !’
‘...La pauvre… !’
‘…Le pauvre oui… !’
Voilà après ce coup de feu, je tombe sur ma chaise pour déjeuner, il est 15 heures 30.
jeudi 6 décembre 2007
VOYAGES IMAGINAIRES...DANS LE GRAND NORD...SUITE DU 3 CHAPITRES.
A suivre....
-'Ecoutez, je vous prie de regagner votre chambre, je ne suis pas un monte en l'air..!'
-'C'est moi qui monte, vous, vous n'avez qu'a descendre, c’est tout...! Là où vous estimez utile et agréable...!
-'Bon, je vous donne cinq minutes avant que je ne vous traine dehors...!'
-'Avec ce renflement que vous avez au-dessous de votre pyjama...!
-'C'est naturel et il n'y a rien de déshonorant.'
-'Un étalon dort en vous mon cher Comte et une diablesse qui attend qu'on lui pose une quille...!'
-'Oh..! Quel langage...!'
Elle l'invite à s’assoir près d'elle….Le Comte…
-'Ecoutez, Madame, ' Lui dit-il d'une voix presque paternelle…'Il y a des situations dans la vie qui méritent que l'on y réfléchisse…! Vous êtes une dame mariée, jeune et belle qui en plus avait défrayé la chronique il y ..!'
-'Ahhhhh…! C'est donc ça…? On vous a mis au parfum…!
-'Sans rentrer dans les détails, je me renseigne toujours sur mes futurs amis avec discrétion. Vous n'avez plus l'age de la morale et je ne tiens pas à vous convaincre sur votre façon d'agir ou de vivre. Je suis dans le regret de vous inviter à regagner votre chambre…?…Madame…!'-'Allez.. .! Je sors sans regret, je vous croyais plus entreprenant...!'
-'Oui.! Je le suis avec les jeunes femmes non mariées, pas avec vous..!'
-'Tout est à votre honneur...!'
-'Sachez que je suis un honnête homme, madame...!
-'……Qui laisse une jeune femme en rut, déçue..! Vous perdez Mon cher...!'
-'Je puis vous assurer madame, que je ne suis nullement perdant, j'y gagne quelque chose qui vous échappe, ma dignité d'homme, mon honneur et ma fierté à retenir mes élans, chose qui apparemment ne vous trouble pas.! ,Vous voulez la mort lente d'un homme âgé qui vous a tout donné….?'
-' Que voulez vous insinuer par-là ? Que je suis une…………!'
-'Oh……! Madame……! Je crains que les grands mots dans votre bouche, entre vos petites lèvres, prennent un sens aigu, malséants à la limite de la bienséance..!'
-'……..Entre mes petites lèvres..? Tiens et moi qui pensais que vous les ignorez...!'
-'Bon…….! Allez assouvir vos ardeurs avec votre mari.!'
-'Oui…..! .A la rigueur...! Quand on n'est pas à la hauteur…!
-'Cette conversation est peu savante, à mon goût…..! Regagnez votre chambre, s'il vous plait..!'
-'En effet, avec vous il n'y à rien à apprendre...'
-'En conclusion et afin de mettre un terme à cela, sachez que je préfère subir un affront que de salir ma conscience, me refuser à une dame mariée n 'est rien, subir l'offense venant d'un homme qui va me soupçonner d'avoir succombé aux charmes d'une ingénue hystérique qui pense que tout est déjà gagnée d'avance..! Est indigne de ma part...!'
-'En attendant ….! C'est moi qui subis, bon je m’en vais…..!'.
A suivre...
samedi 1 décembre 2007
MES VOYAGES IMMAGINAIRES....
Récit...'Au pays du Grand-Nord ' III
Résumé des deux derniers chapitres.
Le Comte Albert est invité chez son ami Gérard Grairy pour passer quelques jours au Canada, dans le Grand-Nord. Une chasse au grizzly est programme. Le Comte s'équipe. Toudoussac fut la destination finale du Comte. Gérard possède un pavillon dans la forêt, à quelques centaines de mètres de la ville portuaire. Un village de pécheurs à la baleine. Le Comte installé dans sa chambre du troisième étage tombe en arrêt, de derrière sa baie vitrée, devant un spectacle saisissant. La baleine bleue en pleine transhumance. Gérard, lui fait d'autre part un compte rendu sur un couple, juif polonais André et Marlène Leïvitz. Il lui confia un scandale concernant ce couple, qui avait fui ces évènements, autrefois.
'....J'étais à présent dans le salon. Mon fauteuil était à proximité du couple en question. L'accoudoir de Marlène frôlait presque le mien. L'autre couple, Monsieur Maurice Joli et Madame Yvette. Cette dernière était assise à l'opposé de son mari. Doris faisait face au sien.
Une petite table posée au centre. Quelques amuse-gueule étaient dans de petits bols en bois attendaient d'être grignotés.
Les deux hommes fumaient la pipe. L'odeur du tabac violait l'espace feutré. Un bon feu de bois régnait dans une cheminée en marbre rose.
'De Carrare.! 'Me précisa Gérard, voyant que je fixais les cannelures.
Puis..Se levant.
'Je vous présente le Comte Albert de
-'Oh.!Gérard, tu ne vas pas quand même leur raconter mes déboires...!
-'Vous tirez avec quel genre de calibre. Monsieur le Comte.?' Me lança sans surprise le Joli.
-' C'est mignon comme question...! Quel calibre..?
-'Oui, ici nous tirons avec du calibre à tête flèche..!'
-'J'utilise des cartouches chambrées..!'
-'Je ne connais pas ce modèle.! Pourtant 20 ans de chasse..!'
'Chouff rab'ou mérèkou...! '. Gérard avait compris, il esquiva un sourire malin.
-'En France.! Monsieur Joli, nos cartouches sont 'champagnisées, c'est à dire qu'elles prennent le temps de se saisir avant de tuer, elles réfléchissent avant d'aller se planter dans le corps de l'animal innocent...! Dis-je avec un tel aplomb que le couple juif avait compris mon esquive...!
Gérard applaudit en canadien suivi par les autres couples.
-'Vous êtes de quel pays monsieur le Comte..! Déjà..?'
Me lança le Joli, toujours lui, accompagné d'un nuage de 'Amsterdamer'. J'évitais le brouillard de justesse tout en lui envoyant une petite bouffée de ' Khadra' (cigarette du pays) qui alla cogner son long nez. Ce qui le fit tousser. Sous l'air goguenard de mon ami.
Doris annonça le dîner. Au menu, soupe de grive aux champignons du pays, puis tranches de sanglier, baignées dans une sauce Mazarin le tout accompagné d'un vin rouge de Mââda et comme sortie une salade 'Grand-nord' ( tarf hchich ) agrémentée d'haricot hors saison. Une merveille.
Le sorbet du chef ' Granite aux noix. Un kif. Pour moi, elle me cuisina, un pavé de saumon relevé aux fines herbes. Chikhè ta baba rabi.( Il n'y a pas que Hai qui s'y connaît dans la cuisine )
Je remarquais que
Le Comte ne dormait pas encore quand il entendit comme un frôlement de derrière la porte, la poignet soudain se mit à tourner. Le Comte se leva sans bruit et alla au devant du bruissement.
Il ouvrit et tomba nez à nez avec la belle jeune femme Marlène. Surprit, il peina pour articuler un.
-'Mais que faites-vous là.?
Ses cheveux dorés étaient lâchés sur ces épaules ce qui ajouta encore plus de grâce et de beauté à cette jeune femme dont il n'ignorait rien de ses frasques. Elle avait son peignoir transparent ouvert laissant entrevoir une très belle paire de jambes, et un slip à la mesure de son charme. Le Comte reprit ses esprits..
-'Puis-je entrer Comte..?'
-'Entrer.? Mais vous êtes insensés.! Votre mari.!'
-'Il dort comme d'habitude, il ronfle même...!'.
-'Mais je ne le peux madame...!'
-'Appelez-moi Marlène, Albert.!'
-'Mais ...!'
-'Arrêtez avec vos Mais..!’
A suivre....
jeudi 29 novembre 2007
LES VOYAGES IMAGINAIRES DU COMTE ALBERT
Les Voyages imaginaires du Comte Albert.
Récit…'Au pays du Grand-Nord ' II
Le Comte Albert est invité chez son ami Gérard Grairy pour passer quelques jours au Canada, dans le Grand-Nord. Une chasse au grizzly est programmée. Le Comte s'équipe.
La suite....
'...J'esquivais le coup de côté, échappant ainsi à mon œil de Abel . Cet accusateur que je fis taire en me débarrassant illico de ma tenue guerrière. J'enfouis-le tout dans une malle et me rhabillais de ma tenue d'innocence.
Deux jours plus tard, j'embarquais sur le vol 978 B de la compagnie Canada Dry'. Pétillante cette compagnie. De nuit. J'atterrissais vers les 10 heures du matin, à l'aéroport Mirabel à Montréal. Pile poil. Mon ami Gérard
( je ne le connais pas en réalité) accompagné par sa femme Doris m'attendait au point de rencontre. G.
-'Labbèss.? Me dit il en arabe..( Il parle cette couramment cette langue par contre.)
-'Hamdoulla.!'
-'Comme tu vois.! J'ai gardé ma jeunesse..!
-'Ben je vois, quelle importance puisque tu n'as pas oublié notre langage.!'
Je saluais sa femme tout en allant retirer mes bagages. Un quart d'heure plus tard, nous embarquions dans sa 4X4 Chevrolet. Il me rappela, route faisant, nos anciens souvenirs, me citant toute une galerie de surnoms ' Des 'Moumous' et j'en passe sur les 'Tyazomides' etc. Et même le 'Yè Babani yè mrââ..! 'Que nous lancions à un pauvre handicapé ! Rabi y chamahnè. Il me fit revivre encore une fois les visages de nos maîtres et maîtresses. Me parla de sa discipline favorite la natation. Il fut médaille Olympique aux jeux du Balout au Mexique dans les années 56 alors qu'il était né en 1943. Sarka goulettoise (Vol..).Il a du faire sa natation sur un plan d'eau 'fœtale' rempli de mio-plasma.
Bref. .
'Albert...! Je vais t'emmener dans un endroit paradisiaque.! Dans le grand-Nord canadien...Tu vas être fasciné par le spectacle. Mon pavillon se trouve à quelques centaines mètre de la mer. Je ne t'en dirai pas plus. Ecoute va t'allonger dans le coffre, il est spacieux. Nous avons un bon bout de route à faire..!'
Je l'écoutais tandis qu'il s'engageait sur une bretelle d'autoroute. Un panneau de signalisation annonçait..
' Tadoussac.484 Kms. Respectez la distance. Vitesse limitée à
(NB/Tadoussac a toujours été un important lieu de rencontre entre les différentes communautés indiennes. Les premiers Européens à fréquenter le lieu étaient les pêcheurs de baleines basques. Le nom viendrait du montagnais "Tatoushak", qui signifie "mamelons", en raison des vallons boisés qui entourent la localité.)
Les noms de villes suivantes étaient inscrites sur un panneau :
Québec-ville, pointe au pic,
Je m'affalais entre les valises, coincé entre ma malle et son pneu.
Il était 17 heures, environ quand je sentis une main, qui me caressait l'épaule.
'Albert.! Nous y sommes.!'
D'être arrivé à bon port car Tadoussac est un port. Une belle ville de pêcheurs à la baleine.
Son pavillon se trouvait à deux kilomètres de la ville. Dans la forêt, parmi les hautes futaies.
Son chalet comportait trois étages. Il occupait le bas tandis que ses deux enfants, en vacances, avaient-le mezzanine et le haut. Il me fit visiter celui du troisième. Une grande baie vitrée attira mon regard..
'Albert je te laisse.! Je vais accueillir mes amis, deux couples très braves.! Ils font partie de la chasse..!'
'Gérard.? Tu sais pour la chasse..!'
-Je sais..! Tu vas faire un carton..!'
-'Un cartoon..! Oui..!'
Il en rit.
Je m'approchais de la baie et là, comme il me l'avait promis, je restais béat devant cette ville au pied marin. Au loin, de longs filets d'eau, des geysers, montaient de la surface de l'eau pour aller mourir dix mètres plus haut, à intervalles réguliers. La baleine bleue et d’autres majestueuses se prélassaient devant moi, à la frontière entre la mer chaude et froide. Le Golf Stream. ( Tadoussac est en effet, selon mon ami, la séparation entre ces deux mers ). Je restais un bon quart d'heure à contempler comme un enfant, ces rondes de 'lancers d'eau'. Un rapide coup d’œil sur ma chambre me fit découvrir des peaux d'ours brun, étalés sur le sol et deux têtes empaillées de Chevreuils, accrochées aux murs. Un ours brun grandeur nature, debout dans un coin, les pattes levées, me surveillait d'un air attentif, de ses yeux immobiles. Je le caressais dans le sens du poil. Le mobilier était tout en bois de chêne. J'ouvrais mes valises quand on frappa à la porte.
-'Albert.? T'es prêt..?' Me dit Gérard. 'Nos invités sont là.'.
Il me dévoila quelques secrets au sujet du couple Leïvitz, des juifs polonais.
Il défraya la chronique en France dans les années 60. Me dit-il. Marlène Du Chemin, 24ans, née Marcadère du Goujon épousa, il y a deux ans, en justes noces Monsieur André Leïvitz âgé de 58 ans. Un écart qui me laissa pantois.
'Pour son argent Albert..! L'une feignant l'amour alors que l'autre fut épris éperdument par la beauté de la jeune fille. En réalité, une fois le mariage consommé, elle le trompa à plate couture avec un haut dignitaire du régime français. Un scandale dont
Me confia Gérard, bien renseigné. Il termina sa confidence et m'enjoignit d'aller rejoindre les deux couples dans le salon..
A suivre....
________________________________________________________________________________________
dimanche 25 novembre 2007
LES VOYAGES IMAGINAIRES DU COMTE ALBERT.
Mes textes sur l'école de
Le hasard a voulu que ce monsieur m'écrive et me rappelle certains noms 'oubliés' de nos maitres et maitresses et personnes 'surnommées’. Il avait quitté
( Mon ami Najib Balti ( Drun Beausity ) par un heureux concours de circonstance, l'a connu au Canada puisqu'il était locataire chez lui, à l'époque où il était étudiant. Du moins.
Je remercie mon ami qui m'a donné quelques renseignements sur le Canada...
'Vive le Québec libre ' ...' Ces quatre mots lancés par sa grandeur le vénéré roi des français Charles de Gaule avait soulevé un si grand 'et moi' chez les Canadiens anglophones et même chez les sans phone que la reine en fut 'shocking', presque retournée que certains ont cru apercevoir la culotte fleurie couleur moutarde imprimée avec deux lys sur les côtés, en lieu et place 'de pisse en lits' sans racine'. Ce n'est pas de politique que je vais vous entretenir mais de voyage imaginaire. Un genre d'aventure qui ne me coute rien.
Je reçus un jour dans ma boite à e mail de la part de mon ami Gérard, une 'cartonnette' m'invitant à passer quelques jours chez lui dans le Grand-Noir canadien. Une randonnée un peu spéciale; la chasse au Grizzli.
'N’oublie surtout pas ton fusil...tes bottes...ta gibecière ...etc..
'.Chasser le grizzli..?..Moi..? Qui rechigne à tirer un moineau goulettois ... ? Qui a peur de son ombre qui elle ne se méfie pas de moi.! Chasser le Grizzli.?'
Me dis-je en faisant grise mine.
-'... Et surtout n'oublie pas tout ton attirail..!' Qu'il me dit !
' Harpon hameçons pardon fusil, cartouches etc..' Je ne sais même pas ce que veut dire appuyer sur un chien ou armer un barillet. Tuer ? Ramasser des dépouilles d'ours.? Mais c'est pas mon truc.! Me disais-je au fond de moi. Mais comme un vrai goulettois ne peut reculer devant aucun défi et ainsi perdre la face sans me faire passer pour un pleutre alors que nous sommes censés être les meilleurs en tout.
Je lui répondis ceci.
'Mon cher ami,
Je te remercie pour ton invite, je vais dépoussiérer mes hallebardes et autres carquois modernes et venir chasser le fauve.! J'ai toujours gardé mon coup d’œil et le flair..! Merci à bientôt..!
NB/Mes amitiés à Doris née Quesnel. votre dame. Et à vos enfants.' Signé Albert. Comte des Fouchiks
Je réfléchissais à la question sans trouver une esquive ou un prétexte. Je ne voulais surtout pas me défiler. Je fis bon cœur contre mauvaise fortune. Je me rendis chez un armurier pour acquérir le matériel nécessaire. Le vendeur.
-' Je vous conseille un 'Smith and Watson...Monsieur..!'
-'Je n'y connais rien mon ami.!'
-'..Avec visée nocturne..!'
-'Je n'y connais rien mon ami.!'
-'..A longue portée et calibre 16..Trente coups à la minute.!'
-'Mais c'est une mitrailleuse que vous me proposez là.?'
-'Non.! Un fusil d'assaut..!'
-'Mais..! Je vais chasser et pas aller à la guerre.!'
-'C'est tout comme.! Vous allez être un assassin.!'
-'Comment assassin.?'
-'Oui..! Vous allez commettre un meurtre d'animaux qui ne vous ont rien demandé.!'
-'Merde.! Alors que faire.?'
-'Payer et partir.!'
Il m'empaqueta le tout. Une fois rentré chez moi, j'entendis les mots résonner dans ma tête.
.' Assassin'. Je me débarrassais de mon costume de ville et enfilait ma nouvelle tenue vert olive pour voir l'effet. Je vissais mon chapeau que je relevais d'une plume de paon ce qui me fit ressembler à un chasseur alpin sans ski. Un coup d’œil dans la glace me renvoya un Rambo dans des proportions raisonnables. Modestes. Si je puis dire. Je m'auscultais ainsi de la tête aux pieds quand mon œil, comme une conscience. M'interpella.
'Tu vas être un meurtrier .Comte.!'
'O lalalala..! El fèjya.' Un meurtrier.?'
A suivre...
jeudi 22 novembre 2007
GHRIBA YE GHRIBA
ZOKRAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA….EL ……….ZOK……RAAAA….
NYEEEEEEEEEEEEEE……NYEEEEEEE………
TAC….TAC….TAC TAC TAC TAC….CLAP CLAP CLAP……NYE NYE NYE…
TAC….TAC….TAC TAC TAC TAC….CLAP CLAP CLAP……NYE NYE NYE…
………§§§§§§§§§§§§§§§§§.§§§§§§§§§§§§§§§§………§§§§§§§§§§§§………
El Lââb Yé MOUMOUUUUUUUUUUU…
'…Yè sék'nè fi ou'est èl jnèn
Om'qa'mèk fi jerbè èl be'ïïè
…§§§§§§§§§§§§§§§.§§§§§§§§§§§§§§§§
¨
(Ô toi qui habite au milieu des jardins
Ta beauté à Jerba est gracieuse.)
Eh'nè jit en zouhr m'kâmèk
Eh'nè jit en zouhr m'kâmèk
Yè ghribè mè tkhè'li bi'ïïè
Yè ghribè mè tkhè'li bi'ïïè
………§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§…………..
(Moi, je suis venu rendre visite a ta beautè
…………………………………
Ô Jerba ne me laisse pas tomber…
……………………………………)
Refrain
.§§§§§§§§§§§§§§§…§§§§§§§§§§§§…§§§§§§§§§§§§§§§§§§§.§§§§§§§§§§§§
'Yè sék'nè fi w'est èjnèn
Om'ka'mèk fi jerbè èl be'ïïè
Eh'nè jit en zouhr m'kâmèk
Eh'nè jit en zouhr m'kâmèk
Yè ghribè mè tkhè'li bi'ïïè
Yè ghribè mè tkhè'li bi'ïïè
ZOKRAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA….EL ……….ZOK……RAAAA….
NYEEEEEEEEEEEEEE……NYEEEEEEE………
TAC….TAC….TAC TAC TAC TAC….CLAP CLAP CLAP……NYE NYE NYE…
TAC….TAC….TAC TAC TAC TAC….CLAP CLAP CLAP……NYE NYE NYE…
………§§§§§§§§§§§§§§§§§.§§§§§§§§§§§§§§§§………§§§§§§§§§§§§………
Esstahhhhhhhhhhhh…………. Yé Deidouuuuuuuuuuuu…
Solo
'Yè Ghribè yè mé'mou ââ'ouni
Hôbèk sékèn fi mak'nouni….
(Ô Jerba prunelle de mes yeux.
Mon amour pour toi loge dans mes yeux, pensées??? )
Refrain
'Yè Ghribè yè me'mou ââi'ouni
Hobèk sékèn fi magrouni….
(Bis………………………………
Ton amour est dans mes oreilles.)
Solo
'Yè Ghribè yè mé'mou ââi'ouni
Hobèk sékèn fi maknououououniIII…
.
Solo
Fi jortek brat tém'houni ou choft él farha biââ'ïïni
Fi jortek brat tém' houni ou choft él farha bââ'ïïni
Ou choft el farha bââ'iouni
(Grâce à toi, les présents sont guéris , croyez moi et j’ai vu la joie dans leurs yeux
Bis......
Et j’ai vu la joie par mes yeux.)
Refrain
'Yè sék'nè fi w'est l'èjnèn
om'ka'mèk fi jerbè èl be'ïïè
Eh'nè jit en zouhr m'kâmèk
Eh'nè jit en zouhr m'kâmèk
Yè ghribè mè tkhè'li bi'ïïè
Yè ghribè mè tkhè'li bi'ïïè
ZOKRAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA….EL ……….ZOK……RAAAA….
NYEEEEEEEEEEEEEE……NYEEEEEEE………
TAC….TAC….TAC TAC TAC TAC….CLAP CLAP CLAP……NYE NYE NYE…
TAC….TAC….TAC TAC TAC TAC….CLAP CLAP CLAP……NYE NYE NYE…
………§§§§§§§§§§§§§§§§§.§§§§§§§§§§§§§§§§………§§§§§§§§§§§§………
Esstahhhhhhhhhhhh…………. Yé ZAIRAAAAAAAAAAAA…
Solo
Zouh'rou él ghribè yè sédnè
Ou houtou lâ'dimè qi' l' yââda…
(Visiter Jerba messieurs
Et déposer l’oeuf comme le veut la tradition.)
Refrain
Zouh'rou él ghribè yè sédnè
Ou houtou la'dimè ki' l'yââda…
Solo
Zouh'rou él 'ghribè yè séd'nè
Ou houtou la'dimè ki' l' ââ'da…
Refrain
Zouh'rou él ghribè yè sédnè
Ou houtou la'dimè ki l''ââda
Solo
Oun challa lè yèk'talèk l'ââ'da
Oun challa lè yèk'talèk l'ââ'da
Fi jèrbè n'tlémou jém'ïïè
*****
Fi jèrbè n'étlémou jém'ïyè
(Et que cette tradition se perpétue
Bis.
Dans Jerba, on se rassemble tous)
Refrain
'Yè sék'nè fi w'est èjnèn
Om'ka'mèk fi jerbè èl be'ïïè
Eh'nè jit en zouhr m'kâmèk
Eh'nè jit en zouhr m'kâmèk
Yè ghribè mè tkhè'li bi'ïïè
Yè ghribè mè tkhè'li bi'ïïè
ZOKRAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA….EL ……….ZOK……RAAAA….
NYEEEEEEEEEEEEEE……NYEEEEEEE………
TAC….TAC….TAC TAC TAC TAC….CLAP CLAP CLAP……NYE NYE NYE…
TAC….TAC….TAC TAC TAC TAC….CLAP CLAP CLAP……NYE NYE NYE…
………§§§§§§§§§§§§§§§§§.§§§§§§§§§§§§§§§§………§§§§§§§§§§§§………
El Lââb Yé MOUMOUUUUUUUUUUU… TAC….TAC….TAC TAC TAC TAC
Solo
Jét'èk él mraïï'da wèl mé'moun
Metha'ïïeer mè chef él noum
(Elle est venue la malade avec son souci
Elle souffre et ne dort pas la nuit.)
Refrain
Jétèk él mr'ïïada wèl mé'moun
Mét'hayer mè chef él noum
Solo
Jétèk él mrïa'iïda wèl mé'moun
Methayer mè chef él noum
Refrain
Jétèk él mra'ïïda wèl mé'moun
Methayer mè chef el noum
solo
Alla m'kâ'mèk tlé'mou él youm
Dé'wine yè léla él bé'ïïèe
Alla m'kamèk tlé'mou él youm
Dé'winè yè léla él bè'ïïèe
Dé'winè yè lilè él bèEEEE'ïïèe
( En ton auguste personne, on s’est réunit aujourd’hui
Guérit nous en cette belle nuit
Bis.....)
Refrain
'Yè Ghribè yè me'mou ââi'ouni
Hobèk sékèn fi magrouni….
Fi zortèk brat en'houmi
Ou chéft el farha b'ïï'nè'ïïè
Ou ché'ft éll farha bïï'nè'ïïè
Ou chéft el farha bïï'nè'ïïè
Bis...
Déwinè yè lélla b'dwèk
Sébhanou raby i lâa'tak
(Guérit nous Ô toi belle dame avec ton remède
Grâce à ce que D ieu t’a donne.)
Refrain
Déwinè yè lélla b'dwèk
Sébhanou raby i lâa'tak
Solo
Déwinè yè lélla b'dwèk
Sébhanou raby i lâa'tak
Refrain
Déwinè yè lélla b'dwèk
Séb'hanou raby i lâa'tak
TAC….TAC….TAC TAC TAC TAC….CLAP CLAP CLAP……NYE NYE NYE…
TAC….TAC….TAC TAC TAC TAC….CLAP CLAP CLAP……NYE NYE NYE…
………§§§§§§§§§§§§§§§§§.§§§§§§§§§§§§§§§§………§§§§§§§§§§§§………
Dérbèk Yé MRIDEKHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHH
Solo
Oulidetèk él kol ah'bèb
Aâmlou lou'jouèk èl fouk ch’wèyé
Oulidetèk él kol ahbèb
Aâmlou loujouèk èl fouk ch’wéyé
Aâmlou loujouèk èl fouk ch'wèe
(Tes enfants sont tous cousins
Ils ont tous invoquer le ciel )
Refrain
'Yè sék'nè fi w'est èjnèn
Om'ka'mèk fi jerbè èl be'ïïè
Eh'nè jit en zouhr m'kâmèk
Eh'nè jit en zouhr m'kâmèk
Yè ghribè mè tkhè'li bi'ïïè
Yè ghribè mè tkhè'li bi'ïï
TAC….TAC….TAC TAC TAC TAC….CLAP CLAP CLAP……NYE NYE NYE…
TAC….TAC….TAC TAC TAC TAC….CLAP CLAP CLAP……NYE NYE NYE…
………§§§§§§§§§§§§§§§§§.§§§§§§§§§§§§§§§§………§§§§§§§§§§§§………
Eyèèèèèèèèèè……EmchiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiYé Henriiiiiiiiiiiiii………….
Solo
El youm khér'jèt él m'nara ou y'amlèt doura w'oust èl hara
El youm khér'jèt él m'nara ou y'amlèt doura w'oust èl hara
( Aujourd’hui est sortie la grande menora, et on lui a fait le tour au milieu de
Bis….
Refrain…
El youm kékhr'jèt él m'nara ou y'amlèt dourah fèl w'oust èl hara
El youm khérh'jèt él m'narra ou y'amlèt doura fèl w'oust èl hara
Solo
El youm khér'jèt él m'nara ou y'amlèt dourah fèl w'oust èl hara
El youm khérh'jèt él m'narra ou y’'amlèt dourah fèl w'oust èl hara
Tél'wi ou tèlma ki èl ballar ou ziar'tèk mè ich'ch che'wèïïè
Téd'wi ou tèlma ki èl ballar ou ziar'tèk mè ich'che che'wèïïè
Ou ziarték mè ich che'wèïïè
Bis…..
(Elle brille et étincelle comme le cristal et ton pèlerinage est grandiose.)
Bis….)
Refrain
'Yè sék'nè fi w'est l'èjnèn
Om'ka'mèk fi jerbè èl be'ïïè
Eh'nè jit en zouhr m'kâmèk
Eh'nè jit en zouhr m'kâmèk
Yè ghribè mè tkhè'li bi'ïïè
Yè ghribè mè tkhè'li bi'ïïè
Yè ghribè mè tkhè'li bi'ïïè
Yè ghribè mè tkhè'li bi'ïïè
Yè ghribè mè tkhè'li bi'ïïè
Yè ghribè mè tkhè'li bi'ïïè
ZOKRAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA……ZOC….RAAAAAAAAAAAAA…TAC….TAC….TAC TAC TAC TAC….CLAP CLAP CLAP……NYE NYE NYE…
