jeudi 12 juin 2008

Forum

J'ai déménagé dans mes nouveaux locaux.

http://letheatredebreitou.humourforum.net/


Venez nombreux vous inscrire. Pour des parties de rigolades...!

dimanche 27 avril 2008

dimanche 16 mars 2008

A MES PETITS ENFANTS.

Par instinct, je reconnais leurs petits pas d’enfants dans le hall.
Avant même qu’ils ne franchissent la porte qui déjà baille.
Je suis debout sur le seuil comme un valet impatient
Qui attend de servir ces petits ôtes, reines et petit roi.

La première à rentrer, toute emmitouflée c’est Sharon.

‘...Papi, tu m’as acheté un cadeau... ?
‘...Oui, ma chérie, va voir dans le salon... !’

Autant dire qu’une chambre entière est consacrée à ses peluches.

Puis c’est Emmanuel qui, comme petit lévrier
Me toise d’abord puis se lance dans mes bras.
Et là, je le soulève et de cent baisers je le couvre.
C’est tata Doris, qui va le chercher tous les dimanches
Pour nous l’apporter. Mon p’tit Jano aux cheveux blonds.

Léna, Tita que je la surnomme à cause de sa bouille,
Prend son temps pour escalader les marches.
Elle tente avec courage et l’aide de sa maman
De gravir seule, avec peine, ses contres marches.
Elle s’arrête, elle semble compter ce qui reste, par moments.
Elle pose ses mains, soulève son pied, prend appuie sur le mur
Puis la voilà enfin vaincre la seizième hauteur.
Elle se met debout, sa mèche rebelle orne son front,
Elle me regarde, me tend les bras, jouant avec ses petits doigts
Qui ressemblent étrangement à ceux de sa maman Doris.
‘...Papou...’ ! Je suis son papou. Quelle joie et ivresse.

Rachel n’est pas encore venue chez moi.
Il faut attendre les 40 jours qui vont bientôt arriver.
En attendant je me languis de la serrer entre mes mous biceps.


Pas un instant leur frimousse s’absente.
Ils vivent dans mes pensées, me hantent.
Reléguant aux arrières plans tous mes ennuis.

Ils sont pour moi le nectar, l’absinthe
Je suis ivre par leur présence.

Je me couche avec leur portrait.
Je me lève avec leur portrait.

Pas un instant de répit.
Pas un moment de repos.
Ils ont squatté ma cervelle saturée.
Je me suis approprié leurs gestes, mimiques,manies
Et caprices de petits bouts choux sucrés.

C’est dans ces moments qui ne sont pas rares
Que mon intime conviction devient égoïste.
J’appréhende sans joie aucune cette heure
Fatidique qui ne me résiste.

Lorsque viendra cette pirogue dans laquelle je poserais pieds
Je serai seul et solitaire et je ramerai.

Celle qui m’emmènera vers l’autre rive où les mornes
Visages connus ou inconnus applaudiront ma venue.
Sans gloire et sans fanfare.
Laissant derrière moi, sur le grand et beau paquebot
Tous mes proches et mes amours chéris.
Ils me salueront une dernière fois, sur le bastingage
Un mouchoir blanc à la main, larmes aux yeux et chagrin en moi
Je voguerais, voiles noires au vent vers ma destinée,
Vers ces horizons qui ne sont pas bleus, poussé par le vent de la tristesse.
Je hisserais mon drapeau noir par bâbord et tribord
Et sans me retourner, je grossirai les flots par mes larmes amères.

Je me meurs déjà avant d’y être sur le champ qui n’est point d’honneur.
Evitez surtout d'accabler mon âme mes amis, je partirai sans mal parce que je ne vous VEUX pas de mal.

Second Chapitre.


Et lorsque j’y serai dans ma morne nuit.
Je viendrai m’asseoir sur le parapet de mon lit.
Et du bord de mon berceau, je me pencherai
Du rebord de mon ciel bleu bien gris.

Je ferai quelques signes de là où je serai
Afin que mes amours et mes amis me reconnaissent.
Je crierai sans voix aucune vers eux, ma peine,
Afin qu’ils lèvent leurs yeux vers moi.

Et quand ils me reconnaîtront, je leur crierai
Dans mon silence lugubre, ces paroles d’amour

‘...Aimez vous les uns les autres car ici, il n’y a personne qui rit... !!!’

3 Chapitre.

Lui, Emmanuel, il me regarde faire mon kiddouch.
Il s’est mis une kippa sur la tête.
Il est monté sur la chaise à ma gauche.
Pour être à ma hauteur.
Il veut tenir le verre rempli de vin
Alors on lui en donne un en plastic.

Sharon, sa kippa vissée sur son chef.
Domine la table, perchée sur sa chaise.
A ma droite.
Elle me sourit et annone Amen,
Lorsque je termine ma courte litanie.
Elle me donne l’ordre de faire le Motsi.
Puis, elle veut que nous chantions comme chez son autre papi Paul.
Alors, nous chantons. Et cela depuis trois ans. Deux vendredis sur quatre.
A la joie de ma Sharon. Bientôt nous danserons des airs loubas.
Nous ne sommes pas loin de devenir CHOMER SHABATH
Comme sa maman. Et si elle insiste, je fais mon ALYA.

Léna fait ‘...Ainsi font font... !’
Elle pense à cela chaque fois que je prie.
Elle est coincée dans sa chaise haute
Pour la circonstance mais elle se malmène
Tellement qu’elle faille passer par en dessous.
Elle ne veut pas rester en place.

Voilà notre belle ambiance.

lundi 10 mars 2008

CHAPITRES 9° ET FIN.



Le lendemain à 16 heures, Monsieur Hattab sonne à la porte des Atlan.

‘…Bonjour Madame … !’
‘…Rentrez, je vous attendais, il est dans son lit, je lui ai dis que vous passerez le voir. Il a été surpris.. !’
‘…Bon, conduisez-moi à lui… !’

Madame Atlan le conduit dans sa chambre.

‘…Bonjour Jérémie… !’
‘…Bonjour Monsieur Hattab… !’
‘…Alors vous avez bonne mine ce que je vois.. !’
‘…Grâce à A chem, oui… !’
‘…Laissez-moi avec lui ...! Madame Atlan… !’

Il reprend...

‘…Bien, tout d’abord, tous vos amis vous passent le bonjour… !’
‘…Aucun d’eux n’est venu me voir… !’
‘…Cela ne veut pas dire qu’ils ne demandent pas après vous.. ! La pensée remplace la présence certaines fois, vous savez...? Et puis lorsqu’on est fatigué en générale, on évite de montrer sa méforme… !’
‘…Si vous me le dites, je le crois… !’
‘…Bon, j’ai appris pour l’incident qui s’est passe, il y a quelques jours et qui vous a mis dans cet état... !
Vous savez les enfants ne sont pas matures des fois et pensent que tout peut se dire sans réfléchir. Et que tout peut aussi se donner sans conséquence… ! C’est de votre âge… ! Le rêve surtout.
On rêve plus souvent lorsqu’on est enfant qu’adulte... ! Tu sais pourquoi…. ?
‘…Non… !’
‘...Parce que Le rêve est fait pour vous, la réalité est pour nous, les adultes. Nous avons eu nos parts de rêves, certains se sont accomplis d’autres pas mais dans tous les cas, il ne faut jamais désespérer même si un rêve ne s’accomplit pas… !‘…A chem fait bien les choses mais vois- tu, il y a autre chose que tu ignores pour ton age... ! La transmission de la pensée. Tu es bien jeune pour comprendre cela. Il suffit de penser très fort à quelque chose et cette chose se réalise par quelqu’un d’autre. En somme, tes pensées voyagent et en chemin, elles ont été captées par une autre ou deux personnes très proches de toi ? Qui a part A chem, t’aime aussi fort sur terre… !’
‘…Mon père et ma mère... !’
‘…Voilà … !’
‘…Vous penser que… !’
‘…Je ne pense rien, je déduis que certains évènements ne trouvent pas une explication rationnelle… !’
Lorsqu’on fait une demande au Rav, ce dernier écoute, prend note, médite puis fait sa prière afin que D ieu l’entende... ! Il est ce qu’on appelle un intermédiaire… ! Moise, dans notre bible est un de nos plus grands prophètes et il était écouté par D ieu et lui obéissait … ! Les exemples abondent dans la torah de rêves qui ont été déchiffrés par nos grands érudits mais eux seuls peuvent le faire sans se tromper… ! Pas nous qui sommes seulement des serviteurs de la torah… ! C’est trop complexe… !’
Vous vous êtes confiés à Monsieur Shass n’est ce pas… ?’
‘…Oui… !’
‘…Au sujet de certains témoignages… ! De quoi s’agit t’il… !’

‘…Vous …. ! Je peux vous le dire à vous… ?’
‘…Tu peux tout me dire… !’
‘…Ben moi, je n'ai pas rêve lorsque A chem m’a envoyé mes cadeaux… ! Tenez…. ! Regardez sous mon lit… !’

Le dirlo se baisse.

‘…Tirez la boite en carton et juste derrière il y a deux cadeaux de A chem… !’

Le directeur s’exécute. Il retire la boite en carton et prend possession de ce qui se trouve derrière.

‘…Oui, c’est cela, regardez Monsieur Hattab…. !’

Il ouvre les deux paquets devant son directeur.

‘… En effet, je les trouve très beaux ces deux cadeaux… !’
‘…J’attends un vélo…. ! Ca tarde à venir mais je sais que je l’aurai… !’
‘…Jérémie, tes parents sont des gens merveilleux, mais ils ne peuvent se substituer à A chem… !’
‘…Vous voulez dire que… !’
‘…Les parents sont un peu comme A chem sur terre sauf que A chem nous protège d’en haut pour que rien ne nous arrive en bas… ! Ils ont fait ces deux rêves magnifiques et tes cadeaux ont apparu dans leurs songes et ... !’

Jérémie se met à pleurer…

‘…Je pleure de joie Monsieur Le Directeur.. !’
‘...Tu as donc compris combien leur amour est grand pour toi et qu’ils font tout pour que tu sois heureux... !’

Jérémie se lève et descend en compagnie de son dirlo.

‘…Papa, Maman, j’ai tout compris… !’

Il va les embrasser.

Le dirlo…

‘…Va dans le couloir, il y a quelque chose pour toi… !’

Jérémie tombe sur son vélo tout terrain…

‘…Tu vois, j’ai fais le même rêve que toi autrefois et D ieu me donne l’occasion de l’accomplir pour la bonne cause… !’
‘...Merci Monsieur Hattab… !’

Barkhenou achem ellok ehnou…Continuez….

mardi 26 février 2008

7° et 8° '...JEREMIE OU L'ENFANT QUI PARLE.....



Jérémie se lève et retourne en classe sous l’œil intrigué de son instituteur.
Il se sent mal pendant le cours et demande à rentrer.
Son maître lui demande la raison et là Jérémie sent qu’il va s’évanouir.
Il prend appuie sur le bord de son pupitre.
Le prof s’en rend compte et le conduit à l’infirmerie.
Il passe d’abord par le bureau du directeur Monsieur Hattab.
A l’infirmerie on le fait allonger.
Jérémie après un quart d’heure de repos se sent mieux et demande à rentrer.
Entre temps, M. Shass a tout raconté à son directeur qui, perplexe va demander à rencontrer les parents du jeune garçon.

Jérémie rentre chez lui.
Il se sent mal.
Il est repris de nausées.
Ses parents s’en aperçoivent.


‘…Qu’est ce que tu as mon fils… ? Demande Rachel, la maman.
‘…Ils se sont moqués tous de moi. Ils ne veulent pas croire que A chem… !’
‘…Quoi A chem…!’

Il se tait. Se rappelant son devoir de réserve.

‘…Parles moi… ! Je suis ta mère… !’

Devant son mutisme et son état général, elle lui prescrit le docteur de famille
Mr. Gilbert Ganouna.
Deux heures plus tard ce dernier est à son chevet.
Il l’ausculte attentivement.
Ne trouve rien mais devine que l’enfant semble avoir une déprime.
Il en parle à ses clients dans le vestibule à l’écart du jeune garçon.

‘…Je ne trouve rien de méchant, mais apparemment c’est le moral qui ne va pas.
Il refuse de me parler comme s’il voulait s’enfermer dans son silence.
Le mieux est de le faire ausculter par un psychologue... !’

‘…IL EST FOU MON FIIIIIIIILS….. ?’ S’écrit sa maman..
‘…Mais pas du tout, enfin, il traverse une déprime, et le psy découvrira la cause de son mal.. ! Ils sont faits pour cela madame Atlan enfin… ! Si tous les déprimés étaient fous la moitié du monde serait dans les hôpitaux… !Allez calmer vous… !Voilà en attendant donnez-lui ces médicaments, ça va le calmer un peu.. !’

Le médecin prend congé de la famille.

Les parents se regardent l’air inquiet. Jugeant que l’état de leur fils prête à soucis.
D’autant plus que Jérémie refuse de manger.
Devant ce fait, il ne tarde pas à prendre rendez-vous avec un psy.
Monsieur Ossana André.

Le téléphone sonne chez la famille Atlan.
C’est le directeur qui vient aux nouvelles, suite à l’absence de la veille du jeune garçon.

‘…Bonjour Madame, Rachel… ! C’est au sujet de Jérémie… ! Il est malade.. ?
‘…Oui, le médecin lui a prescrit une semaine de repos… !’
‘…C’est grave ????’
‘…Il déprime… !’
‘…Venez me voir s’il vous plait même cette après midi, je vous attends, j’ai quelque chose à vous raconter au sujet de Jérémie… !’
‘…C’est important… ?’
‘…Je pense que oui, sa déprime vient d’un incident et puis il y a des choses que l’on m’a rapporté et qui me paraissent anormales… !’
‘…Bien, je m’habille et je serai près de vous dans trois heures.. !’
‘…A toute à l’ heure… ! Merci… !’

A Suivre...





Comme convenu Madame Atlan est devant le directeur d’école de son fils.

‘…Asseyez-vous Madame.. ! Soupçonnez-vous quelque chose dans le comportement de votre fils depuis quelques jours ???’
‘…C’est à dire que … ! Voilà il s’est mit dans la tête que D ieu lui offre tout ce qui lui demande, il écrit des lettres à A chem et je suis tombée par hasard sur la première missive et pour ne pas le décevoir mon mari a usé d’un stratagème qui nous met aujourd’hui dans une belle situation… ! Mon mari a prit la place de A chem on lui offrant toutes ces demandes… !’
‘…Donc, dans sa tête, il est convaincu que c’est A chem qui pourvoi à cela… ?’
‘…Demandes et tu obtiendras… !’
‘…Je comprends, c’est logique pour lui mais pourquoi n’avez vous pas pris le temps de lui expliquer que cette demande n’est que spirituelle et non matérielle ????
‘…Comment voulez-vous qu’un enfant de cet age, puérile et innocent, puisse faire une différence entre ces deux antagonismes… !’
‘…Bon écoutez, vous allez décommander votre psy et je vais vous aider, en agissant avec méthode envers lui.
Ne vous faites pas de souci, il sait que je l’aime bien… ! Repartez et dites-lui que je viendrai demain le voir. Qu’à t’il demandé dans son dernier écrit … ?’
‘…Nous n’en savons rien justement.. !’
‘…Bien, ce n’est pas grave mais sachez que lorsqu’un enfant fait parfois de telles demandes le meilleur endroit pour qu’elles soient honorées c’est de les intercaler entre les pages d’un livre de torah, j’ai usé de cela autrefois…Alors cherchez et tenez-moi au courant.. ! Au revoir… !’

Rachel sort du bureau du directeur rasséréné. Mise en confiance, elle retourne à la maison et monte dans la chambre de son fils qui dort. Elle tombe sur le livre des téhèlims et là découvre avec joie le précieux billet complété.

Elle ressort et s’empresse de téléphoner sur-le-champ à Monsieur Hattab de sa teneur.

‘…Il veut un vélo… !’
‘…Exactement… !’
‘…Qu’à cela ne tienne… ! Je vais réfléchir… ! Bonne soirée… !’

Sans perdre de temps, le dirlo se met à réfléchir sur le moyen de satisfaire le jeune garçon.

Deux jours plus tard, il téléphone à madame Atlan.

‘…Comment va t’il Madame Atlan… !’
‘…Mieux, il commence à manger et il jette de temps en temps un coup d’œil avant de s’endormir sous le lit ; sa cache de cadeaux avec l’espoir de trouver son vélo… !’
‘…Bon, serait t’il possible de venir lui rendre une visite de courtoisie demain … ?’
‘…Oui bien sur, a l’heure qui vous convient.. !’
‘…Disons 16 heures… !’

A Suivre...

vendredi 22 février 2008

CHAPITRE 6° JEREMIE OU L ENFANT QUI....



‘…Tu m’as l’air fâché… ?’
‘…Liliane met en doute la présence de D ieu… !’
‘…Son père est louba pourtant... !’
‘…Elle m’a traitée de nigaud et de naïf, nous avons rompu nos liens d’amitié ce matin… ! Elle me parle de parabole… !’
‘…Soit plus clair… !’
‘…Pourquoi met t’elle en doute notre maxime ‘...Demande et D ieu y pourvoira… ?’
‘…Chacun est libre de penser comme il veut… ! On y croit ou pas mais dans son cas, je trouve que sa façon de penser est un peu légère… ! Il n’y a rien à expliquer.. !’
‘…Vous y croyez-vous, papa et toi à cette certitude… ?’
‘…Oui, nous n’avons aucun doute là dessus… !’
‘…Je suis convaincu de cette présence… !’
‘….Comment en es-tu arrivé à cette conclusion… ?’
‘…J’ai eu des signes, des preuves … !’
‘…Je peux les connaître ou les voir… ?’
‘…Non, pas pour le moment… !’
‘…Tu me caches un secret… ?’
‘…Pas du tout… ! J’attends autre chose pour être sur de ce que j’avance... !’
‘…Je n’insiste pas… ! Conclue la maman.

Elle descend les escaliers et va rejoindre son mari qui est assis au salon.

‘…Et alors... ?’
‘…Il croit dur comme fer… ! Liliane l’a traitée de nigaud et il a coupé court sa relation amicale avec elle… !’
‘…Toute la yeshiva va être mise au courant... ! Laissons les choses en l’état… !’

Plus tard dans la cour de récrée, Bernard son ami de quartier s’adresse à Jérémie, d’un air moqueur.

‘…Alors Jérémie, il parait que tu es en relation directe avec A chem.. ??’
‘…Je vois que Liliane a fait passer son info… !’
‘…Tu as eu des signes, des preuves, des gâteaux sans doute, ou peut être des billets de ciné… !’

Il est entouré par d’autres amis de son age qui le tournent en dérision.
Les railleries fusent de toutes parts au point que Jérémie se sauve pour aller s’abriter sous le préau.

Il est mal à l’aise par la trahison de sa meilleure confidente.
Il remet sa collation dans sa poche.

Il n’a plus faim. Il sent qu’il va vomir. Il vomit et commence à pleurer en solitaire.
M. Schass, son instituteur a tout vu.
Il va vers lui...

‘…Qu’est ce qui t’arrive Jérémie… ? Tu es malade… ? Pourquoi pleures-tu ? ?

Il sanglote.

‘…Tu ne veux rien me dire….. ?’

Il lève la tête vers son maître.

‘…J’ai été pris à parti par mes camarades… !’
‘…Mais pourquoi, ils t’aiment bien je pense... !’
‘…C’est une affaire de A chem, qui n’est pas à leur goût... !’
‘…Expliques toi… ?’
‘…J’ai eu des témoignages personnels de la présence de A chem… !’
‘…Tu veux dire qu’il s’est manifesté à toi…. ? Et comment… !’
‘…Il m’a offert deux présents et j’attends le troisième… !’
‘…Tu peux me les montrer demain… ?’
‘…Je vais réfléchir… !’
‘…Bon faisons comme cela et cesse de te morfondre… !’

A suivre ....

dimanche 17 février 2008

JEREMIE L ENFANT QUI PARLE ET ......



Jérémie pendant la récréation se confie à sa meilleure amie de deux ans son aîné.
Liliane Assous.

‘…Liliane, tu es ma meilleure confidente n’est ce pas et cela depuis toujours… ?’
‘…Tu en doutes… ?’
‘…Si je te confiais un secret serais-tu capable de le garder… ?’
‘…Et comment… !’
‘…La dernière fois, pourtant tu m’as trahie… !’
‘…J’étais trop jeune pour garder un secret mais cette fois là, je suis devenue une grande fille.. !’
‘…Jure … ?’
‘…Juré et promis… !’
‘…Crache… !’
‘…Je crache… !’
‘…Voilà… ! J’ai la preuve de l’existence de D ieu… !’
‘…Ah bon… ? Tu avais des doutes… ?’
‘…Non, mais là j’ai des signes prometteurs… ! Des preuves.. !’
‘…Expliques toi enfin, tu deviens fatigant.. ! As-tu entendu sa voix… ?’
‘…Mieux… !’
‘…Comment cela mieux… ?’
‘…Je lui ai demande deux choses et j’attends la troisième.. !’
‘…Tu veux dire que A chem a honore tes demandes… ? Tu le prends pour le père Noël… ?’
‘…Mieux le père tout court, celui qui donne lorsqu’on demande.. !’
‘…Et que t’a t’il offert ??’
‘…Une paire de souliers et une chemise de son choix, et là j’attends d’un moment à l’autre un vélo tout terrain… !’
‘…Rien que cela, mais tu rêves mon garçon, tu as un problème grave-toi, va te faire soigner, ton cas est inquiétant… !’
‘…Pourquoi dis-tu cela ???’
‘…Parce que D ieu ne peut pas t’offrir tout ce tu demandes… !’
‘…Mais tu oublies la formule ‘…Demande et D ieu y pourvoira.. !’
‘…Mais ce n’est qu’une parabole Jérémie… !’
‘…Quoi, une parabole, je ne te comprends pas.. ?’
‘…Cela veut dire une image, il faut essayer de comprendre ce qu’il y a derrière cette formule… Enfin… !’
‘…Mais je te dis que je les ai eus mes cadeaux… ! Je le lui ai demande par écrit… !’
‘…Tu demandes par la prière mais cela ne se matérialise en aucun cas, cela veut dire que si tu pries et que tu fais un vœu, D ieu va t’aider grâce à ta foi à obtenir disons la guérison d’un proche ou d’un ami … !’
‘…Et les cadeaux alors… ?’
‘…Demandes à ton papa… ! Il doit avoir la clef de l’énigme.. !’
‘…Je ne demande rien à mon père et tu es vraiment dégueulasse en me détournant de ce que je crois fermement.. !’
‘…Nigaud que tu es…. ! Naïf… ! Cesse de rêver imbécile.. !’
‘…Je ne te permets pas de me parler sur ce ton et de mettre en doute les promesses de A chem.. !’
‘…Ahahaah… ! Bon, j’ai autre chose à faire que d’écouter les boniments d’un demeuré... !’

Jérémie est écœuré par ce qu’il vient d’entendre de la part de sa meilleure amie.
Il sent monter en lui une sourde colère et va s’asseoir sur une marche d’escaliers.
Il est plein de rage. Il se met à pleurer.
Les paroles de son amie résonnent dans ses oreilles.
Il décide d’aller la revoir.

‘…Je pense que tu es jalouse et je préfère que tu ne me causes plus.. !’
‘…Nigaud que tu es... !’

Le soir, il rentre chez lui l’air contrit.
Il ne dîne pas et va directement dans sa chambre à la grande surprise de ses parents inquiets par ce comportement.
Sa maman va le rejoindre.

A suivre.

dimanche 3 février 2008

CHAPITRE 4° JEREMIE OU L ENFANT QUI.....



Le lendemain matin, Rachel, sa maman, découvre le nouveau billet mais inachevé.
Prise de panique, elle appelle sur le champ son mari.

‘…David… ? Euh…. ! Euh...!’ Elle est essoufflée.
‘…Quoi parle, qu’est qu’il y a, tu me fais peur… !’
‘…Il a demande quelque chose d’autre … !’
‘…Quoi.. ???’
‘…Justement, il n’y a rien d’écrit… !’
‘…Alors s’il n’y a rien d’écrit, pourquoi s’angoisser….. ! D ieu pour l’instant lui a donne ce qu’il a jugé bon de lui offrir… !’
‘…Mais tu ne comprends rien, sans doute qu’il a dû le lui demander par la pensée…. ?’
‘…Tu penses à quoi toi ????’
‘…Mais je ne suis pas A chem moi, pour lire dans ses pensées enfin, c’est à toi de deviner.. !’
‘….A moi… ? Mais depuis quand suis-je D ieu moi Hein… ? Tout cela est ridicule, je vais lui en parler pour que tout cela cesse… !’
‘…Non, il en sera choque ok ??? Et comment lui expliquer les précédents cadeaux… ?
Tu veux lui dire que c’est toi qui subvient à tout cela et que nous sommes entrain de l’induire en erreur ???’
‘…Attends ce soir lorsque je rentrerai….. ! On verra plus clair… ! Reprends tes esprits.. !’

Elle reprend ses esprits et raccroche faisant encore une fois confiance à son époux.

Le soir arrive.

‘…Ne lui dis rien pour l’instant, la nuit porte conseil… !’ Dit Rachel en s’adressant à son mari.

Rien ne se produit deux semaines après la demande du vélo décrit d’une façon ‘parabolique’.

La famille respire pensant sans doute que leur fils a prit conscience du refus de D ieu a assouvir une nouvelle fois son caprice.

Jérémie laisse passer une autre semaine et comme il est un enfant à ne pas rester sur un échec et se décourager facilement par un refus fusse t’il de A chem, il reprend sa missive là où il s’est arrête les trois précédentes semaines.

Il a l’intention pour mieux appuyer sa demande orale de la faire par écrit puisque cette méthode paye.

‘…A chem, je pense que ma demande orale ne t’es pas parvenue, donc je récidive par écrit… !Tu auras tout le loisir à mieux l’apprécier …

Il complète donc à écrire sa missive inachevée en se faisant plus précis.

‘…A chem, je se sais comment te remercier des bienfaits que tu m’envoies.
Je n’en espérais pas tant. Sans paraître gourmand, je voudrais que tu m’offres un vélo tout terrain si possible à ta convenance…. ! Selon ton désir… ! J’ai pensé que t’entretenir de vives voix serait plus convenable de ma part… ! Merci….A chem… !’

Mais au lieu de placer la lettre à son endroit habituel, il l’intercale entre les pages de son livre de torah qu’il place dans un endroit secret. Il pense que sa missive n’en sera que mieux imprégnée par les saintes écritures.

Rachel après le départ de son époux et de son fils, se précipite comme elle le fait depuis un mois, dans la chambre de son fils avec l’espoir de trouver le petit mot achevé.
Décontenancée, elle ne le trouve pas.
Elle risque de s’évanouir.

‘…DAVID…. ! DAVID…. ! Je vais mouRRIRRRRRRRRRRRRRRRRR...! LA TOUT DE SUITE…. !’
‘…Attends que j’arrive au moins ce soir… !’
‘…Y’ à plus de billet…!’
‘…Et bien tu vois, il se rétracte … ! C’est une bonne nouvelle… !’
‘…Non, il a du s’apercevoir que l’on les lisait… ! Ou alors, il a caché quelque part… !’
‘…Pas du tout… ! Pas du tout... !’
‘…Je vais fouiller toute la chambre jusqu’à ce que je tombe dessus… !’
‘…Fouille et en même temps cherche-moi, mes bretelles… !’
‘…Je ne suis pas dans tes bretelles ok… ?’

Elle met à exécution ce qu’elle a décidé de faire.
La chambre est mise sens dessus sens dessous.
Mais elle se rend bien vite compte de sa déconvenue.
Lasse, elle abandonne.

Elle remet de l’ordre.

A suivre…

jeudi 31 janvier 2008

REFLEXION....

GABRIEL GARCIA MARQUEZ s’est retiré de la vie publique pour raison de santé ; cancer lymphatique. A présent, il semble que son état se soit agravè. Il a envoyé une lettre d’adieu à ses amis et grâce à l’Internet, elle peut être à présent diffusée. Je vous recommande sa lecture....Ce texte émouvant..





‘...Si pour un moment D ieu pouvait oublier que je suis une marionnette de chiffon et me donner en cadeau une parcelle de vie, j’en profiterais le plus possible.

Je ne dirais pas probablement pas tout ce que je pense mais sûrement je penserais à tout ce que je dis.

Je donnerais une valeur aux choses, non pas pour ce qu’elles représentent mais plutôt pour ce qu’elles signifient.

Je dormirais peu, je rêverais davantage sachant que pour chaque minutes pendant laquelle nous fermons les yeux nous perdons 60 secondes de lumière.

Je marcherais alors que les autres s’arrêtent, je me réveillerais quand les autres s’endorment... Si D ieu me faisait cadeau d’un peu de vie je m’habilleraiS simplement, je m’allongerais à plat ventre sur le sol mettant à nu non seulement mon corps mais aussi mon âme.

Aux hommes, je prouverais combien ils se trompent en pensant qu’ils cessent d’être amoureux en vieillissant sans savoir qu’ils vieillissent quand ils cessent d’être amoureux.

Aux enfants, je leur donnerais des ailes mais je le laisserai apprendre à voler seul.

Aux vieux, je leur apprendrais que la mort ne vient pas avec le vieillesse mais plutôt avec l’OUBLI.

J’ai tant appris de vous les hommes. J’ai appris que tout le monde veut vivre au sommet de la montagne sans savoir que le vrai bonheur est dans la manière de l’escalader.

J’ai appris que lorsque un nouveau-né serre pour la première fois dans sa petite main le doigt de son père, il le garde attrapé pour toujours.

J’ai appris qu’un homme a seulement le droit d’en regarder un autre en bas quand il faut l’aider à se relever. Il y a tant de choses que je n’ai pas pu apprendre de vous.... ! Mais réellement peu me serviront parce que quand elles seront rangées dans cette valise malheureusement, je serai en train de mourir.

Dis toujours ce que tu ressens et fais ce que tu penses. Si je savais qu’aujourd’hui c’est la dernière fois que je te vois t’endormir je te serrerais fort dans mes bras et je prierais le SEIGNEUR de pouvoir être le gardien de ton âme.

Si je savais que ce sont les dernières minutes que je te vois, je te dirais ‘ Je t’aime’ ‘ et j’ignorerais honteusement que tu le sais déjà. Il y a toujours un lendemain et la vie nous donne une autre opportunité de faire les choses bien ; mais si je me trompe et que ce jour –ci est le seul qui nous reste, j’aimerais te dire combien je t’aime et que je ne t’oublierai jamais. Le lendemain n’est assuré par personne, jeune ou vieux.

Aujourd’hui ce peu être la dernière fois que tu vois ceux que tu aimes. N’attends pas davantage, agis aujourd’hui parce que demain n’arrivera eut être pas et que sûrement tu regretteras le jour où tu n’as pas pris le temps ‘ d’un sourire, d’une étreinte, d’un baiser’ et où tu a été trop occupé pour leur adresser un ultime souhait. Garde auprès de toi ceux que tu aimes, dis leur à l’oreille que tu as besoin d’eux, aime les et soigne les bien, prends le temps de leur dire ‘ Je te comprends’ ‘ Pardonnes moi s’il te plait’ ‘Merci’ et tous les autres mots d’amour que tu connais.

Personne ne se souviendra de toi pour tes pensées secrètes. Demande au SEIGNEUR, la force et le sagesse de les exprimer.

Demande à tes amis et êtres chers combien ils comptent pour toi... !’

lundi 28 janvier 2008

CHAPITRE 3 ...DE JEREMIE OU L'ENFANT QUI....

L’époux se tait sans rien dire.

Il raccroche.

Il met sa veste et sort de son travail de pâtissier.

Dans le métro, il réalise que les paroles de sa femme sont logiques.

Voir même justes. Il se trouve enferme dans une nasse.

Il hésite à satisfaire la demande de son fils. Un doute l’habite et il se trouve partagé entre le désir d’assouvir et celui de ne rien faire. Mais s’il ne répond pas à ce caprice d’enfant, tout ce qu’il aura construit s’affalera comme château de cartes. Mettant en jeu la promesse de D ieu.

‘…Demande et tu obtiendras... !’

Il décide d’intercéder une nouvelle fois au souhait de son grand garçon avec à l’esprit qu’il se calmera.

Trois jours plus tard, Jérémie est au comble de sa joie, il trouve son paquet sur son lit avec à l’intérieur sa fameuse chemise. Il n’en croit pas ses yeux. Il referme la porte à clef pour apprécier cette offrande. Il ni a plus de doute A chem existe bien.

Il cache son bien ‘ Achemien’ sous le lit en prenant toujours soin de le couvrir.

Au déjeuner.

‘…Papa… ! Je n’ai plus aucun doute... !’

‘…Sur quoi mon fils… ?’

‘…Sur ce que vous m’avez enseigné depuis toujours… !’

‘…Expliques toi Jérémie… !’

‘…Que D ieu existe bien et qu’il nous comble de ses bienfaits... !’

‘…Tu avais des doutes auparavant... !’

‘…Hass ve challom… !Non... ! Seulement une appréhension mais là j’ai des preuves à présent… !’

‘…Des preuves… ?’

‘…Des signes… !’

‘…Tu peux me les montrer… ?’

‘…C’est dans mes rêves… !’

‘…Ah... ! Ce n’est pas du concret alors... ?’

‘…Que des rêves... !’

‘…Je souhaite qu’ils s’accomplissent..!’

‘…Oui qu’ils s’accomplissent… !Mon fils ... !’ Intervient RACHEL, la maman.

Le sujet prend fin au dessert.

Dans sa chambre Jérémie se fend en remerciements envers D ieu pour ses deux offrandes.

Mais il ne compte pas s’arrêter là. Si D ieu peut tout, pourquoi ne se substituerait t’il pas au père Noël… ? Ce personnage de légende inventé par les païens alors que A chem est réel, omniprésent et surtout à l’écoute de tout un chacun, à n’importe quel moment de la journée, à toute heure.

Cette fois ci, il compte profiter de l’occasion qui lui est offerte. Il va demander un vélo tout terrain afin de soulager son papa de cette lourde tache d’accompagnement en métro.

Il pourra ainsi se rendre à sa yechiva par ses propres moyens, comme un grand garçon.

Après sa douche du soir et ses prières, il s’enferme dans sa chambre. Il vérifie l’encre de son stylo afin de ne pas être pris de court et surtout interrompre le dialogue avec son créateur.

Il commence à écrire…

‘…A chem, je se sais comment te remercier des bienfaits que tu m’envoies.

Je n’en espérais pas tant. Sans paraître gourmand, je voudrais que...!’

Et là il s’arrête.

‘..Et si je lui demandais verbalement ma demande sans passer par l’écrit.

Ce serait plus poli et plus direct. D ieu m’entendra… !’

Il cache cependant ce début d’écriture sous le matelas près des autres deux plis.

Il le reprendra si nécessaire, si les mots venaient à lui manquer.

‘..Achem… ! Je te prie de m’excuser si je m’adresse à toi directement et oralement sans passer par les lettres. Je ne veux pas paraître exigeant à tes yeux.

Je te demande pardon d’avance. Peux-tu m’offrir quelque chose qui ressemble à deux roues avec un guidon et deux pédales, tout terrain afin d’épargner à mon papa la lourde tache d’accompagnement matinal à mon école. C’est une mitsvat que je te demande et pas autre chose…. ! Merci Achem… ! Que D ieu te bénisse, surtout ton nom.... !’

Il ferme les yeux pour mieux se concentrer sur sa requête.

Il s’endort, satisfait.

A suivre…

dimanche 27 janvier 2008

AU THEATRE CE SOIR...JEREMIE OU....

Paris le 14/01/2006.

Récit tragi-comique.

Tous les évènements narrés dans cette nouvelle sont imaginaires.



DAVID ATLAN………..Le papa de Jérémie.

RACHEL ATLAN………. La maman..

JEREMIE ATLAN……….Le fils. 6 ans.

LILAINE ASSOUS………Une amie de lycée. 8 ans.

LUCIEN SHASS………….Son instituteur.

ANDRE HATTAB…………Le Directeur de la Yechiva ‘ Abraham avinou’.

GILBERT GANOUNA……Le médecin de famille.

BERNARD AZOULAY……L’autre ami de classe de Jérémie. 7 ans.


Jérémie ou l’enfant qui écrit et parle à D ieu

‘….Demande et tu obtiendras…. !’

Jérémie Atlan est un jeune garçon de 6 ans.

Intelligent mais naïf.

Il est fils unique.

Ses parents juifs tunisiens, traditionalistes, très versés dans les saintes écritures, lui ont enseigné et inculqué que sans la présence de D ieu rien ne peut être accompli.

Il a retenu cette recommandation depuis son berceau.

‘…Demande et D ieu y pourvoira… !’

Un vœu pieux sans trop grande résonance chez ceux qui prient peu et demandent beaucoup. Sans être récompensé . D’où leur scepticisme et le doute d’un grand nombre qui ignorent cependant les bienfaits du Seigneur , même minimes. Mais justifient une quelconque récompense reçue par le fait du hasard.

Jérémie s’imprègne donc de cette expression au point qu’un soir, alors qu’il est allongé sur son lit, il décide de mettre à exécution cette maxime.

Il écrit sur une feuille quadrillée vierge ceci…

‘…Achem… ! Mes parents disent souvent que tu accomplis des miracles… ! Ils y croit fermement et je ne peux mettre en doute leur parole… ! Moi aussi… ! Depuis un certain temps, je rêve d’avoir un présent de ta part.. ! Je ne peux rien leur demander au vu de leur situation modeste et je ne peux aussi te contraindre à m’offrir un présent de mon choix. Je te laisse libre de choisir , A chem sans te forcer ce que tu juges convenable pour moi… ! Merci… !’

Il plie sa feuille en quatre et la met sous son matelas près de son livre de psaumes.

Satisfait par sa requête, il s’endort paisiblement…

Le lendemain matin, comme à son habitude, son papa DAVID l’accompagne à pieds à sa yeshiva.

Sa maman RACHEL restée à la maison, vaque à son ménage.

Elle rentre dans la chambre de son fils pour aérer et changer les draps. Elle retourne le matelas et là, elle tombe par hasard sur ce papier plié en quatre. Elle lit.

Elle est surprise par le contenu. Elle retient ces quelques mots.

A midi, David, son époux rentre de son travail pour déjeuner.

-‘….Tiens…. ! Lis… !’

Elle lui tend la feuille de papier. Il en prend connaissance.

‘…S’il commence à croire que le père Noël est D ieu, nous ne sortirons pas de l’auberge…. !’

‘…Nous lui tenons tellement ce langage qu’il a fini par se convaincre qu’A chem offre tout… ! Il suffit de le lui demander pour obtenir… ! Que vas-tu faire…. ?’

‘…Doutes tu qu’il ne puisse pas tout faire…. ?’

‘…Pas du tout… ! Je pense seulement que si son souhait n’est pas accompli, il va douter et il en déduira que nous lui mentons… !’

‘…Réfléchir à cette situation imprévue…. ! Je vais lui acheter une babiole … !’

‘…Que tu mettras sous la cheminée que nous n’avons pas… ?’

‘…Dans sa chambre… ! En espérant que son caprice sera le dernier… !’

A suivre..

Quelques jours plus tard, Jérémie rentre après les cours dans sa chambre. Et là il tombe sur une boite toute neuve posée sur sa commode.

Il l’ouvre avec précaution et découvre une belle paire de basket.

Il est ahuri par ce divin cadeau. Il l’essaye. Elle est à sa mesure.

‘…En plus mon D ieu, tu connais ma pointure… !’

Il se fend en remerciements..

Il referme l’offrande et prend soin de cacher son bien de D ieu sous son lit, derrière un carton, à l’abri du regard de sa maman au cas où…

Il en conclut que D ieu donne lorsqu’on lui en fait la demande.

Au petit déjeuner, il ne souffle mot à ses parents.

L’enfant s’est bien gardé de dévoiler ce qu’il a reçu la veille.

Ce sera son secret entre A chem et lui.

Puis réfléchissant en cours de chemin, il reconnaît que le fait de dissimuler de telles choses vis à vis de ses parents serait mal vu par A chem. Comment réagiront t’ils s’ils apprenaient que A chem lui a offert un cadeau… ? Il décide de leur en parler le soir.

Il ne veut pas paraître menteur surtout car supposons que sa maman tombe sur cette paire de chaussures, que va t’il avancer comme motif… ?

Mais sa conviction est faite D ieu existe bien et pourvoit si on demande.

Il est satisfait par cela, ses parents ne mentent pas sur ce point.

Le soir, chez lui, il rentre dans sa chambre et fait ses prières reportant à demain ce qu’il avait l’intention de dévoiler. Il jette un coup d’œil par dessous son lit avant de s’endormir afin de s’assurer que son présent est toujours là et qu’il n’a pas rêvé.

Une semaine se passe et les parents pris d’un doute les jours précédents sont rassurés ; leur fils s’est contenté d’un cadeau providentiel.

Tout semble rentrer dans l’ordre. Hélas, ils se trompent.

Deux semaines s’écoulent et Jérémie réécrit à la lumière de sa lampe de chevet une autre missive….

‘…A chem, sans vouloir abuser de ta grande générosité, te serait t’il possible de m’offrir…. !’

Là, son stylo ne marque plus. Il pense que D ieu trouve sa nouvelle demande abusive.

Il constate que l’encre de son bic stylo est épuisée.

Fort de ce constat, il reprend un autre bic pour continuer sa missive . Il est convaincu que ce n’est pas A chem qui l’a freiné dans sa démarche.

La pointe de son nouveau stylo repart et voilà notre jeune garçon satisfait.

Il continue…

‘…Une belle chemise… ! C’est bientôt la fête des garçons… ! Je ne te donne pas mes mensurations, tu les connais déjà… ! Toda raba.. !’

Il s’empresse de la mettre sous son matelas à côté de la première missive. Il s’endort.

Même scénario que les trois semaines auparavant.

Sa maman découvre le nouveau pli. Elle respire profondément sur le coup de la nouvelle découverte. Prise de panique, elle téléphone à son mari…

‘…David… ? Il demande une chemise, cette fois ci à Achem… ?’

‘…Calme toi…. ! Calme toi… ! Je trouverai une solution à ce problème… !’

‘…Bientôt si cela continue, il va demander une voiture et que sais-je encore.. ?’

‘…Il n’est pas en age de conduire enfin… ! Donc pour la voiture, on verra plus tard.. !

‘…Il va trouver autre chose… ! Ca va tourner au cauchemar, cette histoire… !’

‘…Tu exagères comme d’habitude, tu dramatises tout. Il connaît nos limites… !’

‘…Mais enfin, il écrit à D ieu pas à nous… ! A chem ne connaît pas les limites, imagine un instant qu’il ne pourvoit plus à ses souhaits, qu’allons nous lui rétorquer, s’il nous pose la question…. ?’

‘…On verra, on va réfléchir à la question… !’

‘…En attendant tu fais quoi… ?’

‘…Assouvir sa demande… !’

‘…Je divague… !’

‘… Il faut lui en parler en lui présentant la chose avec des paraboles… !’

‘…Des paraboles… ? A son age… ? Il ne comprendra rien, et si tu lui avoues que c’est toi qui lui offre ses caprices, nous passerions pour des menteurs et il en fera un chagrin, tu veux le rendre fou mon FIIIIIIILS…. ?’

‘…D ieu m’inspirera… !’

‘…Toi tu t’inspires et notre fils respire tout le bien de D ieu… !’

A suivre…

dimanche 13 janvier 2008

UA THEATRE CE SOIR....SOIREE.....LEGUMES...

Que pensez vous d'une réunion familiale un vendredi soir, autour d'un couscous dont les invités portent des surnoms comme à l'ancienne.
Un surnom trouve sa source dans un trait de caractère, dans un comportement, un événements bien précis ou alors le titre de sa fonction, par exemple M’BIREH EL SEZAR ( le boucher) qui fallait distinguer d’un M’BIRECKH EL CHE’WEYE’ le grilladier.
Deidou alias ‘Tabouna’ tient sa formule soit parce qu’il ressemblait à ce pain rond et soit parce qu’il avait une prédilection pour ce dernier. Ou alors que son nom fut mal prononcé, TABONE est devenu pour ses amis, peu regardant sur la chose, TABOUNA.
Cette immatriculation était un signe de reconnaissance, à vie. Du moins pour ces amis qui le ne le connaissaient que sous ce pseudo.
Il suffit de peu pour qu’un surnom colle à la peau comme un tatouage indélébile
(Les plats cités sont des ragouts tunisiens.)

'...SOIREE BOUILLON DE CULTURE AUX LEGUMES FRAIS ET CUITS...

Pour un Chabath hors du commun.

Dans les principaux rôles....
Les pseudos indiens.

-Choua Corcos alias ( Rihane) avec sa Titine alias Kamounia, sans enfants.
-Didekh ( Sion) alias Mayadnouche et as femme Tita alias Guaneriya (artichaut)
-Julot ( Lellouche) alias Maqbouba célibataire.
-Henri Valensi alias Fjilè et sa femme Julie alias Karnita (pieuvre, parce qu’elle est très avare.
-Dédé Cohen alias Osbana et son frére Mrideckh alias el Haouet,( le poissonier)
-Chouchou Chemla alias Hamssa et sa femme Ninette alias Ftira (beignet) à cause de as face bien ronde.
-Breitou Chmyane Siméon alias Msoki et sa femme Odette alias Torchi Khel (variantes) à par ce qu’elle a une prédilection pour ces petits légumes variés coupés menus mais pas hachés.
-Milo Seknazi 68 ans alias Rihan( myrte) et sa fiancée Ginette 45 ans alias Bouterma (gros cul).
-Pierrot Sââdoun alias Menana( le maniéré) et sa femme Gjijle alias Tyazoumit ( le suppositoire)
-Gilibertouchi Framont alias Manoubiya hdech ( La 11 iéme)...et son ami Freddy alias Poupitta ( des voisins homos de la famille.
-Gilou Koskas alias Motsi et sa femme Niki alias Farda Mkhekh (Os à moelle) parce qu’elle est flasque.
Et Jacky Allouche alias le BOULICH (le policier) pour surveiller cette bande au cas où es vapeurs de la boukha les rendrait agressive.
La famille Mamlou’qa alias Chouffini oule en tih (regardez moi sinon je tombe) et compagnie, y compris son mari Julot Fel Fel har (piment piquant) décide d’inviter cousins, tantes, soeurs alliés et voisins sans oublier les enfants.
Sa sœur, la famille Elie (Lévy) alias Krafess et sa Emma alias Mahchia,( boulette) les enfants Simon el bekey 8 ans( le pleurnicheur), Fritnè Gadarouba 12 ans ( l’armoire) Johnny alias Weismuller 3 mois ( grande ressemblance alors qu’il est au berceau, Sylvie Fetyiza, 6 ans et enfin Charlot Gemguem, 8ans ( gémisseur). Il n’aime pas l’école, donc il pleure tous les matins).
La bande fait aussi partie de la réunion malgré les quelques frictions que les deux groupes entretiennent depuis pas mal de temps.
Décor et lumière Michka.
Un grand salon, une belle table mise pour le shabbat, des couverts hauts d’ gammes.Des bougies allumées dans un coin du salon. Une table bien dressée par la circonstance par la maîtresse de maison. La famille attend tandis que Mamlou’qa alias Chouffouni oulle en tih, va remuer une de ses trois marmites dans lesquelles couvent une belle TFINA HARISSA, un bon bouillon de culture avec viande et légumes, et un met de AKOUD, nœuds de taureau saucés à la mode tune. Les tunes sont friands de glands de taureau coupés en morceaux et cuisinés dans une belle sauce rouge assez épicée, et coupés, lors des apéros. Sans oublier la traditionnelle Adam hout, boutargue séchée et salée de mulet. La vérité tout le bien de D ieu est sur la table, MEL JEÏTOUN LEKH’DAR HATTE EL ZBIB OUEL GHERNINE. Houtte pour la table de Mamlouqa alias Choufouni OUAAAALLAH en tih.
Voilà, le décor est PLANTE ...CE DECOR SI CHER A BRAHAMMMM.... !!!
On sonne à la porte.
La première arrivée est la famille Elie Alias Krafess et les enfants.
(Attention la famille réceptionniste n’est pas BEITH DIN. Aucun des invités ne l’est. Sinon on ne sonnerait pas. On monte les 8 étages à pieds et ou on attend un voisin ‘étranger’ pour ouvrir la porte du hall quelque soit les situations.

Ils sont bien reçus par la Mac...

‘...Okhti lââjija ot’khol, zarti bre’kha biqom... ! Entrez... !’
( Chère sœur rentre, que vous soyez les bienvenus... !’

A peine rentrés, les enfants vont à l’abordage du décor. Ils se lancent à grands cris partout là où ils le peuvent. Sous la table, sous les lits, les lustres n’y échappent pas et que même le Charlot alias El Guemguem a découvert le motsi tandis que Sylvie alias Fetyiza plonge ses doigts dans la magbouba... !’

‘...Retiens les un peuUUUUUU tes enfaAAAnts enfin, chnouè el kel’ba eli fiém... (C’est quoi ces affamés là.... ?)

L’autre prend mal les propos de sa sœur...

‘...Mais ce ne sont que des enfants enfiIIIn, allez basta la fête est finie, on s’en va... !’

Le mari Elie alias Krafess,

‘...On a fait mille kilomètres pour qu’on retourne, si tu veux toi tu retournes avec les enfants, moi je m’incruste... !’

Les deux enfants reçoivent une taloche de leur mère...Ils pleurent.
Les voisins d’en haut tape sur le carrelage. On entend un ‘...TAISEZ VOUS.... MERDE... !’
A travers le plafond.

Le calme revient.
Puis c’est au tour de la famille Choua Corcos et famille de franchir la porte.
Kamounia porte un cadeau dans les bras....

‘...C’est quoi Kamounia... ?’
‘...Ma recette enveloppée... !’
‘...Nes’taq ou nââ’dem... !’ (Que j’envie et regrette.. !)

Artichaut et son mari et Mayadnouche, une Kata (une botte, paire ) mta rabi rentre juste derrière les précédents. Elle est essoufflée...

‘...Tout le monde sait que tu as un cœur D’artichaut chérie.... !’ Son mari.
‘...Quelle pluie, je l’a sents pénétrer mes feuilles... !...Juste deux secondes... !’

Elle se secoue et une ondée inonde la moquette qui ne fume pas.

‘...Pas besoin d’aller en vacances à Juan cette année, on a une belle piscine... ! Avec vue sur mon salon... !’ Mamlou’qa. La maîtresse de maison fait une moue.

Arrive Julot Maqbou’ba. 48 ans. Célibataire.

‘...En challah loutaya ye Julot.... !’
‘...Merci ma tante, j’ai encore le temps de voir venir... !’
‘...On voudrait tellement qu’elle vienne... !’
‘...Qui.... ?’
‘...Ta promise, le jour où tu seras capable de l’entretenir convenablement... !’

Julie alias Karnita .....

‘...Mon radis suit .... ! Tantine... ?’
‘...Il est comment ce soir ??? En forme... ?’
‘...Chwiye chéEEE..rèf.... !’ (Un tantinet rassis)

Le tantinet rassis rentre.

Osbanna( Dédé ) et son frère jumeau Osbanna bis, les jumeaux font leur apparition.
Ils baissent la tête pour éviter le chambranle. Hamssa et Ftira poussent la porte d’entrée tandis que Msoki et sa femme Torchi Khel habillée tout en couleur referme la porte. Rihane et Boutarma, les deux promis ne tardent pas à embrasser la mezzouza collée à la porte qui donne sur le palier. Les grosses fesses franchissent la porte de coté à cause de l’épaisseur des hanches. Pierrot ‘Menana’ et Gjijlè Tyazoumit se glissent parmi les invités.
L’avant dernier parle bel halè (d’une façon efféminée). Il est coiffeur pour dames.
Il s’est imprégné donc de leurs belles manières. Gilibertouchichi Framont alias Manoubiya hdech (La 11 iéme)...et son ami Freddy alias Poupitta (des voisins homos de la famille du second palier, ne sont pas en reste. Très branchés pour cette époque, ils rentrent main dans la main avec un jasmin collé au cul. Enfin, les derniers arrivés Motsi et sa femme Farda Mkheh et Jacqui le boulich, juste derrière, terminent cette longue saucisse d’un défilé très gracieux de personnages, tout en couleur.
Il y règne une grande ambiance conviviale. Les femmes se dévisagent, se pèsent et se soupèsent. Tous les yeux sont braqués sur la maîtresse de maison qui marche en tenant les murs, CHEDOUNI OULLE EN TIH.... Tellement elle se croit avec ses sqasseq deb et sa quincaillerie reluisante, les cloches de l’église à ETRETAT ne sonnent pas aussi bien que ses bracelets en forme de serpents à sonnette. Les hommes parlent courses, affaires, travail etc....Avec bcp de rires et de sourires. Tandis que les femmes s’épient du coin de l’œil. Enfin, Julot Mac’bouba, le chef de famille annonce...
‘...Allez ye louled, il est temps de commencer. On a prit du retard sur l’horaire du calendrier juif. Bon chacun peut se mettre là où il veut, les enfants... ! Vous avez une table dans le coin, à coté de nous et restez sages... !’
La Bouterma ‘...JaÂAAAAAAAAAAAAAt.... !’(J’ai faim) Julot distribue les calots et tout le monde fait silence. Elle lance..
‘...Winou le Aâjlouq sur la table...????’
‘...Il s’est décommandé... !’ Mamlou’ka.
Julot prend le calice rempli à ras le bord de vin et commence la prière. Qu’il balance en deux minutes. ‘...YOM ACHICHI....SABRI MARANANE...MI TEMPS 3 SECONDES PUIS...MIKADICH A CHABATH... !’ Hop finito.... ! Smalla ââliom.
‘...C’est un plaisir de faire les prières avec toi, Julot, on ne perd pas de temps. Voilà pourquoi j’aime passer la Pâque avec vous... !’ Lance Breitou Msoki... !’
Une fois finie, tout le monde regarde Rihan. Des regards méchants fusent vers lui.
‘...Qu ‘est ce que vous me voulez... ?’
On s’approche de lui et là toutes les mains viennent l’entourer et le secouer comme on le ferait avec un bouquet de Rihan.
‘...Heureusement que je m’appelle Rihan ou pas Adam Hout (boutargue) sinon vous m’aurez croqué... !’
‘....En plus tu sens le poisson... !’ Mayad’nouch.
‘...Parfum Poison, ye bim... !’ Rétorque le blessé.
Arrive la distribution du motsi.
‘...Vous avez de mauvaise intentions vous, je les lis dans vos regards... !’ Motsi.
La smala se rapproche de lui dangereusement. En silence. Il recule de deux pas. Tout le monde le regarde avec cette envie de le déchirer. En grinçant des dents.
‘...Vous n’allez quand même pas me couper en petits morceaux... ?’
‘...Ca fait longtemps qu’on attend cette soirée... !’ Msoki.
‘...Qu’est ce que vous lui voulez à mon mari... ?’ Farda Mkhekh.
‘...Il y a un complot, je crois... ! Ye omri ! Je vous donne tout ce que j’ai, sel en prime... !’
‘...Non, surtout pas le sel qui fait ton charme... ! Et moi j’en ai besoin... ! Chéri sans toi, je serai fade... ! J’en manque... !’ Niki Freïda Mkhekh.
Une première main vient se poser sur lui pour lui tordre le cou.
‘...Bon, bon ok, je vais me laisser faire mais attention faites le délicatement... !’
‘...N’aie crainte, on rigole Motsi, tu penses vraiment qu’on va te couper en rondelles... !’
‘...Vous m’avez fait peur... ! En tout cas...’
On coupe les vrais pains et on distribue les morceaux tout en regardant Motsi.
On passe aux choses sérieuses.
‘...Rapproche moi la Magbouba.... ! Rihane !’ Julot.
‘...Pourquoi faire, tu rechignes à la goûter en vrai et ce soir, tu en a envie... !’ Osbana.
‘...On va voir si ce soir, tu es dur ou molle... !’ Rihan envers lui.
L’Akoud est servi et la boukha coule à flots dans les petits verres.
‘...Voilà un ragoût que nous adorons ... ! N’est ce pas Poupitta...!’ Dis Gilili envers Freddy qui lui caresse la jambe de dessous la table.
‘...Une orgie de gros glands en anneaux... ! Mon D ieu quel bonheur... !’ Freddy Poupita.
‘...Je le trouve un peu doux ce goûUUUUt... !’
‘...Tu n’aurais pas vouluUUU quand même que Tata la sauce avec un autre juUUs quand même... !’ Pierrot Menana hdeuch.
‘...Bien sur que non, la tradition chez vous a ceci de bien particulier c’est que les plats gardent toujours les mêmes aromes... !Même dix siècles après, sinon tout tombe...En désuète... !’ Gilibertouchi.
‘...J’adore ta phraséologie ma biche.... !’ Poupita.
‘...J’adore tout ici dans mon assiette... ! Et je m’en lèche les babines...!’
‘...Yaïche Henri Fjilè, choufli ouhda fjel mouch med’rouba... !’ Chouchou Hamssa
‘...Tu fais des jeux de mots avec mon surnom...Hamssa... ?’ Henri.
‘...Comment te le dire, puisque tu es près d’eux, n’y vois pas une moquerie... !’ Chouchou.
‘... Ca te plairait que je dise ‘...Yatic Hamssa fi .... !’ Henri Fjilè.
‘...Nous n’en sommes pas arrivés là quand même... !’ Hamssa.
‘...Je connais ton ironie et tu m’a provoqué... !’ Henri.
La boukha commence à fermenter dans les esprits.
Jacky le Bouliche. (Policier, ici modérateur)
‘...Partagez, riez, amusez vous mais pas de provocations vulgaires... !’
‘...Yé Mamlou’qa, jib el tfinè harissa, ou bien tout va te rester sur les bras... !Tu risques de rester tachée pour bien longtemps... !’
Si tôt demandée, si tôt arrivée. Trois grandes vasques remplies de ‘tfinè’ sont posées sur la table. La louche rentre en jeu. Tout le monde est servi. On déguste avec plaisir ce plat avec sa koukla.
‘....Ma hatitch tarf batata... ? Jetlèq mélha... !’(‘...Tu n’as pas mis une pomme de terre pour absorber le sel... !’ Emma Mahchia. La sœur.
‘...Enlève le sel délicatement et si tu veux une pomme de terre, je t’en mets une crue... !’ Mamlou’ka.
‘...Tu ne changeras jamais... ! Il a raison notre père z’al de dire que tu es offensante... !’
‘...Papa, z’al deux fois, disait aussi de toi que tu étais gourmande et jamais contente... !’
‘...Yatic raAAAAde mta él chebet ehdi... !’ (Qu’il t’arrive un colère sabbatique…!’)
Le Bouliche ‘...Attention mesdames, modérez vos expressions... ! Sinon.... !’
‘...Moi je la trouve topless cette harissa maison... !’ Mayad’nouch.
‘...Tu connais TOPLESsss toi... ? Tiens, mais d’où nous sors tu cela... !’ Niki farda Mkekh.
‘...Tu me prends pour une inculte ou quoi, je lis MoiIIII... ? De la lecture oui, mais de bonne facture... !’
‘...J’adoOOOre ce mot...TOPLESSSSS.... ! Nous rentrons en plein 21 siècle... ! Quel plaisir de la bouche et des mots... ! Quel style Madame l’Os à moelle... !’ Gilibertouchi.
‘...Tout le monde sait que tu lis le journal à l’envers... !’ Rihane.
‘...Oui mais on me le traduit, lei nahi (que d ieu me garde) mon mari Motsi....AmIIIin... !’
‘...J’ai une envie folle de goûter à Mag’bouba... !’ Freddy Poupita.
Gilibertouchi le regarde méchamment.
Il se lève de table et pose sa serviette à table.
‘...Je savais que tu es une salope...Une parepapeticienne pathétique mais me faire cela à moi devant des gens, un chabaAAAAAth... !’
‘...Et alors... ! Tout le monde goûte à Magbou’ba... !’ Guana’riya.
‘...Pas du tout, personne ne me touche enfin, vous divaguer, je ne suis pas une tantouze moiIIII...Comme vous deux... !’
Ca chauffe.
Le bouliche met de l’ordre.
‘...Il a confusion Gilibertouchi, la maqbou’ba est ce plat de ratatouille que vous voyez... !’
‘...Ahhh si vous n’étiez pas là Monsieur Jacky, vous m’êtes d’une aide si précieuse... ! Je pense si souvent à vous, vous savez... ! A ce que j’aurai pu faire, chez vous... ! J’ai tellement de jolies choses à vous montrer... ! Mes poèmes, Mes vers.... NUSSSSS... ! ’
‘...Nous n’en sommes pas arrivés là, Monsieur... ! Pardon ....‘ Mademoiselle ou Madame... !
Contentez vous ‘appréciez ces belles choses... Le plaisir ne dur qu’un temps...!’
Tout rentre dans l’ordre alors que Poupita pleure.
La tfina est terminée et voilà notre belle ‘cuistote’ qui sort de sa cuisine, les joues toutes rouges, le front en sueur par la chaleur ambiante, pour servir le couscous, boulettes, bouillon etc...Tout le monde se lève et applaudit à cette rentrée magistrale qui a failli pour un peu se transformer en catastrophe familiale tellement la CHEDOUNI OULLE NTIH marche en rasant les murs. Karnita l’aide dans sa tâche. Elle pique au passage un bout de boulette.
‘...Tu as indiquée les boulettes salées, des pas salées.... ?’
‘...Oui, les salées portent une allumette... !’
La maîtresse de maison sert convenablement en faisant passer de mains en mains les plats creux. Ainsi que les bols.
‘...Ton bouillon est trop rouge, on dirait celui des marocains.... !’ Farda Mkhekh.
‘...Qu’est ce qu’ils ont les marocains dans le couscous..... ? Il ne te plait pas... ? Sans doute que le couscous algérien, l7 béna le metyam ( ni goût ni saveur) te plait plus.... ?’ Torchi alias Khel.
‘... Au moins le bouillon rouge des marocains donnent des couleurs aux joues... !’ Torchi Khel.
‘...Et le bouillon algérien, du lait qui rend les joues blanches comme le talc... !’ Msoki.
‘...Je ne vais pas faire quand même trois bouillons pour chacun de vous, enfin, je me tue à vous faire plaisir et vous rouspéter... ?’ Mamlou’qa.
‘...Mais nous sommes en famille, ma sœur, on peut tout se dire... !’ La sœur Mahchia.
‘...Oui bien sur, tu as la mémoire courte toi, lorsque tonton Gaston a fait une remarque sur ta façon de cuisiner les BOULETTES MTA EL HARCH, il a eut une syncope sur place et tu sais où elle est sa place en ce moment... ?’
‘...Au paradis... !’ Motsi.
Boulihe....‘...Je veux bien êtres gentil, mais là vous dépassez les bornes, je vais verrouiller... !’
Et là...Diversion inattendue.
Poupita allume une cigarette. Voilà que, par mégarde, et voulant ‘fourchetter’ une boulette, elle rapproche le bout de sa teuf près de l’allumette plantée sur le sommet de la boulette et là...
‘...Mon D ieu, une boulette en feu d’artifice... ! Du jamais vu... !’ Du coup les enfants de la famille Krafess excités par la vue de cette boulette qui porte le nom de leur maman Mahchiya n’ont pas trouvés mieux que de suivre l’exemple involontaire de la Poupina... Huit boulettes étincellent devant les yeux ahuris du papa et de la maman qui hurlent après leurs rejetons.
‘...Pour une fois, ils ont mis leur maman en tenue de soirée, bien lumineuse... !’ Menana.
‘...Louqen teuchkeut enti ye Menana, ce n’est pas mieux, tu te mêles de tout... !(SI tu te taisais toi le manière... !) Normal, vous n’avez pas d’enfants donc vous ne serez jamais illuminée comme nous... !’ Mahchiya.
‘...Ôôôôô... ! Je trouve cela bas et vulgaire comme expression... !’ Tyazoumit alias suppositoire.
Chacun à son nez dans son plat lorsque soudain on entend un vacarme assourdissant venant de la chambre à coucher.
Tous se précipitent et là l’horreur. Le jeune Simon el BEKEY est assis à cheval sur l’une des branches du lustre qui s’est détaché du plafond. Un gros trou au plafond par lequel on voit la tête penchée du voisin.
Sa sœur GARADOUBA...
‘...Il a voulu faire du trapèze et le lustre n’a pas tenu... !’
‘..TU SAIS COMBIEN IL M A COUTE CE LUSTRE..... ????? Maqbou’ba.
‘...Tu penses à l’argent toi, tu ne vois pas mon fils, il aurait pu mourir... !’ La sœur bél dem bared (avec sang froid.)
‘...C’est un cirque qu’il leur faut à tes enfants pas une maison.... !’
Le voisin du haut....
‘...Et qui va réparer les dégâts.... ? Maintenant... ?’
‘...En attendant, bouchez le avec votre fessier... !’

Gillibertichou...

‘...J’ADOOOOORE.... ! BRAVO... ! Nous avons évité le pire...LE VERROUILLAGE... !’

samedi 12 janvier 2008

AU THEATRE CE SOIR....L ELEVATEUR.



AU THEATRE CE SOIR....


Paris le 10/01/2008.

SKETCH....

'...L'ELEVATEUR...'


Ma chère Michka, merci pour cet élévateur.
Prendre de la hauteur et surtout respirer l’air frais quoi de plus normal.
Je préfère regarder les belles étoiles et la star que tu es plutôt que de racler avec mes yeux les bas fonds de ce bas insipide qui parfois me donne la nausée.
A Force de lire les ghassra, j’ai la ménaupose qui me donne des soucis.

Départ.

Décor.
Je suis dans la rue sur un élevateur.
Michka m’aide à me faire monter.

‘...Vas y MichkouUUUU tourne la manivelle, encore un peu ... ! Vas y un autre tour et je serai le roi du Monde.... ! Ok....KKKK...STOPPPPP...Je suis à la bonne hauteur... !’
‘...Tu es sur que tu es à la bonne hauteUUUUUUr... ?’
‘...OuiIIIIIIIIIIII... ! C’est bon... ! STOPPPPPPPPPPPPPPPPP.... ! Je te dis.... ! Je rivalise avec l’Everest, c’est bon, je dois enfiler ma doudoune, il gèle ici... ! Merci, attends moi, je ne vais pas être long, juste pour voir mes amis... !’

‘...Tiens Tiens, mais que vois-je, je rêve ma parole MICHKAAAA.... ! Je vois NAO.... ! DANS SON MACHACHAUSSETTES .... ! Toujours la même taille, plutôt plus courte qu’avant, je crois que la perspective la rétrécie, attends je la fais grossir avec mes jumelles à foyer triple....MICHKAAAAAA...... ! Je l’ai tellement grossie qu’elle ressemble à QUATRE ROUES DE SECOURS LES UNES SUR LES AUTRES.... ! ...NAOOOOOOOOOOOOOOOOOOO...... ! MA CHERIE.... !Allez reprends toi.... ! AU REGIME SEC..... ! Fais comme moi, KELLOGS le matin....KELLOGS A MIDI....KEEEEEEE...LOGS....LE SOIR.....PENDANT UN AN ET TU AURAS UNE TAILLE FINE..... ! MICHKAAAAAAAAAAAAAA....Tu ne vas pas me croire, attends, je redouble foyer.....MICHKAAAAAAAAAA...SUR LA VIE DE TOUS LES MOINEAUX QUE JE NE MENS PAS.....Je vois .... ! JE VOIS......LE WEB......OUI LE WEB.....Casquette ADRA FONDATION.... ! Y a un billard sur le green.... ! Il joue AUX QUILLES AVEC DES BOULES DE BILLARD ET AU GOLF.... EN MÊME TEMPS....DEUX JEUX EN UN....! AHAHAHAHAHA..... ! Attends, il se concentre, il frappe sa boule ...TOUT DROIT DANS LE TROU....SA BOULLE SORT....IL COURT DERRIERRE.... !MICHKAAAAAA....... ! SA BOULE.....EST ARRIVEE DEVANT UN TROU DE GOLF.... ! CHUUUUT...... ! OALLALALALA....QUELLE HABILITE..... ! IL SE CONCENTRE....ELLE EST A DEUX CENTIMETRES DU TROU...DE BALLE LA BALLE...PARDON LA BOULE....Je perds la BOULE...MICHKAAAAAA.....IL A RATE LE TROU....PAS POSSIBLE....WEBBBBB...OHEEEEE...WEBBBB.....BRAVO....POUR CE COUP RATE DE MAITRE..... ! ....MICHHHHH......MIMICHHHH......J’ai viré à 35 ° SOLSTICE....MORDICUS FILMUS....TAWWWWWFIQQQQ....TAWFIQ....YE OTROCH.......Tu ne me vois pas ou alors tu fais semblant de ne pas me voir....AHHHHH...TU ES OCCUPE BEL TRIMET..... ! TAWFIQ....Celle à ta droite, que tu cast, elle s’appelle COMMENT.... ??????....HEIN.......HEINNNNN..... ! Tu ne veux pas me dire....YE Cachottier.....QUE TU ES.... ! ....JE PIVOTE MICHKAAAAA....JE SUIS EN EREZT......YA BRAHAM ...... SUR LA VIE DES FLEURS QUE SA FEMME CULTIVE ALORS QUE LUI SE REPOSE.....BRAHAMMMMM.... ! LES NICHONS.....COMMENT TU LES ARROSES.....JE PARLE DE CEUX QUE TU NOUS AS GRATIFIE POUR LE JOUR DE L’AN... ! JE NE PARLE PAS DES FESSES QUI RESSEMBLENT A DEUX BEAUX MELONS SUCRESSS....J AIIIIIIME..... ! Rose ma belle rose, je ne te vois pas, tu es aux dattes... !!!! MEYER........TU CROIS QUE JE NE T AI PAS VU PASSER SOUS MOI AVEC LE COUFFIN.... ? Toujours au marche de Belleville.... ? CAAAAAMUSSSSS...... !
LÂÂJIJ...... ! AMIT HAJJE EL LEYMET EHDOU ( As-tu fais qq chose de bien ces derniers temps... ?’( Camus est président de AMIT (Association Mondiale des Israélites de Tunisie, une de plus qui ne rapporte rien comme fric.) AMIT PAR LA ....AMIT PAR CI.....YAMIT (je deviens aveugle) par ce froid qui me brouille les yeux... !’ JE VOIS TATA ICHTIR....APRES NEAPOLIS LA TATA SE LANCE DANS LA CUISINE TUNE.....HISTIRRRRRRRR.....LA GANAWIYA ragout de gombo bien épicè)..ELLE PERD SES EAUX....QADA TENCHEF ( elle va bruler)...VERSE LUI DE L EAU.....SINON NARMIIII....( j'accouche) MICHKA...... ! JE GÈLE FAIS MOI DESCENDRE.... !......Deux minutes et rien.... !.....MICHKAAAAAAA....JE SUIS FRIGORIFIE....TU VEUX MA MORT EN GLACE OU QUOI... ????
Breitou jette un œil en bas....’...ELLE EST PARTIE....... ! ATTENDS.... !

Je compose le numéro de Michka....

‘...ALLOOOOOO.... !’
‘...Oui.... !’
‘...Pardon Madame, je me suis trompé de numéro... !’
‘...Mais non tu ne t’ai pas trompé de numéro.... !’
‘...Pas possible, ta voix a mué... !’
‘...C’est parce que je suis en haut... !’
‘...Ou en hauUUUUt... ?’
‘...Attends, rappelle bêta.... !’
‘...Bêta ou BATA.... !’

.............................................

‘..Il ne faut pas m’appeler lorsque je suis en haut.... !’ Michka.
‘...Michka bien que je meurs de froid ici, peux tu me dire comment j’aurai pu savoir que tu es en haut.... ! Pour le moment c’est moi qui suis en haut... !’
‘...Tu devrais le savoir, en bas, je t’entends mieux... !’
‘...Bien dans ce cas à lorsque tu es en haut je ne t’appelle pas, sauf si tu es en bas et quand tu es en bas, je ra pelle... !’
‘...Voilà, enfin, tu as tout compris.... !’
‘...Donc tu es partie et tu m’as laissé en haut sous la neige.... !’
‘...Ecoute c’est ton idée L’ELEVATEUR.... !’
‘....Ah bon, tu le dessines et tu veux que je le laisse sans rien dire... !’
‘...Oui... !’
‘...Y A MEME PAS UNE AMPOULE, UN NEON... ! A REMPLACER DANS UN
REVER BEBERT.... ! DANS LA RUE.... ! ZUT A TOI... !’

NB. Monsieur SAREL, vous aussi je vous ai vu mais vous peignez.
-Henri, tu faisais ta hamida, je ne voulais pas te déranger.

dimanche 6 janvier 2008

AU THEATRE CE SOIR....LA FAMILLE TUPPERWARE.

COMMENTAIRES DE ICHTIR.

Dis moi Breîtou combien de membres contient ta famille? Que dieu les bénisse , car plus tu écris, plus on en découvre.
Tu ne connais pas la dernière? non, figure toi que le cousin Sidney est à los Angeles pour voir sa fille, il est avec Annette sa femme et notre cousine. Le problème qui se pose c'est que Sidney qui aime beaucoup la famille et les différents plats que Simone(la maman de Michka) ma belle soeur prépare, ne sait comment faire pour récupérer toutes les choses qu'il a ratées pendant son séjour. Gâteaux, Mloukhia, Zlabia, poupées de sucre de Rass El Am de Nabeul, bkaîla, nikitouche, mhamas.
Il a juste été invité là bas chez la soeur de Paul Guez, c'est rien, car à Paris il va chez la cousine Désirée goûter toutes les bonnes choses qu'elle ramène de Tunisie, chez Simone, il aime beaucoup lui rendre visite, c'est très gentil à lui et les amis et la famille. Michkine, c'est vraiment un devoir qui lui incombe, c'est le goûteur!!!

Alors avec la famille réunie, on se demande si on peut faire une réunion tupperware, ramasser ce que chacun aurait pu lui faire goûter et les congeler pour les lui servir à son retour? qu'en penses-tu...? Car c'est un problème, non c'est un homme il n'est pas enceinte, mais on ne sait jamais si ça le rend malade , une crise de foie anticipée....


5 janvier 2008 08:09

Ma chère Ichtir, belle tante de mon ami..... Voilà, tes DESIR....Sont comme des bonbons qu’on offre à un gamin, que je suis. Je suis né bébé et je vieillis bébé.
La vieillesse me fait peur donc je l’ausculte et l’occulte.
Désiré j’adore être bercé. Merci.

Ma chère Ichtir, je t’informe déjà que maman, fait ce qu’on appelle aussi des réserves de ragoûts qu’elle met dans des ces fameux TUPPERWARE. Emet. Qu’elle met dans ses étagères du congélateur. Maman cuisine pour toute la semaine car elle se dit ‘...Aâlle mi oueti...OU ICHTI !’ C'est-à-dire au cas, ou un imprévu arrive, sous entendu, un invité improbable qui a envie.

Je vais donc y mettre mes tripes qui ne sont pas congelés.

Déjà pour me retrouver dans toute ta belle famille, il m’a fallu trois jours pour essayer de décortiquer cet imbroglio.

Le THEATRE DE ALBERT


Présente...

Sydney de Melbourne.
Annette la femme de Sydney de Melbourne.
Michka miss LA GRANDE BLEUE.
Tata Ichtir la tante de Michka.
Simone la maman de Michka et belle sœur de Ichtir.
Danielle la belle sœur de Ichtir.
Monsieur Jaquemin le mari de Michka.

Dans

LA FAMILLE TUPPERWARE.


Un coup de fil...

‘...AlloOOO tata .... ?’

Grésillements...

Kcrchcchchchchchchch....

‘...Tata QUIIIII.... ?’
‘...ICHTIR.... !’
‘...Voilà, c’est mieux, Sydney ye ouldi, tu m’appelles d’oùùùùù.... ?’
‘...De la cité des Anges.... !’
‘...Ah tu as fais pousser des ailes alors.... ?’
‘...Aux mollets, tantine... !’ ...Je rentre demain soir avec ma famille, alors tu sais ce que j’aime le plusSS..... ?’
‘...Bien sur mon fils, arrive vite, ils t’attendent bien frais et dispos, tout ce que tu aimes est dans la banquise aligné comme des soldats de plomb.... !’

‘..Krrkrkrkrkrcchchch... !’
‘...Du plomb..... ? Pourquoi du plomb.... ?’
‘...Des soldats de plomb je te dis...’
‘...Pourquoi les soldats, Paris est sous le couvre feu... ?’

‘...Krchcchchchchchchchch... !’

‘....Non les ILS t’attendent bien frais et dispos comme des SOLDATS DE PLOMB... !’

Sydney envers sa femme...

‘....Annette, il y a des l’armée à Paris... !’
‘...Passe la moi, je vais essayer d’en savoir plus... !’
‘...TANTINE..... ? Qu’est ce qui se passe à Paris.... ?’
‘...Mes Ils sont comme des soldats de plomb dans la banquise... !’
‘...Ah ok, j’ai compris... !’
‘...Elle dit que les soldats de plomb sont dans la banquise mais pas à Paris... !’
‘...Ouf, je me suis senti mal... ! MERCI TANTINE A DEMAIN.... !’

Il raccroche.
Le lendemain vers les 18 heures, Sydney de Melbourne, parce qu’il est éleveur de kangourous en Australie, débarque avec sa femme Arlette et ses trois enfants.
Tata Ichtir, leur a fait une surprise. Elle est là cachée derrière une grosse colonne avec un présent dans les bras, comme Aznavour. Elle les voit sortir et va vers eux à leur insu...

‘...COUCOUUUUUUUUUUUUUUUUUUUU....?’ Et elle lui fait un croc en jambe, un geste de bienvenu, mche it lebekh, (il s’étale) qui l’envoie sur sa valise roulante, Sydney fait du surf...Sous le regard ahuri des touristes...
‘...TATAAAAAAAAAAAAAA.... ! Quelle drôle de surprise...!’

Embrassades générales.
Direction Versailles chez Tata Ichtir.

‘....Tata, qu’est que tu portes dans tes mains... ?’
‘...Un petite boite sotie de la banquise mais tu ne l’ouvriras que chez moi, où tout le monde t’attend... ! On fait une partie surprise TUPPERWAR, rien que pour toi... !’
‘...Mais dis moi ce qu’il a dedans, dans la petite banquise, j’en ai l’eau à la bouche... !’
‘...Enfin, Sydney, ne fais pas le gamin, soit patient et ne te montre pas impatient... !’

Enfin, ils arrivent.

Toute la famille fait une ovation au directeur générale des kangourous.

‘...Ah le voilà notre Sydney, l’homme aux poches d’Australie... !’ Michka.
‘...Quand même, tu aurais pu trouver autre chose... ! Jacquemin.
‘...Je parlais de ses poches aux yeux... !’
‘...Vous avez sûrement dormi peu n’est ce pas... ?’ Danielle.
‘...Oui, le temps de la traversée dans les airs fut pénible.. !’
‘...Pas aussi dure que celle d’une traversée dans le désert... ! Sur dos de chameau... !’ Simone.
‘...Là mes enfants nous allons goûter aux joie de la banquise, je vous ai préparé des petits rectangles genre igloo –esquimaux faits maison de mets dont vous vous en souviendrez, toute votre vie... ! Allons ne perdons pas de temps, Sydney, toi tu t’assois prés de Annette, Michka près de ton mari, Simone ijja bahdeya( près de moi) Danielle pas de chichi assis toi sur le banc..ise... ! Ahahah.... ! Je plaisante... !’
‘...Toujours ce froid entre nous... !’
‘...Je rigole, enfin, allez viens près de moi, tu seras au chaud... !’

Elle rentre dans la cuisine et sort avec un GORBA...(Une vessie).

‘...Devinez quoi ???? ‘
‘...On attend ta merveille... !’ Jacquemin.
‘...GORBA NIKI TOUCHE...VOUS POUVEZ TOUCHER SANS....NI.... !’(Vessie de ragoût de haricots) Congelée... ! Goûtez moi cela... !’

Elle attend un peu ouvre le bouchon et voilà que des petits grêlons en forme de pépites de pâte coulent sur les plats...

‘...Pas plus de 8 chacun parce qu’il y a la suite après..

‘...Comme c’est bon tata... !’ Lance Sydney en fin connaisseur alors que les autres convives ont du mal à ‘fourchetter’ les pépites en glaçons.

Michka ‘...Ca au moins c’est du solide bien frais... !’
Jacquemin....’...Du béton congelé, oui... ! Je sens déjà comme des billes qui s’entrechoquent dans mon ventre... !’
‘...C’est bizarre, c’est la première fois que je goûte à ce met sans pareil, t n’as pas une miche de pain, j’ai une envie mortelle de lécher le plat... !’ Danielle.

Un petit nikitouche en forme de glaçon glisse à terre. Et voilà toute la famille à quatre pas à chercher la pépite jaunâtre.... !

‘...JE L’AI....FIN DE LA PARTIE DE HOCKEY SUR GLACE... !’
La NIKI TOUCHE servie, Tata sort avec une lanterne après la vessie de glace.

‘...C’est juste pour vous éclairez, et j’apporte le second plat.... !’

Elle revient avec dans les bras, un grand plateau sur lequel repose...

‘...OREILLER DE MLOUKIYA....DES COTES ARMORICAINES...’Fondu à la glace norvégienne.... !’

Elle ouvre le tabou( bouchon) Et là rien ne coule...
Elle remue et enfin un filet verdâtre apparaît et coule lentement.

‘...Prenez votre mal en patience, dix minutes pour une petite coulée mais ca vaut le coup d’être patient... !’

Dix minutes pour deux centimètres de neige noire aussi dure que le béton.

‘...Un fleuve bien tranquille....Qui coule en prenant son temps...’ Jacquemin.
‘...Comme la vie... !’ Michka.
‘...Drôle d’oreiller... !’ Lui.

Danielle....’...Chtit( j’ai envie) un croûton de pain pour faire passer cette belle fondue ankylosée... !’
‘...T’es pas enceinte au moins... !’ Simone.
‘...A 63 ans, je ne vois comment je pourrais l’être... !’

La Mloukhiye( le fameux plat noire) est passée dans les estomacs avec beaucoup de peine.

On passe aux gateaux....

Ichtir sort avec deux TUPPERWAR..Et annonce...

‘...COULIS DE FARINE EN SERPENTINS CUIT A LA MODE ISLANDAISE... !’

Des manicots gélifies tout simplement...

‘...Ce coulis va me donner des torticolis... !’ Jacquemin.
‘...Koul et ensuite dis nous ce que tu en penses... !’ Ichtir.
‘...Ah quel régal, j’en redemande, oui, j’en redemande... ! Puis-je mettre dessus de la poudre vanillée... ? Pour relever la texture... !’ Sydney.
‘...Passez lui le sucre en Glace... !’ Simone.

Ichtir annonce...

‘...PETITS OVAUX FOURRES AUX DATTES ET A LA PATTE D’AMANDE... !’
Makrouds dans notre langue barbare.

‘...Tu nous prends pour des OISEAUX ICHTIR...’ Jacquemin.

Arrive enfin ...

‘...COLLIMACONS LIES A LA MODE BRETOU...

‘...Dans toutes les sauces, celui là... !’ Jacquemin.
‘...Michka, n’oublies pas qu’il était maçon avec d’être en colis... !’

Sydney se lèche les babines. Des morceaux de Colli...Gelés pendent à sa moustache.
Zlebia.

‘...Tu as des stalagmites, mon cher Sydney... ! ‘Simone.
‘...Mmmememe.... ! Même si je les avait au bout du nez, je les mangerai, c’est du pur art culinaire... !’
‘...Ce n’est pas un hasard... !’ Jacquemin.

Arrive le champagne.

‘...CHAMPAGNE DE AIN BOUFARTASS.... !’
‘...Enfin quelque chose de chaud... ! Bien de chez nous... !’ Michka.
‘...Ça m’a tout l’air surtout qu’au vu de la bouteille, elle nous laisse espérer une chaude coulée de larve bien froide...!’ Jacquemin.
‘...J’aurai tant aimé tremper un biscuit.... ! Avec...’ !’ Danielle.
‘...Tu peux toujours le bercer dans tes illusions... !’ Ichtir.

Enfin tous les TUPPERWARES sont passes et tout le monde s’est régalé par ces mets d’une froideur à vous casser les dents et par une température extérieure de -10.

Arrive la surprise.

‘...Sydney, nous voilà enfin arrivés à ton cadeau de bienvenu... !’
‘...Tiens.... !’

Sydney ouvre délicatement le tupperware et là il voit..

‘...SABOTS DE KANGOUROU EN FORME DE BOUCLES D OREILLES... !’

Lui dans une envolée lyrique...

‘...JE PEUX LES SAUPOUDRER AVEC UN PEU DE ANNETTE.... !’

‘....Quel humour... !’ Annette sa femme.

‘...Ecoutez Breitou, avec vos salades vous perturbez l’équilibre de notre famille.
Vos histoires à la sauce goulettoise vous les mettez au....FRAIZER.... !’ Jacquemin.
‘...Je me sens tout glacé... ! Comme du papier...Monsieur... !’

NB.Pour la famille ZARBOUYI( les rats).. ! Ce sera un autre sketch... !



SKETCH....LA YOSBANAH.

‘...LA YOSBANAH...!'

(LA SAUCISSE)

LA PKAILA est un ragout d’épinards de couleur noire, cuisiné avec une saucisse faite maison, un morceau de viande plus tout le reste…

Dans ma boutique, je téléphone à ma mère….

-Allô…! Maman… ?

-Qui c’éééee…. ?

-C’est Bèbért…. !

-Yèjjiz… ! ( Mon estimé... !)

-C’est pour te remercier…..elle était formidable ta pkaila…!'

-Ahhhh…!Sahà ou fârhà….ourrass ouldi…tu ne peux pas savoir comme cela me fait plaisir…Rabbi mè yechouikch….lèymardék…..ça me réconforte….’

(‘ Avec santé et joie…sur ta tête mon fils…………..Que D.ieu te garde tes enfants…..que tu ne tombes pas malade…….’)

-Mais …..ne te fâche pas hein… ! Tu ne l’aurai pas trop laisser sur le feu… ?

-Tchèdééééth…. ?

(‘Brûléééééééé……. ? (Légèrement)

-Excuse-moi maman …je ne voulais pas…. !'

-Yèrranni kbar fél jebènnééééh….léééé…..oufiiiiiit….ômôk météééééèt…..oullit r’krâââ ou méchrouuuun… !.Sérvitèk pkailé mèchdoudéééh… ? ouayâlla Hayiè….. !

(‘Que je sois une tombe dans un cimetière…nooooon… !..je suis finiiiiii…ta mère est morrrrrte…je suis devenue de la merde dans de l’eau chaude…je t’ai servi une pkailè brûlée… ?..pauvre Hayié… !)

-Maman, ce n’est pas grave…! Pourquoi toutes ces malédictions….C’était très bon….ne te maudis pas pour une ratée… !

-Ratééé.. ? Yomri mché slatah…kobarrâ yallikôm….je l’ai ratée… ? .Jdah ta Franssa oullit…bijémè zetelah chwiyè mé…Eye .. ! je me rappelle….chemit hajjè mah roukâh ou mè hèmentch réchmi…. !

(‘………..Ma vie est partie en salade….Que je parte en sacrifice pour vous…..une mule de France je suis devenue…pourtant j’ai ajouté un peu d’eau…Oui……..j’ai senti quelque chose de brûlée mais je n’ai pas cru mon nez….’)

-Maman… ! D’habitude tu mets un morceau de Yosbanah…… ?

-Yosbanaaaaah…. ? Nchit èl yosbanah… ?.kènéth fi oustaaaah….ourass ouldi

kiffèch pkaila bléch yosbanaaah.. ? yâtini yasbannah…amin…Non. Non…je te dis ta mère a perdu…

(Sauccisse….. ? J’ai oublié la saucisse…. ? Elle était dedans …sur ta tête mon fils… ! Comment une pkaila sans saucisse… ? Qu’il m ‘arrive une saucisse… ! Amen………..)

-La yosbanah… ?

-Non….la tête… Elle a dû fondre dans le ragoût.. !

-Quoi…ta tête… ?

-Assez toi….? je suis énervée et tu fais de l’esprit…. ? Bon ..je vais t’apporter un morceau… !

-Non…maman .. ! surtout pas ….j’ai tout mangé….tu as mis du sel…. ?

Mèchouchéééééh… ? Yèranni bléch mèlh… ! alors dis-moi que je me suis trompé de plat… ? .je mange mechouch (fade) à cause de ma tension….Elkit tarf èl lhâm èl minou…. ?

(Fadeeeeee….. ?……..Que je sois sans sel..….

…………..fade……………………………..tu as trouvé le morceau de viande au moins….. ?

-Oui……..un peu dur….. !’

-Charèfffff….. ? Yèranni chèrfèh… !.chnouè èl pkailè ta farh èlli byatèlék…Ah non…. ? Mchit ma élli mchéw….depuis qu’ils m’ont envoyé la feuille de la Sécu…! J’ai perdu la boule….Dis moi…Bèbért.. ? C’est quoi ce mot ‘l’Indu’…

(‘ Duuure….. ? Que je sois dur…. ! C’est quoi cette pkailé de fête que je t’ai envoyée……..partie avec les morts…..’)

MOI…-Ah…. !.Indu … ? ça veut dire pris indument , en plus….que tu dois rembourser..

maman… ? Le tuperrware de dessert que tu m’as envoyé….les fraises…. ? .tu ne t’ai pas trompé..? .

-Quoi encore… ?

-C' était des petites tomates…. ! ‘Des cerisettes’

-Ceriseeettes…. ? Ouallièh nèstak ou naydèm……j’ai des bouffèes de chaleurs…

(‘………………………………..Pauvre de moi que je critique et plains……’)

-Ce n'est pas important maman…. !

-Dis- moi… toi...? Je t’envoie à manger et tu trouves à redire….yè kbih…. !

…………mal èduqué..)

-Tu sais maman….Pour l’indu… ? C’est 5 millions que tu dois rembourser… ?

-………………(‘Silence’)

-Allô.. ? Allô… Maman… ?

Elle a dû s’évanouir la pauvre, ma mère. Je vous tiendrai compte de la suite…..paroles d’Albert…

-

REFLEXIONS....BRIC A BRAC.

BRIC A BRAC...



La curiosité des maitres et des maitresses à l’époque portait parfois à nous questionner sur la fonction de nos parents...La voisinage aussi n’était pas en reste. Certes moins puisque tout le monde se connaissait mais il arrivait que ....


Madame Alexia ma maitresse des premiers cours...

‘....Albert... ! Que fais votre père ... !
‘...Il est marbrier, Madame.... !’

30 plus tard,

Un ami questionne mon père...

‘...Deidou, que font tes enfants.... ? Dit avec fierté.
‘...Toba... Mta el chnen... !’( Dentistes) Sauf moi et mon frère Max. Des ratés d’occasion.

Suivez moi....

‘...Lucas.... ? Que fait votre papa dans la vie... ?’
‘...Il est tondeur de chiens, Madame... !’

30 ans plus tard....Le papa fier de son adulte.

‘....Mon fils... ? Il est dans la pétrochimie, il dirige la chimie dans le pétrole... !’

‘...Santini, votre papa travaille... ?’

‘..Il est berger au pays Corse Madame... ! Et le soir il met une cagoule, il dit souvent à ma mère lorsqu’il va en réunion avec ses copains dans la montagne‘...C’est pour ne pas avoir froid aux yeux... !’
‘...Je vois... !’

30 ans plus tard....

‘....Mon fils... ? Il est chef de nos moutons dans la montagne avec bcp de respect, I

‘...Moche.... ? Votre papa, fait quel métier.... ?’
‘...Il est plombier, Madame, il répare les tuyaux et les fuites... !’

30 ans plus tard...A Belleville...

‘...Mon fils... ? Avant il était compliqué aujourd’hui, il a une très bonne situation, tiens voilà sa photo, hein... ? Ici avec ses amis, je le vois une fois tous les six mois, il a trop de boulot, c’est normal lorsqu’on est normalien... ! Sa femme, elle est aussi normalienne, tout est normal chez eux et pour ne pas déranger leur normalité, on va les voir une fois par an à Versailles... !Dés fois, une fois tous les deux ans, lorsqu’ils partent en vacances en fin d’année au ski... ! Mais on se téléphone, souvent, je lui laisse bcp de messages sur son répondeur et lorsqu’il me rappelle, il dit qu’il est très occupé...Normal, il est normalien, ye Breitou... !’

Le jeune Hamou...

‘....Votre papa, il travaille.... ?’
‘...Il est employé sur la chaine Peugeot depuis 35 ans, Madame... !’

15 ans plus tard....

‘...Mon fils... ? Hamou, Ma challah, il i commercial dans la citi des 4 ‘rih’(vents)... ! Un très bon poste, mon ami...Breitou ! Il vend di Coqs et des Cannes à bis (c’est un bon produit qui rapporte kil mi dit) ses amis se nourrissent d’un peu d’herbes... ! Le soir, i fi des match de foot, et crois mois ils ‘chouttent’ bien dans li parking d’en face. Il va avoir une promotion, bientôt directeur des ventes. Le soir quand il rentre, il i cassè, harassé, i tient pas debout, alors Ourida ma femme, elle li masse les pieds à cause des piqures de moustique qu’il y a sur le terrain... ! Tiens, rigarde si ki la direction lui a offert, zouz poste de tili plasmacenta, nouvelle génération, en hamdoulla, la viritè, je ni travaille plous dipuis q’il travaille... ! Ma fille Ouarda, elle i sécritraire depuis 12 ans dans une grosse boite, avant elle travailli sur place, mi depuis deux ans, son patron lui a offert un gros camion, alors elle dimarche sur les autoroutes les bons clients, en hamdoulla, je suis bien... !’

‘...Mamadou, votre papa... !’
‘...Il est travaille à la Mairie, derrière un gros camion vert, le soir, il se plaint toujours de la fatigue mais comme il dit ‘...Sans diplôme, tu es dans la poubelle à vider les bacs... !’

30 ans plus tard...

‘...Mon fils Mamadou ??? Il travaille à Barbes, il vend des portables tombés du camion... ! Albert...! Comment les portables peuvent tomber du camion... ? Nous, si on fait tomber une feuille crasseuse, le contrôleur il nous donne une mise à pieds... ! Dés fois, je l’imagine, à genoux sur l’autoroute, avec tous les risques, ramasser les portables, ce que je crains un jour c’est que la facture soit trop lourde et qu’il ne peut pas payer... !!’

RECIT....MONSIEUR ALPHONSE TIBI

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'...Joue violon la tristesse...!!!!


Le récit que je vous narre est en partie vrai.

Je l'ai entendu hier lors d'un diner chez ma sœur.

J'ai eu mal au cœur à mesure que ce monsieur me le narrait.

Les noms ont été remplacés. Je m’appelle Alphonse Tibi.


Je suis né à Tunis, rue de Bordeaux. Ancien Directeur de la SMC (Ste Marseillaise de Crédit).

J’ai 64 ans aujourd’hui, à la retraite. A Paris. Célibataire. Je vis dans un bel appartement du coté du 17 ième. Oui, célibataire alors que j’aurai pu me marier, il y 40 ans avec Chantal, une très jolie fille de 18 ans...Ma secrétaire.

Je suis l’aîné d’une famille qui compte 6 frères, 2 filles et 4 garçons.

A l’époque ma sœur Tilda avait 25 ans, pas mariée. Aujourd’hui encore, elle ne s’est pas mariée d’ailleurs nous sommes tous célibataires, des esseulés, qui vivons chacun pour soi... !

A l‘époque, ll ne fallait pas que je me marie avant que ma sœur Tilda ne se marie, s’était comme cela dans notre famille. La coutume.
Ils sont venus des prétendants pour elle, mais papa a pensé que la dot était trop lourde alors que mon pauvre papa z’al, était patron de son Usine de Métallurgie à Mégrine. Et puis maman trouvait que ses jeunes filles ne répondaient pas aux critères de la famille.
Elles n’étaient pas à leur goût. Alors, nous avons attendu que le bon goût arrive.
Il n’est jamais venu et nous avons depuis, mes frères et moi, un goût amère dans la bouche qui dure depuis ce temps là... ! Dans ma solitude, je pense à cette phrase de ma grand-mère Frtina paternelle qui nous disait’...Bech teqlou ouled’qom fi krouch’qom... !’ (Vous allez bouffer vos enfants dans vos ventres... !’) Que nous ne connaitrons jamais le bonheur et la joie du mariage ni celui de procréer. Une allusion prémonitoire qui fait de nous aujourd’hui, des êtres sans joie malgré notre fortune. ‘’’’’’’’’’’’’’’’’’’’’’’’’’’’’’’’’ .....Maman est bien morte depuis et nous nous sommes dis qu’il fallait briser cette coutume mais hélas, nous n’avions pas eu le courage, ni la force de le faire parce que nous avions les paroles de notre maman qui nous ordonnait, sur son lit de mort,...Tilda lejjem tyaréch qbol men’qom... !’(Il faut que votre sœur se mari avant vous.. !’) Une phrase dans nos oreilles qui revenaient sans cesse comme un boomerang.

Comme un boomerang.

( Il essuie ses larmes.)

Une promesse c’est comme un contrat, dans notre famille.
On respectait les contrats, alors nous l’avons respecté du début jusqu’à la fin. cE contrat qui faisait de nous des hommes et des femmes, nous les TIBI, des solitaires malheureux.
Tristes à mourir.

Pas un cri d’enfant chez moi, pas une couche à changer, rien pas même un chat ou chien de compagnie parce que maman disait que les animaux étaient porteurs de maladie.
Oui, nous sommes malades aujourd’hui mais pas des animaux mais de cette bêtise de nos parents qui nous ont verrouillés le bonheur... La joie de tenir dans nos bras les enfants que nous n’avons pas...! A cause de Tilda qui est aujourd’hui très malade... !’

On ne va même pas dans les fêtes, nous n’avons ni cousins, ni proches.
Célibataires endurcis mais en plus sans aucune attache. Hélas.

vendredi 4 janvier 2008

SKETCH....R.M.I

R.M.I.

Renseignement sans Mauvaise Intention.


'Allô ...! Tata...?’.

‘Qui c’est ..?.....Bébert ....!’

‘Oui tata ... !C’est moi !’

‘Comment vas-tu ... Yà ouldi ......!’(Mon fils)

‘Bien tata ....Et toi...!’

.’Euf....Qif chàd babAAAa...Elli tah mei qoim!’ (Comme la chance de mon père qui est tombèe sans se relever... !)

‘Qu’est- ce qu’il t’arrive ......?’

‘On m’a coupé le R.M.I...’

‘Tant que c’est çà ...c’est pas grave, ils auraient pu te couper l’eau ou le gaz, cela aurait plus grave.

‘Tu te rends compte aprés 18 ans ......! Cà me fait de la peine’.

‘Il fallait bien que cela arrive un jour ...Avec le trou de la Sécu ....ils font des enquêtes maintenant ....!’

‘Yakhir .....C’est de ma faute si la Sécu est trouée.....je crois qu’on m’a vendu (dénoncer)....!’

‘ Tu soupçonnes quelqu’un... ?’

‘Qu’est ce je sais moi......j’ai tellement de jaloux et d’ennemis....!’ Qui sait d’après toi...?’

‘...Peut être le mari de ...!’

‘Mais il n’est pas au courant de ton R.M.I ‘

‘Si c’est pas lui ce doit être la femme de...’

‘ Mais elle est morte depuis longtemps … !’

‘Ah ..! Ouais..... Elle ne me l’a pas dit....!’

’Mais si elle est morte, elle ne pouvait pas te le dire, tata.. ; !’

‘Mèchquinà ...Je l’accuse pour rien ....C’est alors le fils......’

(La pauvre)

‘Mais il est parti en Israël depuis 15 ans ........’

‘Ouallia ...echbini.... je ne suis au courant de rien....’

(Pauvre de moi ......comment se fait il que.....)

‘Alors finalement ....c’est qui..... ?.’

‘Je pense à ...J’ai eu un problème avec son père, il y a longtemps à la Goulette ... ! ’

‘Mais c’est de l’histoire ancienne ...Il ne peut pas te tenir rancune à ce point ...Et puis aujourd’hui ....Il est très religieux .....loubAAA....’

‘Eye ....ijjini ....Ménèm héddoù ..... ! Elli khéffou mè rabbi..... .’

‘(Oui….assez de ceux là…..ces religieux… ! ’)

‘Ma tante ... ! Tu divagues ...c’est pas bien de parler d’eux comme ça ‘

‘ Ah ...... ! Tu le défends ... ? Qendil chidi marhéz ...iddaoui kèn yàl barrani ‘.

“...... ..La veilleuse de Sidi Mahrez (saint) qui ne guérit que les étrangers

‘Bon...! Qu’est ce que tu vas faire maintenant.... ?’

‘Je vais aller squatter l’assistante sociale .....Yérrââ kbar...Ensuite je vais aller voir les juifs....Bélyafià ...ensuite je vais écrire au maire et je vais prendre rendez vous avec la députée...Yeqseff chbibetà.....avec le français que j’ai.....” “......................................................................Quelle soit une tombe................................ sans espoir.................................que son âge soit raccourci......)

‘Qu’est ce que tu vas leur dire ?”

‘Tèwa nébqilèm ...Je n’ai pas teint mes cheveux exprès ...Je vais aller les voir avec mes cheveux blancs ...Une veuve sans mari ...Tu ne crois pas qu’ils auront pitié de moi .....Hein....à 80 ans .....’

(Je vais aller leur pleurer .....)

‘Mais tatà ......avant de te couper le R.M.I ....Ils ont dû faire une enquête...Non .. ?’

‘Une enquête .......el hahjani alliem......Va voir qui prend le R.M.I ....Ma copine Marcelle .....Elle a trois ballass à Neuilly ....où qellà dèb mélfouk èlloutà ......Téch’âaâl kif èl far mtà sidi bouchaid ...Kôl yom tèmchi ........tèt’ khllà fi juan ...Yà méjèlli.....

( ...............................que je m’endeuille pour eux.........

............................................................immeubles...............elle est toute remplie de bijoux de haut en bas ........elle brille comme le phare de Sidi –Bou- Said................chaque année elle vas en villégiature à Juan.....ma chance ......)’

‘Mais ma tante ....toi tu es........’

‘Qu’est ce que tu vas me dire .........bèch tahchèdni........voilà élli yàri termay .............’

( ....................................................tu vas m’envier .........

celui qui découvre ses fesses.........)(celui qui se dévoile sous entendus a la famille)

‘Surtout que les tiennes sont fripées... !’

‘Yé kbih......”

(Mal élevé)

Elle a raccroché sur mon nez.

J’adore ma tante.

SKETCH....CASINO....AVEC MAMAN...

'...CASINO...'

Durant ses vacances d’été, ma maman s’est trouvée quelques dames de bonne compagnie à Juan les Pins. Ce quatuor de dames rassi au-dessus de tous soupçons , joue presque tous les soirs aux bandits manchots…Un genre de divertissement que ma dulcinée de mère ne pratique pas. Bon, pour ne pas paraitre mesquine, elle les a suivies un soir contre son gré. Elle s’enhardit donc et…..je rentre un soir et la trouve assise, vers les deux heures du matin au bord du lit...Un mouchoir à la main taché de rimmel….

-’Qu’est -ce qu’est ce tu as… ?’

-Rien….. !

-Comment rien mais tu pleures…. ! Tu as reperdu mon père… ?’

-Lèh…..s’il était là d’ailleurs je n’aurai pas de problème…’

-Oui….c’est lui qui en aurait eu…. ! ..on ne peut pas savoir la cause de tes pleurs…. ?’

-J’ étais au casino… ! mââ éqèl jmayà…( avec la bande)

-Eh bien… ! Tu t’es défoulés…. !’

-Mon portefeuille…. il s’est défoulé….plutôt… !’

-Tu as perdu….. ?’

-Oui…. !’

-Tu te rattraperas demain….’

-Enéh mèjèl en hat saqi ghè'dik…. ! Chez ces bandits … ! Ces voleurs… !’

(‘MoiIII, je recommencerai à mettre mes pieds là-bas…)

-Combien as-tu perdu…. ?’

-Beaucoup… !

-Quoi beaucoup… ? 1000 FRS….2000 FRS…. ?

-20 francs…. !’

-C’est ça l’affaire…..20 frs… tiens…et dors …. !

-Non…100 frs…alors… !

Intérêts compris… !

jeudi 3 janvier 2008

AU THEATRE CE SOIR....MON REVEILLON

MON REVEILLON 2007/2008.

Paris le 3/01/2007.

Et oui, j’ai encore réveillonné cette année.

Dans un grand palace si grand que je ne voyais ni la fin ni le début.

Un très joli ensemble du coté de Vaux –Le-Cresson avec grand jardin, fontaines illuminées comme moi je suis illuminé par tant de conneries, beaucoup d’arbres surtout 2 au Mètre carré, si collés que j’avais l’impression de voir des ‘Siamonis’. (Jeux de mots Siméoni)

Bon écoutez, cela me fait chier de mentir à mon age.

Je veux bien affabuler mais quand même, il y a une limite à ne pas franchir, que vont dire Ichtir Michka, El Greco, Portalis, lorsqu’ils me lisent. Quel crédit vraiment ais-je... ? A leurs yeux... ? Hein, tout cela n ‘est pas sérieux, je suis sur qu’ils pensent que je ne suis pas net...

N’est ce pas les amis ... ? J’n’suis pas net hein. ?????

Bon, ce n’est pas dans un palace, palace avoué est à demi pardonné, c’est dans une annexe d’une synagogue du coté de Vaux-Le-Cresson. Dans un lieu sacré, on a réveillonné. Une tradition chrétienne. Je n’ai rien contre les traditions mais quand même... !!!

En fait, il ne paye pas la salle, il est membre mon bof . C’est tjs cela d’économisé.

Donc mon beau frère a profité de la fin de l’année pour nous offrir un réveillon. 30 ans de mariage. Une salle toute simple.

Un DJ tout simple, des murs tous simples, des tables toutes simples mais ce qui n’était pas simple, c’était de trouver une place assise parce que je suis arrivé vers les 22 heures alors que les cousins et cousines, étaient sur place depuis une semaine. Madame Zidka, une juive polonaise marié à un cousin de la famille de la ‘trentenaire’, a même accouché sur place pour ne pas rater ce réveillon, elle a appelle sa fille Chlomite.

Donc, je me suis retrouvé assis derrière une colonne. Grandeur nature.

A peine entré, il m’a fallu un temps pour prendre la mesure de l’atmosphère.

Un épais brouillard, la fumée des cigarettes m’empêchaient de distinguer les membres de la smala, je tendais ma joue sans savoir qui m’embrassait, et qui j’embrassais, une orgie de bises qui m’ont laisse des traces écarlates sur les joues, les rouge à lèvres et tous les parfums de marques allant du POISON, NINA RICCI, TRESOR, HABIT ROUGE etc... La colonne a eut droit à aussi à une bise....De ma part.

Une chaleur que je ne vous raconte pas. A faire fondre, un sommet neigeux de l’Antarctique.

J’ai bisé Madame Marie Safar alias Marguarita à cause qu’elle adore cette pizza qu’elle a découverte il y 50 ans lorsqu’elle habitait à la rue Ramponneau.

A la Goulette, on l’appelait Merie tel’bechbel él chechéri (Marie qui porte le sef sari, grand voile que porte les femmes musulmanes au pays, de moins en moins aujourd’hui) pour la bonne raison qu’il ne fallait pas qu’elle soit découverte lorsqu’elle avait rendez vous avec ses amants; une façon de passer inaperçue aux yeux de la belle ‘pégresse’ goulettoise. Qui l’aurait traitée de KAHBAAAA... A l’époque. Elle pèse aujourd’hui la bagatelle de 135 kilos. Mariée depuis, honorablement, avec Monsieur Galula alias Murdoch à Paris (un fan des journaux). Au pays, il portait le nom de Mridekh, kilo bou rtal (un kilo, cinq cent grammes) parce qu’il volait dans le poids lorsqu’il pesait sa viande. Joliment retraité, il fume le cigare. Après le Hallouze de Tunis. Plus de 8 enfants, tous bien mariés et papi de 19 petits enfants.

Dans un coin de la salle, Houita de la Goulette qui a retrouvée son nom d’origine à Paris sous le nom de Madame Solal alias Sole Moi à Aubervilliers. Elle adore chanter donc ses amis l’on dénommée Sole Mio. Madame Soleil aurait été plus court et plus francisé.

Mariée, il a 28 ans à Asnières avec Chleimou dit Bouqlou( l’araignée) parce qu’il avait des doigts en forme de pattes velues d’araignées. Bijoutier très apprécié, il vendait du cuivre rafraîchi pour de l’or à ses clients qui lui faisaient confiance sauf qu’un jour, la douane est tombée dessus. Il s’est fait bien cuivré. Il a pu redresser la barre et s’est mis dans l’argent pur.

Le fric lui a sourit sauf que les flics lui sont aussi tombés dessus parce qu’il y ajoutait de l’alu dans ses chefs d’œuvre. Un vrai de vrai dans la métallurgie avariée. Ce qui ne l’a pas empêché d’avoir une jolie cassette. Aujourd’hui reconverti dans la retraite, il a retrouvé e chemin de l’honnêteté à 88 ans.

Par contre Madame Giami de Sens, n’ayant pas perdu tous ses sens, est restée célibataire.

Bahla Naphtalina (la naphtaline) à la Hara, les jeunes prétendants au mariage à l’époque furent tous déconcertés par son haleine. Elle rotait toutes les deux minutes, la naphtaline. Une maladie, has vechallom, qui aujourd’hui encore n’a pas trouvé remède.

La pauvre dame était presque mise à l’écart, isolée dans un recoin de la salle. Dans une table ronde non accompagnée de chaises.

Donc, je réussis à m’installer et comme je suis un grand observateur, j’ai préféré prendre des notes dans ma tête. Sans photos. Que je soumets à votre haute appréciation dont je connais la probité et l’intégralité.

La chaleur était si étouffante que la vielle Madame Galula, prit le plateau presque vide qui se trouvait devant elle, pour s’éventer. Et voilà que ses coups brusques firent décoller des petites miettes de viande qui allèrent s’incruster sur la tête de sa belle fille qui, outragée, lança un ‘...

Hachqom smalla, ( mon D ieu, il pleut de la viande... !’ Et d’ordonner à sa belle mère d’arrêter son ventilateur. La même bélle mère qui recommence en fin de soirée mais avec un plateau de gâteaux orientaux, des lambeaux de ‘ manicottes’ allèrent coiffer Miriam, la femme de mon beau-frère qui fêtait ses 30 ans de mariage. Tout le monde a cru à une nouvelle coiffure. Les débris de gâteaux étaient si bien emmêlés dans son chignon, que la pauvre fille eut une crise de nerfs. Pour faire passer l’incident aux yeux des autres, une manœuvre de diversion, le DJ annonça ‘LES GYPSIIIIIIIIIII..... KING...’

Musique.

LES GYPSIES KING...BAILAAA...BAILAAA....§§§§

Madame Henriette dure d’oreille crut entendre Jeps (chaux en judéo) elle se leva et demanda au DJ s’il pouvait lui commander deux sacs de Jeps... ! Chez Kings.

Ce dernier la regarda et ne comprenant pas très bien l’arabe, fit le tour de sa console pour la faire danser. Faire danser une vieille de 72 ans, sur un air de BAILA BAILA, il faut être pas net.

Dés les premiers pas, la vieille sentie son cœur battre à mille à l’heure. Trois minutes, plus tard, on n’était pas loin d’appeler les pompiers, car la vieille dame présentait des signes d’essoufflement avec UUUUUUUn long sifflet sorti de son gosier. Le drame fut évité de justesse.

Elle disait dans son état d’arythmie ‘...TAKITARIE....TAKITARIE... ! Personne n’avait rien compris. Bref, elle se leva plus tard, rétablie mais mal en point.

J’étais donc juste devant ce couple Monsieur Jarmon, Esther qui ne s’arrêtait pas de manger.

Et Madame Henriette sa belle-mère.

Voilà que son fils (je surprends la conversation) chuchote

‘...Ye Esther, tu as remarqué que Gribjou, ne fait que se gratter les jambes depuis qu’elle est assise... ?’

‘...La pauvre, elle a de LA RIZIPELLE... !’

‘...Mais pourquoi elle mange tant de Riz, elle aussi... !’

‘...Ne t’inquiète pas pour elle, elle revient de PATAGONIE... ! Deux semaines là bas...!’

‘...Mechkina... !’(la pauvre) Lance la belle-mère.

‘...Pourquoi Mechqina... ?’ La belle fille.

‘...En plus deux semaines dans l’AGONIE... !’

‘....Sa fille est BOULIMIQUE... !’ Monsieur Jarmon.

‘....Elle a mit un petit anneau à part les douze ‘mded’lin’ ( qui pendent) en chair qu’elle porte au ventre... !’

‘...Tu veux dire un CERCEAU....Oui... ! Je ne comprends pas comment on peut être aussi goinfre... !’

‘...Et alors chnouè elli safa pour l’Agonisante.... ?’ La vieille (Et comment cela s’est terminé pour l‘agonisante... ?’

‘...Elle est retournée en PATAGONIE... !’ Mémé.

‘...Meskina.... !’ (La pauvre.) La mémé.

Simon un ancien goulettois, qui squattait le coin du foie groie, a fait fortune dans les tapis.

Il avait ouvert une grande boutique au SENTIER avec l’argent de son beau-frère qui, lui faisant confiance lui a tout bouffé. Le pauvre homme est mort d’une Qatra

(Apoplexie) dés qu’il a mit les orteils à Paris, croyant trouver ses millions en banque.

Il a été gruge par cet escroc.

Au commencement, pour se faire connaître Simon a recruté des commerciaux.

Qui sillonnaient tout le pays. Il leur avait expliqué, pour attirer la future clientèle, que ses tapis étaient VOLANTS. Mais voilà que peu de temps après, la DIRECTION DES FRAUDES fait une virée chez lui pour PUBLICITE MENSENGERE....Car l’un de ses commerciaux, voulant placer BESSIF ( par force) ses tapis, disait ‘...VOLES AU LIEU DE VOLANTS... !’ Une mauvaise interprétation qui valu un séjour de 24 heures au patron. Plus un contrôle de la DOUANE.

Finalement, je me suis lassé et vers l’ une heure du mat, ma fille me sauve de ce calvaire bruyant où régnait cacophonie et conneries.

J’ai embrassé mille fois mon lit, heureux de le retrouver.

Gilbert Montagne.

Sous les SUNLIGHTS ....

dimanche 30 décembre 2007

AU THEATRE CE SOIR...LE JOUR DE L'O.V.N.I

AU THÉÂTRE CE SOIR.


Récit véridique.

Enfin un peu.

La vérité si je ments ne s’use que si l’on sert.


LE JOUR DE L O.V.N.I.

Année 1955.

Ce grand évènement est vrai, d’ailleurs aucun témoin oculaire de l’époque ne peut attester de la véracité de ce que j’ai vu cet après-midi là vers les 11 heures 45, car la plupart d’entre eux sont soit morts soit amnésiques.

Je suis donc le seul témoin de cette aventure qui peut vous rapporter avec détails cet épisode qui a marqué une journée de vacance nabeulienne.

Je m’en souviens encore avec une précision d’horloger suisse. Je sais que cela n’est pas une référence mais je ne vois pas quel autre nippon peut être aussi précis qu’une festina qui s’ennoblit en cachette.

Voilà, c’était arrivé par un dimanche ensoleillé.

Etendu sur le sable doré de cette belle cité balnéaire NABEUL, fort connue pour son art plastic, celle de l’argile, je kifais un instant de farniente.

La terre glaise, l’argile entre des mains nabeuliennes c’est comme sertir d’une pierre en diamant une très jolie BLAGUE entre les mains d’un juif de Anvers. Qui ne sont pas du tout à l’envers mais qui par devers font des miracles tant cette habilité dans ce domaine est reconnue par tous les professionnels de la haute joaillerie.

Le diamant est passion chez lui comme est passion ma fonction de marabout.

J’étais donc allongé sur la grève rêvant aux mouettes qui planaient au dessus de mes délires.

Quelques vaguelettes audacieuses venaient lécher mes deux plantes de pieds.

Osant même sans pudeur, batifoler entre mes orteils. Me procurant une jouissance immense par ce bain bienfaisant.

Au loin quelques barques lançaient leurs filets avec adresse. Les nabeuliens, tout comme les goulettois, sont d’excellents pécheurs en eaux troubles mais un peu moins que nous.

Bref, une petite fille posa son ombre sur mon corps.

J’ai tout de suite pensé à une éclipse solaire mais une éclipse qui ne s’annonce par les journaux de l’époque n’est pas une éclipse. J’ouvre les yeux et je vois cette petite fille me dire

‘...Monsieur, il y a la bas quelque chose qui danse... !’

Je m’assois sur mes fesses, abritant par mes mains mes yeux, des rayons du soleil qui m'aveuglaient. Je suivais le doigt de l’enfant qui pointait l’horizon. Elle avait raison.

Mais son geste ne pas passa inaperçu puisqu’une voix lança un...

‘...YE JMA YAAAAA..... !CHOUFFOU GHEDIQA....’

( Et l’assemblée regardait là bas... !’)

Tous les regards se dirigèrent vers la chose qui allait et venait très haut dans le ciel bleu azur à une vitesse hallucinante, par moment immobile. En plus elle brillait de mille éclats.

En un clin d’œil, la plage se retrouve envahit au point que je me suis retrouvé presque piétiné par une foule effervescente dont les yeux étaient, sans égard pour ma personne, fixés vers l’apparition.

Je me levais avec difficulté, essayant de retrouver tant bien que mal mon équilibre tout en récupérant mes affaires; pantalon, chemises, culottes, serviettes, socquettes et souliers tâtonnant le sable.

Je récupère ma culotte et une seule chaussette, les autres étant perdus.

Me voilà donc soulevé, debout et balloté par cette marée humaine où jeunes et vieux se bousculaient. Muette pendant un court instant, un membre de cette smala lança à haute voix....

‘...YE LOULED..... ? CHNOUEEEE ZEMAAAAAA .... ?’

( O les amis, qu’est ce que c’est.... ?’)

Milles têtes pivotèrent. Pour voir l’énergumène, connu pour être l’idiot du village du nom de Breitou.

‘..ECH’ BIKOMMMMM...YAD.... ?’

(Qu’avez-vous enfin... !’(Sous-entendu à me regarder comme cela... ?)

Puis une vieille dame arabe, égrenant sa seb’ha (chapelet) dans sa main, lui répondit...

‘...Rabi seb’hanou... !’

(Le Bon D ieu... !’)

Fartass,( le chauve) un autre imbécile osa un..

‘...Rabi méchi ou jeyi eqe, ye mimti.... ! Mouch mââ’qoul... !’

( D ieu qui se déplace à cette vitesse bonne mère, ce n’est pas sérieux... !)

Un ivrogne, tenant encore sa bouteille de vin frelattè, et titubant lance quant à lui...

‘...SAROUEL OMI HNIFAAAAAA....HIC... !’ Yatikom asbaAAAA….!’


Image Googles;

(..C’est le caleçon de MAMAN HNIFA…. ! Hic.... ! Qu’il vous arrive une queue... ! (Sous entendu que vous soyez tous enculés.... !). Franchement.

Un policier arabe en tenue, travaillant avec les français colonialistes de l’époque, debout et pieds nus, ne l’entendit pas de cette oreille...

‘...Ah, yatinna ASBAAAA.... ? (Ah, bon que nous soyons tous enculés.. !) Bon, allez sors d’ici, tu es indigne de voir un spectacle comme celui là... !’ Il écopa de deux baffes sur place, et il fut emmenotté à cause de ce mot de ASBA.

On passa aux choses sérieuses. Un homme instruit,SI NADOUR, sorti ses longues vues et se fit l’interprète de ce qu’il voyait...

‘...C’est un phénomène AAAAstronomique... !’

Le mot astronomique réveilla des craintes parmi la populace indigène analphabète car ce mot au sens figuré leur échappait, certains comprirent Astrologiques, d’autres , des français BCBG à plusieurs centaines de mètres le déformèrent en prononçant Gastronomique quant à ceux du village voisin de OUED TFI’CHIKH( Oued de la Moquerie) ils n’osèrent le répéter croyant avoir entendu MTA ENIQUE ( Pour la Baise)

Bref, tous les mots en IQUE passèrent. De bouches en bouches.

Breitou plus avisé s’approcha de l’astronome de SI NADOUR (jumelles)

‘...Je pense que ce mot est trop scientifique pour eux, dis leur que c’est un O.V.N.I... !’

‘...UN QUOI..... ?’

‘...UN OBJET VOLANT NON IDENTIFIE.... !’

‘...HAJE ELLI TIR MEGHIR ME NARFOU CHNOUEEEEEE.... ?’

‘...Yes, ils comprendront.... !’

Il se saisit d’un porte voix, visa un monticule, et là il lança comme le ferait un MUEZEN....Du haut de sa mosquée....

‘...HAAAAAJE ELLI TIR MEGHIR ME NARFOU CHNOUEEEEEEEEE.... !’

Un silence s’abattit comme une chape de plomb sur cette bande de zougoulous qui resta un instant pétrifiée...Puis, comme une très haute vague d’abord figée durant dix minutes, avant la catastrophe, quelques uns prirent la poudre d’escampette...Suivie par une masse en chair en os bravant la chaleur, suant, écrasant tout sur son passage, vêtements, chaises longues, parasols, paniers de glibettes (pépites) autres, elle alla réfugier dans la grotte dite de SI GORFA. Un long boyau souterrain construit autrefois dans la montagne de SIDI KHLEF par les allemands. Et qui sert aujourd’hui d’abri pour les amoureux en mal de studio.

En dix minutes, la plage se retrouva déserte. Tandis que l’O.V.N.I continuait à tournoyer sans interruption au-dessus de la mer bleue.

Rentre tata Ichtir et sa nièce Michka dans la plage.

‘...Mais c’est bizarre, il n’y personne...TATA... ?’

‘...Ils sont tous entrain de faire la sieste sûrement... !’

‘...A MIDI.... ? ‘

Là, ils aperçoivent Breitou et le physicien SI NADOUR.

‘...Qu’est ce qui se passe SI NADOUUUUUUr... ?’ Lance Ichtir.

‘...UN O.V.N.I.... ! Tiens regarde.... !’

TATA ICHTIR se saisit des lunettes MICROSCOSPIQUES, s’attarde un long moment sur la visée et là elle en déduit que c’est....

‘....BABOUSSSSSSSS...EL BLED..... !’ Crie t’elle heureuse par sa trouvaille.

Tout NABEUL fut soulagé par la nouvelle. Qu’une queue de ville vole n’est pas bien grave.

Ce qui est bien grave c’est qu’un con comme moi puisse raconter n’importe quoi à des gens aussi intelligents que vous êtes.

Tandis que sa nièce plus cartésienne conclut à un CERF VOLANT.



Image Googles.



mardi 25 décembre 2007

AU THEATRE CE SOIR.....MARIAGE NABEULIEN.

AU THEATRE CE SOIR.

Pièce en un acte.

Paris le 24/12/2007.

Voici le message que vous pouvez lire dans les COMMENTAIRES ...


'....Bonsoir Breïtou, yatik chkhanè, kteltni bil dahk.


Je viens prendre mon quart d'heure de détente et de rire avec toi.
Dis moi yaïche oueldi pourquoi tu vas pas voir Drucker qu'il te nomme à la place de Bénichou, avec lui le dimanche, tu as un avenir assuré, je te le jure.


Yé braïtou, choft TATA Nouché, son fils Maïnou il voulait se marier avec une fille de Nabeul, une kouyé, elle pleure toute la journée tata Nouché en disant ‘... Oueldi djéjé, akel mi ghaier had, hedhi toflé kouyé yesser alih, ouh alé omo, kifech naamel.


Il va falloir réunir tous les gozbar de la ville de Nabeul pour élucider le problème de tata Nouché ,car son fils el akel Nanou, il veut épouser Maïné la fille de Titine El Merkhoufa .

‘....Ya rabi que peut -on faire c'est un grand dilemne.... ! Essaie de voir Brëitou si dans ton théâtre on peut le résoudre.


Merci nemchi kobara alik aouénhé ta ta nouché.


ICHTIR

Un petit mot sur le Samssar, ou la Semssara.

L’entremetteur, le marieur, avait une place dans la vie des juifs tunisiens à une certaine époque. Les unions étaient le plus souvent de raison.

Rares étaient les unions d’amour.

Le Semssar était donc rétribué à la commission. Bonne ou modeste, elle dépendait souvent du montant de la dot. Si l’affaire foire, il était quitte pour le déplacement.

Si plus tard, l’union se révèle être une mauvaise affaire parce que le Semssar vanta l’une ou l’autre partie faussement, il était quitte pour qqs malédictions.

Du genre ‘ ...Yatic abta ye Moumou... !’(.’...Qu’il t’arrive une apoplexie Moumou... !) Yatic gloubouet...Ye Tita... !’( ‘... Des métastases pour toi yè Tita... !’) ‘.. Yatic minigite ye Mridékh.. ! ( ‘...Qu’il t’arrive une méningite.... !’) Ou bien ‘…I jibouéq fi san’douq…!’ ( ‘...Qu’on l’apporte dans une cercueil... !’) Je ne sais pas si c’est avec une bière à la main ou pas... !’

Eloquent.

Mais il n’en mourrait jamais sur le coup, même qu’il s’éteignait comme une fleur dans son lit, entouré de tous ses proches à un age avancé.

Le métier de Semssar était aussi multi-fonctionnel, puisque il se chargeait aussi de locations de maisons et autres arrangements. Il pouvait aussi être prêteur sur gages si sa position d’honnête homme était reconnue.

Il faut savoir que les protagonistes, les deux parties, avant de conclure une Ketouba, se renseignaient sur les bonnes mœurs des familles. Elles se référaient aussi au bon voisinage qui souvent mentait sur tel ou tel prétendant, ou prétendante, de peur de représailles, scandale ou malédictions.

Le marieur, Semssar, passage obligé avant, va rentrer en action avec tout son professionnalisme pour établir les futures modalités afin qu’aucun doute ne subsiste plus tard. Et le doute avait toujours une bonne place mais lorsqu’il s’agit d’argent, il s’envole.

Ainsi était la coutume au début du siècle dernier et même au beau milieu du siècle passé.

MARIAGE NABEULIEN.

Dans les principaux rôles.

La famille du fils Maïnou

-La papa CHOUCHOU dit BARBAR ‘ Joseph le (baragouineur) .....Albert.

-La femme NOUCHE dit ACH’OUE (La soupe) ...............................Ischtir.

-Le fils Maïnou........................53 ans........................................................Jano.

LA FAMILLE DE LA JEUNE FILLE. Maïna.

-Le papa coiffeur DEDE dit TAMBOURINA (petit tambourin) ........Jacquot.

-La maman TITINE dit MERKHOUFA( La molle)................................Michka.

-La fille Maïna.........................43 ans......................................................Danielle.

Breitou grand Goj’bar.

Breitou, Grand Gojbar (Notable très respecté chez les juifs tunisiens, un peu comme le Cheikh de quartier qui dénouait certains litiges de voisinage, qui ne sent pas le Kosbor ( Coriandre ) mais le Zar ( eau de fleur d’oranger) comme le Zar ( chance) de la famille Nouchè, elli thab t’yârech ouldè Maïnou (Celle qui veut marier son fils Maïnou, 53 ans) célibataire endurcie mais gentil, aimable, poli, de bonne situation surtout, puisqu’il est ‘retourneur de briks à l’œuf’ dans la grande Maqla (poêle à frire) chez son oncle Didekh , marchand de beignets fort connu sur la place de Nabeul.

Didekh El AMBAR’ (L’Ambre) tient son échoppe depuis plus de 75 ans. A Nabeul.

Mais avant d’être patron de sa gargote, il était employé chez son grand-père CHLOUMOU dit H’néyéch (petit serpent). A cause de sa langue de vipère.

Il avait le meilleur coup de ‘CHEFFOUT’ (longue aiguille en fer, un peu plus longue qu’une aiguille à tricoter, faisant office de pic) de la région et même du monde pour retourner la feuille de brik à l’oeuf. UN VRAI AS DE PIC.

Il a, un jour, réussit l’exploit de retourner sa veste lorsque des policiers français lui ont demandé de témoigner sur un affaire délictueuse.

Son grand-père, Chouilem se rendit fort célèbre dans les années 1889. Il emporta le grand concours annuel de la confection du plus grand CERCLE EN PATE NAVIGUANT SUR L’EAU. C’est à lui que Nabeul doit le GRAND PAQUEBOT BAMBOLONI (En France CHICHIS) 33 mètres de diamètre. Le seul paquebot en pâte sucrée qui fit le tour du monde en 365 jours.

Sa piscine, installée au centre du navire, était très prisée par les voyageurs venus du monde entier pour GOÛTER calme, sérénité et surtout rencontres coquines.

Une anecdote célèbre.

BELEBOU, un modeste mais beau et gentil garçon se promenant sur le pont en pâte par bâbord, vit une jeune demoiselle très belle de prénom OUARDA Bent (fille de) Yasmina, âgée de 16 ans, enjamber le parapet du bastingage en farine. Sans paniquer, le jeune Belebou s’approcha d’elle et réussit à la dissuader de sauter grâce à ses mots mielleux. Ce fut le début d’une romance amoureuse à l’eau de ROSE. Ils se marièrent à la première escale. Emouvant non... ?

Les cabines étaient installées dans le creux de la pâte tandis que les premières classes se trouvaient à l’intérieur, dans les aspérités avec hublots donnant sur la mer bleue.

On déplora un seul incident, qui ne fit ni blessés ni dégâts. Le grand car-farine, tomba en panne un jour de juillet en PLAINE MARE NOSTRUM, par manque de carburant, de la Khmira. L’amidon. Plus de peur que de mal. Donc ce ferry pâteux, encore en exercice, vous pouvez l’admirer dans la BAIE de SINGES, a toujours ses marques de Noblesse.

Fort de sa médaille Beylicale, IFTIKHAR EL BALOUT, il fit les beaux jours de la QUEEN MARY VICTORIA, qui, avant de regagner son pays demanda qu’on lui prélève (l’impôt) un morceau de cette pâte. Royauté oblige. D’où le prénom de son petit -fils PATE...RSON comte de HAS ZABOUR.

L’église anglicane ne reconnaissant pas les PATER on ajouta à son prénom...

PATER...MARCONI....Voilà. L’honneur de la royauté fut sauf comme furent saines et saintes mes couilles molles qui rétrécissent à vue d’œil.

Donc Breitou fort connu dans la communauté juive Nabeulienne, pour ce genre de rapprochement, va mettre en ‘œuf re’ sa diplomatie pour aider les deux familles. CHOUCHOU dit BARBAR ‘ Joseph le (baragouineur) et sa femme NOUCHE ACH’OUE

(La soupe) d’une part avec la famille DEDE dit TAMBOURINA (petit tambourin) et sa femme TITINE EL MERKHOUFA( La molle)

Leur fils MAÏNOU dit Aslouq (vermisseau) émit à 53 ans le souhait d’épouser femme.

Les parents déconcertés par ce vœu, trouvant que leur insolent de fils a encore le temps de se marier, (comprenez leur désarroi par là, bonnes gens, la petite solde mensuelle allait foutre le camp, le découragèrent du moins au début MAIS devant la volonté, l’obstination et la ténacité de leur fils, ils changèrent d’avis. Préférant s’en remettre à D ieu. Et au MEKTOUB.

La destinée


Maïna est une fille de maison. Bonne couturière et cuisinière. Agée de 45 ans, elle n’a jamais quittée le logis familial sans être accompagnée par son frère HAIM dit TARBAQA( Victor dit le Tong). Une fille au profil ingrat qui ressemble plus à une poire qu’à une pomme. (Se référer à la stature de Madame Sarfati, qui elle aussi était nabeulienne). Dedé père est coiffeur de son état pour l’Itame (les orphelins) pour la bonne raison qu’un orphelin ne peut jamais se plaindre puisque personne ne répond pour lui quelque que soit la qualité de la coupe. L’itim ne peut rien dire. La nature, parfois, est vache.

Breitou va rentrer en scène pour rapprocher les points de vue et surtout négocier la dot.

‘ ...Ye Breitou, enti ta refna.... !’ Dedé. (‘ Tu nous connais...’)

‘...Et comment, des gens d’honneur, une famille pure, la vérité... ! Je n’ai rien à dire... !’

‘...Mellè qollom elli taleb, el hénè, zouz byout m’ââm’rin (Rapporte leur que je veux pour mon fils deux chambres entièrement meublées), ou 2500 frs (francs d’autrefois) (somme considérable pour l’époque. Deidou a mit la barre très haute sachant qu’il n’obtiendrait pas même le dixième de sa prétention pour son fils.)

‘...C’est tout... ?’

‘...Brekhè... !’ Oui, c’est tout... !’ Nouchè.

‘...Ichtéel el l’yanin Maïnou....’ ( Il mérite les yeux votre fils, sous entendu que vos prétentions sont convenables.) Mnih ââ’tiouni arboun ???’ ( Bon, donnez moi un acompte.. !)

‘..Yaraq fél saboun....’ ( Que tu sois dans le savon.. !)

Breitou part voir l’autre famille.

‘....Talbou.... !’ Breitou. (Ils ont exigé... !)

‘...Zouz fi âineyem... !’ Titine, la maman (Deux doigts dans leur yeux)

‘...Yakhir benti mlouha iye.... !’ (Ma fille n’est pas abandonnée à ce que nous sachions) Titine.

‘...Vous avez raison, après tout ouldem (leur fils) abet mél qerch Jupiter... ! ( Il est né du ventre de Jupiter). Breitou.

Les tractations se poursuivent tard dans la nuit et au petit matin, Breitou satisfait de ce qu’il a obtenu, deux abonnements annuels pour une année de coupe gratuite pour le papa du garçon et de son fils , plus deux eaux de toilette HOMME DE DAR NABEUL( une mesquinerie) un abonnement annuel rasage et parfumage sans toilettage pour la papa, le fils étant imberbe, heureusement sinon le mariage aurait foire, deux jarres d’huile premier choix, trois hallebs en argile de HAMAMET, deux oreillers bourrés de plumes de pies venant de la ferme de SIDI MANSOUR, 8 bougies. Une misère de chez MERE Misère.

‘...Mnih ââ’tiouni arboun ???’ ( Bon, donnez moi un acompte.. !)

‘..Yaraq mé tchi’ouf’ch el dlam....’ ( Que tu sois pas dans l’obscurité.. !)

Et comme l’a rapporté Breitou aux parents du garçon ‘...Aâlla qad sormom... !’

(...A la hauteur de leur cul.. !)

Maïnou, amoureux fou de Maïna alors qu’il ne l’a jamais vue, et ne voulant rien entendre, OBLIGEA sa famille à se plier aux offres misérables de la partie adverse pour sauver son idylle .

Arrive le jour de l’entrevue.

La famille du garçon va rendre visite à la famille de la jeune fille pour sceller leur future union.

Ils sont bien accueillis.

On sert le café. Les tasses sont posées sur la petite table basse.

Tout le monde boit le breuvage sauf Maïnou qui attend.

Enfin, la maman de la jeune fille ose un...

‘...Tu ne bois pas le café Maïnou... Mon cher futur gendre....????’

‘...KIFFECH THAB EN HARQOU....B' ZEBIIIIII... !’

‘ ...Comment veux tu que je remue le sucre....! Avec ma BITTTTTTTTe…!’

Le mariage se fit puisque jamais au grand jamais une queue dites de cette façon n'a annulé une union sacrée.

lundi 24 décembre 2007

HAPPY CHRISMAS...§/§§§§§§

HAPPY CHRISMATH...§§§§§

JOYEUX NOEL...§§§§






samedi 22 décembre 2007

AU THEATRE CE SOIR...VENT'HOUSE.

AU THÉÂTRE CE SOIR.

Paris le 21/12/2007.

Précisions pour le lecteur.

Les mots et les phrases utilisées dans mes récits ou écrits sont du judéo-arabe.

Ils sont traduits au fur et à mesure de mes narrations.

Une vieille langue utilisée par les juifs d’Afrique du Nord et qui n’a presque plus court aujourd’hui.

Michka dans le rôle de H’lilmé.

Ischtir dans le rôle de la prise de vent fél jneb el shih. La patronne.

Breitou , le voisin.

Prise de vue Danielle.

Dialogues Albert.

Décor Michka.

Sons et lumières Michkanette.

Dans...

VENT’HOUSE.

Breitou rentre et s’adresse au public...

‘...Bonsoir, ce soir, comme presque tous les soirs, je me tords les méninges pour trouver de la matière. Abreuvez mon imaginaire de nouvelles idées afin de pouvoir inventer des délires.

Oui, le délire s’invente, se crée comme on crée une histoire drôle, juste pour en rigoler.

Il y a bien longtemps, qen ye meqen, vivait du coté de Nabeul, un bon monsieur du nom de Breitou. Sa voisine de palier, Ischtir une femme de bien, une juive bien sûre, généreuse à souhait, dar el khè tbay el left, la maison du désert qui vend des navets, tombe malade; un mauvais vent dans ses flancs.

Sur les conseils de son voisin, elle décide de guérir ses maux d’Éole, rih fél jnèb el shih, par de la médecine arabe et douce.

H’lilmè, petite patte c’est son nom traduit en français, est sa domestique depuis 15 ans, mariée à un notable juif du nom de A’âdéch, lentilles.

A eux deux, le couple faisait le plat et même que Ischtir se plaignait souvent, en disant qu’elle ne cuisinait pas les H’lalèm’S, pâtes et lentilles, parce qu’elle en était rassasiée lorsqu’elle les voyait.

Bref, une économie fort appréciable d’un met connu pour bourrer le ventre par les temps froids. Surtout lorsqu’à cette époque, on ne péter pas la graisse financièrement.

Heureusement qu’elle ne se fusse pas prénommée H’missa, (pois chiche) la bonne, sinon elle serait restée encore célibataire. On ne connaît pas de H’missou dans la région nabeulienne.

Ch’alinè, qu’importe, donc Ischtir, malade comme je ne vous le dis pas, demande à sa domestique de lui poser des ventouses...

‘...Ye H’lilmè, esdalleq louken, tre’qeb’li qemcha m’raïet... ?’ ( Oh, Petite pâte, que penses tu si tu me posais une poignée de ventouses... ? Sur mon dos... ?’

‘...Bien sûr, ye léla, ech’khass, téoue tchouf el bard yif’ssa et t’koun lébéss... !’

‘...Et comment, tu verras comment le vent partira et tu te lèveras guérie... !’)

‘...Je sens comme une tornade qui mugit dans mes flancs, je n’en peux plus... ! Rien qu’en y pensant j’en ai froid dans le dos... !’

‘...Alors teoueEEE... ? A’ândeq bard oule rih fél e’jnéb... ?’ ( Alors quoi maintenant... ?Tu as un froid ou du vent dans tes côtes... ?’)

(Au lecteur.

A l’époque les bronchites, et certains maux physiques se soignaient par des onguents, ou des préparations dites ‘arabes’ de campagne. Le rebouteur avait une grande place dans cette médecine.)

Les ventouses sorties et nettoyées de leur toile d’araignées, huit en tout sont prêtes.

La bonne H’lilma, va procéder à la pose des ventouses salvatrices et suceuses de vent mauvais.

Tout un art.

‘...Aye, hdart ye Ischtir ???

‘...Alors es tu prêtes.... ?’

Hischtir à moitié dévêtue, s’allonge sur le ventre, prête à recevoir ses petits contenants chauffés par une petite mèche introduite délicatement à l’intérieur. Avec pour mission première, d’être collées délicatement sur le dos de la patiente et cela dans le seul but d’aspirer le sale vent qui stagne dans les côtes de notre douce Ischtir.

H’lilma avec beaucoup de doigté, introduit la première petite mèche allumée dans le pot en verre, tout en prenant bien soin de ne pas brûler la chaire de l’honorable dame.

Les 8 ventouses sont posées.

H’lilma, une fois l’opération accomplie, laisse les instruments de torture faire leur oeuvre. En générale une opération qui dure pas plus de cinq minutes.

En attendant, soui’grou fi foma, saq ââla saq, (une cigarette coincée entre ses lèvres, une jambe sur l’autre) elle écoute notre grand et célèbre chanteur national Ali Riahi qui passe à la radio. Les dix minutes sont passées.

‘...Ye H’lilma, q’ââda nech’ma tgrher’ouid... !’

( Oh H’lilma, j’entends comme des grésillements.... ?’

H’lima est absorbée dans sa lecture, si plongée par son ‘...Nous deux..’ et sa musique, qu’elle n’entend pas la plainte de sa patronne.

Les ventouses chauffent tandis que L’Ischtir, toujours allongée et en mauvaise posture, sent comme du brûlé venant de son dos. Et voilà qu’une ventouse, chauffée à blanc, se détache de sa rampe de lancement, part comme une fusée et sort par la fenêtre dans un sifflement qui ressemble à un tir de missile pour atterrit sur la route NABEUL-HAMAMET causant un carambolage de charrettes à dos d’ânes.

La seconde part comme un éclair et va se loger dans le plafond emportant ce dernier et sur son passage l’antique lustre médiévale datant des Omeyyades ...Un chef d’œuvre ...H’lilma prise de panique se jette sous le lit tandis que la malheureuse Ischtir en mauvaise posture hurle ...

....‘...MEN’YOUUUUUUU’NIIIIII..... ! SauveEEEEEz moiIIIIII.. !’

La 3ième ventouse va atterrir chez l’épicier d’en face Aâm Attar, qui, par le souffle du projectile chauffé à blanc, voit sa boutique partir en couilles....SACS DE FARINE, etc....Tout son stock brûle.

‘...H’lilmEEEE.... ! C’est un vent d’alcyon ... !’ Hurle Ischtir, tjs allongée et se couvrant la tête avec un oreiller.

‘...Je t’ai dis de ne pas le faire rentrer Sion, il porte la poisse... !’ Lance H’lilmé de là où elle est...

La 5ième ventouse, part à une vitesse hallucinante, emportant elle aussi sur son passage la grande Gargoulette séculaire de la place à Nabeul. La place se trouve étêtée par son plus beau joyau en poterie.

La 6 ième prend la direction de la mer et là, tous les nabeuliens pris de panique, entendent un grand roulement sourd et muet.

La ventouse chauffée et rougie par le feu, à Mille degrés, plonge dans l’eau marine et claire. Elle soulève une vague si gigantesque que de mémoire bénit de Nabeulien, elle restera comme la plus grande BOURACHQA que la ville ait connue.

Du jamais vu dans les annales Nabeuliennes. La vague, telle un tsunami avant l’heure, emporte tout sur son passage. Une panique générale s’installe et prend nos amis par devers. Ils ne devront leur survie qu’à la vitesse de leurs sprints sur les hautes montagnes des alentours. On releva, par le suite, deux petits chiots en mauvaise posture sur le macadam, Harissa et Blanquita.

Tandis qu’Ischtir allongée sur son ventre, et surtout incapable d’arrêter ses ventouses, implore le ciel pour que tout finisse sans trop de dégâts, H’lilme en bas s’évanouie par la peur.

La 7 iém petit pot super incandescent va droit vers le ciel. C’est le premier spoutnik tunisien mis sur orbite et qui fonctionne avec mèche de coton.

Il tourne depuis et aujourd’hui encore. Il porte le nom de IschtirSpace, du nom de sa bienfaitrice.

Le 8 ième verre enfin, le dernier, fais choux blanc, fechia, à la grande satisfaction de Hishtir qui, débarrassée de ses mortelles ventouses, se rend compte que son dos ressemble à un cratère fumant.

Elle se lève péniblement mais avec courage Elle réveille la domestique complètement dans les vaps. Deux gifles ont suffi à mettre d’aplomb H’lilmé qui ne s’est rendue compte de rien.

‘..OUIIINIIIII... ? ‘ Où suis-je lance t’elle à sa patronne mal en point, mais qui réplique par un ‘...KHLAT OU DJELLET...BOURACHKAAAAA... ! El mraïet... ! KHALLITEM yesser fouq dari... !’ (C’est une catastrophe nationale, tu les as laissées trop longtemps sur mon dos tes ventouses... !)

Khemjou( Elles ont pourries)

‘...Tu vois Ischtir, nous n’en serions pas là si tu avais pris des ANTIBIOTIQUES.... !’

‘...MAIS LES ANTIBIOTIQUES, ye Bima, (âne) ce n’est pas AUTOMATIQUE... !’

‘...Oui, c’est du TMENIQ... !’

Puis s’adressant à Breitou...Son voisin...

‘...Ye’khed fiq él haq oul mqama, ye Breitou... !’ (Que la justice et sa suite te juges O Breitou ( Sous entendu que tu sois puni’) Nabeul kolla hayerta ...Yatic ...El khir !( Tu as mis Nabeul, sens dessus sens dessous... Qu’il t’arrive...Du bien !’)

Moi....

‘...Ischtir, enfin, laisses moi délirer...Tu ne vas quand même pas te fâcher... ! Et j’espère ne pas m’être mis à DOS, une honorable citoyenne nabeulienne comme toi... ! MTA NEA POLICE LES BAINS... !’

jeudi 20 décembre 2007

AU THEATRE CE SOIR....


Comme vous avez pu le lire, la belle sœur de tata Ischtir va mieux grâce à l’Oued Krofol.

Une plante miraculeuse qui a déjà fait parler d’elle au dernier séminaire présidé par Bernard Kouchner.

Comme vous l’avez lu aussi, tata Ischtir à un souci.

Voilà ce qu’elle m’écrit en urgence.

Sachez que ma tante Ischtir, est une tante que j’ai retrouvée par hasard entre le bd de la Villette et le Rue Ramponneau, le hasard fait bien les choses et bien sur, nous nous quittons plus. C’est la petite fille de mon arrière grand-père Chmiyane el Bou Ariéne, Simon la limace, un sobriquet qui lui a valu d’être connu dans son quartier, parce qu’il avait ce physique ingrat qui le faisait ressembler à une limace.

Il est mort bêtement en prenant un bain à la Goulette.

Personne ne l’a plus revu, parce que vous savez que les limaces n’aiment pas le sel.

Deb, il a fondu dans les profondeurs océanes, à 20 cm du rivage.

Encore aujourd’hui, certains admirateurs de la limace le cherchent dans l’espoir de le retrouver. La Municipalité de la Goulette a émis une plaque commémorative à son intention

On peut y lire ‘....Ici a fondu Chmiyane El Bou Ariane, par la faute du sel... !’

Quelque chose de sobre et de coquet surtout ‘ Allââ qad sormou... !’ (A la hauteur de son anus)

Chaque année la fanfare de la Goulette reconnaissante pour mon aïeul a composé une ritournelle intitulée ‘...Mélodie à Chmiyane El Bou Ariane... !’

Bon voilà ce que je reçois de ma tante par mail.

Bonsoir cher Monsieur Breïtou de la Goulette, c'est madame Ichtir sur la ligne!
Monsieur de la Gargoulette, je vous précise que ma belle soeur Danielle de la rue des Djerbiens va mieux de ses grattages sans votre posologie.
Monsieur de la gargoulette, elle a mis juste de l'huile avec un peu de oud Kronfol, cela l'a brûlée un peu et puis c'est tout. C’est parti mon kiki.
Mais maintenant j'ai autre chose qui me pose problème comment fait-on pour la dinde de Noël car je n'ai pas trouvé chez Berbèche le lard. Que fais je alors? Peut être que ça a un autre nom ce truc belarbi tounchi, peut être que nous doivasse le remplacer par de la lyé du alouche de l'aïd el kébir?
Dites le moi svp Monsieur de la gargoulette, car nous les nabeuliens nous nous abreuvons toujours de vos mots et maux.
Rabi yaichèk, ley nahik aliné yé breîtou oueld tata méha.

LE PTB a l’immense plaisir de vous présenter ce soir...


‘.....CHAPON...LARDONS....LARONS....PAONS... !’


En avant première.

Avec ...

-TATA ISCHTIR

-MICHKA.

-BREITOU.

Le rideau s’ouvre sur la boutique de Bérbèche boucher, charcutier bien connu dans la profession du coté de la Villette.

‘...Bérbéche Bonjour, comment vas-tu ye baba... ?’

‘...Et toi... ?’

‘...Barouh Achem, comme tout le monde, ni plus ni moins plutôt moins que plus, ici en France depuis l’Euro, il n’y a plus de juste milieu... ! Enfin, je suis comme l’aiguille d’une balance Roberval, une fois à gauche une fois à droite... !’

‘...Tu fais de la politique... ?’

‘..HaJJJJ....VE CHALLOM.... ! Jamais enfin, la politique c’est pour les nuls... ! Bon écoutes Berbéche, j’ai un souci, âândi khelti (j’ai ma tante) Ischtir qui organise le réveillon de Noël... !’

‘..YoudiyaAAAA... ?’

‘...SAFIAAAAA.... : Comment cela Youdiya je ne comprends pas, elle s’appelle Ischtir et Ischtir c’est pas cato à ce que je crois... ! Tu sais dés fois, tu bégayes comme l’histoire... !’

‘...Mais les juifs ne font pas Noël enfin... !’

‘...Et bien celle là, elle fait, point barre, ok et il me faut s’il te plait un CHAPON... ! Nous sommes invités chez elle... !’

‘...Bien sur, que j’ai, Mohamed vient s’il te plait, prépares lui un CHAPON... !’

‘...Min thab el jiblou CHAPEAU... ?’

‘...CHAPON...Ye si Mohamed, djeje kbira ou mgema(une grosse poule charnue). Ber.

‘...Ah ok, Chapon... ! Ok, je vais lui préparer... ! Tu peux revenir tout à l’heure... !’

‘...Koli nejjem en méche el zouz baïd... !( Puis-je toucher ces deux ROGNONS... !’

‘..Ah enti tahb T BERBECHE EL KRARAZ... !’( Ah, tu aimes triturer les COUILLES... !)

‘...Hazouq âlla hneqeq ok... ? Soit poli avec les clients, tu fais de l’humour noir, ye blid... !’

‘...Bon bon, je fais du ‘tfedliq’( Ironie).

‘...Je vais aller voir le boucher français d’en face.... ! Et je reviens... !’

‘...Bonjour Monsieur, je voudrais un PAON s’il vous plait, je dois faire une surprise à ma tante pour le réveillon... !’

‘...Vivant ou mort... ?’

‘...De préférence mort, je dois le farcir.... !’

‘...Farcir du PAON... ?’

‘...Oui, j’ai une recette culinaire un peu spéciale...PAON BRAISE...A LA SAUCE BRETONNE... ! Un délice... !’

‘...Je vous le prépare... !’

‘...Ok, je vais revenir dans dix minutes.... !’

‘..Sbah el khir Hamda... !’ ( Bonjour Hamda.. !’)

‘…Breitou lââjij…!’

‘…Andeq liyè mta berqouss…?’ ( As- tu de la liyè d’un jeune mouton..!’

‘...Aândi liyè triyè ou tamel sette ou settin kif... !’( J’ai une liyè qui te fera plaisir...)

‘...Lel réveillon, ne me déçois pas, je t’en prie... ! Ah louqen tnejem thadara zeda.. ! ‘Si tu peux la preparer aussi..!)

Il retourne chez Bérbèche…

‘..Breitou voilà tout es prêt dans ce paquet, il n’y rien à faire que le mettre au frigo et ensuite le soir de Noël le réchauffer le servir... !’

‘...Merci Berbichou, rabi i zediq... ! Amin, combien... ?’

‘...250 €... !’

‘..CHNOUEEEEEE...THAB TATINI KATRAAAAA.... ! Tarf CHAPON 250 €.... !’

( Quoi, tu veux me donner ne apoplexie.... !’ Un bout.... !’)

‘...4 kgs 250 de chapon farci, fait spécialement pour toi et tu rouspètes, si tu ne veux pas, je le reprends... !’

‘...Bon, je le prends mais tu ne l’emporteras pas au paradis ton chapon... !’

‘...Monsieur Jean, pour mon PAON.... ?’

‘....210 €... !’

‘...Je suis mort... !’

‘..Et qui va me payer... ?’

‘...Mes héritiers... !’

Breitou paye.

‘...Hamdoun ââzizi...El LIYE.... ?’

‘...250 €... !’

‘...AHHHHHHHHHHHH.... ! Tu m’as LIYE AVEC CETTE LIYE MTA BERQUOUSS... !’

‘...Hatte iyè HALAL... !’ (Elle est hallel..!)

‘...le BERQOUSS IL ME COUTE EN FLOUSS…ET CE N EST PAS CELA QUI VA ME RENDRE AROUSS…FI BEN AROUS….! YE ISCHTIR YE KHED FIQ EL HAQ...Je viens de dépenser plus de 900 € pour le réveillon et en plus, reste le champagne BOUCHERON... !’

Attends, je vais appeler Michka voir si dés fois, elle n’a pas une lie dans sa cave de Boucheron elle qui adore FERNAND DE je ne sais plus quoi, hatte hediq kolla frebel (même celle là elle toute frou frou) en elle ne peut pas boire du simple BOKOBZA au lieu de faire dans le compliqué, un jour je lui ai dis brass Michka, si nous sommes dans un resto, tu bois quoi.... ? Elle me répond que de la marque déposée... !’ Yekhir moi, je bois de la marque déposée, toute ma vie, je n’ai bu que du traditionnel, alors, lorsque nous avons été au resto avec les amis, j’ai commandé du vin de MÂÂDA... ! Elle m’a regardée, elle me dit de ‘...MADERE... ! Déjà, je me suis senti gelé comme un stalactite, je me suis contenté d’un petit verre, une larme elle, elle a tout bu en me disant ‘...Ah quelle finesse ce vin ... !’

Pour ne pas paraitre idiot, je lui répondu, ‘...Elle a de la jupe... !’ Elle me répond ‘...De la robe ignare que tu es... !’ Je suis sorti b’radda( avec une colère). Depuis, je m’instruis sur les vins... !’

Bref, le jour du réveillon arrive.

J’étais habillé et parfumé comme je ne vous dis pas. En plus j’avais quatre paquets dans les mains.

Tata Ischtirr, elle a envoyé une zraïta nabeulienne ‘...OURIRIRIRIRIIRRIRI... !’

Alors moi je lui ai dis ‘...Yekhir je viens demander ta main moi pour que tu youyoutes... !’

Elle me débarrasse de mes paquets. Il y avait son mari, Michka assise on dirait ‘Bent Guttirej... ! Les enfants, Danielle sa belle sœur, celle qui avait des démangeaisons, son mari.. !

Une belle table dressée comme je ne vous dis pas’...Mel qak el ambar hatte el fousteq... !’ ( Kemia) La grand mère, 88 ans, était dans le salon , la porte fermée à clef, elle n’aime pas la zaza( le bruit).

On a parlé pendant une demi heure par politesse et ensuite on s’est mis à table.

On kiffait. Vin de race, petits salés etc...Cigare etc...Arrive le moment de la liyè.

Un vrai régal, on mangeait avec délice et en train du TGM.... ! Arrive le PAON farcie, une modèle du genre, une présentation comme je n’ai jamais vu même Michka a dit’...QUEL PAON... !’ Moi j’ai rajouté ‘...PAN...PAN...230 €... !’ Son mari m’a regardé de travers, alors j’ai baissé le prix à 190 €... !’ C’est vrai ce que je vous raconte là... !’

Enfin arrive le super suprême de CHAPON... ! Dans une grande siniya( plateau)

Couvert avec des fleurs, je ne voyais pas le rapport après j’ai su que les fleurs c’étaient pour relever le goût mais des fleurs ORTENSIAS je doutais du goût bref, dans pareil cas, il faut montrer du respect envers la maîtresse de maison... ! Elle a posé le plateau et bien sur, elle a commencé à dévoiler le CHAPON délicatement. Nous la suivons du regard lorsque soudain, elle dit ‘...Bizarre, un CHAPON SANS PATTE... ! Cela ne c’est jamais vu... ! Elle continuait à découvrir et là elle redit ‘...BIZARRE... ! UN CHAPON SANS POITRINE CELA NE C EST JAMAIS VU... !’ EN haussant la voix, le bizarre et l’étrange ont prit la place du CHAPON... !’ Enfin, le papier alu fumant, découvert complètement, laisse apparaître QUATRE LARDONS FARCIES MAIS ALORS maigres ces LARDONS...Comme je ne vous raconte pas, tout le monde me regardait et moi aussi je me regardais par la honte... ! Je voulais dire un mot mais Michka m’envoie un coup de pied sur mes orteils.....

’...DU LARDONS FARCIS ... BREITOUUUUUUU.... !’ Me lance Ischtir... !’

Je lui réponds ‘...C’est le LARDON QUI FAIT LA FARCE... !’

Et là, on entend un HURLEMENT venu du salon...LA GRAND MÈRE FERTOUNA QUI HURLE....’...CHRAKKKKK....CHRAKKKKK.... ! On rentre précipitamment on voit la mémé RIGOLER EN VISIONNANT SHREK... !

On a cru qu’elle avait avaler de travers....CHRAKKKKKKK.... !

Enfin grâce à D ieu, on s’en est bien sortis avec la mémé et moi j’ai filé à la Goulettoise.

SKETCH....LES GRATTAGES....!

SKETCH.

Paris le 20/12/2007.

LES GRATTAGES DE MA BELLE SŒUR DANIELLE.

‘...Ma belle sœur Danielle qui habitait à Tunis rue des Djerbiens (houmet jrèbè) juste à côté de clément el atar qui vendait des verres à liqueur d'huile pour les indigents, c'est la nièce de Zorro Sabagh, elle allait en vacances, après avoir épousé mon frère Serge (paix en son âme), le bourge de Nabeul , à la Goulette et mangeait tous les samedi soirs chez bichi de la goulette, elle aimerait savoir comment on enlève les "démangeaisons culinaires!..." Ischtir. Et sa baracha. Texte talmudique.

‘...Allo Danielle... ?’ Ischtir

‘...OuiIII...... ! C’est quiIII... ?’ Danielle.

‘...Comment c’est qui... ? Tu ne reconnais plus ma voix... ?’

‘...Tu mues dés fois, Ischtir... !’

‘...Je mues ... ? Bon on verra cela après, dis moi au sujet de tes grattages... ?’

Pourquoi tu ne joues pas au millionnaire.... ?’

‘...Je joues au millionnaire, tu te fous de moi là... ?’

‘...Je rigole, Danielle, bon, je vais être sérieuse, je connais un ami, vraiment un pote qui peut soulager tes grattages culinaires, un artiste je te dis, même Michka ne parle que de lui, il l’a soulagé de beaucoup de choses... !’

‘...Je vois, tu veux parler de ce farfelu qui te fais rire, je te croyais plus discrète voilà que tout l’univers sait à présent que je me gratte, ce n’est pas une maladie le grattage culinaire, lejjem j’ai mangé une pourriture, et ça va passer... !’

‘...Trois ans que tu grattes au point que ton ventre s’est transformé en cavité, y’a qu’a te voir en string à Juan les Youpins... ! Où est passée ta petite bedaine qui faisait ton charme et ta fierté hein ???? As-tu oublié que tu as charmé ton mari avec cela... ?Tu avais un profil de miss là tu ressembles à une hneuqe... !’ ( hanoucah.)

‘...Tu as toujours les bons mots pour moi... !’

‘...Qui aime bien châtie bien... !’

‘...Ecoutes, je n’ai pas confiance voilà... !’

‘...Il est marabout, rebouteur, exorciste, coiffeur, magicien, il a tout pour plaire... !’

‘...Yekhir tu me fais l’éloge d’un type que je connais pas, que veux tu que je fasse de lui, hein... ? Tu es devenue semassara toi pour conseiller les gens... !’

‘...Ourass Danielle fait lui confiance et tu verras comment tu ne gratteras plus, c’est fini... !’

‘...Qu’est ce que tu me proposes alors... ?’

‘...Attends qu’il accepte d’abord, comme c’est facile, rajel qui est très occupé, il va se mettre à me donner un médicament comme celà, il faut que je prenne rendez vous avec lui... !’

‘...A en plus, avec rendez vous, écoutes, toi je te connais, tu es une grande farceuse, et je te soupçonnes de vouloir me tourner en bourrique... !’

‘...Danielle, sur ma vie, que je ne plaisante pas, si ce n’est les bonnes relations que j’ai avec lui, jamais il décrochera le téléphone, c’est lui qui m’a guéri de mes maux de tête, tu ne te rappelles pas, appelle Michka et tu verras ce qu’elle va te dire... !’

‘...Ok, je tente le tout pour le tout au point où j’en suis... !’

‘...AllOOOOO....Monsieur Breitou, c’est Ischtir... !’

‘...Ah Ischtir, chtitèq tu sais depuis tes migraines, comment vont t’elles... ?’

‘...Je ne m’en rappelle plus depuis que tu m’as soulagé, vraiment tu as le main verte... !’

‘...Allaish, j’ai planté des choux oulle des tomates dans ton jardin... !’

‘...Tu as fais mieux, menat’ni de ces cassements tête... !’

‘...Rabi Mââk, bon que me vaut l’honneur de ton coup de fil... ?’

‘...Ma belle sœur, se plaint de ‘ démangeaisons culinaires... ? Thoq... !’

‘...Comme si elle avait des ‘berghoutTTTTs... ?’(Tiques de chien)

‘...Pire, des morpions.... ! As-tu un médicament miracle pour elle, dwe arbi... ?’

‘...Bien sur, prends note.... ! Zbib el kharoub avec un peu d’huile de palme, deux gouttes de jus de coco frais, un peu de cacao tiédi, et tu ajoutes une larme d’huile d’argan, une larme pas plus, et elle mélange le tout dans une casserole...Qu’elle laisse mijoter... ! Durant trente minutes, ensuite elle se l’étale sur le ventre comme un cataplasme... !

Une heure plus tard, fini le démangeaisons, résultat assuré, je tiens cette recette de ma grand-mère Meiha z’al... ! Tu as tout noté... ?’

‘...Oui, bien sur, merci je vais la rappeller, tu ne sais pas quelle mistva tu fais Breitou, vraiment leï nehiq sans toi haqni baqi avec mes concombres et céleri... !’

‘...Allo Danielle, je suis morte pour l’avoir au bout de fil, j’entendais même la queue de clients au bout du fil, si ce n’est pas qu’il me considère comme une vraie de vraie de sa famille, jamais il me donnerait ces conseils... ! Alors note s’il te plait la recette dwe marabi mta Nabeul... ! Ou bien si tu veux ‘...Kandil chidi Mahrej i dewi qen el barani... !’ ( La veilleuse du saint Marabi qui soigne que les étrangers sous entendus pas les membres de sa famille.) ...Voilà note... !’

Danielle note.

Une semaine plus tard....On frappe à la porte de Ischtir...

‘...Bonjour.... !’ Ischtir ouvre à une inconnue en foulard de lunettes noires.

‘...Bonjour... !’

‘...Que puis je faire pour vous Madame... ?’

‘...Que puis je faire pour vous Madame.... ? Tu ne me reconnais plus hein... ?’

‘...DANIELLEEEEE.....El douni yemchi qobarra ââliq qu’est ce qui t’arrives... ?’

( Que le mal t’épargne.)

‘...La recette de ton ami Breitou... !’

‘...Elle t’a fait quoi... ?’

‘...Tiens regarde ... !’

Elle enlève son foulard et ôte ses lunettes.... !’

‘...HAJJJJJJJJJJJJJJJJJ VECHALLOM TU AS ATTRAPE LA VARIOLEEEEE.... ! On dirait.... !’

‘...Pire, NON SEULEMENT JE GRATTE TOUTES LES TRENTE SECONDES MAIS TOUTE LA FAMILLE S’ Y EST MISE...DANS LE GRATTAGE... ! ON NE FAIT QUE CELAAAAAAAAAA.... ! EN PLUS J’AI DE LA FIEVRE EN CONTINUITE.... !

‘...Tu as au moins mijen el chréneEEE.... ?’

‘...ENCORE UNE RECETTE DE CE FARFELUUUUUU... ?CA SUFFIT AVES TES ZBIBBBBB....’

mardi 18 décembre 2007

SKETCH...MIJEN EL CHRENE.

SKETCH....


Paris le 18/12/2007.


Mijen el chrénè.

Je vais rendre visite à mon docteur.
Je sonne sur l’interphone personne.
Je recommence.

Voilà qu’une voix m’interpelle.
Je me retourne et c’est mon médecin qui s’apprête à partir pour une visite à domicile.

‘...Doc, mais je ne comprends pas, ma femme me dit que tu travailles ce matin... !’
‘...En soixante ans de carrièrre, je n’ai jamais travaille le mardi matin, je commence à 13 Heures...!'
‘...Bon, écoutes, j’ai apportè mes radios, tu ne peux pas me faire une visite dans ta voiture, je te paye un peu plus... !’
‘...Mais tu es fou, toi.... !’
‘...Juste dix minutes... !’
‘...Bon, monte... !’

Je monte à l’arrière de sa voiture.


‘...Je vais te prendre la tension... !’

J’enlève mon manteau et retrousse ma manche...

‘...Elle est bonne... !’
‘...Tiens, j’ai apporté mes radios des poumons, de mon cul, de ma prostate... !’
‘...Kolloq qamel à ce que je vois... !’
‘...Ma prostate est un peu grosse, tu as qq chose pour elle... ?’
‘...J’ai tout, ne t’inquiétes pas... !’
‘...Pour mes hémos, tu as qq chose aussi... ?’
‘...J’ai tout je te dis enfin.... ! Tu as pris ta température ce matin avec ‘le mijen chranè... !’
‘...C’est quoi ‘mijen él chrènè ... ?’
‘...Thermomètre.... !’
‘...Ah, on appelle cela ‘le pèse fièvre’, je ne le savais pas, je l’apprends... ! Non, mais si tu veux, je la prends tout de suite... !’

‘...Enlève ta chemise, je vais te ‘steto’scoper... !’


Passe une vieille dame.
Elle scrute l’intérieur...

‘...Mais docteur, vous faites quoi là... ?’

Lui...

‘..Tneqet, tout le quartier va être au courant... ! Pour 21€, je me suis mis dans une position catastrophique... ! En 60 ans de carrière, je vais passer pour un con... !’ Envers moi.
‘...Tant que tu ne passes pas pour une pédale, ton honneur est sauf.. !’

‘...Je vois ça et vous êtes à coté de lui... ? C’est du propre, qui aurait crû... ! Moi qui vous croyait...Intègre... !’ Elle.

‘...Tneqet kotleq ye Breitou... !’ (C’est foutu... !)

‘...J’enlève le ‘mijen chrénè Doc... ?’
‘...C’est pas le moment... !’
‘...Quoi, à cause de cette vieille conne, je laisse ‘le mijen chrénè’ en introduction... ! Ca fait dix minutes... ! Déjà... !’
‘...Assis toi dessus... !’
‘...Ma température monte Doc... !’


La vieille...

‘...En plus, vous lui prenez la température... ?’
‘...C’est une urgence, Madame Janette... !’
‘...Je vois, c’est du propre... ! Tenez justement, je venais vous voir... ! Donc vous pouvez m’ausculter pendant que vous y êtes... ! Dans la voiture...?’
‘....Montez madame, prés de moi, je vais vous prendre la température... !’ Moi.
‘...Zeddah... !’ Lui.

‘...Enfin, ça fait 45 ans que je ne me suis pas mis un TUBE DE MERCURE dans mon... ! Ca va me faire du bien...!’ Elle.

dimanche 16 décembre 2007

SKECTH...JI MI CASSE....!

SKETCH

‘...Ji mi casse... !’

‘....Oualayi ki ji mi casse, mirde alors, ti crois ki ji vi rester dans si peyi di merde moi, ji mi mon sang ici froid, li chaud ji li laisse pour mon payi, li francise, il ni vile pas di nous alors, on ni bon que pir les bennes à ordures, n ise pas, parfois ji ni marre , ji roule en bm oui, grace à fatouma, elle travaille di nuit , dans les parkings, ji soudoi un pi li gardien et ensuite ji met le comptir en marche, pas plus que deux minutes le quard heure et ensuite si jy vois qu’il y a abus je la casse, oki ??? On ni badine pas avec l’amour, ici ca coute chir là bas ci pour rien, ci pour cela ki ji suis veni ici, ji fou rien mais ji envie di mi casser vraiment, y en marre, ji gagne bien ma vie oui, sa ji pe le dire, ji economisè plein di fric au payi, li bankier di là bas, ‘..il mi dit reste encore un pi Hamid..... !’ Sirment pir mi voler li fric, ca fi 30 ans ki ji suis pas rentré là bas, mon casier jidiciare il est vierge comme ma granmère, d’ailleurs ji passè trois ans là bas pi proximatisme agravvi c est là l’embrouille li marocains ni save pas parlè la langue di molière, ji leur e dis en prison alors, il y a un qui m a ricitè li mort du loup garou, ca ma fi de la pine vraiment d’aillirs di fois ji pense avant di dormir, ji fi la sourde oreille, mais ce vrai ji in oreille qui marche pas ji fais économi d’un écouteur, natali yaali li vendeur i vouli m arnaquè li salopard, ji payè moitiè prix parce qui ji li ai dit salim si tu vi pasmi croire rentrer dans mon oreille, in yaddin bou, ti sais ci qil m a dit se saligot, ‘..Ti croix qi moi ji suis une éprouvette... ?’ Alors, ji li dis ‘..mi tete di con ki ti es ci pas in ovule toi borrico.. !’ Il ni comprenne rien li arabes kan on li parle comme il fo , ji mi dimande ki ci ki font ici li hmars, au lieu di volè et vivre comme moi barbo vo mieux quil font le turbin et les fille li pituns, ji mi casse ji vou dis... ! Mirde alors.. !... !’

Le téléphone sonne...

‘...Allou... ? Ki ci à l’appareil... ? ‘...C’est moi... !’ ‘...Ah ti voilà ti toi , ti mis a donne garce 700 iros, di moi , moi ji ti li donne 25 plastic, ci fé 13 pipes à 20 iros et 12 pir l’amor à 40 eros, ou lil i la diffirence hein, i mi manque 40 iros ... ?’

‘....Il y une capote qui a éclatée... !’

‘...Iclatè, iclatèEEEEEEEEEEEEEEE... ? yè qahba, ji vi ticlatè la tête Salope de prix ki ti è, ji vi ti faire la peau sale racailli ki i ti è...Ji vi t iclati la cervelle... !’

On l’appelle sur l’autre ligne...

‘...Ki ci.. ?’
- ‘...Je vais me préparer à me casser Hamid... !’
- ‘...Ji si pas au koran, Noura... ! Alors on si casse ensemble... !’
- ‘...J’ai vendu mes papiers tu sais... !’
- ‘...Ah, là ti fi une grosse connerie, au bled ca couti plis cher, moi ji vi li vendre la-bas... !’
- ‘...Ah ok alors je vais me faire rembourser.. !’
- ‘...Bon, jy régle mi comptes avec Farida, on si rappelle... !

Il raccroche..

‘...Bon Farida, Icoutes, toi ji vi ma cappote éclatée, oki ??? Ji la raccomodere, yè qahba ki ti i, .... !’
- ‘....Bof, ca coute deux cents... !’
- ‘...Caligote qui ti e sa coute ki sa coute, mis jy vais le plastic... !
- ‘...Le problème c’est qu’il est encore dedans... !’
- ‘...Ah en plis ji vi payè l’avortement, écoutes ti va cho li ginokilogue et ti li dis di la faire sortir délicatesse, si la casse ,ji ti casse ma tête toi et lui compris... ?’
- ‘...Vulgaire que tu es.... !’

Elle raccroche...

- ‘...Vulgaire... ? In yaddin bouk ma omok, moi ki ti donne di travail, ki ti fi sortir du trattoir pir li camion e ti mis dis vulgaire, ingrate ki ti es...’ !

samedi 15 décembre 2007

La Source.

D’une source jaillit l’eau vive.

Les souvenirs sont ainsi.

Limpides et clairs. Et s’étirent.

Ils coulent sur le lit de ton enfance.

Cette mémoire dorée d’antan.

Des chants, des odeurs, des petits pas, des blas blas

Des parfums, des effluves qui ne te quittent pas.

Des photos, des paroles sages que tu n’oublies, n’est ce pas... !

Et soudain tout redevient magique comme par enchantement.

Le rideau s’ouvre, spectateurs, sur sa scène

Sur ses planches vernies défilent ses envies,

Ses contes et histoires souvent narrés par l’ancien sur le seuil d’une skiffa.

Pas loin d’un ‘bir’*où dort l’eau sereine n’est ce pas ... ! * Puits.

Qui rappelle le reflet d’un visage d’enfante.

Où d’un cep de vigne qui pousse et s’étale malgré les ans.

Vétuste sans doute mais toujours vert à ton regard d’aujourd’hui.

Le voilà qui longe des années plus tard la lisière de ta mémoire.

Sans vieillir, il s’abreuve en secret

Sans perdre ses racines, il vit comme vit en toi

Ta petite jeunesse jolie

Et aujourd’hui femme épanouie.

L’oubli s’oubli lorsque le vent du passé caresse

La palette de tes couleurs dont tu connais l’ivresse.

Heureuse icelle qui revient de loin, pépé

Pour redonner vie à celui qui ne meurt jamais.

Elle aurait pu dire Mesdames et Messieurs

‘...Peindre est ma vraie nature... !’

Car qui peint son pays peint aussi l’amour.

Car qui écrit, dessine sa vie et nul mot dérisoire

Soit t’il n’est vain lorsque coule dans ses veines

Sa nostalgie.

Lorsqu’il s’agit de la croquer, son goût est amer

Mais lorsqu’on la vit en secret dans son cœur

Par sa plume ou son pinceau, alors monte la sève

De la renaissance, de la reconnaissance.

L’ingrat n’a pas de foi.

La gratitude mérite toutes les religions.

C est de bon aloi.

Elle aurait pu dire

‘...Et combien même je peindrai... !’

Et j’aurai pu dire

‘...Et combien même j’écrirai... !’

Que de combien lorsque l’on songe à l’autre.

A celui qui nous a bercé pas loin des terres arides

Mais auprès de l’eau saumâtre qui donne rendez vous

Aux soleils levants ou couchants.

Lorsque ma mère me dit...

‘...Touacht blédi... !’ ‘ J’ai langui mon pays... !)

Je la regarde ma vieille, sans mouiller mes yeux

Mais mon cœur bave la pluie du souvenir.

Je me gave cependant de que j’ai vécu

La tête tournée vers mon horizon.

Hélas, je trébuche à chaque fois lorsque je vois devant moi

Ce pays que je n’aime pas.

jeudi 13 décembre 2007

SKETCH....HARA QUI RIT.

SKETCH.

Paris le 12/12/2007.

Moi Tata Ishtir et Michka.

HARA QUI RIT.

Le rideau s’ouvre sur un salon

Vous le connaissez déjà et comme je n’ai pas les moyens de relooker l’agencement je fais avec du vieillot.

Donc voilà, Michka ma sœur peint tandis que je feuillette, assis sur mon grand canapé, un magazine PLAY BOY.... !

‘...Olllalaaaaaa.... ! Claudia Chiffon en déshabillée, dommage qu’elle le garde... !

Et l’autre mon D ieu les nichons mais ce n’est pas possible, elle a du les siliconer à SILI ...CONNE Vallée mais regardez moi ce postérieur sur ce poster, il y a de quoi chavirer zut sur ce matelas de fesses, ce n’est pas possible, je rêve... ! Tiens, je la croyais plus maigre que cela la Ophélie D’ Hiver ‘(Winter), remarque elle fait de la pub pour un CACHEMIRE, normal l’hiver est déjà là en plein mois d’août.... ! Quelle grâce par contre Isabelle Ahjeni, elle a du look, je n’ai rien à dire et dire que j’avais un faible maillon pour elle, mais de là à m’enchaîner avec elle, il y a un pas que je ne ferai pas, celle qui a fait rêver mes fantasme c’est LE JOUR....DORIS DAY....Ah celle là, je vous jure, comme je l’ai aimée, figures toi Michka que j’ai nommèe ma fille Doris en souvenirs de l’oreiller, tu te rappelles de ce film

CONFIDENCES SUR L’OREILLER..... ? MichkaAAAAA.... ! Pardon tu peints... ! Donc voilà, je crois qu’on a sonné à la porte, je vais voir et surtout reste assise trois jours à peindre et je ne vois rien que du blanc... !’.

Breitou se léve...

‘...AHHHHHHHHHHHH Omi IshtirinAAAA.... ! Comment vas-tu ma chère amie... ! Et ce voyage fi ZARWOUUUU.... ?’

‘...Justement, laisse moi m’asseoir un peu, nei’khe... !’

‘...Thab tarf boulou ou touissa limounada... ?’

(Tu veux un peu de gateau et de citronnade... ?)

‘... MichouUUUU..... ? Mi...IIIII...CHOUUUUUUUU.... !’

‘...MIIIIII...CHOUUUUUUUUUUUUUUUUU.... ! Lajjem elle peint... !’

‘...Yezzi mél peinture, viens que je te montre ce que j’ai apporté.... !’

‘...MICHOUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUU.... ! Ta Tata t’a apportée des cadeaux de WARZOUUUUUUUUUUUUUUU.... !’

‘...Je suis occupée, j’ai mon blanc qui donne sur le gris.... ! Je dois le remanier... !’

‘...Ca fait trois jours qu’elle essaye son blanc, et à chaque fois, il sort gris... !’

‘..Hatlou un peu de Plambeau...’ (Blanc beau, poudre blanche que l’on rajoute dans la peinture pour les murs pour l’éclaircir). Ishtir.

‘...Ischtir, nous sommes en France ici, c’est fini le temps du PLOMBEAU.... !’ On a du surfacaire... !’ Breitou.

‘...Alors mets du surfacaire.... ?’

‘...Tu nous as apporté quoi Ischtir... ?

‘....Hara zlebia.... !’ ( Quatre gateaux orientaux).

‘...HARA JLEBIAAAAA..... !’

‘…Hara Makrouds….!’

‘…HARA MAKROUDS…..!’

‘…Hara Kake….!’

‘…HARAAAAAAA KAAAAAA…KE….!’

‘…Hara manicottis….!’ ( Gâteaux orientaux tout entortilles comme moi.)

‘...HARA MANICOTTISSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSS...TISSS.... !’

‘...Hara rouh el bey... !’ ( Gâteaux orientaux à base de sucre)

‘...HARA ROUHHHHHHH...EL BEY... !’

‘...Hara guizatta….! ((Gâteaux orientaux à base de pâtes d’amandes)

On entend la voix de Michka...

‘...ET MOI JE VAIS ME FAIRE HARA QUI RIT... !!’

SKETCH....JE SUIS....!!!

Sketch.

Paris le 20/06/2007.

Je suis ‘mara-aphro-cosméteur…! MARA QOM...BLECHI KHLEF...!’



Je ne le cache pas je suis ‘ cosméteur, un peu marabout et conseiller dans les aphrodisiaques… ! Cela s’entend… ! Une trilogie adaptée à ma stature qui me donne bcp de plaisir tant la diversité dans mes relations atteint le summum de la connerie.

J’dechire. Je suis plein de hip hop. Branche et je joins le kif lorsque je suis dans ma boutique.
Plus ressort que moi y’a pas et j’ai un témoin à charge. Grave de chez grave cela fait tendance un peu fashion sur les bords. Dope là ma chère Michka, le YOYO s’instruit de tout avec toi. Normal
La jeunesse te sied comme un gant.


Je jongle entre les crèmes éclaircissants, l’encens et le sexe.
Je saute d’un article à l’autre avec bcp d’aisance cela est un trait de mon caractère, sans jamais être pris à défaut.
Le défaut je ne connais pas, sans doute parce que j’en ai pas ou peu.
Sans défaut je serai parfait, oui parfait mais D ieu merci ce n’est pas le cas.
Seul le créateur l’est.

Avez-vous entendu parler de COUPS DE FEU… ?
Oui, sûrement car des coups de feu, j’en ai, là où je travaille.
Par moment.
Je suis pris d’assaut par ces coups de feu et il faut les gérer.
En évitant d’être dépassé par les événements.
Les coups de feu n’ont pas d’heure.
Ils peuvent survenir à n’importe quel moment de la journée à Barbes.
Et je dois être prêt à les affronter avec toute mon énergie.

Il faut être rapide, vigilant, disponible et avoir les mots adaptés pour maîtriser une situation de coups de feu. La prendre en main avant que ces derniers vous bousillent.
Par instant, j’ai l’impression de laisser ma peau.

‘…Et toi là bas, tu ne peux tenir la queue comme tout le monde…. ? Attends ton tour… !
Oui madame une crème de KARATE… ? Ok, quelle dan… ?’-‘ Dannez moi celle qui a le couvercle marron… !’-‘ Monsieur… ! C’est pourquoi…. ? –‘ Des mèches… ? –‘Ok, tenez 1 € 50… ! Ahhhh, ce n est pas ce que vous voulez, c’est des veilleuses, il fallait me le préciser enfin… !’ -‘ Oui, Mademoiselle ?? ‘…Deux € de préservatifs ??? Tiens voilà tes 12 capotes …. ! Deux € de gel…. ? Tiens voilà douze lubrifiants…. ! Quoi…. ? Encore deux € de condoms …???? Mais il faut me demander tout cela en même temps…’ -‘For my sister no for me… ! -‘Ok suivant… ! Un petit chinois… ? Qui deviendra grand… ! Tiens 10 €…. !’
-‘Mademoiselle s’il vous plait ne rentrez pas, je vous sers… ! Vous ne voyez pas de loin…. ? Attendez je vous apporte une longue vue… ! Pardon, vous voulez voir de plus près la postiche…. ? BintouUUUU….. ! Prête lui l’escabeau… ! Attendez je vais vous aider (Elle est en minijupe )’- ‘ Non merci, je vais me débrouillez toute seule… !’- ‘Dommage, je voulais vous aider avec bon cœur… ! Vous rendre moins pénible l’ascension …’- ‘ Jeune homme … ?’ -‘ Je souhaiterai avoir, si possible la gamme … !’ - ‘Tiens en voilà un qui parle bien… !’ ‘ …La gamme de… !’ Do ré mi fa sol la si…’ -‘ Non pas du tout… ! La gamme de FAIR AND WHITE… !’ ‘Merci…’ ‘ -Madame ….Vous voulez GiGi… ? L’amOROSOOOOO…. ! Ahhhhh GG, ok pas de problème parce que le GiGi est interdit… ! - ‘ Hello ou are you… ?’ -‘ Fine…’ -‘ I want two paquets capotes yellow…. !’ I have white sister…’- ‘ No, is not good, se cassè trop vite…!’ -‘…Il ne faut pas prendre de gros calibres sister…! Medium bite, small katssou… ! Sinon toi avoir bcp babys plus tard de toutes les couleurs… !’-
‘Tank you… !’ ….’-’ Khelti Khnife, ech haleq… ?’-‘ Aâtini bigen essoued ( donne moi de la teinture Bigen de couleur noire) ‘ –‘…Khoud 4 €.. !’ -‘ ..Hou zed el soum… ? (Il a augmenté le prix… ?’) -‘..Pas du tout, cela fait 5 ans que tu payes le même prix … !’

La dame du KARATE revient…

‘…Pardon monsieur, je ne lis pas KARATE sur la boite… ?’
‘…Sûrement une erreur d’orthographe madame… !’
‘…C’est une commission et je dois me faire rembourser…. !’
‘…Madame, le KARATE est un art martiale, sans doute que votre amie a mal prononcé… !’
‘…Ah je ne crois pas dans ce cas, donnez moi une crème d’art martial au KARATE… !’


De quoi devenir dingue, je vous dis. Je prends un feutre et je lui écris ‘…CREME KARATE… !’

‘…Mais vous l’écrivez devant moi là… ?’
‘…Vous avez une autre solution… ?’
‘…Remboursez moi… !’


‘…Madame c’est votre tour… ! Une poudre compacte Bronze de chez Carole… ?’ Ooo…OOO Carole let me see yoUUUUUU funk…§§§§§§…’ ‘ Ye Lella, ye LellaAAAAAA, alors quoi, tu te sers toi-même le héné…. ? Il faut me le demander… !’ ‘ Aândeq hénè tounsiAAAAAA…. ?’ (As-tu du héné tunisien) ‘ ‘…Lé, ( Non) MASRIAAAA…. !’ (Egyptienne) ‘ HouUUU, lé tounsiAAAAa en hab… !’ ‘ Min thab en jibélèq… ?( D’où veut tu que je te l’apporte… ?’) Mel dar baba ??? (De chez mon père… ?)

Rentre mon client bègue qui m’a suivi depuis Belleville.
Je suis le seul à le comprendre.


‘…JeeEEE…… ! Veuxxxx….. ! GELLLLLLL….. !’

‘…COCOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOO…!’

Je le sers vite fait. Les clients ne rouspètent pas.

Contre toute attente, rentre avec son téléphone portable collé aux oreilles, Anifa.
Un homo tune d’une quarantaine d’années : un très bon client qui ne lésine pas sur les achats ; perruques, godes, gels anales, préservatifs… !

Elle se fraye un passage d’entre la queue.
Anifa semble très énervée et elle ne mâche pas ses mots avec une ou un ami( e).

‘…Bonjour Anifa… !’ Moi.

Rien, elle est survoltée. Elle se place au fond du magasin….Elle est remontée...

‘…Louquen je t’avais laissée là bas dans ton bled perdu, ye KHAMJA ( pourrie) tu serais dans la merde à présent mais conne comme je suis je t’ai hébergée, nourrie, habillée, SALOPE et tu me fais un coup pareil… ! YE KAHBA( pute) …. ! Tu oses me piquer mon chériIIII…. ? Ecoute, tu me dois mille cinq euros et tu vas me les rendre ok ??? Sinon, tu sais ce qui t’attend…. ! Y’a pas de Mââlich( cela ne fait rien) Ye mass’rha ( sale) Moi, j’ai encore ma fierté mais toi tu n’as rien, et en plus tu me critiques avec Zouzou, allaischHHH…. ? Tu là menaces parce qu’elle m’a rapportée ta relation avec lui, TFOU…TFOUUUUU ( Elle crache dans son combiné) Ourass sidi Laqnich, que je te ferai ta fête, attends un peu…. ! Tahmess fiyè, ourayaAAAAA… ! ( Tu médis derrière moi)… ! YE MESS’BOUKHA…!’(Entachée.)

Je vais la voir…

‘….Anifa, je t’en prie baisse un peu ta voix, les clients t’entendent… !’
‘...Je n’ai rien à foutre de tes clients Albert … !’

Elle s’adresse à eux en hurlant.

‘…Qu’est ce que VOUS AVEZ…….VOUS… ?’

Mes clients détournent la tête, l’autre continue…

‘…Je vais venir te voir maintenant et prépare toi si tu es une femme, teoue tchoOOOOuf… !’

Elle sort enfin tjs en se frayant un passage d’entre la queue.

‘…Qu’est ce qu’elle à Albert … ?’ Une cliente.

‘…Elle est enceinte et elle veut avorter… !’

‘...La pauvre… !’

‘…Le pauvre oui… !’


Voilà après ce coup de feu, je tombe sur ma chaise pour déjeuner, il est 15 heures 30.

lundi 10 décembre 2007

SKETCH....POILS D ELEPHANT, DENT DE LOUP etc.....

SKETCH.....

Paris le 10/12/2007.

‘......POILS D’ ÉLÉPHANT, CUISSES DE GRENOUILLES, DENT DE LOUP, CROTTE DE CHAUVE SOURIS...GRIS GRIS... !’

Passe encore pour mes crèmes, mes tifs, mes défrisant avec ou sans soude et autres accessoires de coiffure, passe encore pour mes conseils donnés en aphrodisiaque et autres excitants tels que Petit Chinois, Crocodile, Cobra et Mouaba* godes et autres lubrifiants, passe encore pour mes conseils en maquillage etc mais là où je délire le plus c’est dans les conseils en Magie.

De la pure folie, du nec le plus ultra au nez de juif le plus crochu, je suis un A.S dans ce domaine où plus rien n’a de secret pour moi.

J’ai tout et jamais je ne refuse rien à un mordu des bougies, encens, lotions magiques, maudites et bénites.

Louqen vous tombez sur un farfelu plus farfelu que moi, je vous paye ce que vous avez envie sauf un resto avec une bande peu sympathique que je regrette d’avoir connue.

Hélas.

Ce matin, se présente un nouveau client qui a eut vent de mes ‘miracles’.

‘...On m’a dit que vous avez tout ici, Monsieur... !’

‘...Oui, tout et même si je n’ai pas, je vous l’invente... ! La maison ne laisse jamais choir un client... !’

‘...Dans ce cas, j’ai besoin de (Il tire une petite feuille pliée en 10 morceaux) Je suis discret... !’

‘...Je vois pauvre papier, vous l’avez malmené... !’

‘...Il ne s’en plaindra pas... ! Voilà... !’

Il me tend le petit feuillet. Je lis.

‘....Deux charbons... ! 2 pattes de grenouilles, 1 œil de perdrix, 1 caméléon, une dent de loup,

Et deux poils d’éléphant plus 25 grammes de crottes de chauve souris... !’(Dommage je n’ai pas eu le réflexe de garder son papier sinon je vous l’aurez scanné... !)

C’est tout Monsieur.... ?’

‘...Oui, j’ai une autre liste mais d’abord dites moi combien cela va me coûter... ?’

I hab lah’cheb chaya... !’

‘...Bon donc 2 € pour le charbon, pour les pattes de grenouilles, je connais un endroit bien connu, il n’y a que des cuisses de grenouilles, je vais aller à la pêche et vous les aurez Mercredi matin, à coup sur, j’espère seulement que la grenouille en question sera là... !

‘...Ah dans ce cas là, les pattes sont en STAND BY.... ?’

‘...Oui en Stand Bye Bye ma love... ! Pour l’œil de perdrix, vous pouvez remplacer cela par une pierre qui porte ce nom, comme par exemple oeil de faucon, œil de taureau ou œil de tigre... ! C’est le symbole qui compte... ! Cela coute 6 € 50 sans pendentif avec 9€ 50... !

‘...Ca se porte au cou un œil de perdrix... ?’

‘...En pierre Monsieur pas en chair... !’

‘...Ok, je prends... !’

‘...Une dent de loup, vous la voulez des Cévennes, du Caucase ou du Morbihan... ?’

‘...Ah, je téléphone... !’

J’attends....Il compose un numéro...

‘...Pou li bittin dent de loup, Missie dit avoir trois bagaye... ! Cévennes, Caucase, Mordillon... !’

‘...Morbihan... !’

‘...Pardon, Morbihan, Jean... !’

‘...Je prends quel bittin... ?’

‘..................................... !’

‘...Savanne... ?’

‘...Cévennes... !’

‘...Cévennes... ?....Ok... !’

‘....BINTOUUUUUUUUUUUUUUU..... ! Apportes moi une dent de loup des Cévennes... !’

Elle me regarde la Bintou... !

‘...Tu vois le sachet qui est pendu derrière le bac à poubelle, il y a une dent dedans, apporte là moi.... ! Attends, j’arrive.... !’

Je vais dans la maqssoura, et je prends le sachet et j’écris ‘..DENT DE LOUP DES CEVENNES... !’ En fait une molaire que j’ai gardé en souvenir de ma dernière extraction de chez mon dentiste... !’

‘...Voilà Monsieur... ! 35 €... !’

‘...Elle est bizarre cette dent, Monsieur, on dirait une dent de ... !’

‘...De Loup des Cévennes... !’

‘...Ok, si vous le dites, je ne connais rien aux dents des loups... !’

‘...Après 2 poils d’éléphant... ! Vous voulez la corne avec en prime... !’

‘...Non, pas de prime, seulement deux poils d’éléphant... !’

‘...D’Afrique, c’est bon... ?’

‘...Oui, pourvu qu’ils soient d’éléphant.... !’

Je vais dans la maqssoura et je détache deux tifs d’une mèche synthétique.

‘...Voilà Monsieur, dans un sachet vos deux poils d’éléphant... ! 15 €... !’

‘...25 grammes de crottes de chauves-souris.... ! Vous allez m’attendre juste une demi heure.... ! BintouUUUUUUUUUUUUUUUUUUUU... ! Ye bima, tiens ma place, je vais à la chasse à la CROTTE AUX CHAUVE SOURIS.... !’

Je prends une longue échelle et je me transporte comme le Justice pour Colonna vers BD D ORNANO. On a signalé une manif de chauve souris mécontente de la rupture des gouttières cher au SARKO.

J’attends que le gros de la troupe passe et là je vise une jeune chauve souris un peu gênée par tout ce vacarme. Je la suis du regard et là, ma chance, elle se cache dans un ancien nid d’hirondelles. Je fais comme si je ne l’avais pas vue.

Je pose mon échelle sur le rebord d’un balcon qui se trouve au 12 IEME étage.

Je mets mon casque et j’accroche ma balance à ma ceinture. Je gravis les premiers échelons.

Enfin j’arrive à hauteur de la petite bête qui ne se doute de rien.

J’évite de faire du bruit pour ne pas l’effrayer.

Elle dort d’un sommeil profond.

Je pose ma timbale sous son cul et j’attends.

Au bout de Dix minutes enfin, elle crotte.

Je me fais tout petit pour ne pas l’interrompre dans son caca.

Je récupère la crotte et je pèse. Il manque 10 grammes.

J’attends. Rien, elle s’est arrêtée à 15 grammes. Comment faire... ?

Je décide de descendre avec une idée dans la tête.

Mélanger la crotte avec qqs graine de riz turc préalablement cuit.

J’ai le bon poids.

Je retourne au magasin avec ma précieuse denrée.

‘...Voilà, mon ami, vous avez vos 25 grammes de crotte de chauve souris... !’

‘...C’est bizarre, il y a de la crotte jaune... ?’

‘...Oui, à cause qu’elle a eu une jaunisse pendant la manif la bestiole et vous savez que la peur donne le cheffir... !’

‘...Pauvre bête... !’

‘...Cela vous coute, déplacement non compris la coquette somme de 125 €... !’

‘...Pour 25 grammes de crottes... ?’

‘...Pardon... ?’

‘...C’est cher.... !’

‘...Estimez vous heureux Monsieur, d’en avoir, parce que je me suis donné un mal de chien pour en avoir de la bonne... ! En fait, tout ces ingrédients c’est pour quoi faire... ?’

‘...Ramenez ma copine... !’

‘...Tant de dépense pour si peu... ! Elle est partie depuis quand ... ?’

‘...Depuis dix ans... !’

‘...Et vous comptez la ramenez avec cela... ?’

‘...Mon marabout m’a dit que je dois préparer tout cela dans une mixture que je dois boire en lune montante... !’

‘...Allez y, alors, lorsque ‘on aime on ne recule devant rien.... !’

Deux semaines plus tard...

Une grosse chauve souris rentre dans ma boutique...

‘...VOUS ME RECONNAISSEZ.... ?’

‘...CHAUVE QUI PEUUUUUUUUUUUUUUUUT.... !’

* Retardateurs d’éjaculations.

jeudi 6 décembre 2007

VOYAGES IMAGINAIRES...DANS LE GRAND NORD...SUITE DU 3 CHAPITRES.

A suivre....

NS
Elle le poussa et il alla s'assoir sur le bord du lit. Laissant entre ouvrir ses cuisses et montrer sa culotte rose valisaire... Le Comte en rougit.
-'Ecoutez, je vous prie de regagner votre chambre, je ne suis pas un monte en l'air..!'
-'C'est moi qui monte, vous, vous n'avez qu'a descendre, c’est tout...! Là où vous estimez utile et agréable...!
-'Bon, je vous donne cinq minutes avant que je ne vous traine dehors...!'
-'Avec ce renflement que vous avez au-dessous de votre pyjama...!
-'C'est naturel et il n'y a rien de déshonorant.'
-'Un étalon dort en vous mon cher Comte et une diablesse qui attend qu'on lui pose une quille...!'
-'Oh..! Quel langage...!'

Elle l'invite à s’assoir près d'elle….Le Comte…

-'Ecoutez, Madame, ' Lui dit-il d'une voix presque paternelle…'Il y a des situations dans la vie qui méritent que l'on y réfléchisse…! Vous êtes une dame mariée, jeune et belle qui en plus avait défrayé la chronique il y ..!'

-'Ahhhhh…! C'est donc ça…? On vous a mis au parfum…!

-'Sans rentrer dans les détails, je me renseigne toujours sur mes futurs amis avec discrétion. Vous n'avez plus l'age de la morale et je ne tiens pas à vous convaincre sur votre façon d'agir ou de vivre. Je suis dans le regret de vous inviter à regagner votre chambre…?…Madame…!'
-'Allez.. .! Je sors sans regret, je vous croyais plus entreprenant...!'
-'Oui.! Je le suis avec les jeunes femmes non mariées, pas avec vous..!'
-'Tout est à votre honneur...!'
-'Sachez que je suis un honnête homme, madame...!
-'……Qui laisse une jeune femme en rut, déçue..! Vous perdez Mon cher...!'
-'Je puis vous assurer madame, que je ne suis nullement perdant, j'y gagne quelque chose qui vous échappe, ma dignité d'homme, mon honneur et ma fierté à retenir mes élans, chose qui apparemment ne vous trouble pas.! ,Vous voulez la mort lente d'un homme âgé qui vous a tout donné….?'
-' Que voulez vous insinuer par-là ? Que je suis une…………!'
-'Oh……! Madame……! Je crains que les grands mots dans votre bouche, entre vos petites lèvres, prennent un sens aigu, malséants à la limite de la bienséance..!'
-'……..Entre mes petites lèvres..? Tiens et moi qui pensais que vous les ignorez...!'
-'Bon…….! Allez assouvir vos ardeurs avec votre mari.!'
-'Oui…..! .A la rigueur...! Quand on n'est pas à la hauteur…!
-'Cette conversation est peu savante, à mon goût…..! Regagnez votre chambre, s'il vous plait..!'
-'En effet, avec vous il n'y à rien à apprendre...'
-'En conclusion et afin de mettre un terme à cela, sachez que je préfère subir un affront que de salir ma conscience, me refuser à une dame mariée n 'est rien, subir l'offense venant d'un homme qui va me soupçonner d'avoir succombé aux charmes d'une ingénue hystérique qui pense que tout est déjà gagnée d'avance..! Est indigne de ma part...!'
-'En attendant ….! C'est moi qui subis, bon je m’en vais…..!'.

A suivre...

dimanche 2 décembre 2007

MADAME LA PRESIDENTE.

VIVE MADAME LA PRESIDENTE.....MICHKASARKOVITCHY...


PISSE AND LOVE MY FRIANDS FRIENDS...

Au Théâtre ce soir.

Paris le 28/11/2007.

MÂÂÂ.dame la Présidente

Michkasarkovitchy.

Il était une fois..... A l'entrée des artistes
Une petite fille blonde au regard de biche.
Elle attendait de moi une phrase maAAgique.

Je lui dis simplement : Si tu étais Présidente

'....Enfin, après trois ans de tournée des candidats dans les campagnes et les villes, les français ont voté pour leur candidat préfère.

Son attaché de PRESSE ICHTIR DESIREE fut celle qui a su tenir l’info sous sa....botte (de persil)....

Tata Ichti su canaliser les énergies de sa jeune nièce qui trépignait d’impatience pour aller gifler une fan du troisième larron candidat malheureux de cette sélection naturelle chère à DIWEN( yè). Sur un plateau de télè.

Il s’en est fallu de peu pour que notre MichkaStar....Passe à l’action.

D’ailleurs, elle n’en est pas à cette action là, plusieurs sont à son actif.

Son conseiller BreitouFilon lui fut aussi d’une aide précieuse dans des circonstances éprouvantes.

Si elle était Présidente de la République.
Jamais
un harissien n’aurait..... de pensée triIIste
Elle nommerait bien sur ....BreitouFilon premier ministre.
De son gouvernement .....Si elle était présidente
Un Simplet de la lecture lui semble une évidence.


Le choix fut judicieux, audacieux et surtout intelligent.

Sa marche de manœuvre était surtout réduite. Tout devait passer par Madame MichkaSarkovichy. Sinon on ferme Vichy, je vous explique.

Son Filon est un modèle d’eau plate et c’est la SARL Vichy qui le ressource donc, BreitouFilon avait une bouteille de Vichy suspendue au dessus de sa tête. Plate en plus.

Les jeux sont faits.

La candidate la plus aimée de France fut élue haut la main et les pieds.

99% de suffrage exprimés contre . 3 connus et pointés du doigt.

Le nouveau chef de l’état réunit son staff et va désigner les noms de ministres et secrétaires d’état.

Une réunion houleuse qui a duré plus de 3 jours car chacun des pressentis avait déjà une idée de ses responsabilités mais malheureusement tout ne fut pas comme ils le souhaitaient.

Jéro à la police et Albert aux finaAAnces
Braham au cuissage et Ichtir aux Cataplasmes
Est-ce que tu serais contente si tu étais Présidente... ?
Jano serait ministre du café des dattes.
Meyer serait ministre des pauvres
Sybille au culte musulman, Suggest aux bannis, Mab au DOM TOM.
Elle déclarera publiques toutes les conneries
Opposition néant, si elle était PrésideEEEnte.

§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§

Le Canard Enchaîné a pu, grâce à ses qqs collaborateurs introduits dans la place, recueillir qqs anecdotes croustillantes.

Braham voulait le poste de Ministre de l’Agriculture, il fut contrecarré par Madame Ichtir qui insistait à ce que ce poste ministériel lui échoit. Elle menaça de dévoiler qqs confidences au sujet de Braham, surtout sa relation ‘amicale’ avec une ancienne immigrée polonaise du nom de Lipotosvski devenue Mlle de Liposuccion.

‘...Tu sais toi, ce n’est pas parce que tu es derrière les verrières que nous ne savons pas quel genre de culture tu fais... ! La culture du CUISSAGE... !’

Lui a t’elle balancé devant tous ses amis.

‘...Madame Ichtir, connaissant vos origines, ne croyez vous pas que vos POTS AUX ROSES en céramique de Nabeul, qu vous voulez dévoilés sont prescrits par le temps... !

Et si vous voulez jouer sur ce registre, croyez moi, j’ai aussi qqs affaires croustillantes sur vos REGIMES SPECIAUX, je sous entends, vos CATAPLASMES LEGUMINEUS que vous vous faites livrer GRATUITEMENT par Monsieur votre ami POIVRE d’AVOR, manquait le sel pour relever le tout à la barbe des CAISSES DE L’ETAT... !’

‘...AHHHHH.... ! C’est comme cela, attends... !



Elle se lève ...Mais...

La Présidente qui est aussi sa nièce, intervient...

‘...Tati (à bas prix) tes champignons dans ta panse vont se réveiller, enfin, allez cool and PEACE AND LOVE.... !’

Il a fallu tout le doigté de Madame la Présidente pour éviter in extremis un pugilat.

Finalement la pression retomba et Madame Ichtir reçu son poste de Ministre de l’Agriculture.

Monsieur Meyer fit valoir ses droits. La présidente s’étonna de son choix.

Il voulait le poste de Ministre de la DEFENSE.

‘...A votre age, mon cher Meyer, je ne vous pas en tenue, képi et trallala, arpenter les ponts des sous marins.... ! Harponner les baleines... ! Suivre au sonar les sardines etc.... ! D’autant plus que le mal de mer vous donne des vagues à l’âme... !’

Il se contenta de faire le porte parole des PAUVRES. Un ministère crée de toutes pièces pour sa façon de gérer des situations merdiques.

‘...La misère, ce n’est pas ma tasse de lait... !’ Soupira t’il.

‘...Vous y mettrez un peu de café et tout ira bien, on s’habitue à tout, Meyer... !Et puis si vous vous en sortez bien pourquoi pas LE MINISTERE DES RICHES... ! ’ Dit la présidente qui n’est pas en manque d’arguments.

Si elle était Président de la République Harissa
Elle écrirait ses discours en croquis, avec son art
Et les jours de conseil on irait en pique-nique
On f'rait des trucs marRRrrants si elle était PrRRRRésidente.
Elle recevrait la nuit le corps diplomatique
Dans une super disco à l'ambiance atomique
On se ferait la gueEEErre à grands coups de rythmique
Rien ne serait comme avant, si elle était PrésideEEEEnte
Au bord des fontaines coulerait de l'orangeaAAAAde
Elsa notre minisIIIItre de la citronnade
Imposerait des manèges sur toutes les esplanaAAAdes
On s'éclaterait vraiment, si elle était Présidente !

On arrive aux choix du poste de Ministre des Affaires Etrangères....

Matignon. Et là, un coup de froid souffla parmi l’assistance.

Qui allait t’on nommer à ce poste... ?. Toutes les pensées se dirigèrent vers une dame bien placée et bien introduite.

On échangea des regards mais par pudeur on se retint de souffler le nom.

Un nom qui, s’il avait été prononcé, aurait mis à sac et L’Elysée et Matignon. Et Harissa.

Quelqu’un osa dire ‘...Madame de .....G.... !’

Une savate, que dis-je, une chlaka atterrit entre les dents du mauvais conseiller qui sans plus tarder demanda pardon à l’assistance tout en souffletant la semelle et les clous coincés entre ses gencives. Ouf, l’incendie fut évité d’un cheveu.

Puis, ce fut la délicate nomination du CON SEILLER PERSONNEL de Mme la Présidente.

Là aussi, un sentiment de malaise. On n’osa pas prononcer le nom bidon du farfelu.

‘...Vous pensez à qui, Messieurs.... ?’Lança Michkasarko....

Un téméraire imprudent, héro sans grand combat, petit guerrier sans bravoure, prit d’une soudaine envie d’aller faire pipi se leva.

Mais avant de refermer la porte, il donna son avis...

‘...Je pense à C...... !’

‘...Merde ââââAAAAAAAAAliq... ! Jura Beitou qui lui décocha qqs flèches incendiaires par son regard.

Trois jours que les pompiers combattirent le feu de l’insolent. Il s’en est sorti avec qqs brûlures aux orteils.

On nomma finalement Jero à ce ministère au vu de sa grande logique et surtout pour sa façon de présenter les choses à sa façon. Ce qui est rare dans ce site.

‘...Je serai à la hauteur de ma tâche... !’ Dit le nouveau KOUCHNER AMERICAIN.

Arrive le tour de la nomination de GARDE DES SOTS.

‘...M......... !’

‘...M... Comme quoiIIII.... !’ Monsieur.... ?’ Questionna la présidente.

‘...Comme MA..... !’

‘...MA.....FOI.... ?’

‘...MA..... SŒUR DARTY..... OU MA COUSINE TAMRA... !’ (Datte)

‘...TARMA... !’ Breitou en chuchutant.

‘...Ok, je coupe la poire en deux TARAMA... !’

On passa au poste suivant celui du Ministère de la SAGESSE.

‘...ET MILLE..... !’

Breitou se leva fit le tour de la table et se dirigea vers l’abjecte créature qui osa...

‘...Je voulais dire ET MILLE FOIS JE TOURNE MA LANGUE DANS MA TETE... !’

Breitou se calma devant cet effronté qui ne dû son salut qu’a la suite de sa phrase. Sa mauvaise farce.

Braham fut nommé MINISTRE DE LA SAGESSE.

Tawfiq fut nommé MINISTRE DES CULTES INDOUS.

‘...Ce choix me parait judicieux. Au vu de vos talents d’orateur sur Harissa... ! Peu et beaucoup à la fois... ! P.P... !’( Peace and Prout... !’)

Arrive le poste le plus délicat PREMIER MINISTRE.

Breitou gonfla sa poitrine. Il se savait promu pour ce poste.

Il avait cependant un doute.

Tous les regards se tournèrent vers lui. Il bomba le torse et son visage devient rouge. Son cou enfla et son nœud de cravate prit l’allure d’un garrot.

‘...Pour le poste de PREMIER MINISTRE.....Je nomme..... !’

Breitou sent des vapeurs monter en lui. Son andropause se réveille à un age où il ne pensait pas l’avoir.

‘....Pour ses talents d’orateur, de conteur, et sa diplomatie de la Rupture, celui qui... !’

Breitou, sue, transpire, mouille de tous les côtés, il est accroché aux lèvres de la présidente...Il se lève gratte ses fesses, se rassoit, se relève, se rassoit...

‘...Pour ses qualités d’homme intègre, honnêtes, modestes, pour sa façon de parler aux médias, pour sa volonté à paraître de partout, d’être aimé et de se faire aimer, je nomme... !’

Breitou n’en peux plus, il est au bord de l’évanouissement, sous lui, Mère Sueur a prit sa source, elle coule sous les ponts des entre jambes de ces messieurs...

‘...Albert Breitoufilon.... !’

{Chœur enfants :}

Si elle était Présidente de la RépuUUUblique Harissa
Pour nous, tes p'tits copains, ça s'rait super pratique
On pourrait rigoler et chahuter sans risques
On serait bien contents si t'étais Président


ALBERT JANO BELEBOU BREITOUFILON ne bouge plus. Il s’est statufié.

Ichtirse lève et bien prévenante lui verse deux litre de Mazar( eau de fleurs d’oranger sur sa citrouille pale.

‘...Tu vois ce que tu as fais ma nièce... !DE TON PREMIER MINISTRE ... ! UNE STATUE DE MARBRE....BEL FEJ YA.... !’ (Peur).

Furent nommés .....

HAI Victor............ MINISTRE DES C.P.A. (Cartes Postales Anciennes)

Henri BUENO..... Secrétaire du Culte Juif.

Sibylle Lelou.........Secrétaire du Culte Musulman.

Maboulette............MINISTRE DES DOM TOM.

SUGGEST...........MINISTRE DES BANNIS BANNIS.

Maxiton................MINISTRE DES SPORTS.

Elsa Voltaire........MINISTRE DU SALON DES DATES. Ou yesser fiq.

Poupée.................MINISTRE DES ECHECS.

Suzy......................MINISTRE DES MAROCAINES.

MENA................MINISTRE DE L INFORMATION.

AMSSOULE......MINISTRE DE LA RECHERCHE.

Michka...

Je s'rais jamais Président de la République
Vous
les petits vieux vous êtes bien ANTIpathiques
Mais ne comptez pas sur moi pour faire de la politique
Pas besoin d'être Présidente, pour aimer les enfants.







samedi 1 décembre 2007

MES VOYAGES IMMAGINAIRES....

Les Voyages imaginaires du Comte Albert.
Récit...'Au pays du Grand-Nord ' III


Résumé des deux derniers chapitres.

Le Comte Albert est invité chez son ami Gérard Grairy pour passer quelques jours au Canada, dans le Grand-Nord. Une chasse au grizzly est programme. Le Comte s'équipe. Toudoussac fut la destination finale du Comte. Gérard possède un pavillon dans la forêt, à quelques centaines de mètres de la ville portuaire. Un village de pécheurs à la baleine. Le Comte installé dans sa chambre du troisième étage tombe en arrêt, de derrière sa baie vitrée, devant un spectacle saisissant. La baleine bleue en pleine transhumance. Gérard, lui fait d'autre part un compte rendu sur un couple, juif polonais André et Marlène Leïvitz. Il lui confia un scandale concernant ce couple, qui avait fui ces évènements, autrefois.

'....J'étais à présent dans le salon. Mon fauteuil était à proximité du couple en question. L'accoudoir de Marlène frôlait presque le mien. L'autre couple, Monsieur Maurice Joli et Madame Yvette. Cette dernière était assise à l'opposé de son mari. Doris faisait face au sien.

Une petite table posée au centre. Quelques amuse-gueule étaient dans de petits bols en bois attendaient d'être grignotés.
Les deux hommes fumaient la pipe. L'odeur du tabac violait l'espace feutré. Un bon feu de bois régnait dans une cheminée en marbre rose.

'De Carrare.! 'Me précisa Gérard, voyant que je fixais les cannelures.
Puis..Se levant.
'Je vous présente le Comte Albert de la Goulette. Un ancien ami de jeunesse. Que j'ai invité Célibataire en attente..'
-'Oh.!Gérard, tu ne vas pas quand même leur raconter mes déboires...!
-'Vous tirez avec quel genre de calibre. Monsieur le Comte.?' Me lança sans surprise le Joli.
-' C'est mignon comme question...! Quel calibre..?
-'Oui, ici nous tirons avec du calibre à tête flèche..!'
-'J'utilise des cartouches chambrées..!'
-'Je ne connais pas ce modèle.! Pourtant 20 ans de chasse..!'
'Chouff rab'ou mérèkou...! '. Gérard avait compris, il esquiva un sourire malin.
-'En France.! Monsieur Joli, nos cartouches sont 'champagnisées, c'est à dire qu'elles prennent le temps de se saisir avant de tuer, elles réfléchissent avant d'aller se planter dans le corps de l'animal innocent...! Dis-je avec un tel aplomb que le couple juif avait compris mon esquive...!
Gérard applaudit en canadien suivi par les autres couples.

-'Vous êtes de quel pays monsieur le Comte..! Déjà..?'
Me lança le Joli, toujours lui, accompagné d'un nuage de 'Amsterdamer'. J'évitais le brouillard de justesse tout en lui envoyant une petite bouffée de ' Khadra' (cigarette du pays) qui alla cogner son long nez. Ce qui le fit tousser. Sous l'air goguenard de mon ami.
Doris annonça le dîner. Au menu, soupe de grive aux champignons du pays, puis tranches de sanglier, baignées dans une sauce Mazarin le tout accompagné d'un vin rouge de Mââda et comme sortie une salade 'Grand-nord' ( tarf hchich ) agrémentée d'haricot hors saison. Une merveille.
Le sorbet du chef ' Granite aux noix. Un kif. Pour moi, elle me cuisina, un pavé de saumon relevé aux fines herbes. Chikhè ta baba rabi.( Il n'y a pas que Hai qui s'y connaît dans la cuisine )
Je remarquais que la Marlène me regardait assidûment. Je baissais les yeux devant son regard bleu France. Elle était vraiment belle. A un moment du dîner, je crus deviner qu'elle me faisait du pied, je n'y fis pas cas. Laissant la chose à un pur hasard. Le dîner arriva à sa fin, après un petit arrosage d'une liqueur au kirsch. Je me retirais dans ma chambre en souhaitant le bonsoir aux invités. Le Joli avait remorqué son cabanon. Le couple Leïvitz était au second étage pris en sandwich entre moi et le couple Gérard.
Le Comte ne dormait pas encore quand il entendit comme un frôlement de derrière la porte, la poignet soudain se mit à tourner. Le Comte se leva sans bruit et alla au devant du bruissement.
Il ouvrit et tomba nez à nez avec la belle jeune femme Marlène. Surprit, il peina pour articuler un.
-'Mais que faites-vous là.?
Ses cheveux dorés étaient lâchés sur ces épaules ce qui ajouta encore plus de grâce et de beauté à cette jeune femme dont il n'ignorait rien de ses frasques. Elle avait son peignoir transparent ouvert laissant entrevoir une très belle paire de jambes, et un slip à la mesure de son charme. Le Comte reprit ses esprits..
-'Puis-je entrer Comte..?'
-'Entrer.? Mais vous êtes insensés.! Votre mari.!'
-'Il dort comme d'habitude, il ronfle même...!'.
-'Mais je ne le peux madame...!'
-'Appelez-moi Marlène, Albert.!'
-'Mais ...!'
-'Arrêtez avec vos Mais..!’

A suivre....

jeudi 29 novembre 2007

LES VOYAGES IMAGINAIRES DU COMTE ALBERT

Les Voyages imaginaires du Comte Albert.
Récit…'Au pays du Grand-Nord ' II


Le Comte Albert est invité chez son ami Gérard Grairy pour passer quelques jours au Canada, dans le Grand-Nord. Une chasse au grizzly est programmée. Le Comte s'équipe.
La suite....

'...J'esquivais le coup de côté, échappant ainsi à mon œil de Abel . Cet accusateur que je fis taire en me débarrassant illico de ma tenue guerrière. J'enfouis-le tout dans une malle et me rhabillais de ma tenue d'innocence.

Deux jours plus tard, j'embarquais sur le vol 978 B de la compagnie Canada Dry'. Pétillante cette compagnie. De nuit. J'atterrissais vers les 10 heures du matin, à l'aéroport Mirabel à Montréal. Pile poil. Mon ami Gérard

( je ne le connais pas en réalité) accompagné par sa femme Doris m'attendait au point de rencontre. G.
-'Labbèss.? Me dit il en arabe..( Il parle cette couramment cette langue par contre.)
-'Hamdoulla.!'
-'Comme tu vois.! J'ai gardé ma jeunesse..!
-'Ben je vois, quelle importance puisque tu n'as pas oublié notre langage.!'

Je saluais sa femme tout en allant retirer mes bagages. Un quart d'heure plus tard, nous embarquions dans sa 4X4 Chevrolet. Il me rappela, route faisant, nos anciens souvenirs, me citant toute une galerie de surnoms ' Des 'Moumous' et j'en passe sur les 'Tyazomides' etc. Et même le 'Yè Babani yè mrââ..! 'Que nous lancions à un pauvre handicapé ! Rabi y chamahnè. Il me fit revivre encore une fois les visages de nos maîtres et maîtresses. Me parla de sa discipline favorite la natation. Il fut médaille Olympique aux jeux du Balout au Mexique dans les années 56 alors qu'il était né en 1943. Sarka goulettoise (Vol..).Il a du faire sa natation sur un plan d'eau 'fœtale' rempli de mio-plasma.
Bref. .
'Albert...! Je vais t'emmener dans un endroit paradisiaque.! Dans le grand-Nord canadien...Tu vas être fasciné par le spectacle. Mon pavillon se trouve à quelques centaines mètre de la mer. Je ne t'en dirai pas plus. Ecoute va t'allonger dans le coffre, il est spacieux. Nous avons un bon bout de route à faire..!'
Je l'écoutais tandis qu'il s'engageait sur une bretelle d'autoroute. Un panneau de signalisation annonçait..


' Tadoussac.484 Kms. Respectez la distance. Vitesse limitée à 80 miles. Bonne route !


(NB/Tadoussac a toujours été un important lieu de rencontre entre les différentes communautés indiennes. Les premiers Européens à fréquenter le lieu étaient les pêcheurs de baleines basques. Le nom viendrait du montagnais "Tatoushak", qui signifie "mamelons", en raison des vallons boisés qui entourent la localité.)

Les noms de villes suivantes étaient inscrites sur un panneau :

Québec-ville, pointe au pic, La Malbaie, Tadoussac.

Je m'affalais entre les valises, coincé entre ma malle et son pneu.
Il était 17 heures, environ quand je sentis une main, qui me caressait l'épaule.
'Albert.! Nous y sommes.!'

Je me réveillais tout barbouillé. Remerciant mon sommeil de ce repos.' Barouck Hachem.
D'être arrivé à bon port car Tadoussac est un port. Une belle ville de pêcheurs à la baleine.
Son pavillon se trouvait à deux kilomètres de la ville. Dans la forêt, parmi les hautes futaies.
Son chalet comportait trois étages. Il occupait le bas tandis que ses deux enfants, en vacances, avaient-le mezzanine et le haut. Il me fit visiter celui du troisième. Une grande baie vitrée attira mon regard..
'Albert je te laisse.! Je vais accueillir mes amis, deux couples très braves.! Ils font partie de la chasse..!'
'Gérard.? Tu sais pour la chasse..!'
-Je sais..! Tu vas faire un carton..!'
-'Un cartoon..! Oui..!'
Il en rit.
Je m'approchais de la baie et là, comme il me l'avait promis, je restais béat devant cette ville au pied marin. Au loin, de longs filets d'eau, des geysers, montaient de la surface de l'eau pour aller mourir dix mètres plus haut, à intervalles réguliers. La baleine bleue et d’autres majestueuses se prélassaient devant moi, à la frontière entre la mer chaude et froide. Le Golf Stream.
( Tadoussac est en effet, selon mon ami, la séparation entre ces deux mers ). Je restais un bon quart d'heure à contempler comme un enfant, ces rondes de 'lancers d'eau'. Un rapide coup d’œil sur ma chambre me fit découvrir des peaux d'ours brun, étalés sur le sol et deux têtes empaillées de Chevreuils, accrochées aux murs. Un ours brun grandeur nature, debout dans un coin, les pattes levées, me surveillait d'un air attentif, de ses yeux immobiles. Je le caressais dans le sens du poil. Le mobilier était tout en bois de chêne. J'ouvrais mes valises quand on frappa à la porte.
-'Albert.? T'es prêt..?' Me dit Gérard. 'Nos invités sont là.'.
Il me dévoila quelques secrets au sujet du couple Leïvitz, des juifs polonais.
Il défraya la chronique en France dans les années 60. Me dit-il. Marlène Du Chemin, 24ans, née Marcadère du Goujon épousa, il y a deux ans, en justes noces Monsieur André Leïvitz âgé de 58 ans. Un écart qui me laissa pantois.

'Pour son argent Albert..! L'une feignant l'amour alors que l'autre fut épris éperdument par la beauté de la jeune fille. En réalité, une fois le mariage consommé, elle le trompa à plate couture avec un haut dignitaire du régime français. Un scandale dont la Presse à scoop s'en empara à cette époque. On conseilla au couple d'immigrer loin des salons de cour, parisiens. Ce qu'ils firent. Ce qui n'empêcha nullement la Marlene de continuer ses frasques. Au Canada. Elle adore faire l'amour' ;;

Me confia Gérard, bien renseigné. Il termina sa confidence et m'enjoignit d'aller rejoindre les deux couples dans le salon..

A suivre....
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dimanche 25 novembre 2007

LES VOYAGES IMAGINAIRES DU COMTE ALBERT.

Avant -propos.


Mes textes sur l'école de la Goulette ( 5 en tout) publiés sur accueil et ici pour quelques-uns ont attiré l'attention, il y a deux ans, d'un monsieur du nom de Gérard Grairy, un ancien goulettois, habitant à l'époque à deux encablures de mon ancienne maison de la rue Pasteur, passage Casino qui donne directement sur la plage. Un article, passé le .... sous le titre le Canagoulettois, évoquait ce gentleman.

Le hasard a voulu que ce monsieur m'écrive et me rappelle certains noms 'oubliés' de nos maitres et maitresses et personnes 'surnommées’. Il avait quitté la Goulette à 18ans, en 1956, a fait son alya en France puis s'est installé définitivement au Québec. Il possède un pavillon dans le Grand-nord. A part sa résidence en ville. Il passe le plus clair de son temps à chasser quand d'autres font les comiques. Nous avions donc échangé quelques souvenirs durant 6 mois.
( Mon ami Najib Balti ( Drun Beausity ) par un heureux concours de circonstance, l'a connu au Canada puisqu'il était locataire chez lui, à l'époque où il était étudiant. Du moins.

Je remercie mon ami qui m'a donné quelques renseignements sur le Canada...

'Au pays du Grand-Nord ' I


'Vive le Québec libre ' ...' Ces quatre mots lancés par sa grandeur le vénéré roi des français Charles de Gaule avait soulevé un si grand 'et moi' chez les Canadiens anglophones et même chez les sans phone que la reine en fut 'shocking', presque retournée que certains ont cru apercevoir la culotte fleurie couleur moutarde imprimée avec deux lys sur les côtés, en lieu et place 'de pisse en lits' sans racine'. Ce n'est pas de politique que je vais vous entretenir mais de voyage imaginaire. Un genre d'aventure qui ne me coute rien.

Je reçus un jour dans ma boite à e mail de la part de mon ami Gérard, une 'cartonnette' m'invitant à passer quelques jours chez lui dans le Grand-Noir canadien. Une randonnée un peu spéciale; la chasse au Grizzli.
'N’oublie surtout pas ton fusil...tes bottes...ta gibecière ...etc..

'.Chasser le grizzli..?..Moi..? Qui rechigne à tirer un moineau goulettois ... ? Qui a peur de son ombre qui elle ne se méfie pas de moi.! Chasser le Grizzli.?'

Me dis-je en faisant grise mine.

-'... Et surtout n'oublie pas tout ton attirail..!' Qu'il me dit !

' Harpon hameçons pardon fusil, cartouches etc..' Je ne sais même pas ce que veut dire appuyer sur un chien ou armer un barillet. Tuer ? Ramasser des dépouilles d'ours.? Mais c'est pas mon truc.! Me disais-je au fond de moi. Mais comme un vrai goulettois ne peut reculer devant aucun défi et ainsi perdre la face sans me faire passer pour un pleutre alors que nous sommes censés être les meilleurs en tout.

Je lui répondis ceci.

'Mon cher ami,
Je te remercie pour ton invite, je vais dépoussiérer mes hallebardes et autres carquois modernes et venir chasser le fauve.! J'ai toujours gardé mon coup d’œil et le flair..! Merci à bientôt..!


NB/Mes amitiés à Doris née Quesnel. votre dame. Et à vos enfants.' Signé Albert. Comte des Fouchiks

Je réfléchissais à la question sans trouver une esquive ou un prétexte. Je ne voulais surtout pas me défiler. Je fis bon cœur contre mauvaise fortune. Je me rendis chez un armurier pour acquérir le matériel nécessaire. Le vendeur.

-' Je vous conseille un 'Smith and Watson...Monsieur..!'
-'Je n'y connais rien mon ami.!'
-'..Avec visée nocturne..!'
-'Je n'y connais rien mon ami.!'
-'..A longue portée et calibre 16..Trente coups à la minute.!'
-'Mais c'est une mitrailleuse que vous me proposez là.?'
-'Non.! Un fusil d'assaut..!'
-'Mais..! Je vais chasser et pas aller à la guerre.!'
-'C'est tout comme.! Vous allez être un assassin.!'
-'Comment assassin.?'
-'Oui..! Vous allez commettre un meurtre d'animaux qui ne vous ont rien demandé.!'
-'Merde.! Alors que faire.?'
-'Payer et partir.!'

Il m'empaqueta le tout. Une fois rentré chez moi, j'entendis les mots résonner dans ma tête.
.' Assassin'. Je me débarrassais de mon costume de ville et enfilait ma nouvelle tenue vert olive pour voir l'effet. Je vissais mon chapeau que je relevais d'une plume de paon ce qui me fit ressembler à un chasseur alpin sans ski. Un coup d’œil dans la glace me renvoya un Rambo dans des proportions raisonnables. Modestes. Si je puis dire. Je m'auscultais ainsi de la tête aux pieds quand mon œil, comme une conscience. M'interpella.

'Tu vas être un meurtrier .Comte.!'
'O lalalala..! El fèjya.' Un meurtrier.?'

A suivre...

AU THEATRE CE SOIR....

Au Théâtre ce soir.

Paris le 23/11/2007.

Pièce en un acte sans entre acte.

Tata ICHTIR ET NOUS.

Madame Désirée.

DANS CONFUSION

Dans les principaux rôles.

Désirée Ichtir ....La tante

Michka ..............La nièce.

Breitou.............. Un cousin D’Amérique en vacances

Massir ...................... Directrice d’un journal. Amie de la famille.

Le rideau s’ouvre sur un grand salon.

Des cadres de grands peintres tunisiens sont accrochés aux murs.

Une table basse sur laquelle divers légumes épluchés et coupées en rondelles sont posés.

Tata Esther est en robe de chambre, elle gémit...Elle est dans un triste état.




-‘...AHHHH.....Ahhhh...AhhhhhHHHHHHH.... ! Ye mimti, qiféch béch nââ’mèl.... ! Louqen areft, ( Ô maman, comment vais-je faire, si j’avais su ) je ne serai pas sortie par ce sale temps et en plus il y a la grève... ! Pour une fois que je voulais prendre le métro après 35 ans de vie à Paris, je fus servie.... ! Aïiiiiiiiii...E. Oui Aïiiiiiiii..... EEE. Je suis mal en point et qui va s’en soucier hein.... ? A Paris, chacun pour soi, chez soi et D ieu en son royaume... !Ici celui qui tombe malade, on l’oubli....Aïiiiiii. EEE. MéEEEEEt mââ’li metouUUUUU... ! (Il est mort avec les défunts) Heureusement que je ne passe que deux mois ici... ! Et le reste à Nabeul, oulle ichi’Qoun fièEEEE... !’ (Que vas t’il advenir de moi)

(Elle lève les bras et prend le ciel à témoin)

‘.....AïÏÏÏÏÏ.....EEE... ! Q’adech béch en koss mél qa’oua’rAt.... ! (Combien vais-je couper de rondelles). Je crois avoir une BENDADA....Aïiiiiiii...EEE. A mon âge.... !’ (Pneumonie)

On frappe à la porte...

-‘...Entrez, c’est ouvert.... !’

C’est Breitou.

-‘...Tu laisses la porte ouverte... ? Tu ne crains personne... ?’

-‘...On n’a rien à voler ici, et même yem’chou yekh’dou elli ha’bouUUU.... !(Qu’ils aillent prendre tout ce qu’ils veulent, je n’ai rien ici de précieux.)

-‘....Pourquoi cette taq’rita sur ta tête.... ? Rouge en plus.... ?’

-‘...Au commencemeEEEnt, elle était de nature blanche comme moi, mais avec les rondelles de tomates, elle a viré au rouge... !’

-‘...Tu a fais un cataplasme... ? Leb’kha.... ???’

-‘...Comme chez moi au pays, j’ai mis des rondelles de concombres,! Des petits pois concassés, des feuilles de laitue cuites à la vapeur... ! Des morceaux d’asperges pilés...!’.

-‘...Ah tu épiles les asperges.... ?’ Breitou.

-‘...Pilés je t’ai dis, yé Otroche... !’ (Sourd) Ma tête va exploser.... !’

-‘...Attends que je sorte d’abord sinon je prends toutes tes légumineuses sur ma tronche... !

-‘....Je vais faire aussi une ‘leb’kha’ (cataplasme) sur mon ventre... ! Et boire une bourgha khar’oua...’ ! ( Une purge).

-‘...Ah béch touli jardin bot’nique à ce que je vois, mais prends des cachets enfin... !’ ( Tu vas ressembler à....’)

-‘...Quoi des cacheEEEts... ? Mais jamais... ! JaAAAA......Mais... ! Je me soigne qu’avec le dwè arbi (recettes arabes) moi ye Breitou... ! Je vais rajouter un peu d’ail pour relever le goût...Aïiiiii....L... ! J’ai dis... !Et aussi un peu d’oignons... !’

-‘...Hat zeddè tarf zit, e’keq touli chakchouka... !’

(Ajoute un peu d’huile par-dessus comme cela tu deviens ratatouille... !)

-‘...Tu crois que je vais jeter tout cela après.... ?Pas du tout, je vais en faire une tastira... !’( Compote de légumes)

-‘...Pour qui... ?’

-‘...Pour mes jambes, il parait que c’est bon contre les gonflements des artères... !’

-‘...Koloq qemla on dirait... !’ (Tu parais en grande forme... !)

-‘...Khir meneq... !’( Mieux que toi..!')

On frappe à la porte.

-‘...EntreEEEEEz.... !’

C’est la nièce Michka...

-‘...TA...AAAAAAAAA..TA.... ! Qu’est ce que tu as, on ne voit plus ton visage, et ce foulard rouge... ! Mon D ieu... !’

-‘...Je vais exploser... ! J’ai une migraine carabinée même que je peux tirer les alouettes avec... ! Aïiiii....E... !’

-‘...As-tu vu ta gorge si elle est enflammée.... ?’ Michka.

-‘...Comment veux tu que je la vois ma gorge, dans ma situation, je suis mkar’ta

(Enfoulardée)... ! C’est à peine si je te vois, je vais de mal en pis... ! Je vais tomber dans les poOOOmes... !’

-‘...On est passe aux fruits maintenant... !’ Breitou.

-‘...Passez moi la pomme de terre qui est là, il parait que la fécule c est bon aussi contre les rhumatismes... !’

-‘...Béch touli végètarienne yé Tata Ichtir... !’ Michka.

(Tu vas devenir.... !)

-‘...Vaut mieux être végétarienne que végétative... !’

-‘...Haj vechallom ... !’ Breitou (Que D ieu en préserve... !)

-‘...Tu ne peux pas changer de foulard Tata... ?’

-‘...Tu veux voir une catastrophe, si j’ouvre le bandeau.... !’

On frappe à la porte.

-‘....En.... !’

-‘...TreEEEEz.... !’ Breitou.

C’est Massir.

-‘...Ouuuu.... ! Ye choumiIIIII... ! E’chbiq ye tata Esther.... !’ (O purée de moi... ! Que t’arrives t’il ... ?)

-‘...Q’ââdâa mébin él ouard ou yesmine... !’ (Je baigne entre les roses et le jasmin... !)

-‘...Plutôt entre les concombres et les tomates... ! Michka.

-‘...Lotef ââliq... !’ ( Que D ieu t’en préserve... )!E’ssmââ Omi Founa, taref qifèch tbari rouha iye... ?’ ( Ecoutes, sais tu comment ma grand-mère Founa se soigne... !’)

-‘...Yer’ham bouq, donnes moi sa recette, tout est bon à prendre... !

(Que D ieu ait son âme... !)

-‘...Zouz ouarkat, fouqom tassira karess, ou tkhe’liyem i bé’tou fi zi’tém lil qolla, ou bââ’din ha’tèm fi mech’fa ou qarét biem rassèq, ou téwou tchouf mél ghad’oue tkoum qif el ouarda... !’ (Deux dentés (poisson) que tu citronne, et que tu laisse trempés dans l’huile nature toute la nuit, et ensuite le lendemain matin tu les intercales dans une serviette... ! Tu ceints ton front avec et tu verras comment tu seras le lendemain matin... !)

-‘...Ahhhh...Ye MaAAAAAAA....SSSSsir, bâteq en’bi... !’