dimanche 3 février 2008
CHAPITRE 4° JEREMIE OU L ENFANT QUI.....
Le lendemain matin, Rachel, sa maman, découvre le nouveau billet mais inachevé.
Prise de panique, elle appelle sur le champ son mari.
‘…David… ? Euh…. ! Euh...!’ Elle est essoufflée.
‘…Quoi parle, qu’est qu’il y a, tu me fais peur… !’
‘…Il a demande quelque chose d’autre … !’
‘…Quoi.. ???’
‘…Justement, il n’y a rien d’écrit… !’
‘…Alors s’il n’y a rien d’écrit, pourquoi s’angoisser….. ! D ieu pour l’instant lui a donne ce qu’il a jugé bon de lui offrir… !’
‘…Mais tu ne comprends rien, sans doute qu’il a dû le lui demander par la pensée…. ?’
‘…Tu penses à quoi toi ????’
‘…Mais je ne suis pas A chem moi, pour lire dans ses pensées enfin, c’est à toi de deviner.. !’
‘….A moi… ? Mais depuis quand suis-je D ieu moi Hein… ? Tout cela est ridicule, je vais lui en parler pour que tout cela cesse… !’
‘…Non, il en sera choque ok ??? Et comment lui expliquer les précédents cadeaux… ?
Tu veux lui dire que c’est toi qui subvient à tout cela et que nous sommes entrain de l’induire en erreur ???’
‘…Attends ce soir lorsque je rentrerai….. ! On verra plus clair… ! Reprends tes esprits.. !’
Elle reprend ses esprits et raccroche faisant encore une fois confiance à son époux.
Le soir arrive.
‘…Ne lui dis rien pour l’instant, la nuit porte conseil… !’ Dit Rachel en s’adressant à son mari.
Rien ne se produit deux semaines après la demande du vélo décrit d’une façon ‘parabolique’.
La famille respire pensant sans doute que leur fils a prit conscience du refus de D ieu a assouvir une nouvelle fois son caprice.
Jérémie laisse passer une autre semaine et comme il est un enfant à ne pas rester sur un échec et se décourager facilement par un refus fusse t’il de A chem, il reprend sa missive là où il s’est arrête les trois précédentes semaines.
Il a l’intention pour mieux appuyer sa demande orale de la faire par écrit puisque cette méthode paye.
‘…A chem, je pense que ma demande orale ne t’es pas parvenue, donc je récidive par écrit… !Tu auras tout le loisir à mieux l’apprécier …
Il complète donc à écrire sa missive inachevée en se faisant plus précis.
‘…A chem, je se sais comment te remercier des bienfaits que tu m’envoies.
Je n’en espérais pas tant. Sans paraître gourmand, je voudrais que tu m’offres un vélo tout terrain si possible à ta convenance…. ! Selon ton désir… ! J’ai pensé que t’entretenir de vives voix serait plus convenable de ma part… ! Merci….A chem… !’
Mais au lieu de placer la lettre à son endroit habituel, il l’intercale entre les pages de son livre de torah qu’il place dans un endroit secret. Il pense que sa missive n’en sera que mieux imprégnée par les saintes écritures.
Rachel après le départ de son époux et de son fils, se précipite comme elle le fait depuis un mois, dans la chambre de son fils avec l’espoir de trouver le petit mot achevé.
Décontenancée, elle ne le trouve pas.
Elle risque de s’évanouir.
‘…DAVID…. ! DAVID…. ! Je vais mouRRIRRRRRRRRRRRRRRRRR...! LA TOUT DE SUITE…. !’
‘…Attends que j’arrive au moins ce soir… !’
‘…Y’ à plus de billet…!’
‘…Et bien tu vois, il se rétracte … ! C’est une bonne nouvelle… !’
‘…Non, il a du s’apercevoir que l’on les lisait… ! Ou alors, il a caché quelque part… !’
‘…Pas du tout… ! Pas du tout... !’
‘…Je vais fouiller toute la chambre jusqu’à ce que je tombe dessus… !’
‘…Fouille et en même temps cherche-moi, mes bretelles… !’
‘…Je ne suis pas dans tes bretelles ok… ?’
Elle met à exécution ce qu’elle a décidé de faire.
La chambre est mise sens dessus sens dessous.
Mais elle se rend bien vite compte de sa déconvenue.
Lasse, elle abandonne.
Elle remet de l’ordre.
A suivre…
dimanche 6 janvier 2008
AU THEATRE CE SOIR....LA FAMILLE TUPPERWARE.
COMMENTAIRES DE ICHTIR.
Tu ne connais pas la dernière? non, figure toi que le cousin Sidney est à los Angeles pour voir sa fille, il est avec Annette sa femme et notre cousine. Le problème qui se pose c'est que Sidney qui aime beaucoup la famille et les différents plats que Simone(la maman de Michka) ma belle soeur prépare, ne sait comment faire pour récupérer toutes les choses qu'il a ratées pendant son séjour. Gâteaux, Mloukhia, Zlabia, poupées de sucre de Rass El Am de Nabeul, bkaîla, nikitouche, mhamas.
Il a juste été invité là bas chez la soeur de Paul Guez, c'est rien, car à Paris il va chez la cousine Désirée goûter toutes les bonnes choses qu'elle ramène de Tunisie, chez Simone, il aime beaucoup lui rendre visite, c'est très gentil à lui et les amis et la famille. Michkine, c'est vraiment un devoir qui lui incombe, c'est le goûteur!!!
Alors avec la famille réunie, on se demande si on peut faire une réunion tupperware, ramasser ce que chacun aurait pu lui faire goûter et les congeler pour les lui servir à son retour? qu'en penses-tu...? Car c'est un problème, non c'est un homme il n'est pas enceinte, mais on ne sait jamais si ça le rend malade , une crise de foie anticipée....
5 janvier 2008 08:09
Ma chère Ichtir, belle tante de mon ami..... Voilà, tes DESIR....Sont comme des bonbons qu’on offre à un gamin, que je suis. Je suis né bébé et je vieillis bébé.
La vieillesse me fait peur donc je l’ausculte et l’occulte.
Désiré j’adore être bercé. Merci.
Ma chère Ichtir, je t’informe déjà que maman, fait ce qu’on appelle aussi des réserves de ragoûts qu’elle met dans des ces fameux TUPPERWARE. Emet. Qu’elle met dans ses étagères du congélateur. Maman cuisine pour toute la semaine car elle se dit ‘...Aâlle mi oueti...OU ICHTI !’ C'est-à-dire au cas, ou un imprévu arrive, sous entendu, un invité improbable qui a envie.
Je vais donc y mettre mes tripes qui ne sont pas congelés.
Déjà pour me retrouver dans toute ta belle famille, il m’a fallu trois jours pour essayer de décortiquer cet imbroglio.
Présente...
Sydney de Melbourne.
Annette la femme de Sydney de Melbourne.
Michka miss LA GRANDE BLEUE.
Tata Ichtir la tante de Michka.
Simone la maman de Michka et belle sœur de Ichtir.
Danielle la belle sœur de Ichtir.
Monsieur Jaquemin le mari de Michka.
Dans
Un coup de fil...
‘...AlloOOO tata .... ?’
Grésillements...
Kcrchcchchchchchchch....
‘...Tata QUIIIII.... ?’
‘...ICHTIR.... !’
‘...Voilà, c’est mieux, Sydney ye ouldi, tu m’appelles d’oùùùùù.... ?’
‘...De la cité des Anges.... !’
‘...Ah tu as fais pousser des ailes alors.... ?’
‘...Aux mollets, tantine... !’ ...Je rentre demain soir avec ma famille, alors tu sais ce que j’aime le plusSS..... ?’
‘...Bien sur mon fils, arrive vite, ils t’attendent bien frais et dispos, tout ce que tu aimes est dans la banquise aligné comme des soldats de plomb.... !’
‘..Krrkrkrkrkrcchchch... !’
‘...Du plomb..... ? Pourquoi du plomb.... ?’
‘...Des soldats de plomb je te dis...’
‘...Pourquoi les soldats, Paris est sous le couvre feu... ?’
‘...Krchcchchchchchchchch... !’
‘....Non les ILS t’attendent bien frais et dispos comme des SOLDATS DE PLOMB... !’
Sydney envers sa femme...
‘....Annette, il y a des l’armée à Paris... !’
‘...Passe la moi, je vais essayer d’en savoir plus... !’
‘...TANTINE..... ? Qu’est ce qui se passe à Paris.... ?’
‘...Mes Ils sont comme des soldats de plomb dans la banquise... !’
‘...Ah ok, j’ai compris... !’
‘...Elle dit que les soldats de plomb sont dans la banquise mais pas à Paris... !’
‘...Ouf, je me suis senti mal... ! MERCI TANTINE A DEMAIN.... !’
Il raccroche.
Le lendemain vers les 18 heures, Sydney de Melbourne, parce qu’il est éleveur de kangourous en Australie, débarque avec sa femme Arlette et ses trois enfants.
Tata Ichtir, leur a fait une surprise. Elle est là cachée derrière une grosse colonne avec un présent dans les bras, comme Aznavour. Elle les voit sortir et va vers eux à leur insu...
‘...COUCOUUUUUUUUUUUUUUUUUUUU....?’ Et elle lui fait un croc en jambe, un geste de bienvenu, mche it lebekh, (il s’étale) qui l’envoie sur sa valise roulante, Sydney fait du surf...Sous le regard ahuri des touristes...
‘...TATAAAAAAAAAAAAAA.... ! Quelle drôle de surprise...!’
Embrassades générales.
Direction Versailles chez Tata Ichtir.
‘....Tata, qu’est que tu portes dans tes mains... ?’
‘...Un petite boite sotie de la banquise mais tu ne l’ouvriras que chez moi, où tout le monde t’attend... ! On fait une partie surprise TUPPERWAR, rien que pour toi... !’
‘...Mais dis moi ce qu’il a dedans, dans la petite banquise, j’en ai l’eau à la bouche... !’
‘...Enfin, Sydney, ne fais pas le gamin, soit patient et ne te montre pas impatient... !’
Enfin, ils arrivent.
Toute la famille fait une ovation au directeur générale des kangourous.
‘...Ah le voilà notre Sydney, l’homme aux poches d’Australie... !’ Michka.
‘...Quand même, tu aurais pu trouver autre chose... ! Jacquemin.
‘...Je parlais de ses poches aux yeux... !’
‘...Vous avez sûrement dormi peu n’est ce pas... ?’ Danielle.
‘...Oui, le temps de la traversée dans les airs fut pénible.. !’
‘...Pas aussi dure que celle d’une traversée dans le désert... ! Sur dos de chameau... !’ Simone.
‘...Là mes enfants nous allons goûter aux joie de la banquise, je vous ai préparé des petits rectangles genre igloo –esquimaux faits maison de mets dont vous vous en souviendrez, toute votre vie... ! Allons ne perdons pas de temps, Sydney, toi tu t’assois prés de Annette, Michka près de ton mari, Simone ijja bahdeya( près de moi) Danielle pas de chichi assis toi sur le banc..ise... ! Ahahah.... ! Je plaisante... !’
‘...Toujours ce froid entre nous... !’
‘...Je rigole, enfin, allez viens près de moi, tu seras au chaud... !’
Elle rentre dans la cuisine et sort avec un GORBA...(Une vessie).
‘...Devinez quoi ???? ‘
‘...On attend ta merveille... !’ Jacquemin.
‘...GORBA NIKI TOUCHE...VOUS POUVEZ TOUCHER SANS....NI.... !’(Vessie de ragoût de haricots) Congelée... ! Goûtez moi cela... !’
Elle attend un peu ouvre le bouchon et voilà que des petits grêlons en forme de pépites de pâte coulent sur les plats...
‘...Pas plus de 8 chacun parce qu’il y a la suite après..
‘...Comme c’est bon tata... !’ Lance Sydney en fin connaisseur alors que les autres convives ont du mal à ‘fourchetter’ les pépites en glaçons.
Michka ‘...Ca au moins c’est du solide bien frais... !’
Jacquemin....’...Du béton congelé, oui... ! Je sens déjà comme des billes qui s’entrechoquent dans mon ventre... !’
‘...C’est bizarre, c’est la première fois que je goûte à ce met sans pareil, t n’as pas une miche de pain, j’ai une envie mortelle de lécher le plat... !’ Danielle.
Un petit nikitouche en forme de glaçon glisse à terre. Et voilà toute la famille à quatre pas à chercher la pépite jaunâtre.... !
‘...JE L’AI....FIN DE LA PARTIE DE HOCKEY SUR GLACE... !’
La NIKI TOUCHE servie, Tata sort avec une lanterne après la vessie de glace.
‘...C’est juste pour vous éclairez, et j’apporte le second plat.... !’
Elle revient avec dans les bras, un grand plateau sur lequel repose...
‘...OREILLER DE MLOUKIYA....DES COTES ARMORICAINES...’Fondu à la glace norvégienne.... !’
Elle ouvre le tabou( bouchon) Et là rien ne coule...
Elle remue et enfin un filet verdâtre apparaît et coule lentement.
‘...Prenez votre mal en patience, dix minutes pour une petite coulée mais ca vaut le coup d’être patient... !’
Dix minutes pour deux centimètres de neige noire aussi dure que le béton.
‘...Un fleuve bien tranquille....Qui coule en prenant son temps...’ Jacquemin.
‘...Comme la vie... !’ Michka.
‘...Drôle d’oreiller... !’ Lui.
Danielle....’...Chtit( j’ai envie) un croûton de pain pour faire passer cette belle fondue ankylosée... !’
‘...T’es pas enceinte au moins... !’ Simone.
‘...A 63 ans, je ne vois comment je pourrais l’être... !’
La Mloukhiye( le fameux plat noire) est passée dans les estomacs avec beaucoup de peine.
On passe aux gateaux....
Ichtir sort avec deux TUPPERWAR..Et annonce...
‘...COULIS DE FARINE EN SERPENTINS CUIT A LA MODE ISLANDAISE... !’
Des manicots gélifies tout simplement...
‘...Ce coulis va me donner des torticolis... !’ Jacquemin.
‘...Koul et ensuite dis nous ce que tu en penses... !’ Ichtir.
‘...Ah quel régal, j’en redemande, oui, j’en redemande... ! Puis-je mettre dessus de la poudre vanillée... ? Pour relever la texture... !’ Sydney.
‘...Passez lui le sucre en Glace... !’ Simone.
Ichtir annonce...
‘...PETITS OVAUX FOURRES AUX DATTES ET A LA PATTE D’AMANDE... !’
Makrouds dans notre langue barbare.
‘...Tu nous prends pour des OISEAUX ICHTIR...’ Jacquemin.
Arrive enfin ...
‘...COLLIMACONS LIES A LA MODE BRETOU...
‘...Dans toutes les sauces, celui là... !’ Jacquemin.
‘...Michka, n’oublies pas qu’il était maçon avec d’être en colis... !’
Sydney se lèche les babines. Des morceaux de Colli...Gelés pendent à sa moustache.
Zlebia.
‘...Tu as des stalagmites, mon cher Sydney... ! ‘Simone.
‘...Mmmememe.... ! Même si je les avait au bout du nez, je les mangerai, c’est du pur art culinaire... !’
‘...Ce n’est pas un hasard... !’ Jacquemin.
Arrive le champagne.
‘...CHAMPAGNE DE AIN BOUFARTASS.... !’
‘...Enfin quelque chose de chaud... ! Bien de chez nous... !’ Michka.
‘...Ça m’a tout l’air surtout qu’au vu de la bouteille, elle nous laisse espérer une chaude coulée de larve bien froide...!’ Jacquemin.
‘...J’aurai tant aimé tremper un biscuit.... ! Avec...’ !’ Danielle.
‘...Tu peux toujours le bercer dans tes illusions... !’ Ichtir.
Enfin tous les TUPPERWARES sont passes et tout le monde s’est régalé par ces mets d’une froideur à vous casser les dents et par une température extérieure de -10.
Arrive la surprise.
‘...Sydney, nous voilà enfin arrivés à ton cadeau de bienvenu... !’
‘...Tiens.... !’
Sydney ouvre délicatement le tupperware et là il voit..
‘...SABOTS DE KANGOUROU EN FORME DE BOUCLES D OREILLES... !’
Lui dans une envolée lyrique...
‘...JE PEUX LES SAUPOUDRER AVEC UN PEU DE ANNETTE.... !’
‘....Quel humour... !’ Annette sa femme.
‘...Ecoutez Breitou, avec vos salades vous perturbez l’équilibre de notre famille.
Vos histoires à la sauce goulettoise vous les mettez au....FRAIZER.... !’ Jacquemin.
‘...Je me sens tout glacé... ! Comme du papier...Monsieur... !’
NB.Pour la famille ZARBOUYI( les rats).. ! Ce sera un autre sketch... !
REFLEXIONS....BRIC A BRAC.
La curiosité des maitres et des maitresses à l’époque portait parfois à nous questionner sur la fonction de nos parents...La voisinage aussi n’était pas en reste. Certes moins puisque tout le monde se connaissait mais il arrivait que ....
Madame Alexia ma maitresse des premiers cours...
‘....Albert... ! Que fais votre père ... !
‘...Il est marbrier, Madame.... !’
30 plus tard,
Un ami questionne mon père...
‘...Deidou, que font tes enfants.... ? Dit avec fierté.
‘...Toba... Mta el chnen... !’( Dentistes) Sauf moi et mon frère Max. Des ratés d’occasion.
Suivez moi....
‘...Lucas.... ? Que fait votre papa dans la vie... ?’
‘...Il est tondeur de chiens, Madame... !’
30 ans plus tard....Le papa fier de son adulte.
‘....Mon fils... ? Il est dans la pétrochimie, il dirige la chimie dans le pétrole... !’
‘...Santini, votre papa travaille... ?’
‘..Il est berger au pays Corse Madame... ! Et le soir il met une cagoule, il dit souvent à ma mère lorsqu’il va en réunion avec ses copains dans la montagne‘...C’est pour ne pas avoir froid aux yeux... !’
‘...Je vois... !’
30 ans plus tard....
‘....Mon fils... ? Il est chef de nos moutons dans la montagne avec bcp de respect, I
‘...Moche.... ? Votre papa, fait quel métier.... ?’
‘...Il est plombier, Madame, il répare les tuyaux et les fuites... !’
30 ans plus tard...A Belleville...
‘...Mon fils... ? Avant il était compliqué aujourd’hui, il a une très bonne situation, tiens voilà sa photo, hein... ? Ici avec ses amis, je le vois une fois tous les six mois, il a trop de boulot, c’est normal lorsqu’on est normalien... ! Sa femme, elle est aussi normalienne, tout est normal chez eux et pour ne pas déranger leur normalité, on va les voir une fois par an à Versailles... !Dés fois, une fois tous les deux ans, lorsqu’ils partent en vacances en fin d’année au ski... ! Mais on se téléphone, souvent, je lui laisse bcp de messages sur son répondeur et lorsqu’il me rappelle, il dit qu’il est très occupé...Normal, il est normalien, ye Breitou... !’
Le jeune Hamou...
‘....Votre papa, il travaille.... ?’
‘...Il est employé sur la chaine Peugeot depuis 35 ans, Madame... !’
15 ans plus tard....
‘...Mon fils... ? Hamou, Ma challah, il i commercial dans la citi des 4 ‘rih’(vents)... ! Un très bon poste, mon ami...Breitou ! Il vend di Coqs et des Cannes à bis (c’est un bon produit qui rapporte kil mi dit) ses amis se nourrissent d’un peu d’herbes... ! Le soir, i fi des match de foot, et crois mois ils ‘chouttent’ bien dans li parking d’en face. Il va avoir une promotion, bientôt directeur des ventes. Le soir quand il rentre, il i cassè, harassé, i tient pas debout, alors Ourida ma femme, elle li masse les pieds à cause des piqures de moustique qu’il y a sur le terrain... ! Tiens, rigarde si ki la direction lui a offert, zouz poste de tili plasmacenta, nouvelle génération, en hamdoulla, la viritè, je ni travaille plous dipuis q’il travaille... ! Ma fille Ouarda, elle i sécritraire depuis 12 ans dans une grosse boite, avant elle travailli sur place, mi depuis deux ans, son patron lui a offert un gros camion, alors elle dimarche sur les autoroutes les bons clients, en hamdoulla, je suis bien... !’
‘...Mamadou, votre papa... !’
‘...Il est travaille à la Mairie, derrière un gros camion vert, le soir, il se plaint toujours de la fatigue mais comme il dit ‘...Sans diplôme, tu es dans la poubelle à vider les bacs... !’
30 ans plus tard...
‘...Mon fils Mamadou ??? Il travaille à Barbes, il vend des portables tombés du camion... ! Albert...! Comment les portables peuvent tomber du camion... ? Nous, si on fait tomber une feuille crasseuse, le contrôleur il nous donne une mise à pieds... ! Dés fois, je l’imagine, à genoux sur l’autoroute, avec tous les risques, ramasser les portables, ce que je crains un jour c’est que la facture soit trop lourde et qu’il ne peut pas payer... !!’
lundi 19 novembre 2007
SALLEM YALLA KOL EL TOUENSE.
LES MEMOIRES D’ UN GOULETTOIS
L’ ENFANT DE
PAR
MERCI HENRI
Les femmes sont dans la salle à manger débarrassée de tout mobilier tandis que les hommes parlent entre eux, sirotant quelques verres de boukha. Les yeux rougis par la fumée du bkhour, jaoui et fassoukh fèl yain él hosséd ( dans les yeux des envieux ).
L'orchestre a déjà entamé les premières notes…..
"OURIRIIRIRIRIRIIRRI ………………."
Tmaitma est sur la piste avec deux mouchoirs aux bouts des doigts, elle tangue dangereusement comme un bateau , de droite à gauche, tournoie sur elle-même, virevolte, trépigne sur ses sabots ‘Qââdeh terkèj ‘ blèch séfsari( sans sari )…….
" HOUTE AALIK YE TMAITTMAHHHHHH…" lance Deidou euphorique…’ yé rani kobbarra ââllik….. ! "
TAKAKAKAKAKTAKAKAKAKA……..Le grand tambour donne de la voix….et le mezzoued….nyeyeyeyeyeyeyeyeyeyey…..Et le violon qui déchire l’air enfumé…..
‘ Bouk bouk tara bouk……
" Yè Sayèd èl yali….Sayèd yè yalli ….oun nyaiche oun chouff BABA SELLI…..TAKTAKAKAKAKAK……sayèd yé yalli….oun chouff Babba SELLI…. ( refrain ) ……Nchoufèk yézzini…Nchouffèk yézzini…."
(………………………………………………Je veux vivre pour te voir……
………………………………….O saint………..je te vois et cela me suffit…….)
TITINE, gesticulante , est rentrée, en cadence, au milieu de la pièce…..Elle se dandine en imprimant des sens giratoire à gauche à droite en haut en bas…( yâtiâ dewkhè ) ' testale'….khèmché oul khmiss ââlla TITINE bulldozer ….
" …….TARAKAKAKKAKKAKA…….. "
On suit la cadence en tapant des mains …….."
Musique…." Hennè Jitèk tayèb….Ou doumouyi skayèd…"
(Je suis venu très bon…..et mes larmes coulent comme de fleuves ( et les miennes comme des ruisseaux assèchés )
Et le bkhour……… "Ouririririririririri….. "
Elles trépignent les deux en jouant des hanches….. "TAKAKAKAKAKAKAKTA….. "
Musique…" Jitèk bèl niyè ……..Jitèk bèl niyè…… "
( Je viens vers toi naïvement)
TITINE, aussi grosse qu’un container….virevolte…Elle vient d’avaler un bout de fumée d’encens qui va se loger dans ses alvéoles…..elle tousse…..Elle va étouffer ……
" TAKAKAKAKAKKAKKAKAK ……… "
" Seboullah chweouiè mè ââllèh oujjèh…..,Yâ tyouââ….Chwièh mazar…… ? "
(Versez lui un peu d’eau sur le visage..…donnez lui un peu de mazar …..)
Deidou …….
"In yaddin rôbkôm…..!….bèch tmout……yââtiouah…….zouz kfouf……..yamloulè hââknah……..?
" Juron…..elle va mourir…! Donnez lui …….deux baffes……enfilez lui une poire = Purge)
On appelle sa mère Eugénie.
" …….Yé Gini…….Yè Gini …… ! Bentèk kââdââ tèt fèrfééééééét …… ?"
( Juron………………………..! Elle va mourir…….Donnes lui deux gifles………Faites
…………………………………. !Ta fille étouffe……… ?)
Et……la…musique……" TARATAKAKAKAKAKAKAK……..NYNYNYNYNYNYNYN……. "
Gini………" Yè Titine ….. ! ……Yè Benti…. ! Kôuôôôôôôôôm………..?"
( …………………………………ma fille……! Léves……toi….. ? )
Deidou……… " En froulèéééé………fi khchèmééééh……. ? "
(Soufflez lui dans le nez……. ?)
Lillo…….. " Lè……hazkoulah tèrmètéh…….. ? "
(…….Non……..Serrez lui les fesses………. ? )
Quand on sait que les fesses de Titine font 15O Kg à la balance Roberval, on peut toujours se poser la question…….comment faire pour joindre ces deux halkoum empiffrées de graisse premier choix……. pourvu qu’elle ne pète pas durant cette délicate opération………On la re-gifle, on lui serre le nez et les fesses, on lui verse trois cents litres d’eau………Savez- vous que Titien n’utilise pas d’huile dans sa poêle à frire….. ? elle pète sur son poisson pour le faire frire…… Finalement , elle retrouve ses esprits…….
Titine………" Ahhhhhhhh………Wèn kènt…….?"
(................................................Où étais-je......?“
Et la musique endiablée des jnouns…...
Son mari…..
" Kènt yand chyâddou……oubbouk fèl jébènéh……. "
(Tu étais avec ton père au cimetière )
On relève la tonne bourrée aux cataplasmes de couscous et boulettes. Sa robe était coincée entre ces grosses dembéh (graisse arrière du mouton) vermoulues.
Et les autres femmes qui convulsent sous les yeux ‘ boukhèiques’ des hommes.
Les ' Jnouns ' sont rentrés par la porte arrière de Hlilmè, elle pousse des grognements….. " " "…..EUH ….EUH…..AH…AH….AIE……OUILLE….. "
Elle est en transe……par terre…..Elle parle……..On l’écoute….Ses petites jambes, pareilles à deux cuisses de grenouille en chaleur, frétillent, montent et descendent en suivant la cadence.
"………TAKAKAKAKAKAKAKAKAKAK………"
Elle s’adresse à son mari dans une envolée végétale…….Elle lui demande de faire le marché.
" Hé….Maurice ( son mari ) ……Yè omri jibli kilou bsal………ou rtal biji louche….Tlèta kilou yasbanna…… "
( Mon chéri apportes moi un kilo d’oignons…….Et une livre de petits pois……..Et trois kilos d’intestins……. )
Son mari attentif à ses désirs…..
" Hattèm fi sèrmôk…… "
( Vas te les mettre dans ton anus….. )
Elle demande………
" ……..Ou jibli khèmché kilou farinè….. ! "(Et 5 kgs de farine)
Maurice finalement…….
"Koum….. ! amèlt èl yââr….. ! " ( lèves toi tu fais scandale )
Et la musique…….."……TAKAKAKAKAKAKAKAK ………"
" …..Lèy lèy nèh…Lèy lèy nè….Oul sayèd i koun bahdèna……Lèy lèy nè….Lèy lèy lèy nè.. …….Ou sayèd i koun bahdèneh… "
" Et oui……………………………Et le saint sera près de nous…….. "
"…….NYE….NYE….NYE….TAKAKA…BADABOUM……." et ça continue……
DEIDOU est pris aussi par les jnouns……
"…… Dour biyè yè chibani……..dour biyè…….. "
DEIDOU est orphelin depuis son plus jeune âge , 11 ANS……..
Et la musique……. "…… Dour biyè yè chibani……Dour biyè…… "
Il balance sa tête de droite à gauche….Ses yeux sont mi- clos…( Excusez moi je larmoie quand j’évoque mon père….)
" Lèy….Lèy nèh…..lèy lèy nè…..Ou sayèd i koun mâânèh….en chouffék i zid farhi ou yèbralli jerhi…. "
( ……………………….Et que le saint soit avec nous………seulement te voir et ma fête augmente…….Et mes maux guérissent……..)
…..Trois frères et sœurs en bas –âge……..Tous élevés par une grand-mère paralytique….
« Lèy…..Lèy néh…….Lèy ……Lèy néh……Oul sayèd i koun myannèh…..
Et cette putain de zokrââ qui ne veut pas s’arrêter….et ce tambour dans mes oreilles……
DEIDOU est à genoux……..Il transpire ……….Il est en transe………
( Mon père va rentrer avec les jnouns… !)
" TARATAKATA…….NYE….NYE……NYE…..DABADOUM….DABADOUM…… "
INVOCATION…….
' Yé BREITOU…..yé JOULI…..yé JDOUOUOUDIIIIIIII……
Ouldkèm èl Haqueloudi i kôlkôm élli Babba…..
Deidou kèn i tkè’lèm ââllikôm …Lil oul nââr... !'
( Hé Breitou……Et Julie…….O mes ancêtres….
Votre fils le goulettois vous informe que mon père
Deidou parlait souvent de vous chaque soir et chaque jour)
Il parle ……Il est avec ceux d’en haut, ses parents……..Il cause avec son père ALBERT ….
Et demande à voir sa mère…..
"… Yââ bââ BREITOU …..Wéiniyè ôômi…Joula… ? " (morte à 25 ANS )……
(……………………..Où est ma mère…Julie… ? )
" Ommôk bahdèyé…….mè tkhèmèch yallinè……Kâadin mnih…… "
( Ta mère est là……. Ne penses pas à nous……nous sommes bien….. "
TAKAKAKAKAKAKAK ………. " Yè chibani dour biyè yè chibani …….. "
" Yââ bââ …….Yââ mââ……en hèb enn ji bahdèkôm……! "
( Papa………….Maman…..Je veux être près de vous…. "
" Lé yé ouldi……mouche téoue…oulidék BIBER…( moi ) yâjij ou ghèli… …béch i jioulèk yarbââ oulidèt ôkhrin…….Chouâ….Chouilèm ……Mouchi……ou Joulèh…..oulidét mnèh…. ! "
( Non pas pour l’instant……ton fils Bébèrt …..il est chér et précieux…..tu va avoir quatre enfants…..Sauveur… Richard……Maxo et Joëlle……de bons enfants…! )
( Mon grand-père paternel vient de lui prédire quatre enfants)
"……..TAKAKATATAKATAKATAKA …………."
"…….Yè sayèd èl ââli……Yé saiyed èl ââli……
Ou doumouyi skayèd……Yé Babba Sali……"
( Et mes larmes coulent comme un fleuve…)
DEIDOU est rassuré….Il revient à lui…On lui essuie le visage et on le fait boire un peu de mazar. La prédilection de son père fut juste. Nous sommes bien 5 frères et sœurs.
( LEY…LEY…NEH…..LEY….LEY….OUL SAYED…I KOUN MYAANA……
YE SAYED…..JITEK…NETCHAKA….OU YAL KDHOUDDI…NET BKAKA………
LEY….LEY….NEH….LEY….LEY….EN ZOUREK…..JEBT…..EL CHMAA…..
LEY….LEY….NEH……OU…RABBI…..I KOUN MYANAH…….."
" …………………………………………………………………………………………
……………….JE VIENS VERS TOI….ME PLAINDRE……ET SUR MES JOUES
JE PLEURE………………………………JE VIENS TE VOIR……AVEC DES BOUGIES …ET D.IEU SOIT AVEC NOU…….. )
Les paroles de cette musique ont été tiré de la cassette GRHIBAH YE GHRIBAH ……
D.IEU à dit qu’il nous faut une heure de tristesse et 23 HEURES de joie.
'…..Dour binè yè AlbeRRRRrt dour binèEEEEE….§§§§…
Oukhé'linè en far'hou bihèEEEEEE….§§§§…
Dour binè yè BREITOUUUUU..§§§….Dour biIIIInè…§§§§…
Eh'nè chè'ykhin ââliyèEEEEEEEE…§§§….
Dour binè yè ou lidiIIII dour binè….§§§§
Oun salla mé nét'chw'èch fiyèm..…...§§…..
Dour binè…yè maq’moum ..§§§§….Dour binè
Jéy'tèq mabrouqa ââlinè…§§§….
ALBELAZIZ LAROUI...
Chronique d’un temps passe…
‘…Yah’qiou ââ’la sel’tan…. !’’
Si Abedlaziz Lariou….
Qui était Abedelaziz Laroui… ?
Un chroniqueur des années ‘de braise’ à cheval entre l’avant indépendance et de l’après, à la radio ;
Il était à la fois apprécié et craint, car il soulevait souvent des polémiques selon ses interventions.
Ses allusions racontées souvent sous forme de paraboles agaçaient une certaine frange de la société. Dont il était un grand témoin de son époque. Ces critiques ne laissaient personne indifférent car il se voulait moraliste. Aussi et surtout.
Il n’hésitait pas souvent à parler de vérité à une population en mal de ce produit. Il était le porte parole aussi de ceux qui s’estimaient lésés par certaines injustices administratives dont il se faisait l’écho au grand damne des concernés.
Rien ne le laissait indifférent. Et chaque cas humain était un cas à moraliser.
Il était écouté par beaucoup d’auditeurs qui lui faisaient passer souvent des messages personnels qu’il narrait souvent au moyen de fable afin d’attirer l’attention des pouvoirs publics de l’époque où les tracasseries de toutes sortes étaient monnaie courante.
Il se voulait aussi moraliste et surtout éducatif. Il n’hésitait pas à blâmer ou à faire l’éloge de telle ou telle institution qu’il jugeait bonne ou mauvaise. Selon son opinion.
Bourguibiste de la première heure, il contribua à épauler le RAIS, par sa façon d’éduquer un peuple, à la recherche de ses repaires. Il y contribua grandement.
Au point que beaucoup ‘l’insulter’ pour ces klouf.
Petite maxime à son sujet..
‘ Barra ech’qui el Aroui… !’
‘...Tââla fel car. Kyot. Zouz bnet, bel mini tââl’you. Chey grhib, tabest âineye bél hoch’ma.
Yakhir ouinem oueld’de’yem bja rabi…? Ahhhh….! Ouin yai’chine fi Frannssa, fél Europa..??
Ahhhh.... ! Jeou bahdeya ou zid yet’qel’mou francise ‘....Ollala AAAAA... ! Dina, si tu savais combien j’ai apprécie la dernière chanson des BEATTLES, je suis folle d’eux... !’ ‘Et ce Ringo star tu as vu quelle allure, à la télé... !’ E’oua, bnet’nè ye moulle allah ouley modirne... ! Mini, fra’dem aria’nine, leb’chin él sef’ra, ham’ra, mham'rin à la dernière moude, ye hassra ââl sefseri, elli qen i khe’bi el me ouch meq’chouf, ye hassra, ahhhhHHHhh... ! Brabi qoulouli oui’n mé’chin ahahah...Ouin méchin.... ! Ye rassoul allah.... !!!
‘...Yezzi ye si l’aroui, enti antica mezelt ????!
samedi 17 novembre 2007
Ma noStalGIIIIIIIIIe..§§§§§§....Sur un air de Montand.


C’est l’enfance, l’adolescence et tout le reste
Réunies....
Qui nourrissent notre mémoire pétrie
De souvenirs assoupis.
C’est comme une vieille pierre
Que je remonte du fond de mon abîÎÎÎme
Pour lui redonner vie et reluire son poli.
C’est le pays que j’ai fui.
La patrie de ma vie
Car ici gît ma nostalgie.
Notre NosSStaLLLgie...§§§§§§
Cette maladiIIIIIIIIe.///.
Y'a la ScéEEEEEEne..§§§§
PariIIIIIs.....§§§§§§§§
Ville du monde
J’aime TRENET
Sur les quais d’
Mes soirs de relaAAche.
Avec mon chouchou, on se Bécotte sur les ponts ;
C’est un vrai bonheur mon
CHEVALIER.
PariIIIIIs.....
Ville lumière,
C’est là où je suis né
Entre les BOUFFES PARISIENS
Et le ZEBRE DE BELLEVILLE.
Il n’y a pas de grands mystères
Je suis faite pour la scène.
ParIIIIIs.....
Ville du monde
Ce soir je chante ton nom
Sur mes tréteaux.
ParIIIIs....
Aux cent mille lumières
Qui brillent comme de joyaux
Dans les regards des badauds.
Ton charme étrange
M’ensorcelle
Je t’aime mon ange.
ParIIIIs...
Couronne de France
Sur ta jolie frange
5 lettres de diamant scintillent au firmament.
Paris, Belleville
Du monde et dans ta Barbes
J’y suis, j’y vis mon D ieu
Que de frissons.
PariIIIs, tu es magie
Féerie ma jolie
Et ce soir, j’ t’ sers mes refrains
Sur mes tréteaux harissiens.
PariIIIs ...
J’éclaircis certains visages sombres
Mais ce soir je te chante à l’ombre
De mes peines en nombre.
Merci.......
